Dole : un chauffeur de bus à 2,2 g d’alcool arrêté grâce aux automobilistes

Le 6 mai 2026, des conducteurs ont alerté la police après avoir observé une conduite dangereuse sur la ligne urbaine de Dole. Le bus était vide.

Dole : un chauffeur de bus à 2,2 g d'alcool arrêté grâce aux automobilistes
Illustration Anne Perrin / info.fr

Un chauffeur de bus de 41 ans a été interpellé à Dole (Jura) le 6 mai 2026 à 21h20, avec 2,2 g d'alcool par litre de sang. C'est l'alerte de plusieurs automobilistes, témoins de sa conduite erratique, qui a déclenché l'intervention de la police.

Un chauffeur de bus de 41 ans a été interpellé à Dole (Jura) le 6 mai 2026 à 21h20, avec 2,2 g d’alcool par litre de sang. C’est l’alerte de plusieurs automobilistes, témoins de sa conduite erratique, qui a déclenché l’intervention de la police.

L’essentiel

  • Taux mesuré : 2,2 g d’alcool par litre de sang, soit plus de quatre fois le seuil légal pour les conducteurs de transport en commun (0,5 g/l).
  • Heure et lieu : interpellation le 6 mai 2026 vers 21h20 à Dole, sur la ligne urbaine gérée par Grandole Mobilités.
  • Bus vide : aucun passager à bord au moment de l’intervention ; le chauffeur se dirigeait vers une base Intermarché pour récupérer des employés.
  • Éthylotest contourné : le chauffeur a admis avoir bu avant sa prise de service et avoir déjoué le dispositif anti-démarrage du véhicule.
  • Suites judiciaires : permis confisqué sur-le-champ, placement en garde à vue.

Une conduite signalée par plusieurs automobilistes

Ce sont des conducteurs circulant à proximité qui ont déclenché l’intervention. Selon France 3 Franche-Comté et Actu.fr, ils ont contacté la police après avoir observé le bus zigzaguer, franchir des feux et monter sur des trottoirs. L’alerte a été suffisamment précise pour permettre une localisation rapide du véhicule.

Vincent Ehrhard, chef de la police de Dole, a salué cette réaction. « La réactivité des automobilistes a permis une intervention rapide, évitant une tragédie potentielle », a-t-il déclaré, cité par Actu.fr. Cette vigilance citoyenne prend un relief particulier dans un contexte où des affaires de chauffeurs professionnels impliqués dans des incidents graves sont régulièrement signalées en France.

Un éthylotest anti-démarrage contourné

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Le chauffeur a reconnu avoir consommé de l’alcool avant sa prise de service. Il a également admis avoir contourné l’éthylotest anti-démarrage équipant le bus, selon France 3 Franche-Comté. Ce dispositif est pourtant obligatoire sur les véhicules de transport en commun précisément pour éviter ce type de situation.

Son permis de conduire a été confisqué immédiatement. Il a été placé en garde à vue. La suite judiciaire de l’affaire n’avait pas encore été précisée au moment de la publication de cet article.

Un bus vide, un risque réel

Le véhicule ne transportait aucun passager au moment de l’interpellation, selon les deux sources médias concordantes. Il se rendait vers une base Intermarché pour prendre en charge des employés sur la ligne urbaine, opérée par le réseau Grandole Mobilités. La présence de piétons et d’autres usagers de la route représentait néanmoins un risque réel, au vu du comportement constaté.

Des affaires similaires de contournement de règles de sécurité par des professionnels rappellent régulièrement les limites des dispositifs techniques en l’absence de contrôle humain.

Contexte dans le Jura

Le Jura a enregistré 253 accidents de la circulation en 2025, en recul de 9,4 % par rapport à 2024, selon les données officielles. Les accidents liés à l’alcool ont diminué de 25,5 % sur la même période (soit 15 cas de moins). Un résultat notable, dans un département qui compte environ 260 000 habitants.

Malgré cette tendance, la Police nationale du Jura a annoncé un renforcement des contrôles routiers en mai 2026, notamment en raison des week-ends prolongés et de l’augmentation des déplacements.

Selon Le Progrès, aucun incident similaire impliquant un chauffeur de bus ivre n’avait été rapporté dans le Jura ces dernières années. L’incident du 6 mai est donc présenté comme isolé dans le contexte local.

Prochaine étape

La suite de la procédure judiciaire - convocation, renvoi en correctionnelle ou classement - n’avait pas été communiquée à ce stade par le parquet de Lons-le-Saunier. La question d’un éventuel licenciement ou de la responsabilité de l’entreprise de transport reste également sans réponse publique à ce jour.

Sources

Anne Perrin

Anne Perrin

Anne est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Jura (39), avec Lons-le-Saunier pour chef-lieu. Spécialité du département : AOC comte et viticulture vin jaune (Château-Chalon). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bourgogne-Franche-Comté.

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