Crimenetwork démantelé, encore : la marketplace germanophone tombe deux fois en 18 mois
Une opération coordonnée entre Francfort et Majorque met fin au reboot d'une plateforme qui avait absorbé l'écosystème germanophone du dark web depuis 2012.
Le 8 mai 2026, le BKA et le parquet de Francfort ont saisi Crimenetwork 2.0. Un Allemand de 35 ans arrêté à Majorque, 22 000 utilisateurs orphelins.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Coopération transfrontalière opérationnelle
Le démantèlement a mobilisé BKA, ZIT, Policía Nacional, autorités moldaves et Eurojust. L'arrestation à Majorque sur mandat européen démontre une mécanique judiciaire qui fonctionne.
Marque plus forte que l'infrastructure
Quinze jours d'interruption ont suffi pour relancer Crimenetwork sous le même nom. La marque, capital de confiance accumulé depuis 2012, agrège réputation, escrow et référencement dark web : elle survit aux saisies d'infrastructure.
Faiblesse des actifs saisis face au chiffre d'affaires
194 000 € confisqués pour 3,6 millions d'euros de revenus estimés, soit 5,4 %. Monero et segmentation précoce des wallets expliquent l'écart avec les 10 M€ saisis sur la v1.
Cadre légal allemand mobilisé
Le suspect est poursuivi sous l'article 127 du code pénal allemand (exploitation de plateforme criminelle) et les sections 29a et 30a de la loi sur les stupéfiants. Le précédent administrateur a écopé de 7 ans et 10 mois.
L'IA, accélérateur de la menace globale
Hausse de 97 % des prompts risqués en 2025, outils comme DarkGPT, SpamGPT et EvilAI commercialisés sur les forums. La reconnaissance des cibles et le phishing gagnent en vitesse et en crédibilité.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Crimenetwork 2.0 saisi le 8 mai 2026 par le BKA et la ZIT de Francfort.
- Administrateur présumé, Allemand de 35 ans, arrêté à Majorque par la Policía Nacional.
- 22 000 utilisateurs et 100 vendeurs sur la plateforme, 3,6 millions d'euros de revenus estimés.
- Le précédent administrateur condamné en mars 2026 à 7 ans et 10 mois de prison à Gießen.
- 194 000 euros d'actifs saisis, soit 5,4 % du chiffre d'affaires estimé.
L’histoire se répète, à dix-sept mois d’intervalle. Le 8 mai 2026 [1], le Bundeskriminalamt (BKA) [2] et la Generalstaatsanwaltschaft Frankfurt am Main, ZIT [3] ont annoncé la fermeture de la version relancée de Crimenetwork [4], marketplace germanophone du dark web. L’administrateur présumé, un Allemand de 35 ans [5], a été interpellé à son domicile de Majorque par une unité spéciale de la Policía Nacional [6], sur la base d’un mandat d’arrêt européen.
Pour le dire simplement: la première version de la plateforme avait été saisie en décembre 2024 [7]. Quelques jours plus tard [8], une nouvelle infrastructure technique réapparaissait sous le même nom [9], administrée par un nouvel opérateur [10]. Dix-sept mois plus tard, elle revendiquait plus de 22 000 utilisateurs [11] et plus de 100 vendeurs [12], pour un chiffre d’affaires estimé à 3,6 millions d’euros [13].
Une marketplace née en 2012, devenue pilier de l’underground germanophone
Crimenetwork facilitait depuis 2012 [14] la vente de drogues, de documents falsifiés, d’outils de piratage et de données volées [14]. Avant son premier démantèlement, la plateforme comptait plus de 100 000 utilisateurs enregistrés [15]. Les enquêteurs estiment qu’entre 2018 et 2024, plus de 100 millions de dollars en cryptomonnaies y ont transité [16]. Les transactions s’effectuaient en Bitcoin, Litecoin et Monero [17], cette dernière étant particulièrement prisée pour son anonymat renforcé [18].
