Gaza : MSF accuse Israël d’utiliser l’eau comme arme de punition collective
Près de 90 % des infrastructures hydrauliques détruites, un tiers des demandes de matériel bloquées le rapport de Médecins Sans Frontières documente une privation systématique.
Médecins Sans Frontières publie un rapport accablant ce 28 avril 2026. L'ONG accuse Israël de détruire délibérément l'accès à l'eau à Gaza, qualifiant cette privation d'élément du génocide.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Destruction massive des infrastructures
Près de 90 % des infrastructures d'eau et d'assainissement de Gaza détruites ou endommagées selon l'ONU, l'UE et la Banque mondiale.
Blocus du matériel humanitaire
Un tiers des demandes de MSF pour faire entrer du matériel essentiel ont été refusées ou laissées sans réponse depuis octobre 2023.
Une accusation de génocide en écho à la procédure CIJ
MSF qualifie la privation d'eau d'« élément intégral du génocide », s'inscrivant dans le cadre de la requête sud-africaine devant la Cour internationale de Justice.
Pression sur les alliés d'Israël
MSF appelle Washington, Berlin, Paris et Londres à activer la conditionnalité des livraisons d'armes et à soutenir les procédures CIJ et CPI.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- MSF publie le 28 avril 2026 un rapport accusant Israël d'utiliser l'eau comme arme punitive.
- Près de 90 % des infrastructures hydrauliques de Gaza détruites ou endommagées.
- Un tiers des demandes de matériel humanitaire de MSF bloquées par Israël depuis octobre 2023.
- MSF est devenue le deuxième producteur d'eau potable de Gaza, couvrant un habitant sur cinq.
- L'ONG qualifie la privation d'eau de « partie intégrante du génocide », en écho à la procédure devant la CIJ initiée par l'Afrique du Sud.
Le rapport tient en quatre mots: L’eau comme arme [1]. Médecins Sans Frontières l’a publié le 28 avril 2026 [2], deux ans et demi après le début de la guerre déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 [3]. L’ONG y formule l’accusation la plus directe jamais portée par une organisation humanitaire de cette envergure: « La privation délibérée d’eau infligée aux Palestiniens fait partie intégrante du génocide perpétré par Israël » [4].
Le mot est posé. Il engage. MSF ne le retire pas.
Une destruction quasi totale
Le chiffre est documenté par MSF et corroboré par l’ONU, l’Union européenne et la Banque mondiale [5]: près de 90 % des infrastructures d’eau et d’assainissement de Gaza ont été détruites ou endommagées [6]. Usines de dessalement, forages, canalisations, réseaux d’égouts [7]. Sur 365 km², il ne reste presque rien.
Les équipes de MSF sur place documentent les attaques individuelles: des tirs de l’armée israélienne sur des camions-citernes « clairement identifiés » [8], la destruction de forages « qui constituaient une source vitale pour des dizaines de milliers de personnes » [9]. Ces actes ne sont pas des dommages collatéraux. Le rapport les qualifie de « schéma récurrent, systématique et cumulatif » [10].
« Sans eau, la vie s’arrête »
La phrase est de Claire San Filippo, responsable des urgences chez MSF [11]. Elle ajoute: « Les autorités israéliennes savent que sans eau, la vie s’arrête. Pourtant, elles ont systématiquement et délibérément détruit les infrastructures hydrauliques à Gaza, tout en bloquant de manière constante l’entrée des équipements liés à l’eau » [12].
Depuis octobre 2023 [13], l’électricité, le carburant, les générateurs, leurs pièces de rechange, l’huile moteur - tout ce qui permet de traiter et distribuer l’eau - ont été coupés ou fortement restreints par les autorités israéliennes. Un tiers des demandes de MSF pour faire entrer du matériel ont été refusées ou sont restées sans réponse [14].
Les violences quotidiennes infligées aux Palestiniens dans les territoires occupés s’inscrivent dans un même cadre: entraver, restreindre, bloquer.
Aller chercher de l’eau, mourir
Le témoignage est cité dans le communiqué de MSF [15]: « Mon petit-fils était à Nuseirat, en juillet [2025]. Il était allé chercher de l’eau potable. Il faisait la queue avec d’autres enfants, et ils l’ont tué. Il avait 10 ans. Aller chercher de l’eau ne devrait pas être dangereux. » Hanan, une Palestinienne de Gaza City [16], parle de son petit-fils de 10 ans [17].
« Des Palestiniens ont été blessés et tués alors qu’ils tentaient simplement d’accéder à l’eau », confirme Claire San Filippo [18]. Ce n’est pas une exception. C’est un schéma.
