Dordogne : 8 mois avec sursis pour avoir incendié une quinzaine de bornes à déchets du SMD3

Un homme d'une quarantaine d'années jugé en CRPC au parquet de Périgueux le 9 juin 2026, après avoir reconnu les faits.

Dordogne : 8 mois avec sursis pour avoir incendié une quinzaine de bornes à déchets du SMD3
Illustration Aurélie Lacoste / info.fr

Un homme d'une quarantaine d'années a été condamné le 9 juin 2026 à 8 mois de prison avec sursis probatoire de deux ans pour avoir incendié une quinzaine de bornes à déchets du SMD3 autour de Périgueux et Saint-Astier. Le préjudice est estimé entre 42 000 et 50 000 euros. Le syndicat a obtenu 35 000 euros de dommages et intérêts.

L’essentiel

  • Condamnation : 8 mois de prison avec sursis probatoire de 2 ans, prononcée le 9 juin 2026 en CRPC au parquet de Périgueux.
  • Ampleur : environ 15 à 18 bornes à déchets du SMD3 incendiées, sur une vingtaine touchée en moins d’un mois (mi-mai à début juin 2026).
  • Préjudice : dégâts estimés entre 42 000 et 50 000 € ; le SMD3 obtient 35 000 € de dommages et intérêts.
  • Interpellation : le suspect a été arrêté par la gendarmerie le 8 juin 2026, la veille de son jugement.

Une quinzaine de bornes brûlées en moins d’un mois

Entre la mi-mai et le début du mois de juin 2026, une vingtaine de points d’apport volontaire (PAV) du Syndicat Mixte Départemental des Déchets de la Dordogne (SMD3) ont été détruits ou endommagés par le feu dans l’agglomération de Périgueux et à Saint-Astier, selon ICI Périgord. Le rythme des incendies, rapproché et ciblé, a rapidement alerté le syndicat, qui a déposé plainte après chaque sinistre.

La gendarmerie a interpellé le suspect le 8 juin 2026. Placé en garde à vue, l’homme, d’une quarantaine d’années, a reconnu avoir incendié environ 15 à 18 de ces bornes. Il a été présenté le lendemain au parquet de Périgueux dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), selon Sud Ouest.

Huit mois avec sursis et 35 000 € de dommages

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Le tribunal a prononcé une peine de 8 mois de prison avec sursis probatoire de deux ans. L’auteur a exprimé des regrets à l’audience, toujours selon Sud Ouest. Sur le plan civil, le SMD3 a obtenu la condamnation au versement de 35 000 euros en réparation du préjudice subi.

Le syndicat chiffre les dégâts cumulés liés à ces incendies - et à d’autres actes de vandalisme sur ses équipements - entre 42 000 et 50 000 euros, selon ICI Périgord et Sud Ouest.

Le SMD3 pointe le contexte de la redevance incitative

Pascal Protano, président du SMD3 depuis 2020 et réélu en mai 2026 avec 35 voix sur 46 lors de l’assemblée du syndicat, n’a pas limité son analyse à l’acte isolé. Dans Sud Ouest, il a qualifié ces destructions de vandalisme et les a mis en lien avec les tensions autour de la tarification incitative et du déploiement des points d’apport volontaire.

Le SMD3 déploie ces bornes de façon progressive depuis 2023, dans le cadre de sa redevance incitative : les usagers déposent leur sac résiduel dans des conteneurs sécurisés, pesés à la levée. Le système a suscité des critiques récurrentes sur le coût et les conditions d’accès. Une hausse tarifaire de 1,3 % a encore été votée en novembre 2025 pour 2026, selon le site du syndicat.

Un élu girondin condamné pour violence dans un contexte festif a récemment fait l’objet d’une peine similaire à Albertville ; les comparaisons s’arrêtent là, les faits reprochés étant sans rapport. En Dordogne, c’est bien la destruction d’équipements publics de gestion des déchets qui est en cause.

Contexte dans la Dordogne

Le SMD3 a été créé le 22 décembre 1995. Il gère la collecte et le traitement des déchets ménagers pour l’ensemble du département de la Dordogne, qui compte environ 415 000 habitants répartis sur 505 communes, majoritairement rurales. Le syndicat exploite plusieurs déchetteries et pilote la transition vers la redevance incitative, l’un des chantiers les plus sensibles de la politique locale de gestion des déchets depuis plusieurs années.

Les recours contre le SMD3 - contentieux d’usagers, oppositions municipales - sont récurrents. Pascal Protano a évoqué dans la presse une forme de réaction aux décisions judiciaires favorables au syndicat : « C’est une réaction au fait qu’on gagne tous les procès », avait-il déclaré à Sud Ouest lors de la première vague d’incendies.

La Dordogne compte par ailleurs plusieurs affaires d’atteintes à des infrastructures publiques liées à des tensions sur des politiques locales. L’abattoir de Thiviers, qui vient de bénéficier de 18 millions d’euros d’investissement pour pérenniser 100 emplois, illustre un autre versant des tensions autour de l’économie et des services publics périgordins.

Prochaine étape

La peine de sursis probatoire implique un suivi judiciaire pendant deux ans. Le SMD3 n’a pas précisé à ce stade si d’autres plaintes étaient en cours pour des incendies non encore élucidés sur les vingt bornes touchées.

Aurélie
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Sources

Aurélie Lacoste

Aurélie Lacoste

Aurélie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Dordogne (24), avec Périgueux pour chef-lieu. Spécialité du département : prehistoire (Lascaux) et image gastronomique Perigord. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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