La police espagnole a perquisitionné le domicile majorquin du suspect en début de semaine [19]. Deux mandats d’arrêt européens le visaient: l’un pour fraude commerciale organisée, l’autre pour exploitation d’une plateforme criminelle au sens de l’article 127 du code pénal allemand [20], assorti d’infractions liées au trafic de stupéfiants en quantité importante au titre des sections 29a et 30a de la loi sur les stupéfiants [21]. Les enquêteurs ont saisi environ 194 000 euros d’actifs présumés criminels [22] et obtenu les registres complets des utilisateurs et l’historique des transactions [23].
Le précédent: 7 ans et 10 mois pour l’administrateur originel
En mars 2026 [24], le Landgericht Gießen [25] avait condamné l’administrateur de la version précédente à sept ans et dix mois de prison [26], avec confiscation de plus de dix millions d’euros de produits criminels [27]. « Im März 2026 ist der mutmaßliche Betreiber der Vorgängerversion von ‚Crimenetwork’ [.] zu einer Freiheitsstrafe von sieben Jahren und zehn Monaten verurteilt worden », a déclaré Dr. Benjamin Krause, Leitender Oberstaatsanwalt et porte-parole de la ZIT [28]. Le jugement n’est pas définitif et reste susceptible d’appel.
« Die Neuauflage von Crimenetwork ist gescheitert », a commenté Carsten Meywirth, Direktor beim Bundeskriminalamt et chef de la division Cybercrime [29]. « Cybercrime lohnt sich nicht. » [30]
Pourquoi 194 000 € sur 3,6 millions ne suffit pas à dissuader
L’écart entre les deux saisies est instructif. Pour Crimenetwork v1, le Landgericht Gießen a ordonné la confiscation de plus de dix millions d’euros de produits criminels [27]. Pour Crimenetwork v2, le BKA ne revendique que 194 000 euros [22], soit 5,4 % d’un chiffre d’affaires estimé à 3,6 millions d’euros [31]. Deux explications structurelles convergent. D’abord, Monero [18], plébiscitée pour son anonymat renforcé, complique considérablement la traçabilité par rapport au Bitcoin que les enquêteurs peuvent suivre via les analystes spécialisés. Ensuite, l’écart de durée d’activité joue: la version originelle a accumulé des avoirs depuis 2012, ce qui a multiplié les occasions pour les enquêteurs de cartographier des flux et des wallets. La v2 n’a vécu que dix-sept mois, et son administrateur, instruit par la chute de son prédécesseur, a vraisemblablement segmenté ses dépôts plus tôt.
Concrètement, l’opérateur conserve un montant largement supérieur à celui saisi. À ce taux, le risque pénal, sept à huit ans de prison, peut paraître élevé, mais le ratio économique reste favorable pour qui sait diviser et anonymiser sa trésorerie. C’est la limite mathématique de la dissuasion par confiscation lorsqu’elle s’applique à des actifs en cryptomonnaies fongibles et offshore.
La marque survit à l’infrastructure: la valeur de réseau du dark web
L’autre singularité de cette affaire tient à la rapidité de la résurrection. Le BKA a souligné que le suspect « aurait construit et administré une infrastructure technique entièrement nouvelle quelques jours seulement après la saisie de la version précédente, en lui donnant le même nom » [9]. Quelques jours d’interruption opérationnelle ont suffi pour relancer la machine [8]. La marque Crimenetwork, accumulée depuis 2012 [14], comptait davantage que l’infrastructure.
Ce phénomène n’est pas inédit. On se souvient d’AlphaBay, démantelé par le FBI et Europol en 2017, qui a vu son co-administrateur présumé relancer le marché en 2021 sous le même nom. D’autres marketplaces fermées dans le sillage d’AlphaBay ont absorbé une partie des utilisateurs orphelins avant d’être à leur tour saisies, selon plusieurs sources. La marque, dans l’underground, fonctionne comme un capital de confiance: elle agrège des signaux de réputation, un référencement sur les forums du dark web, et un système d’escrow connu des habitués. Reconstituer 22 000 utilisateurs en dix-sept mois [11], soit environ un cinquième de la base originelle [15], et réinstaller une centaine de vendeurs actifs [32] dans le même laps de temps suppose qu’aucune partie de cette infrastructure sociale n’a eu besoin d’être réinventée.