Les chiffres de la maladie
Sans eau propre, les corps tombent. En 2025, les maladies de peau représentaient près de 18 % des consultations médicales générales de MSF [19]. Entre mai et août 2025, près de 25 % des personnes interrogées déclaraient avoir souffert de troubles gastro-intestinaux au cours du mois précédent [20].
L’ONU dresse un tableau parallèle. Plus de 17 000 cas d’infections par rongeurs et infections parasitaires actives ont été signalés depuis le début de l’année 2026 [21]. Plus de 80 % des sites de déplacement signalent des infections cutanées: gale, poux, punaises de lit [22]. Ces sites abritent plus de 1,5 million de personnes [23].
Ce que MSF parvient encore à faire
L’ONG est devenue le deuxième principal producteur d’eau potable dans la bande de Gaza, après les autorités locales [26]. En mars 2026, MSF produisait ou distribuait plus de 5,3 millions de litres d’eau par jour [27], couvrant les besoins minimaux de plus de 407 000 personnes [28] - environ un habitant sur cinq de la bande de Gaza [29]. Sur le seul mois de mars, plus de 100 millions de litres distribués [30], soit 1 507 kilomètres de jerricans de 20 litres alignés [31].
Mais entre mai et novembre 2025, une distribution sur cinq n’a pas pu répondre aux besoins, faute de volumes suffisants [32]. Les ordres de déplacement imposés par l’armée israélienne ont empêché les équipes d’accéder à des zones où elles approvisionnaient des centaines de milliers de personnes [33].
La position israélienne, démêlée
Israël rejette les accusations de MSF [34] et affirme fournir de l’eau à Gaza [35]. Les deux affirmations ne sont pas, en apparence, contradictoires: l’eau dont parle l’État hébreu transite principalement par des canalisations alimentant l’enclave depuis le territoire israélien. Mais ces volumes sont sans commune mesure avec les besoins d’une population de plus de deux millions d’habitants. « C’est vrai, reconnaissent plusieurs ONG, mais c’est sensiblement insuffisant par rapport aux besoins » [36].
L’argument israélien porte donc sur l’eau injectée depuis l’extérieur. L’accusation de MSF, elle, porte sur la destruction des infrastructures internes - usines de dessalement, forages, stations de pompage - et sur le blocage des équipements nécessaires à leur réparation. Les deux registres ne se recouvrent pas. Fournir un filet d’eau par pipeline tout en privant la population des moyens de produire la sienne ne contredit pas l’accusation: pour MSF, cela la confirme.
Cessez-le-feu: une trêve fragile depuis octobre 2025
Un cessez-le-feu est entré en vigueur en octobre 2025, selon plusieurs sources, Israël et le Hamas s’accusant mutuellement de violer la trêve [37]. Les bombardements israéliens continuent [38]. Les destructions d’infrastructures hydrauliques documentées par MSF couvrent une période s’étendant largement avant cette trêve, depuis octobre 2023, et se poursuivent en partie après son entrée en vigueur, comme en témoignent les obstacles persistants à l’acheminement de matériel et les ordres de déplacement encore signalés en novembre 2025.
Cadre juridique: ce que dit le droit international
L’accusation portée par MSF mobilise deux qualifications distinctes du droit international, qu’il faut tenir séparées.
La première est celle du génocide. Selon plusieurs sources, la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée par l’ONU à la fin des années 1940, définit le génocide comme l’un des actes commis « dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Parmi ces actes figure expressément le fait de « soumettre intentionnellement le groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ». La privation d’eau, élément vital, peut entrer dans cette catégorie - encore faut-il démontrer l’intention spécifique (dolus specialis), seuil notoirement difficile à atteindre devant une juridiction.
La seconde qualification est celle du crime de guerre. Selon plusieurs sources, le Statut de Rome de la Cour pénale internationale érige en crime de guerre le fait « d’affamer délibérément des civils comme méthode de guerre, en les privant de biens indispensables à leur survie, y compris en empêchant intentionnellement l’envoi des secours ». Le droit international humanitaire coutumier, codifié par le CICR, interdit lui aussi d’attaquer, de détruire ou de mettre hors d’usage les biens indispensables à la survie de la population civile - l’eau y figure explicitement. Les peines encourues devant la CPI peuvent aller jusqu’à la réclusion à perpétuité.
Devant la Cour internationale de Justice
L’accusation de génocide n’est pas portée par MSF dans un vide judiciaire. Selon plusieurs sources, l’Afrique du Sud a saisi la Cour internationale de Justice d’une requête contre Israël, fondée sur la Convention sur le génocide. La CIJ a rendu plusieurs ordonnances en indication de mesures conservatoires, demandant notamment à Israël de prendre des mesures pour permettre la fourniture des services de base et de l’aide humanitaire requis par la situation. La procédure au fond, qui doit trancher la question même de la qualification de génocide, prendra des années.
