Flottille pour Gaza : Israël arraisonne 211 militants à 1 000 km de ses côtes
L'armée israélienne a intercepté la Global Sumud Flotilla au large de la Crète, à plus de 1 000 km de Gaza. Quinze Français figurent parmi les militants arrêtés.
L'armée israélienne a arraisonné 211 militants de la flottille humanitaire pour Gaza, à plus de 1 000 km de ses côtes. Quinze Français figurent parmi les militants arrêtés.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Légalité contestée d'un arraisonnement à 1 000 km
Les articles 110 et 111 de la convention de Montego Bay encadrent strictement le droit de visite et de poursuite en haute mer. Aucune des cinq exceptions prévues ne couvre l'aide humanitaire.
15 Français parmi les militants arrêtés
Quinze ressortissants français, dont la conseillère de Paris Raphaëlle Primet, figurent parmi les militants arrêtés. Paris s'est limité à une demande consulaire.
Un blocus de 18 ans en arrière-plan
Le blocus terrestre date de 2007, le blocus maritime de janvier 2009. Amnesty International qualifie l'ensemble d'illégal et le décrit comme un instrument de famine.
Précédent du Mavi Marmara, 2010
Mai 2010 : neuf à dix morts lors de l'abordage du navire turc Mavi Marmara. Quinze ans plus tard, le mode opératoire reste similaire mais la distance d'interception s'allonge.
La fracture européenne
Madrid convoque l'ambassade, Berlin et Rome appellent à la prudence, Paris reste muet, Bruxelles silencieuse. L'unanimité requise au Conseil neutralise toute condamnation collective.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 211 militants arrêtés selon les organisateurs, environ 175 selon Israël.
- Interception à plus de 1 000 km des côtes israéliennes, près de la Crète.
- 15 Français parmi les militants arrêtés, dont la conseillère de Paris Raphaëlle Primet.
- Blocus terrestre de Gaza depuis 2007, blocus maritime depuis janvier 2009, durci depuis octobre 2023.
- Précédent du Mavi Marmara en 2010 neuf à dix morts lors d'un abordage similaire.
L’opération a commencé mercredi soir, près de l’île grecque de Crète [1]. À cette latitude, la flottille Global Sumud se trouvait à plus de 1 000 kilomètres d’Israël [2]. C’est à cette distance que la marine israélienne a abordé les premiers navires d’un convoi qui en comptait 58 [3], transportant plus de 500 personnes [4] parties de Barcelone [5], Marseille [6] et Syracuse [7].
Au matin du 2 octobre 2025, le ministère israélien des Affaires étrangères annonçait l’arrestation d’environ 175 activistes provenant de plus de 20 bateaux [8]. Les organisateurs ont avancé un bilan plus lourd: 211 militants issus de 48 délégations [9], dont 15 Français [10] parmi les militants arrêtés. Parmi eux, la conseillère communiste de Paris Raphaëlle Primet [11]. Au total, 21 des 58 navires ont été interceptés [3].
Une opération en eaux internationales
La Crète est à plus de 800 km d’Israël [12]. Les navires ont été saisis « à des centaines de miles de Gaza », selon les organisateurs [13]. Une activiste embarquée sur un navire observateur indépendant situait l’interception à plus de 1 000 milles des eaux gazaouies [14]. Le droit international fixe à 12 milles nautiques [15] la limite des eaux territoriales, soit environ 22 km en mer [16]. Au-delà, c’est la haute mer.
Le ministère israélien des Affaires étrangères, par la voix de son porte-parole Oren Marmorstein [17], invoque le droit des conflits armés. « En raison du grand nombre d’embarcations, du risque d’escalade et de la nécessité d’empêcher la violation d’un blocus légal, une action précoce s’imposait, conformément au droit international » [18], a-t-il déclaré. L’opération aurait été menée « dans les eaux internationales, pacifiquement, sans faire de victime » [19]. Israël justifie aussi l’intervention par une tentative de la flottille de bloquer un navire marchand israélien [20].