« Cybercrime lohnt sich nicht »: la dissuasion face aux chiffres
La contradiction est frontale. D’un côté, le discours officiel du BKA: « la cybercriminalité ne paie pas » [30], avec un précédent à 7 ans et 10 mois de prison [26] et plus de dix millions d’euros confisqués [27]. De l’autre, les métriques de reconstitution: quelques jours pour relancer une marketplace [8], dix-sept mois pour reconstituer un cinquième de la base utilisateurs, 3,6 millions d’euros de chiffre d’affaires généré dans l’intervalle [13], et seulement 5,4 % de ce montant récupéré in fine [31].
Posée crûment, la question est la suivante: la dissuasion fonctionne-t-elle quand le retour sur investissement criminel reste positif même après saisie? Pour le BKA, l’effet symbolique compte autant que l’effet financier: chaque administrateur arrêté est un signal envoyé aux suivants. Pour l’écosystème, le signal observé est inverse: la marque survit, la demande persiste, et le successeur prend dix-sept mois avant de tomber. Le calcul rationnel d’un candidat administrateur intègre désormais cette fenêtre.
Qui a commandité le reboot? Trois hypothèses, un scénario probable
Le BKA ne précise pas si le suspect de 35 ans a agi seul, a racheté la marque à un tiers, ou s’il s’agissait d’une cellule dormante préparée avant le démantèlement de décembre 2024. Trois scénarios méritent d’être pesés.
Scénario 1 - l’opérateur isolé. Un cybercriminel opportuniste relance la marque dans le sillage de la saisie. Cette hypothèse cadre avec le profil d’un homme seul résidant à Majorque, mais s’accommode mal du délai: reconstituer en quelques jours une infrastructure technique « entièrement nouvelle » [9] suppose un travail préparatoire antérieur à la saisie de v1.
Scénario 2 - la cellule dormante. Le successeur appartenait à l’équipe élargie de la v1 et avait préparé l’infrastructure de relance avant l’arrestation de décembre 2024. Cette hypothèse explique mieux la rapidité de la résurrection et la continuité de l’offre, mêmes catégories de produits [33], mêmes cryptomonnaies [34], même promesse d’anonymat. Le BKA ne la confirme pas, mais ne la réfute pas non plus.
Scénario 3 - le rachat de marque. Un tiers aurait acquis le nom et les codes graphiques auprès d’un membre de l’équipe originelle. Hypothèse cohérente avec l’économie des marketplaces, mais qui ne dispose d’aucun élément public de soutien dans le dossier actuel.
L’arbitrage entre ces scénarios reste suspendu aux investigations en cours. La rapidité documentée du redémarrage et la continuité fonctionnelle de l’offre rendent toutefois le scénario 2 le plus compatible avec les éléments publiés à ce stade. Aucune des sources consultées ne précise si les autorités allemandes envisagent des poursuites individuelles contre les 22 000 utilisateurs dont les données ont été saisies [23], un angle pourtant central dans des affaires comparables, où plusieurs vagues d’interpellations d’acheteurs ont suivi le démantèlement de l’infrastructure.
Le contexte ransomware: le démantèlement vu de loin
Entre la saisie de décembre 2024 et celle de mai 2026, l’écosystème cybercriminel a continué de croître. Selon le rapport annuel 2026 du COMCYBER-MI [35], les revendications de cyberattaques visant la France sont passées de 1 062 en 2024 [36] à 1 347 en 2025 [37], soit une hausse de 27 % [38]. Sur le périmètre rançongiciel, le COMCYBER-MI fait état d’une progression de 36 % des revendications ciblant la France [39], avec 177 revendications recensées [40]. Le rapport Check Point publie de son côté des indicateurs différents, la part du rançongiciel dans les incidents en France ressort à 16 % en 2025 [41], et la France représenterait 13 % des attaques recensées [42]-, traduisant des périmètres méthodologiques distincts (revendications publiées vs incidents observés par un éditeur de cybersécurité).