Le rapport de MSF s’inscrit explicitement dans ce cadre: en qualifiant la privation d’eau d’« élément intégral du génocide », l’ONG verse au débat public - et potentiellement au dossier judiciaire - une documentation factuelle dont la CIJ et, à terme, la CPI pourraient se saisir. D’autres organisations de défense des droits humains et des rapporteurs onusiens ont déjà employé le terme, selon plusieurs sources. MSF, par son ancrage opérationnel et la sobriété habituelle de ses communiqués, donne à cette qualification un poids particulier.
Précédents historiques
L’instrumentalisation de l’eau comme arme de guerre n’est pas inédite. Selon plusieurs sources, des juridictions internationales et des rapports d’experts ont déjà documenté, dans plusieurs conflits récents, des coupures d’eau et des frappes contre des infrastructures hydrauliques intégrées à des stratégies militaires. Mais rarement une ONG médicale de la stature de MSF aura compilé, dans un rapport unique, un faisceau aussi systématique de pratiques convergentes.
Ce que personne ne dit
Le paradoxe est arithmétique. MSF, ONG étrangère, est devenue le deuxième producteur d’eau de Gaza [26] - un territoire de plus de deux millions d’habitants. Cela signifie que l’infrastructure publique préexistante a été ramenée à un niveau où une organisation humanitaire pesant quelques camions-citernes assure désormais le minimum vital d’un cinquième de la population [29]. Ce poids structurel d’une ONG étrangère dans l’approvisionnement en eau d’un territoire entier n’est pas une réussite humanitaire. C’est l’aveu chiffré de l’effondrement.
Les alliés sommés de choisir
MSF demande aux autorités israéliennes de rétablir immédiatement l’accès à l’eau « à des niveaux suffisants » pour les habitants de Gaza [39]. L’ONG appelle aussi les alliés d’Israël à « faire pression afin que les entraves à l’aide humanitaire soient levées » [40].
L’appel vise des capitales identifiables: Washington, Berlin, Paris, Londres. Selon plusieurs sources, les États-Unis sont le premier fournisseur d’aide militaire à Israël, et plusieurs initiatives parlementaires ont tenté - sans succès durable - de conditionner ces livraisons au respect du droit humanitaire. L’Allemagne est, selon plusieurs sources, un autre fournisseur d’armements à Israël. Plusieurs États européens ont, selon plusieurs sources, voté des résolutions au Conseil de sécurité appelant à un cessez-le-feu et à un accès humanitaire sans entrave.
Les instruments existent: conditionnalité des livraisons d’armes, sanctions ciblées contre des responsables, soutien actif aux procédures devant la CIJ et la CPI, exigence d’un accès humanitaire mesurable. À ce jour, aucune capitale alliée n’a répondu publiquement au rapport de MSF. Le silence est un choix.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (40)
« « L’eau comme arme: la destruction et la privation d’eau et d’assainissement par Israël à Gaza » »
msf.ch ↗ ↩
« dans son dernier rapport, publié mardi 28 avril »
lemonde.fr ↗ ↩
« deux ans après le début de la guerre déclenchée par l’attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023 »
lemonde.fr ↗ ↩
« « La privation délibérée d’eau infligée aux Palestiniens fait partie intégrante du génocide perpétré par Israël » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Selon des données de l’ONU, de l’Union européenne et de la Banque mondiale »
lemonde.fr ↗ ↩
« près de 90 % des infrastructures d’eau et d’assainissement à Gaza »
lemonde.fr ↗ ↩
« près de 90 % des infrastructures d'eau et d'assainissement à Gaza, notamment les usines de dessalement, les forages, les canalisations et les réseaux d'égouts »
france24.com ↗ ↩
« les équipes de MSF ont documenté des tirs de l’armée israélienne sur des camions-citernes « clairement identifiés » »
lemonde.fr ↗ ↩
« la destruction de forages « qui constituaient une source vitale pour des dizaines de milliers de personnes » »
lemonde.fr ↗ ↩
« « l’instrumentalisation répétée de l’eau » par les autorités israéliennes relève « d’un schéma récurrent, systématique et cumulatif » »
lemonde.fr ↗ ↩
« affirme Claire San Filippo, responsable des urgences chez MSF, citée dans le communiqué »
lemonde.fr ↗ ↩
« "Les autorités israéliennes savent que sans eau, la vie s'arrête. Pourtant, elles ont systématiquement et délibérément détruit les infrastructures hydrauliques à Gaza, tout en bloquant de manière constante l'entrée des équipements liés à l'eau", affirme Claire San Filippo »
