French Bee : les pilotes en grève reconductible du 13 au 18 mai, l’Outre-mer sous tension
Deuxième mouvement social en un mois chez la low-cost du groupe Dubreuil, sur fond de salaire minimum gelé depuis deux ans et de proposition patronale chiffrée à 0% réel.
Le SNPL appelle les pilotes de French Bee à cesser le travail du 13 au 18 mai 2026, en pleine montée en charge vers La Réunion. Salaires gelés depuis deux ans, augmentation réelle proche de 0% la rupture est consommée.
- Préavis de grève reconductible du 13 au 18 mai 2026 déposé par le SNPL.
- Salaire minimum gelé depuis deux ans, contrairement à Air Caraïbes du même groupe.
- Proposition de la direction évaluée à 0% d'augmentation réelle par les pilotes.
- French Bee maintient les vols des 13 et 14 mai, l'au-delà reste incertain.
- Deuxième mouvement social en un mois, après celui des PNC en avril.
- Vols vers Papeete pas de règlement européen, seul le droit français s'applique.
Les pilotes de French Bee ont déposé un préavis de grève reconductible couvrant la période du mercredi 13 au lundi 18 mai 2026 [1], à l’appel de la section French Bee du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) [2]. Le communiqué est daté du 12 mai 2026 [3]. C’est le deuxième mouvement social en un mois dans la compagnie low-cost long-courrier du groupe Dubreuil [4], après celui des personnels navigants commerciaux, finalement levé après l’obtention d’avancées dans le cadre des NAO [5].
La direction a confirmé qu’« un préavis de grève a été déposé par une organisation représentative du personnel » [6] et dit « demeurer pleinement engagée dans la poursuite du dialogue avec les représentants du personnel » [7]. Elle annonce dans le même temps que son programme de vols des 13 et 14 mai est maintenu normalement [8]. Au-delà, c’est l’inconnu: le préavis est reconductible.
Un salaire minimum gelé pendant que la compagnie sœur progresse
Le cœur du conflit est chiffré. Selon le SNPL, depuis la création de la compagnie en 2016 [9], les pilotes n’ont bénéficié « d’aucune revalorisation salariale structurelle significative » [10]. Le salaire minimum est « gelé depuis deux ans » [11], contrairement à celui d’Air Caraïbes, la compagnie sœur du même groupe Dubreuil [12]. Le calcul est simple: deux compagnies, un actionnaire, deux trajectoires salariales.
La proposition de la direction lors des négociations annuelles obligatoires 2026 [13] se traduirait, pour la majorité des pilotes, par « une augmentation réelle proche de 0% » [14]. Le SNPL juge cette offre « inacceptable l’érosion continue du pouvoir d’achat et de l’absence de revalorisation des rémunérations » [15]. La consultation interne a entériné le rejet: les pilotes ont « refusé massivement » la proposition [16].
Heures de vol en baisse, charge de travail intacte
Le malaise dépasse la seule grille salariale. Le SNPL dénonce « une réduction des heures de vol sans diminution proportionnelle de la charge de travail » [18]: double peine, puisque la rémunération est indexée sur les heures de vol. pire, « la progression de carrière est indexée exclusivement sur les heures de vol et non sur l’ancienneté » [19], contrairement aux pratiques habituelles des compagnies françaises. En clair, moins de vols payés et carrière qui ralentit, pour une activité opérationnelle inchangée.
Le syndicat rappelle que les pilotes ont travaillé « sans relâche pendant la période de sous-effectif et de forte reprise de l’activité » [20]. Investissement non récompensé, selon le SNPL. La formule du communiqué est sèche: il est « plus que temps d’avancer, tous, ensemble » [21].
Ce que dit le Code du travail - et la loi de 2012 sur le service aérien
Le cadre juridique du conflit n’est pas qu’une question de rapport de forces. L’article L.2242-1 du Code du travail impose à tout employeur d’une entreprise dotée d’une représentation syndicale d’engager chaque année une négociation sur les salaires effectifs, la durée du travail et le partage de la valeur ajoutée. L’obligation est de moyens, pas de résultat: l’employeur doit négocier de bonne foi, mais rien ne le contraint à céder. Une carence pure et simple expose toutefois à des sanctions pénales et à la suppression de certaines exonérations de cotisations. La direction de French Bee s’inscrit donc dans ce cadre lorsqu’elle dit « demeurer pleinement engagée dans la poursuite du dialogue » [7]: elle coche la case procédurale.