Selon Le MagIT, 2 085 tentatives de cyberextorsion ont été comptabilisées dans le monde au premier trimestre 2026 [43]. L’Allemagne reste le pays européen le plus touché [44], devant le Royaume-Uni, l’Italie et la France [45]. Le groupe Qilin, dominant le paysage [46], a mené 51 attaques recensées en France [47].
Le Google Threat Intelligence Group [48] a observé en 2025 une hausse d’environ 50 % du nombre de publications sur les sites de revendications [49] par rapport à 2024, là où d’autres baromètres, comme celui de FortiGuard Labs cité par lebigdata.fr, évoquent une hausse spectaculaire de 389 % des attaques par rançongiciel sur le même périmètre [50], les écarts s’expliquant par la différence entre publications sur DLS et incidents recensés via télémétrie. Le vol de données est devenu, selon le GTIG, la composante centrale de 77 % des incidents analysés [51], contre 57 % en 2024 [52]. Le COMCYBER-MI, sur le périmètre France, mesure une concentration différente: 55,6 % des revendications rançongiciel sont attribuées aux deux groupes Qilin et Brain Cypher [53], ce qui ne décrit pas la même métrique mais éclaire la même tendance à la spécialisation. Traduit en langage courant: les attaquants chiffrent moins, exfiltrent plus, et publient les données quand la victime refuse de payer [54].
L’angle mort: l’IA, accélérateur silencieux
Le rapport 2026 de Check Point [55] indique que les prompts jugés risqués ont progressé de 97 % en 2025 [56], et que 40 % des Model Context Protocols analysés présentaient des vulnérabilités [57]. Des outils comme DarkGPT [58], SpamGPT [59], Nytheon AI [60] et EvilAI [61] sont désormais commercialisés sur les espaces cybercriminels. Selon Check Point, « l’IA agit comme un multiplicateur de force, permettant d’automatiser des techniques déjà connues et de les déployer à grande échelle » [62]. Les phases de reconnaissance des cyberattaques deviennent plus rapides [63] et les campagnes de phishing gagnent en crédibilité [64].
Coopération internationale: ce qui a fonctionné
L’opération a mobilisé le BKA, la ZIT de Francfort, la Generalstaatsanwaltschaft Karlsruhe, Cybercrime-Zentrum Baden-Württemberg [65], les Polizeipräsidien d’Offenburg [66] et de Reutlingen [67], la Policía Nacional espagnole [68], l’Inspectoratul Național de Investigații Centrul pentru Combaterea Crimelor Cibernetice moldave [69], avec le soutien d’Eurojust [70]. Les utilisateurs ont été redirigés vers une page d’information à l’adresse www.bustedagaincrime.network [71].
