Domvallier : le préfet Gourtay visite l’abattoir Elivia pour l’Aïd-el-Kébir

Contrôles sanitaires, protection animale et traçabilité renforcés ce 27 mai dans le seul abattoir vosgien agréé pour l'abattage rituel.

Domvallier : le préfet Gourtay visite l'abattoir Elivia pour l'Aïd-el-Kébir
Illustration Marc Humbert / info.fr

Le préfet des Vosges Blaise Gourtay s'est rendu ce matin à l'abattoir Elivia de Domvallier, à l'occasion de l'Aïd-el-Kébir 2026 fixée au 27 mai. Les services de l'État y déploient un dispositif de contrôle centré sur la sécurité sanitaire, le bien-être animal et la lutte contre les abattages clandestins. Seul site du département agréé pour cette pratique, l'abattoir de Domvallier concentre chaque année l'ensemble du sacrifice rituel vosgien.

Le préfet des Vosges Blaise Gourtay s’est rendu ce matin à l’abattoir Elivia de Domvallier à l’occasion des préparatifs de l’Aïd-el-Kébir, selon le compte officiel de la préfecture sur X. La visite intervient le jour même de la fête, fixée au 27 mai 2026 par le ministère de l’Agriculture.

L’essentiel

  • 27 mai 2026 : date de l’Aïd-el-Kébir (Aïd al-Adha) en France cette année, selon le ministère de l’Agriculture.
  • Site unique : l’abattoir Elivia de Domvallier est le seul abattoir des Vosges agréé pour l’abattage rituel lors de l’Aïd-el-Kébir.
  • 4 axes de contrôle : sécurité sanitaire des viandes, respect de la protection animale, traçabilité des animaux, prévention des abattages clandestins.
  • Acteurs mobilisés : services vétérinaires de l’État et forces de sécurité.
  • Blaise Gourtay : nommé préfet des Vosges par décret du 10 novembre 2025, en poste depuis fin novembre 2025.

Une visite le jour de la fête

Blaise Gourtay a pris ses fonctions de préfet des Vosges fin novembre 2025, après sa nomination par décret du 10 novembre 2025. Sa présence à Domvallier ce matin est sa première visite connue à l’abattoir Elivia dans ce contexte. La préfecture a communiqué sur X en détaillant les quatre garanties visées par l’État pour cette journée.

L’abattoir Elivia appartient au groupe industriel Elivia (actionnaire Terrena), spécialisé dans la transformation de viandes bovines et ovines. Son site de Domvallier, commune de 93 habitants environ selon les données INSEE 2023, est implanté dans l’arrondissement de Mirecourt.

Ce que contrôlent les services de l’État

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Selon la préfecture des Vosges, le dispositif déployé ce 27 mai repose sur quatre piliers. La sécurité sanitaire des viandes est vérifiée par les services vétérinaires présents sur site. Le respect de la protection animale fait l’objet d’une surveillance spécifique pendant les opérations d’abattage. La traçabilité de chaque animal est assurée de l’entrée à l’abattoir jusqu’à la sortie de la viande. Enfin, les forces de sécurité participent à la prévention des abattages clandestins, pratique illégale qui persiste en marge des dispositifs officiels.

Ce cadre s’inscrit dans les prescriptions nationales du ministère de l’Agriculture, qui publie chaque année un guide pratique sur l’organisation de l’Aïd-el-Kébir, couvrant les règles d’hygiène, le bien-être animal et les conditions d’agrément temporaire des sites.

Un dispositif récurrent, documenté sur plusieurs années

L’abattoir de Domvallier est agréé pour l’abattage rituel depuis plusieurs années. Des contrôles vétérinaires et de traçabilité y sont mis en place à chaque Aïd depuis au moins 2015, comme l’ont documenté Vosges Info puis Remiremont Vallées. Vosges Matin avait également couvert l’ouverture du site pour l’Aïd al-Adha en 2018. La visite d’un préfet sur place n’est pas systématiquement documentée chaque année ; celle de Blaise Gourtay marque une communication officielle renforcée sur le sujet.

L’objectif affiché par la préfecture est de « concilier liberté de culte, santé publique et respect de la réglementation », selon les termes du compte @Prefet88.

Contexte dans les Vosges

Le département des Vosges ne dispose que d’un seul abattoir agréé pour l’abattage rituel lors de l’Aïd-el-Kébir : le site Elivia de Domvallier, confirmé par France 3 Grand Est et Remiremont Vallées. Ce monopole de fait sur le département concentre l’ensemble des demandes vosgiennes sur un seul site, ce qui renforce l’enjeu logistique et sanitaire de la journée. La commune de Domvallier elle-même compte environ 93 habitants ; l’abattoir constitue l’essentiel de son activité économique identifiable.

À l’échelle nationale, la lutte contre les abattages clandestins reste un point de vigilance annuel. Le ministère de l’Agriculture rappelle chaque année que l’abattage rituel hors site agréé est interdit et passible de sanctions pénales. Ce contexte explique la présence des forces de sécurité aux côtés des vétérinaires dans le dispositif vosgien.

La mobilisation des services de l’État dans les Vosges s’inscrit dans une dynamique similaire à celle d’autres préfectures du Grand Est, comme en témoigne la récente opération des gendarmes à Colmar, qui illustre la coordination croissante des forces de sécurité dans la région. Plus largement, la présence préfectorale sur le terrain lors d’échéances sensibles reste une constante administrative, à l’image des cérémonies officielles organisées dans d’autres préfectures ce même 27 mai.

Prochaine étape

Aucun bilan chiffré n’a été communiqué à ce stade par la préfecture sur le nombre d’animaux abattus ou le volume de viande contrôlé. Un retour des services vétérinaires est attendu dans les jours suivant la fête, selon la pratique habituelle documentée les années précédentes.

Sources

Marc Humbert

Marc Humbert

Marc est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Vosges (88), avec Épinal pour chef-lieu. Spécialité du département : capitale française des eaux minerales et thermalisme. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Grand Est.

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