La position juridique israélienne, exposée
Le raisonnement israélien repose sur trois piliers. D’abord, le blocus naval imposé à Gaza depuis janvier 2009 [21] a été qualifié de mesure de sécurité légitime par un rapport des Nations unies de 2011 [22] - connu sous le nom de rapport Palmer, du nom de l’ancien Premier ministre néo-zélandais qui le présidait. Ce rapport, commandé par le Secrétaire général de l’ONU après l’affaire du Mavi Marmara, concluait que le blocus visait à empêcher l’arrivée d’armes par voie maritime, et qu’il était donc conforme au droit. Ensuite, le Manuel de San Remo de 1994 [23] autorise, dans certaines conditions, l’arraisonnement en haute mer de navires soupçonnés de violer un blocus naval. Enfin, Israël avance que le grand nombre de bateaux et le risque d’escalade justifiaient une « action précoce » [18], terme employé par Oren Marmorstein.
Cette doctrine se heurte cependant à plusieurs objections juridiques.
Ce que dit le droit de la mer
La convention des Nations Unies sur le droit de la mer, dite de Montego Bay, signée en 1982 [24], distingue plusieurs zones: mer territoriale jusqu’à 12 milles [25], zone contiguë jusqu’à 24 milles [26], zone économique exclusive jusqu’à 200 milles nautiques [27]. Au-delà, la haute mer reste un espace de libre navigation. Pour Nathalie Ros, professeur de droit public à l’université de Tours et spécialiste du droit international de la mer [28], « les ZEE ne sont pas des zones de souveraineté » et le régime juridique applicable y reste celui de la haute mer [29].
L’article 110 de la même convention encadre strictement le « droit de visite » d’un navire en haute mer: il n’est autorisé que dans cinq cas limitativement énumérés - soupçon de piraterie, de traite d’esclaves, d’émission non autorisée, navire sans nationalité, ou navire battant le même pavillon que le bâtiment de guerre. Aucun de ces cas n’inclut la livraison d’aide humanitaire vers un territoire sous blocus. L’article 111 prévoit, quant à lui, un « droit de poursuite » qui doit commencer dans les eaux territoriales de l’État côtier et cesser dès que le navire poursuivi entre dans les eaux d’un autre État: il ne couvre en aucun cas une interception à 1 000 km du littoral de l’État qui poursuit. La violation de ces dispositions peut, en principe, engager la responsabilité internationale de l’État abordeur.
Le blocus naval, lui, relève d’une autre logique. Le Manuel de San Remo, adopté en 1994 [23], encadre la pratique mais n’est pas un traité contraignant: il s’agit d’une codification doctrinale d’experts, dont la valeur dépend de la pratique des États. Pour Kiara Neri, professeur de droit international et directrice du centre de droit international de l’Université Jean Moulin Lyon 3 [30]: « Le blocus peut être une exception pour arraisonner un navire en haute mer, mais il faut qu’il soit conforme au droit des conflits armés » [31]. La règle 102 du Manuel interdit le blocus s’il a pour unique objectif d’affamer la population civile [32], ou si les dommages causés aux civils sont excessifs l’avantage militaire attendu [33].
On se souvient, en matière de jurisprudence sur l’usage de la force en haute mer, de l’affaire du M/V Saiga (Tribunal international du droit de la mer, 1999) qui a posé le principe selon lequel l’usage de la force doit, en haute mer, rester l’exception et obéir à un strict critère de nécessité et de proportionnalité. Ce critère encadre théoriquement toute opération d’arraisonnement, y compris dans le cadre d’un blocus.
Le rapport Palmer de 2011 [22] reste le principal soutien juridique à la position israélienne. Mais il est antérieur à l’avis de la Cour internationale de justice de juillet 2024 [34], qui a statué que l’occupation des territoires palestiniens par Israël était « illégale » [35]. La légalité du blocus, qui découle juridiquement du régime d’occupation, s’en trouve fragilisée.
