F1 2026 : Alonso et Piastri dénoncent un règlement jugé aléatoire
Après le Grand Prix de Grande-Bretagne, les deux pilotes critiquent un système hybride qui, selon eux, favorise la chance au détriment du talent.
Fernando Alonso et Oscar Piastri ont de nouveau critiqué le règlement technique 2026 de la Formule 1, jugé trop aléatoire. Malgré un ajustement de la FIA en avril dernier, les deux pilotes réclament une refonte plus profonde des règles.
L’essentiel
- Fait 1 : Fernando Alonso a jugé, après le Grand Prix de Grande-Bretagne 2026, qu’il n’y a plus besoin de talent de pilotage pour dépasser avec le nouveau règlement.
- Fait 2 : Oscar Piastri dénonce une « part de chance » introduite par la gestion de l’énergie hybride dès les premiers tours de course.
- Fait 3 : La FIA a modifié le règlement en avril 2026 en réduisant la durée maximale du « super clipping » par tour.
- Fait 4 : Lando Norris juge la McLaren 2026 parmi les monoplaces les plus difficiles qu’il ait pilotées.
- Fait 5 : Alonso a été pénalisé de 5 secondes au Grand Prix d’Autriche 2026 pour un dépassement de 0,1 km/h de la limite de vitesse dans la voie des stands.
Alonso : « plus besoin de talent pour dépasser »
Après le Grand Prix de Grande-Bretagne 2026, Fernando Alonso a de nouveau tapé du poing sur la table. Le pilote Aston Martin a estimé qu’il n’est désormais plus nécessaire d’avoir du talent de pilotage pour réussir un dépassement, selon des propos rapportés par fr.motorsport.com. Pour lui, ce sont la puissance de la batterie et le bouton de boost qui dictent les changements de position, au détriment du freinage tardif et de la prise de risque qui faisaient jusque-là la réputation de la discipline, comme il l’a expliqué selon NXTbets.
Le pilote espagnol n’est pas un contestataire isolé sur ce sujet. Sa sortie intervient alors que le paddock multiplie les critiques depuis le début de la saison.
Piastri : une « part de chance » en début de course
Chez McLaren, Oscar Piastri tient un discours proche. Selon Motorsport Week, le pilote australien estime que la gestion de l’énergie hybride imposée par le règlement 2026 introduit un facteur de chance dès les premiers tours. Il va plus loin dans des propos relayés par PlanetF1 : pour lui, un simple ajustement ne suffira pas, et la Formule 1 ne résoudra ses dysfonctionnements actuels qu’avec une refonte totale de ses règles.
Le format « yo-yo » critiqué dans tout le paddock
Les deux pilotes ne sont pas seuls à s’agacer. Selon NextgenAuto, Lando Norris a lui aussi déclaré que la McLaren 2026 compte parmi les monoplaces les plus difficiles qu’il ait pilotées. Ce constat rejoint celui décrit par The Race : les voitures s’échangent continuellement des positions dans les lignes droites selon l’état de charge de leur batterie, un phénomène surnommé course « yo-yo » par une partie du paddock.
La FIA avait déjà retouché le règlement en avril
Le règlement technique 2026 repose sur une puissance moteur partagée à parts égales entre le bloc thermique et le système électrique hybride, selon GrandPrix247. Confrontée aux mêmes critiques dès le début de saison, la FIA avait déjà modifié les règles en avril 2026, en réduisant la durée maximale du « super clipping » par tour pour limiter la conduite d’économie d’énergie, rapporte Le Journal de Montréal. Les sorties d’Alonso et Piastri après le Grand Prix de Grande-Bretagne montrent que cet ajustement n’a pas suffi à calmer les critiques.
Contexte dans le championnat 2026
Les frustrations d’Alonso et Piastri s’expliquent aussi par leur position au classement. À ce stade de la saison, Andrea Kimi Antonelli mène avec 179 points chez Mercedes-AMG Petronas, devant George Russell (154 pts) et Lewis Hamilton (147 pts) chez Ferrari. Charles Leclerc suit avec 108 points. Chez McLaren, Lando Norris pointe à la cinquième place avec 97 points et Oscar Piastri à la sixième avec 82 points. Aucun des deux pilotes McLaren ne figure dans le trio de tête cette saison, un classement qui nourrit forcément leur lecture critique du nouveau règlement, dans une saison où l’adaptation au package moteur-châssis 2026 a rebattu les cartes pour plusieurs écuries habituées à jouer devant.
Le mécontentement dépasse les seuls dépassements. Au Grand Prix d’Autriche 2026, Alonso avait déjà été sanctionné de 5 secondes pour un dépassement de 0,1 km/h de la limite de vitesse dans la voie des stands, selon 123Helmets, un épisode qui avait déjà nourri l’agacement du pilote espagnol envers la rigidité de la réglementation actuelle.
La FIA n’a pas annoncé de nouvelle modification depuis les critiques formulées après le Grand Prix de Grande-Bretagne. Les prochaines manches diront si la pression du paddock pousse l’instance à revoir une nouvelle fois sa copie.