Côté grévistes, la loi du 19 mars 2012 relative à l’organisation du service et à l’information des passagers dans les entreprises de transport aérien - dite loi Diard - encadre strictement l’exercice du droit de grève. Elle impose à chaque salarié dont l’absence affecte directement la réalisation des vols de se déclarer individuellement gréviste au moins 48 heures avant le début de son action. C’est cette obligation qui permet aux compagnies d’anticiper, et explique le maintien annoncé du programme des 13 et 14 mai [8]: la direction connaît, à ce stade, ses effectifs disponibles.
Le décalage avec Air France saute aux yeux
Le contraste avec le reste du secteur est documenté. Les pilotes d’Air France [22] ont obtenu, dans le cadre de leurs NAO catégorielles, des augmentations « d’environ 1 à 2% » [23], malgré un contexte géopolitique qui contraint le secteur. Challenges note que « la situation est différente de celle d’Air France, et le ton des négociations, bien plus tendu » [24]. Traduit en termes simples: ailleurs on négocie de petits pourcentages, ici on négocie l’existence même d’une revalorisation.
Au-delà du pavillon national, le bras de fer s’inscrit dans une série bien identifiée. Le segment low-cost européen partage un même schéma: compression initiale des grilles, puis rattrapage social arraché par la grève. French Bee [4] suit pour l’instant la première moitié de la courbe.
Le groupe Dubreuil, désigné par Challenges comme « deuxième pôle aérien du pays » [25], également propriétaire d’Air Caraïbes [26], dispose donc d’un benchmark interne. Le SNPL en appelle « à la responsabilité de la direction de la compagnie et de son actionnaire, la famille Dubreuil » [27]. L’interpellation est inhabituelle. Elle vise l’étage du capital, pas seulement celui des ressources humaines. À ce stade, aucune des sources consultées ne rapporte de réaction publique du groupe Dubreuil ou de la famille actionnaire à cet appel direct du syndicat. Ce silence de l’étage capitalistique, alors qu’il est nommément interpellé, est en soi un signal.
Le pire timing: 107 322 sièges programmés vers La Réunion
La grève tombe au moment où French Bee bascule son modèle vers l’Outre-mer. Pour l’été 2026, la compagnie programme 13 vols hebdomadaires entre Paris-Orly et La Réunion [28], soit 107 322 sièges disponibles, en hausse de 17% par rapport à l’été 2025 [17] (93 735 sièges l’an dernier) [29]. Dans le même temps, la compagnie réduit ses vols vers Los Angeles, de 5 à 3 fréquences [30], et vers Newark, de 10 à 5-7 fréquences [31]. Le réseau pivote vers l’Outre-mer, et c’est précisément là que le conflit social menace.
Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer [32], s’est voulue rassurante lors de la matinale de France Info du 11 mai 2026 [33]: « Pas de carburant qui fait défaut ou de vols annulés », en provenance ou à destination des Outre-mer [34]. La déclaration tombe la veille du dépôt du préavis. Elle vaut pour le programme immédiat, pas pour les reconductions.
Droits passagers: un régime à deux vitesses entre Réunion et Polynésie
Pour les passagers vers La Réunion, le cadre est clair: le règlement européen CE 261/2004 [35] s’applique pleinement. En cas de retard de plus de 3 heures à l’arrivée [36], l’indemnité prévue est comprise entre 250 € et 600 € [37]. La DGCCRF précise qu’en cas de réacheminement, la compagnie « doit prendre en charge l’ensemble de vos frais d’hôtel et de restauration » jusqu’à destination finale [38]. En revanche, si le passager opte pour le remboursement du billet, la compagnie est libérée de cette obligation [38].
Pour les vols vers Papeete, la situation change radicalement: la Polynésie française est un territoire français sur lequel le traité instituant l’Union européenne ne s’applique pas [39]. Deux passagers sur deux destinations ultramarines de la même compagnie, deux droits différents. Le règlement CE 261/2004 ne s’y substituant pas, les voyageurs basculent dans un autre régime, et il importe de savoir lequel.