Un précédent, le Mavi Marmara
Le précédent le plus proche d’une interception meurtrière remonte à mai 2010 [36]. Des commandos israéliens avaient abordé le Mavi Marmara, navire d’une flottille pour Gaza [37][38]. Le bilan exact reste disputé selon les sources: la RTBF parle de neuf morts [39], Slate de dix [40]. La divergence tient au décès, intervenu plus tard à l’hôpital, d’un dixième passager - chiffre généralement retenu par les enquêtes onusiennes ultérieures, mais dont la comptabilité varie selon la date d’arrêté du bilan. Quinze ans plus tard, Israël a stoppé deux navires l’été précédent [41], le Madleen en juin et le Handala en juillet 2025 [42][43], avec à bord notamment l’eurodéputée Rima Hassan [44].
Quinze Français parmi les détenus
Sur les 211 militants arrêtés [45], 15 sont français [46]. Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel [47] a appelé à leur libération et demandé à Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères [48], « d’intervenir immédiatement ». L’Espagne a réagi plus fermement: la chargée d’affaires de l’ambassade d’Israël à Madrid a été convoquée en urgence [49]. Le Premier ministre Pedro Sánchez [50] a qualifié la saisie d’« illégale » [51].
L’Irlande, particulièrement touchée, compte sept ressortissants détenus sur 22 participants au total [52][53]: Fiacc Ó Brolcháin, marin avec plus de 50 ans d’expérience [54], Martin Guilfoyle [55], Colm Byrne [56], Robert Murphy [57], Caitriona Graham [58], John Connellan [59] et Michael Fix, citoyen américain et irlandais avec de la famille originaire de Galway et Mayo, précédemment détenu par Israël lors d’une flottille en 2025 [60]. La ministre irlandaise de la Justice Helen McEntee [61] a condamné la saisie et exigé « la libération immédiate de tous les citoyens irlandais détenus » [62].
La fracture européenne
Les réactions des capitales européennes dessinent une carte fragmentée - y compris autour d’une même formule. Le qualificatif d’« illégale » a été employé à la fois par le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez et par la Première ministre italienne Giorgia Meloni [51]. Mais Rome a aussi cosigné, avec Berlin, une déclaration conjointe des ministères des Affaires étrangères appelant au « plein respect du droit international » et demandant d’« éviter les actions irresponsables » [63] - formulation qui renvoie dos à dos la flottille civile et la marine israélienne. Cette double position italienne - condamnation politique au sommet, prudence diplomatique au niveau ministériel - illustre les tensions internes de plusieurs gouvernements européens.
Madrid, plus univoque, a convoqué la chargée d’affaires de l’ambassade d’Israël [49]. Paris s’en est tenu à une demande d’assistance consulaire pour les ressortissants détenus, sans condamnation publique. Bruxelles, au moment où nous écrivons, n’a pas pris position. Le règlement intérieur du Conseil de l’Union européenne exige l’unanimité sur les sanctions de politique étrangère, ce qui suffit en pratique à neutraliser toute condamnation collective contraignante. Résultat: ce sont les chancelleries nationales qui parlent - quand elles parlent.
La Turquie, hors UE, a parlé de « violation de la liberté de navigation en haute mer » et fait état de 20 ressortissants turcs détenus [64][65]. Aucune source consultée ne mentionne de réaction officielle de Washington, alors même que Michael Fix, l’un des sept Irlandais détenus, est aussi citoyen américain [60].
Le contexte des communiqués israéliens
Le ministère israélien des Affaires étrangères a qualifié la flottille de « PR stunt » [66], publiant une vidéo censée montrer des préservatifs et de la drogue trouvés à bord [67]. Le Conseil de la paix, organisme proche du gouvernement, a parlé d’un « activisme façon La Croisière s’amuse » [68]. Selon les organisateurs, la flottille transportait nourriture, lait infantile, fournitures scolaires et médicaments [69].