Notre lecture: la coopération transfrontalière fonctionne pour saisir une infrastructure et arrêter un opérateur. Elle ne traite ni la demande, ni le capital de marque. Tant que des dizaines de milliers d’acheteurs cherchent des données volées, des stupéfiants ou des documents falsifiés, un nouvel administrateur émergera. C’est mesurable: entre les deux Crimenetwork, il s’est écoulé quelques jours d’interruption opérationnelle [8]. En face, sept ans et dix mois de prison pour le premier opérateur [26], et bientôt une nouvelle procédure pour le second.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (71)
« Pressemitteilung
Datum:
08. Mai 2026 »
bka.de ↗ ↩
« Die Generalstaatsanwaltschaft Frankfurt am Main, Zentralstelle zur Bekämpfung der Internetkriminalität (ZIT), und das Bundeskriminalamt (BKA) haben am Mittwoch in einer international koordinierten Aktion. »
bka.de ↗ ↩
« Die Generalstaatsanwaltschaft Frankfurt am Main, Zentralstelle zur Bekämpfung der Internetkriminalität (ZIT), und das Bundeskriminalamt (BKA) haben am Mittwoch in einer international koordinierten Aktion. »
bka.de ↗ ↩
« Die Generalstaatsanwaltschaft Frankfurt am Main, Zentralstelle zur Bekämpfung der Internetkriminalität (ZIT), und das Bundeskriminalamt (BKA) haben am Mittwoch in einer international koordinierten Aktion die Neuauflage der kriminellen Online-Handelsplattform „Crimenetwork" abgeschaltet. »
bka.de ↗ ↩
« Der mutmaßliche Betreiber, ein 35-jähriger deutscher Staatsbürger, wurde auf der Grundlage eines Europäischen Haftbefehls an seinem Wohnsitz auf Mallorca durch eine Spezialeinheit der spanischen Nationalpolizei festgenommen. »
bka.de ↗ ↩
« Der mutmaßliche Betreiber. Wurde. Durch eine Spezialeinheit der spanischen Nationalpolizei festgenommen. »
bka.de ↗ ↩
« il faut remonter à décembre 2024. Les autorités allemandes démantelaient alors le Crimenetwork originel »
generation-nt.com ↗ ↩
« Quelques jours seulement après la saisie, une nouvelle version du site est apparue »
generation-nt.com ↗ ↩
« “The suspect is accused of having built and administered a completely new technical infrastructure only a few days after the shutdown of the previous version of Crimenetwork and the arrest of its former administrator in December 2024, also naming it Crimenetwork,” the BKA said in a press release. »
bleepingcomputer.com ↗ ↩
« Just a few days later, a new version of the Crimenetwork emerged on a new infrastructure administered by a new operator. »
bleepingcomputer.com ↗ ↩
« Die Neuauflage der Plattform bot. Die Neuauflage zählte zuletzt über 22.000 Nutzer und mehr als 100 Verkäufer. »
bka.de ↗ ↩
« Die Neuauflage zählte zuletzt über 22.000 Nutzer und mehr als 100 Verkäufer. »
bka.de ↗ ↩
« umfangreiche Beweise, die auf einen Umsatz der Plattform von mehr als 3,6 Millionen Euro schließen lassen. »
bka.de ↗ ↩
« Since 2012, Crimenetwork facilitated the sale of illegal goods and services, including drugs, forged documents, hacking tools, and stolen data. »
securityaffairs.com ↗ ↩
« Avec plus de 100 000 utilisateurs, il facilitait sur le dark web la vente de drogues, de données volées et de faux documents. »
generation-nt.com ↗ ↩
« Investigators estimated that more than $100 million in cryptocurrency had passed through the platform between 2018 and 2024. »
securityaffairs.com ↗ ↩
« Die Nutzer der neuen Plattform verwendeten Kryptowährungen wie Bitcoin, Litecoin und Monero, um ihre Transaktionen abzuwickeln. »
bka.de ↗ ↩
« Monero, cette dernière étant particulièrement prisée pour son anonymat renforcé. »
generation-nt.com ↗ ↩
« Police said a 35-year-old German citizen suspected of being the administrator was detained in Mallorca by Spanish authorities. »
securityaffairs.com ↗ ↩