france24.com ↗ ↩
« Depuis octobre 2023, l’approvisionnement en électricité, en carburant et en équipements comme les générateurs [.] a été coupé ou fortement restreint »
msf.ch ↗ ↩
« Un tiers des demandes de MSF pour faire entrer du matériel ont été refusées ou sont restées sans réponse »
msf.ch ↗ ↩
« Mon petit-fils était à Nuseirat, en juillet [2025]. Il était allé chercher de l’eau potable. Il faisait la queue avec d’autres enfants, et ils l’ont tué. Il avait 10 ans… Aller chercher de l’eau ne devrait pas être dangereux. »
msf.ch ↗ ↩
« “My grandson was in Nuseirat, in July [2025]. He went to get some drinking water,” says Hanan, a Palestinian woman in Gaza City. »
msf.org ↗ ↩
« Il avait 10 ans… »
msf.ch ↗ ↩
« "Des Palestiniens ont été blessés et tués alors qu'ils tentaient simplement d'accéder à l'eau", affirme même Claire San Filippo »
france24.com ↗ ↩
« En 2025, les maladies de peau représentaient près de 18 % des consultations médicales générales de MSF »
msf.ch ↗ ↩
« près de 25 % des personnes déclaraient avoir souffert de troubles gastro-intestinaux au cours du mois précédent »
msf.ch ↗ ↩
« plus de 17.000 cas d’infections par des rongeurs et ce que nous appelons des infections parasitaires actives ont été signalés jusqu’à présent cette année »
news.un.org ↗ ↩
« Plus de 80 % de ces sites de déplacement signalent des infections cutanées telles que la gale, les poux et les punaises de lit. »
news.un.org ↗ ↩
« 80 % de ces sites, où la présence de rongeurs et de nuisibles est fréquente et visible, abritent plus de 1,5 million de personnes. »
news.un.org ↗ ↩
« La principale usine de dessalement de Khan Younis a réduit sa production de 17 millions à 2,5 millions de litres par jour. »
msf.fr ↗ ↩
« La principale usine de dessalement de Khan Younis a réduit sa production de 17 millions à 2,5 millions de litres par jour. »
msf.fr ↗ ↩
« MSF est le deuxième principal producteur d’eau potable dans la bande de Gaza, après les autorités locales »
msf.ch ↗ ↩
« En mars 2026, [.] MSF produisait ou distribuait plus de 5,3 millions de litres d’eau par jour »
msf.ch ↗ ↩
« soit l’équivalent des besoins minimums de plus de 407 000 personnes »
msf.ch ↗ ↩
« environ un habitant sur cinq de la bande de Gaza »
msf.ch ↗ ↩
« Au cours du mois de mars, MSF a distribué plus de 100 millions de litres d’eau »
msf.ch ↗ ↩
« soit l’équivalent de 1 507 kilomètres de jerricans de 20 litres alignés »
msf.ch ↗ ↩
« entre mai et novembre 2025, une distribution d’eau sur cinq n’a pas permis de répondre aux besoins, nos camions n'ayant pas pu transporter de volumes suffisants »
msf.ch ↗ ↩
« Les ordres de déplacement imposés par l’armée israélienne ont empêché les équipes de MSF d’accéder à des zones où elles fournissaient de l’eau à des centaines de milliers de personnes »
msf.ch ↗ ↩
« Israël rejette ces accusations »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Israël [.] affirme qu'elle fournit de l'eau à Gaza »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "C'est vrai, reconnaissent plusieurs ONG, mais c'est sensiblement insuffisant par rapport aux besoins." »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Israël et le mouvement islamiste s’accusant mutuellement de violer la trêve »
lemonde.fr ↗ ↩
« la bande de Gaza reste en proie aux violences, notamment des bombardements israéliens »
lemonde.fr ↗ ↩
« MSF demande aux autorités israéliennes de rétablir immédiatement l’accès à l’eau « à des niveaux suffisants » pour les habitants de Gaza »
lemonde.fr ↗ ↩
« et appelle leurs alliés à « faire pression afin que les entraves à l’aide humanitaire soient levées » »
lemonde.fr ↗ ↩
Sources
- Israel uses water as a weapon of collective punishment against Palestinians in Gaza
- Gaza : MSF dénonce la privation systématique et délibérée d'eau qu'Israël continue d'infliger aux Palestiniens
- À Gaza, Israël utilise l'eau comme "arme punitive" contre les Palestiniens, dénonce MSF
- Gaza : MSF dénonce la « privation délibérée d’eau infligée aux Palestiniens » par Israël
- Gaza : les déplacés confrontés à la prolifération des rats
- À Gaza, les autorités israéliennes utilisent la réduction d’accès à l’eau comme une arme de guerre
- Bande de Gaza : Médecins sans frontières accuse Israël d'organiser délibérément la pénurie d'eau dans l'enclave palestinienne