Sur la chronologie du blocus, les sources divergent et il faut arbitrer. Le blocus terrestre de la bande de Gaza date de 2007, après la prise de pouvoir du Hamas [70][71]. Le blocus maritime stricto sensu, lui, a été formalisé en janvier 2009 [21]. Quand Amnesty International parle de « 18 ans de blocus » [72][73], c’est au premier qu’elle renvoie. Dans les deux cas, le régime s’est durci depuis octobre 2023 [74], et Israël a imposé un blocus total entre mars et mai 2025 [75]. Pour Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International [76], « cette interception ne vise pas seulement à bloquer l’aide; c’est un acte d’intimidation délibéré destiné à punir et à réduire au silence les personnes qui critiquent le génocide israélien et le blocus illégal de Gaza » [77].
Pourquoi à 1 000 km?
Israël a intercepté en haute mer, à plus de 1 000 km de ses côtes [2], des navires civils battant pavillons étrangers, transportant 211 militants de 48 délégations [9]. La distance est juridiquement déterminante. Aucun argument de défense rapprochée ne tient à 1 000 km, et les articles 110 et 111 de la convention de Montego Bay [24] n’offrent aucune base légale à une telle opération. Reste le blocus. Le Manuel de San Remo autorise l’arraisonnement en haute mer si le blocus est conforme au droit des conflits armés [31]. Encore faut-il que le blocus lui-même le soit. La CIJ, en juillet 2024, a jugé l’occupation illégale [35]. Ce qui pose, en cascade, la question de la légalité des mesures qui en découlent.
La suite
Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar [78] a annoncé que les militants seraient déposés sur une plage grecque [79], remerciant Athènes pour sa coopération [80]. Les bateaux restants, ancrés près de la Crète à cause de tempêtes, devaient reprendre leur route [81]. Le contexte humanitaire à Gaza, lui, ne s’allège pas: depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025 [82], l’armée israélienne contrôle environ la moitié du territoire, le Hamas le reste [83]. La guerre déclenchée par l’attaque du 7 octobre 2023 [84] a fait 1 221 morts côté israélien [85]. Le bilan palestinien, à l’automne 2025, est rapporté à plusieurs dizaines de milliers de morts par le ministère de la Santé de Gaza, dont les chiffres sont relayés par les Nations unies.
► Lire aussi: Gaza: où en est le cessez-le-feu d'octobre
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (85)
« la flottille Sumud se trouvait près de l’île grecque de Crète »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« la flottille Sumud se trouvait près de l’île grecque de Crète, à plus de 1 000 kilomètres d’Israël, lorsqu’elle a été interceptée. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« Au total, 21 des 58 navires ont été interceptés, selon des sources sécuritaires. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« La quarantaine de bateaux, avec à leur bord plus de 500 personnes »
rtbf.be ↗ ↩
« Barcelone en Espagne »
liberation.fr ↗ ↩
« partis ces dernières semaines de Marseille en France »
liberation.fr ↗ ↩
« Syracuse en Italie »
liberation.fr ↗ ↩
« près de 175 activistes provenant de plus de 20 bateaux de la ‘flottille des préservatifs’ se dirigent désormais pacifiquement vers Israël »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« Les organisateurs ont avancé un bilan différent, évoquant 211 militants issus de 48 délégations, dont 15 Français, selon le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« 211 militants issus de 48 délégations, dont 15 Français, selon le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« parmi lesquels figurent la conseillère communiste de Paris Raphaëlle Primet »
liberation.fr ↗ ↩
« Crete is more than 800km from Israel. »
irishtimes.com ↗ ↩
« The vessels were seized by Israel hundreds of miles from Gaza, said the organisers, Sumud Flotilla. »
rte.ie ↗ ↩
« "We were over 1,000 miles from Gazan territory or waters, so although those on board had prepared themselves for the possibility of illegal interception it was certainly not something we were expecting to begin, so close to Greece, to Crete and in clear violation of international law, yet again." »