« The arrested administrator now faces charges under Section 127 of the German Criminal Code »
bleepingcomputer.com ↗ ↩
« and Sections 29a and 30a of the German Narcotics Act, both potentially punishable by prison time. »
bleepingcomputer.com ↗ ↩
« Bei den jüngsten Maßnahmen wurden mutmaßlich inkriminierte Vermögenswerte mit unmittelbarem Bezug zu „Crimenetwork“ in Höhe von rund 194.000 Euro vorläufig sichergestellt. »
bka.de ↗ ↩
« Les enquêteurs ont mis la main sur les registres complets des utilisateurs et l'historique des transactions. »
generation-nt.com ↗ ↩
« „Im März 2026 ist der mutmaßliche Betreiber der Vorgängerversion von ‚Crimenetwork‘ durch das Landgericht Gießen zu einer Freiheitsstrafe von sieben Jahren und zehn Monaten verurteilt worden. »
bka.de ↗ ↩
« „Im März 2026 ist der mutmaßliche Betreiber der Vorgängerversion von ‚Crimenetwork‘ durch das Landgericht Gießen zu einer Freiheitsstrafe. »
bka.de ↗ ↩
« „.zu einer Freiheitsstrafe von sieben Jahren und zehn Monaten verurteilt worden.“ »
bka.de ↗ ↩
« „Zudem ist durch das Gericht die Einziehung von Taterträgen in Höhe von über zehn Millionen Euro angeordnet worden.“ »
bka.de ↗ ↩
« Dr. Benjamin Krause, Leitender Oberstaatsanwalt und Pressesprecher der ZIT:
„Im März 2026 ist der mutmaßliche Betreiber. »
bka.de ↗ ↩
« Carsten Meywirth, Direktor beim Bundeskriminalamt und Abteilungsleiter Cybercrime:
„Die Neuauflage von Crimenetwork ist gescheitert. »
bka.de ↗ ↩
« Carsten Meywirth, Direktor beim Bundeskriminalamt und Abteilungsleiter Cybercrime:
„Die Neuauflage von Crimenetwork ist gescheitert und ein weiterer Administrator wird sich vor einem deutschen Gericht verantworten müssen. Auch im Darknet setzen wir gemeinsam mit unseren nationalen und internationalen Partnern geltendes Recht konsequent durch. Cybercrime lohnt sich nicht.“ »
bka.de ↗ ↩
« Les actifs saisis représentent environ 5,4 % des 3,6 millions d’euros de revenus évoqués »
zataz.com ↗ ↩
« et une centaine de vendeurs actifs. »
generation-nt.com ↗ ↩
« The relaunch of the platform offered a similarly wide range of illegal goods and services, including stolen data, drugs, and forged documents. »
securityaffairs.com ↗ ↩
« Users of the new platform used cryptocurrencies such as Bitcoin, Litecoin, and Monero to conduct their transactions. »
securityaffairs.com ↗ ↩
« Le rapport annuel 2026 sur la cybercriminalité publié par le COMCYBER-MI »
frenchbreaches.com ↗ ↩
« contre 1 062 en 2024 »
frenchbreaches.com ↗ ↩
« le COMCYBER-MI a recensé 1 347 revendications ou annonces de cyberattaques visant la France »
frenchbreaches.com ↗ ↩
« soit une hausse de 27 % »
frenchbreaches.com ↗ ↩
« une hausse de 36 % des revendications d’attaques par rançongiciel ciblant la France en 2025 »
frenchbreaches.com ↗ ↩
« avec 177 revendications recensées »
frenchbreaches.com ↗ ↩
« la part des ransomwares recule à 16%. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« la France s’est hissée en 2025 au deuxième rang des pays les plus visés, avec 13% des attaques recensées »
siecledigital.fr ↗ ↩
« Au premier trimestre 2026, nous avons compté 2085 tentatives de cyberextorsion à travers le monde »
lemagit.fr ↗ ↩
« Là, c’est l’Allemagne qui caracole en tête, devant le Royaume-Uni, l’Italie, puis la France »
lemagit.fr ↗ ↩
« Là, c’est l’Allemagne qui caracole en tête, devant le Royaume-Uni, l’Italie, puis la France »
lemagit.fr ↗ ↩
« Qilin, Akira et TheGentlemen s’imposent comme les quatre enseignes les plus agressives au premier trimestre, la première dominant largement le paysage de la menace »
lemagit.fr ↗ ↩
« avec 51 attaques recensées en France. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« Selon le Google Threat Intelligence Group (GTIG), le nombre de publications sur les sites de revendications a atteint un niveau record. »
