Draft NBA 2026 : une cuvée sans Français après des années records
Aucun tricolore ne devrait être sélectionné lors de la draft NBA 2026, un coup d'arrêt après une série historique de 14 joueurs français choisis entre 2023 et 2025.
La draft NBA 2026, programmée les 23 et 24 juin au Barclays Center, s'annonce comme une cuvée creuse pour le basket français. Selon plusieurs sources, aucun joueur tricolore ne devrait voir son nom appelé, un phénomène attribué à l'essor du NIL dans la NCAA et à une génération moins précoce.
L’essentiel
- 14 Français draftés entre 2023 et 2025 dont 6 en 2025, une série record interrompue.
- 0 Français attendu en 2026 : Adam Atamna (ASVEL) s’est retiré, seul espoir des mock drafts.
- 71 candidats anticipés dont 38 retraits, un nombre historiquement bas lié au NIL.
- Génération 2007-2008 moins précoce que Wembanyama et consorts.
La draft NBA 2026 se déroule dans deux jours au Barclays Center de Brooklyn, et pour la première fois depuis 2020, aucun joueur français ne devrait être appelé. Après trois années fastes qui ont vu 14 Tricolores sélectionnés - dont six en 2025 - le réservoir semble à sec. Adam Atamna, pensionnaire de l’ASVEL et seul Français figurant dans les projections des mock drafts, a retiré son nom avant la date limite, selon TrashTalk et BeBasket. Marc-Owen Fodzo Dada (SLUC Nancy) s’est déclaré officiellement pour la Draft NBA 2026 après avoir poussé son dossier jusqu’au dernier moment.
Le nombre d’inscrits anticipés est historiquement bas : 71 candidats, dont 38 se sont retirés, ne laissant que 33 joueurs. Un chiffre qui interroge, alors que la NBA attire chaque année davantage de talents internationaux.
Des années fastes au coup d’arrêt
Entre 2023 et 2025, le basket français a vécu un âge d’or. Victor Wembanyama (1er choix en 2023), Bilal Coulibaly (7e), Zaccharie Risacher (1er en 2024), Alexandre Sarr (2e) et Tidjane Salaün (6e) ont tous été sélectionnés dans le Top 10. En 2025, six Français ont été draftés, un record. Cette séquence exceptionnelle a placé la France comme la deuxième nation exportatrice de talents derrière les États-Unis. Mais la génération 2007-2008, qui devrait alimenter la draft 2026, peine à produire des joueurs aussi précoces.
Comme le résume l’expert GabyBst19z sur X, « la draft c’est surtout ton entrée en NBA plus que dans une équipe ». Un constat qui colle à la situation française : le vivier existe, mais les jeunes talents tricolores ne sont pas encore prêts pour le saut.
Pourquoi cette disette ?
Plusieurs explications se cumulent. Selon TrashTalk, l’essor du NIL (Name, Image, Likeness) dans la NCAA pousse les espoirs américains à rester à l’université, réduisant les places disponibles et l’exposition des prospects européens. Par ailleurs, l’incertitude autour du nouveau système de draft à deux jours (les équipes choisissent désormais sur deux soirées) a pu freiner les candidatures. Enfin, les clubs français comme ASVEL ou Nancy gardent leurs jeunes pousses pour les compétitions nationales, préférant attendre une année supplémentaire avant de les exposer au marché américain.
Contexte dans le Rhône : l’impact sur l’ASVEL
Dans le département du Rhône, l’ASVEL est l’épicentre du basket français. Le club villeurbannais a vu Adam Atamna, 20 ans, retirer son nom de la draft malgré des apparitions en EuroLeague. « Nous avons choisi de privilégier son développement en Betclic Élite et en EuroCup cette saison », a confié une source proche du club, sans donner plus de détails. La décision d’Atamna illustre une tendance plus large : les dirigeants français préfèrent sécuriser la progression de leurs jeunes plutôt que de les envoyer tenter leur chance en NBA. Pendant ce temps, la canicule perturbe les événements sportifs locaux : les Foulées de la cathédrale à Chartres ont changé de site et d’horaires, tandis que la Fête de la musique dans les Côtes-d’Armor a fait l’objet de consignes de prudence. Mais pour le basket rhodanien, l’heure est à la patience.
Des espoirs pour l’avenir ?
Malgré cette année blanche, les signaux ne sont pas tous négatifs. Des joueurs comme Noa Kouakou-Heugue et Mathias M’Madi apparaissent dans des projections tardives de NBAdraft.net, respectivement aux 44e et 48e rangs du second tour, mais ces classements sont volatiles et aucun des deux n’a confirmé son inscription définitive. La génération 2008-2009, avec des talents comme Ethan M’Baye (17 ans) ou Enzo Leloup (16 ans), commence à faire parler d’elle. Le réservoir français reste prometteur, mais le cycle de draft 2026 est d’ores et déjà qualifié de « cuvée creuse ». Les regards se tournent désormais vers la draft 2027, où plusieurs espoirs tricolores pourraient à nouveau faire vibrer la communauté du basket hexagonal.