rte.ie ↗ ↩
« à 12 milles nautiques des côtes de Gaza »
rtbf.be ↗ ↩
« c’est-à-dire à quelque 22 km en mer »
rtbf.be ↗ ↩
« a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Oren Marmorstein. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« « En raison du grand nombre d’embarcations, du risque d’escalade et de la nécessité d’empêcher la violation d’un blocus légal, une action précoce s’imposait, conformément au droit international », a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Oren Marmorstein. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« « L’opération a été menée dans les eaux internationales, pacifiquement, sans faire de victime », a-t-il ajouté. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« the flotilla had "actively attempted to block an Israeli merchant vessel." »
nytimes.com ↗ ↩
« Israel imposed a maritime blockade on Gaza in January 2009 during a military offensive against Hamas »
nytimes.com ↗ ↩
« The United Nations described Israel’s naval blockade in a 2011 report as a legitimate security measure in order to prevent weapons from entering Gaza by sea. »
nytimes.com ↗ ↩
« comme l’édicte le Manuel de San Remo adopté en 1994 »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« La convention des Nations Unies sur le droit de la mer, dite de « Montego Bay » (1982) »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« jusqu’à 12 milles à partir du rivage, c’est la « mer territoriale » sur lequel l’État exerce une souveraineté juridique »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« Il peut exister une « zone contiguë » (jusqu’à 12 milles après la fin de la mer territoriale, donc 24 milles maximum du rivage) »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« Après, et jusqu’à 200 milles nautiques, il peut exister une zone économique exclusive (ZEE) pour l’État côtier. »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« « Les ZEE ne sont pas des zones de souveraineté, explique Nathalie Ros, professeur de droit public à l’université de Tours et spécialiste du droit international de la mer. »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« « Les ZEE ne sont pas des zones de souveraineté, explique Nathalie Ros, professeur de droit public à l’université de Tours et spécialiste du droit international de la mer. L’État n’a que des droits souverains sur les ressources et pas sur la zone elle-même; en d’autres termes pour tout ce qui n’est pas économique (pêche, exploitation des énergies et des minerais, des fossiles) ou environnemental, comme par exemple la navigation, le régime juridique applicable en ZEE est celui de la haute mer (l »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« « Le blocus peut être une exception pour arraisonner un navire en haute mer, mais il faut qu’il soit conforme au droit des conflits armés », développe Kiara Neri, professeur de droit international et directrice du centre de droit international de l’Université Jean Moulin Lyon 3. »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« « Le blocus peut être une exception pour arraisonner un navire en haute mer, mais il faut qu’il soit conforme au droit des conflits armés » »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« Il est donc interdit « s’il a pour unique objectif d’affamer la population civile ou de lui interdire l’accès aux autres biens à sa survie » »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« « si les dommages causés à la population civile sont, ou si on peut prévoir qu’ils seront, excessifs par rapport à l’avantage militaire et direct attendu » (article 102 du Manuel de San Remo). »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« En juillet 2024, la Cour internationale de justice a statué que l'occupation des territoires palestiniens par Israël était «illégale» »
slate.fr ↗ ↩
« l'occupation des territoires palestiniens par Israël était «illégale» »
slate.fr ↗ ↩
