Dole : trois scénarios pour l’avenir de la direction de l’hôpital Louis-Pasteur

Après le départ en retraite du directeur Gilles Chaffange, le CHU de Besançon propose trois options de gouvernance, soumises au Conseil de surveillance fin mai.

Dole : trois scénarios pour l'avenir de la direction de l'hôpital Louis-Pasteur
Illustration Anne Perrin / info.fr

Gilles Chaffange a quitté la direction de l'hôpital Louis-Pasteur de Dole le 26 janvier 2026, après six ans à sa tête. Charlotte Fernandes assure l'intérim. Trois scénarios de gouvernance ont été présentés le 21 avril au Comité de défense des hôpitaux publics de Dole.

Gilles Chaffange a quitté la direction de l’hôpital Louis-Pasteur de Dole le 26 janvier 2026, après 45 ans de carrière dans la fonction publique hospitalière et six ans à la tête de l’établissement dolois. Aucun appel à candidature n’a été publié à ce jour, selon actu.fr. Charlotte Fernandes, directrice adjointe, assure la direction par intérim depuis janvier 2026.

L’essentiel

  • Départ : Gilles Chaffange a quitté ses fonctions le 26 janvier 2026, après 45 ans de service public.
  • Intérim : Charlotte Fernandes, directrice adjointe, assure la direction depuis janvier 2026.
  • Trois scénarios : discutés le 21 avril 2026 lors de l’assemblée générale du Comité de défense des hôpitaux publics de Dole.
  • Validation attendue : fin mai 2026, lors du Conseil de surveillance de l’hôpital.
  • Bassin desservi : environ 80 000 habitants pour l’hôpital Louis-Pasteur, dans un Jura comptant 259 199 résidents (INSEE 2019).

Un départ sans successeur désigné

Gilles Chaffange avait pris la tête de l’hôpital Louis-Pasteur en 2019. Spécialiste de la psychiatrie et du médico-social, il avait passé l’essentiel de sa carrière dans ces secteurs. Son départ en retraite laisse la gouvernance de l’établissement dans une phase transitoire. Le Progrès rappelait en janvier 2026 qu’il décrivait lui-même l’hôpital comme « un immense paquebot ».

À ce stade, aucun appel à candidature n’a été rendu public pour lui trouver un successeur, ce qui alimente les interrogations sur l’avenir institutionnel de l’établissement.

Les trois scénarios sur la table

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Selon actu.fr, trois options ont été présentées et discutées lors de l’assemblée générale du Comité de défense des hôpitaux publics de Dole, le 21 avril 2026.

Scénario 1 : recrutement d’un nouveau directeur de plein exercice. L’hôpital conserverait une direction propre et indépendante.

Scénario 2 : mise en place d’une direction commune avec le CHU de Besançon. Un directeur général serait partagé entre les deux établissements, tandis qu’un chef d’établissement local maintiendrait une présence sur place. L’autonomie juridique de l’hôpital de Dole serait préservée.

Scénario 3 : direction déléguée rattachée au CHU de Besançon. Un poste de directeur délégué serait publié. Ce scénario implique un lien hiérarchique plus direct avec le CHU.

L’initiative du CHU de Besançon

Thierry Gamond-Rius, directeur du CHU de Besançon, a proposé la formule de direction commune, selon actu.fr. L’objectif affiché : renforcer le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) Centre Franche-Comté et partager stratégie et compétences entre les deux établissements.

L’assemblée du 21 avril a toutefois fait remonter des craintes sur une possible perte d’autonomie de l’hôpital dolois, selon la Voix du Jura et actu.fr. Les scénarios 2 et 3 supposent en effet un rapprochement institutionnel plus étroit avec Besançon.

Les discussions se poursuivent avec l’ARS Bourgogne-Franche-Comté. La validation est attendue fin mai 2026, lors du Conseil de surveillance de l’hôpital Louis-Pasteur.

Contexte dans le Jura

L’hôpital Louis-Pasteur de Dole dessert un bassin d’environ 80 000 habitants. Le Jura compte 259 199 résidents au total selon l’INSEE (données 2019). L’établissement dolois est l’un des principaux hôpitaux publics du département, aux côtés du centre hospitalier de Lons-le-Saunier.

Le GHT Centre Franche-Comté, dont le CHU de Besançon est l’établissement support, a été créé par convention le 1er juillet 2016. Il regroupe 12 établissements pour un bassin de 420 000 habitants, selon le CHU de Besançon. Un accord de coopération spécifique entre les deux établissements avait été signé le 14 décembre 2018 pour développer la chirurgie ambulatoire sur le bassin dolois, avec des consultations avancées mises en place dès fin janvier 2019.

Ce cadre de coopération préexistant explique la place centrale du CHU de Besançon dans les discussions actuelles. Pour d’autres exemples de transitions institutionnelles en région, les configurations de départ de responsables locaux montrent des dynamiques similaires de réorganisation.

La question de la gouvernance hospitalière de proximité dépasse le seul cas dolois : dans plusieurs départements, la fragilité des établissements publics locaux interroge les modalités de pilotage territorial.

La suite du calendrier

Charlotte Fernandes reste en poste comme directrice par intérim dans l’attente d’une décision. Le Conseil de surveillance de l’hôpital Louis-Pasteur devrait se prononcer d’ici fin mai 2026, à l’issue des discussions avec l’ARS.

Sources

Anne Perrin

Anne Perrin

Anne est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Jura (39), avec Lons-le-Saunier pour chef-lieu. Spécialité du département : AOC comte et viticulture vin jaune (Château-Chalon). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bourgogne-Franche-Comté.

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