lemagit.fr ↗ ↩
« le nombre de publications sur les sites de revendications a atteint un niveau record, en hausse d’environ 50 % par rapport à 2024. »
lemagit.fr ↗ ↩
« C’est une hausse spectaculaire d’environ 389 % par rapport à 2024 »
lebigdata.fr ↗ ↩
« L’année 2025 confirme le pivot stratégique majeur vers le vol de données, qui est devenu la composante centrale de 77 % des incidents analysés. »
lemagit.fr ↗ ↩
« contre 57 % en 2024. »
lemagit.fr ↗ ↩
« qui concentrent à eux seuls 55,6 % des revendications ransomware observées »
frenchbreaches.com ↗ ↩
« la victime est revendiquée par les cybercriminels plus ou moins vite, suivant la résistance au chantage qu’elle manifeste »
lemagit.fr ↗ ↩
« L’édition 2026 du Cyber Security Report de Check Point met en lumière une transformation des attaques observées tout au long de 2025. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« les prompts jugés risqués ont progressé de 97% en 2025 »
siecledigital.fr ↗ ↩
« 40% des MCP (Model Context Protocols) analysés présentaient des vulnérabilités. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« Des noms comme DarkGPT, SpamGPT, Nytheon AI ou EvilAI sont cités comme exemples d’outils observés »
frenchbreaches.com ↗ ↩
« Des noms comme DarkGPT, SpamGPT, Nytheon AI ou EvilAI sont cités comme exemples d’outils observés »
frenchbreaches.com ↗ ↩
« Des noms comme DarkGPT, SpamGPT, Nytheon AI ou EvilAI sont cités comme exemples d’outils observés »
frenchbreaches.com ↗ ↩
« Des noms comme DarkGPT, SpamGPT, Nytheon AI ou EvilAI sont cités comme exemples d’outils observés »
frenchbreaches.com ↗ ↩
« l’IA agit comme un multiplicateur de force, permettant d’automatiser des techniques déjà connues et de les déployer à grande échelle. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« les phases de reconnaissance sont plus rapides, et le développement de malwares s’accélère. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« Les campagnes de phishing gagnent en crédibilité, les phases de reconnaissance sont plus rapides, et le développement de malwares s’accélère. »
siecledigital.fr ↗ ↩
« Ebenfalls erfolgte eine enge Zusammenarbeit mit der Generalstaatsanwaltschaft Karlsruhe - Cybercrime-Zentrum Baden-Württemberg. »
bka.de ↗ ↩
«.dem Polizeipräsidium Offenburg und dem Polizeipräsidium Reutlingen. »
bka.de ↗ ↩
«.dem Polizeipräsidium Offenburg und dem Polizeipräsidium Reutlingen. »
bka.de ↗ ↩
« Dieser erneute Erfolg ist auch das Ergebnis einer engen und erfolgreichen Zusammenarbeit zwischen dem BKA, der ZIT und internationalen Strafverfolgungsbehörden, insbesondere den spanischen (Policía Nacional). »
bka.de ↗ ↩
« Dieser erneute Erfolg ist auch das Ergebnis. Und moldauischen (Inspectoratul Național de Investigații Centrul pentru Combaterea Crimelor Cibernetice) Behörden. »
bka.de ↗ ↩
«.mit Unterstützung durch Eurojust. »
bka.de ↗ ↩
« Weitere Informationen können unter www.bustedagaincrime.network abgerufen werden. »
bka.de ↗ ↩
Sources
- Police shut down reboot of Crimenetwork marketplace, arrest admin
- Deutscher Betreiber von „Crimenetwork“ in Spanien festgenommen
- Crimenetwork returns after takedown, dismantled again by German authorities
- La cybercriminalité explose en France : le rapport 2026 dévoile une menace hors contrôle
- Ransomware : un premier trimestre dans la continuité de celui de 2025
- Crimenetwork 2.0 : le marché noir du dark web démantelé une seconde fois
- Rançongiciels : une rentabilité en baisse, une menace en mutation
- Cybersécurité 2026 : l'IA accélère les attaques, la France en première ligne
- 2025, l’année où les attaques par ransomware ont pété les scores !
- Crimenetwork : la police met fin à cette renaissance pirate