« déjà en mai 2010, une flottille pour Gaza (Avec le navire Mavi Marmara) »
rtbf.be ↗ ↩
« Des commandos israéliens ont abordé l'un des navires qui la composaient, le Mavi Marmara, battant pavillon turc »
slate.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Slate écrit que le Mavi Marmara battait pavillon turc, mais en réalité le navire battait pavillon des Comores au moment de l'interception de mai 2010 (point juridiquement important au regard du droit du pavillon). ↩
« Avec le navire Mavi Marmara »
rtbf.be ↗ ↩
« interception qui avait fait 9 morts parmi les passagers »
rtbf.be ↗ ↩
« ce qui a donné lieu à une violente confrontation qui s'est soldée par la mort de dix militants »
slate.fr ↗ ↩
« ce qui n’a pas empêché Israël d’avoir stoppé deux navires l’été dernier »
rtbf.be ↗ ↩
« C’était le cas des voiliers Madleen et Handala, en juin et en juillet derniers »
rtbf.be ↗ ↩
« C’était le cas des voiliers Madleen et Handala, en juin et en juillet derniers »
rtbf.be ↗ ↩
« l'eurodéputée Rima Hassan »
slate.fr ↗ ↩
« L’armée israélienne a arrêté 211 militants de la «flottille pour Gaza» »
liberation.fr ↗ ↩
« quinze Français font partie des personnes arrêtées »
liberation.fr ↗ ↩
« Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a appelé à la libération de ces militants pro-palestiniens »
liberation.fr ↗ ↩
« J’ai demandé au ministre des Affaires étrangères (Jean-Noël Barrot) d’intervenir immédiatement pour leur libération »
liberation.fr ↗ ↩
« l’Espagne a condamné beaucoup plus fermement l’arraisonnement par l’armée israélienne [.] La chargée d’affaires de l’ambassade d’Israël en Espagne a été convoquée en urgence »
liberation.fr ↗ ↩
« Spanish prime minister Pedro Sánchez [.] described the seizure of the vessels as “unlawful” »
irishtimes.com ↗ ↩
« Spanish prime minister Pedro Sánchez and the Italian prime minister Giorgia Meloni described the seizure of the vessels as “unlawful” »
irishtimes.com ↗ ↩
« Seven Irish citizens are being held by Israel after boats from the flotilla were intercepted in international waters off Crete on Wednesday, said the flotilla organisers. »
irishtimes.com ↗ ↩
« These detainees are among the 22 Irish, aged between their 20s and 70s, according to the organisers, on the flotilla. »
irishtimes.com ↗ ↩
« Ó Brolcháin, from south Dublin, is a sailor with more than 50 years of experience at sea. »
irishtimes.com ↗ ↩
« Martin Guilfoyle, originally from Clare but now based in the UK, is the uncle of the Co Clare Sinn Féin councillor Tommy Guilfoyle. »
irishtimes.com ↗ ↩
« Byrne is from north Kildare »
irishtimes.com ↗ ↩
« Murphy is from Finglas. »
irishtimes.com ↗ ↩
« The Irish citizens who were taken have been named as Catriona Graham, Fiacc O’Brolchain, Robert Murphy, Colm Byrne, Martin Guilfoyle, Michael Fix and John Connellan. »
irishtimes.com ↗ ↩
« The Irish citizens who were taken have been named as Catriona Graham, Fiacc O’Brolchain, Robert Murphy, Colm Byrne, Martin Guilfoyle, Michael Fix and John Connellan. »
irishtimes.com ↗ ↩
« Fix is an American and Irish citizen with family from Galway and Mayo. He was previously detained by Israel on the 2025 Freedom Flotilla with Swedish activist Greta Thunberg and released on October 7th. »
irishtimes.com ↗ ↩
« The Minister for Justice has condemned the seizure of the boats [.] said Helen McEntee on Friday. »
irishtimes.com ↗ ↩
« “I condemn the seizure of vessels participating in the Sumud Flotilla in international waters off the coast of Greece,” said Helen McEntee on Friday. “I call on the Israeli authorities to immediately release all Irish citizens detained during this operation, to uphold their obligations under international law, and to guarantee the safety and welfare of all those on board.” »
irishtimes.com ↗ ↩
« called for “full respect of international law” and avoidance of “irresponsible actions” »
irishtimes.com ↗ ↩
« At least 20 Turkish nationals were among those detained, according to news reports. »
nytimes.com ↗ ↩
« "This act of aggression further represents a breach of the principle of freedom of navigation on the high seas," the Turkish foreign ministry said in a statement. »
nytimes.com ↗ ↩
« The Israeli foreign ministry described the flotilla as "a PR stunt" and "a provocation without humanitarian aid" in a statement on social media. »
nytimes.com ↗ ↩
« Le ministère des Affaires étrangères a publié une vidéo montrant que des « préservatifs et de la drogue » auraient été trouvés à bord de l’un des navires interceptés. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« « La ‘flottille’ en route vers Gaza n’est qu’une mise en scène activiste de type La Croisière s’amuse, qui est menée par des personnes qui ne connaissent rien à la situation des Gazaouis et qui s’en soucient encore moins. Il est de mauvais goût de tirer profit de la misère des gens pour se faire une image sur les réseaux sociaux », a indiqué le post. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« The group said it was delivering "large-scale humanitarian aid, including food, baby formula, school supplies, and medicine" »
nytimes.com ↗ ↩
« le blocus cruel qu’il impose à la bande de Gaza depuis 2007 »
amnesty.org ↗ ↩
« the Islamic militant group that seized control of Gaza in 2007 after ousting the Western-backed Palestinian Authority »
nytimes.com ↗ ↩
« le blocus qui étouffe depuis 18 ans la bande de Gaza »
amnesty.org ↗ ↩
« Ce blocus est instauré depuis 18 ans »
rtbf.be ↗ ↩
« qu’il a fortement durci depuis octobre 2023 »
amnesty.org ↗ ↩
« un blocus total pendant deux mois entre mars et mai 2025. »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, a déclaré »
amnesty.org ↗ ↩
« Cette interception ne vise pas seulement à bloquer l’aide; c’est un acte d’intimidation délibéré destiné à punir et à réduire au silence les personnes qui critiquent le génocide israélien et le blocus illégal de Gaza. »
amnesty.org ↗ ↩
« Israeli Foreign Minister Gideon Saar wrote on X, thanking the Greek government "for its willingness to receive the flotilla participants." »
rte.ie ↗ ↩
« On Thursday evening, Israel’s foreign minister, Gideon Saar, said in a social media post that the activists, who had been transferred from the flotilla boats to an Israeli vessel, would be dropped off on "a Greek beach in the coming hours." »
nytimes.com ↗ ↩
« "We thank the Greek government for its willingness to receive the flotilla participants," Mr. Saar added. »
nytimes.com ↗ ↩
« The remaining boats are anchored near Crete at present due to stormy conditions and are expected to resume their journey next week. »
irishtimes.com ↗ ↩
« Depuis le cessez-le-feu précaire entré en vigueur en octobre »
liberation.fr ↗ ↩
« The Israeli military controls about half of the territory and Hamas controls the rest of the enclave, including the area along the coast. »
nytimes.com ↗ ↩
« la guerre dévastatrice déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste sur le sol israélien le 7 Octobre 2023 »
liberation.fr ↗ ↩
« L’attaque du 7 Octobre a fait 1 221 morts, en grande majorité des civils, du côté israélien »
liberation.fr ↗ ↩
Sources
- Israel: Detained flotilla activists to be taken to Greece
- Seven Irish citizens held by Israel after Gaza aid flotilla intercepted in international waters
- Israel Intercepts Aid Flotilla Heading to Breach Naval Blockade of Gaza
- Seven Irish citizens ‘kidnapped’ after Gaza flotilla intercepted, organisers say
- L’interception illégale de la flottille mondiale Sumud par Israël montre la détermination de ce pays à continuer d’affamer délibérément la population palestinienne de Gaza
- Selon le droit international, Israël pouvait-il intercepter la flottille humanitaire pour Gaza?
- Flottille pour Gaza : Israël intercepte 21 des 58 navires à des centaines de km des côtes
- L’interception par Israël de la Flottille humanitaire vers Gaza est-elle conforme au droit international ?
- Gaza : Israël avait-il le droit d’intercepter les bateaux de la Global Sumud Flotilla ?
- La «flottille pour Gaza» interceptée par Israël loin de ses côtes, plus de 200 militants arrêtés dont quinze Français et une élue de Paris