Premier filet: les conditions générales de vente de la compagnie elle-même, qui fixent contractuellement les obligations de réacheminement, d’assistance et de remboursement en cas d’annulation. Elles deviennent, à défaut de règlement européen, le texte de référence opposable à French Bee. Deuxième filet: le droit commun français. Lorsque le billet est vendu dans un forfait touristique, l’article L.211-17 du Code du tourisme engage la responsabilité de plein droit de l’organisateur ou du détaillant pour la bonne exécution des prestations, ce qui ouvre une voie d’indemnisation distincte. Troisième filet, enfin: depuis le 7 février 2026 [40], le recours préalable au médiateur tourisme et voyage est obligatoire avant toute saisine du tribunal [41]. Cette procédure de médiation, gratuite pour le passager, s’applique quelle que soit la destination - Papeete compris. En clair, le voyageur vers la Polynésie perd l’indemnité forfaitaire européenne, mais conserve un cadre contractuel et un guichet de médiation. À condition de connaître ses droits.
L’angle mort: un précédent qui s’allonge
Ce que les sources ne disent pas, mais que les dates montrent: French Bee a connu une grève dès décembre 2022 [42], déjà sur les conditions de travail et la rémunération, à l’initiative de la CGT et du SNPNC-FO côté PNC [43]. Trois ans plus tard, le scénario se rejoue, élargi au personnel navigant technique. Un préavis PNC en avril 2026, levé après accord [44]. Un préavis pilotes en mai. La direction négocie au coup par coup, catégorie par catégorie, sans accord-cadre. À ce rythme, le calendrier social de la compagnie devient celui d’un préavis trimestriel.
Ce que le communiqué de la direction ne dit pas non plus, c’est ce qu’elle propose précisément. Seul le SNPL chiffre l’offre patronale, à « 0% réel ». La direction ne conteste pas ce chiffre publiquement, se contentant d’invoquer le « dialogue social » [7]. Le silence est éloquent. Les chiffres, eux, parlent.
► Lire aussi: le détail du communiqué SNPL repris par Air Journal
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (44)
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du mercredi 13 au lundi 18 mai 2026 - Période couverte par le préavis de grève reconductible.
« un préavis de grève reconductible couvrant la période du mercredi 13 au lundi 18 mai 2026 »
air-journal.fr ↗ ↩ -
Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) - Syndicat appelant à la grève des pilotes de French Bee.
« À l’appel du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), ils ont déposé un préavis de grève reconductible »
air-journal.fr ↗ ↩ -
12 mai 2026 - Date du communiqué du SNPL concernant le préavis de grève.
« Dans un communiqué daté du 12 mai 2026, la section French Bee du SNPL annonce avoir déposé un préavis de grève »
air-journal.fr ↗ ↩ -
French Bee (groupe Dubreuil) - Compagnie aérienne low-cost long-courrier concernée par la grève.
« les pilotes de la low-cost long-courrier French Bee (groupe Dubreuil) de se lancer dans un bras de fer avec leur direction »
air-journal.fr ↗ ↩ -
Le préavis de grève des PNC de French Bee a été levé après l'obtention d'avancées salariales et sur les conditions de travail - Issue du conflit social précédent.
« finalement levé après l’obtention d’avancées dans le cadre des NAO »
air-journal.fr ↗ ↩ -
un préavis de grève a été déposé par une organisation représentative du personnel - Déclaration de la direction de French Bee confirmant le préavis de grève.
« 'un préavis de grève a été déposé par une organisation représentative du personnel' »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩ -
demeure pleinement engagée dans la poursuite du dialogue avec les représentants du personnel - Déclaration de la direction de French Bee sur son engagement dans le dialogue.
« elle 'demeure pleinement engagée dans la poursuite du dialogue avec les représentants du personnel'. »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩ -
Le programme de vols des 13 et 14 mai 2026 est maintenu normalement, selon French Bee - Maintien du programme de vols par la compagnie.
« la compagnie a confirmé que son programme de vols de mercredi et jeudi, les 13 et 14 mai, était 'maintenu normalement'. »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩ -
2016 - Année de création de French Bee.
« depuis la création de la compagnie en 2016 »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
bénéficié d’aucune revalorisation salariale significative - Revendication des pilotes concernant leur rémunération depuis 2016.
« ils n’aient «bénéficié d’aucune revalorisation salariale significative» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
deux ans - Durée du gel du salaire minimum chez French Bee.
« le salaire minimum est «même, contrairement à sa compagnie sœur Air Caraïbes du même groupe, gelé depuis deux ans» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Air Caraïbes, compagnie sœur de French Bee appartenant au même groupe - Entreprise citée en comparaison pour les salaires.
« contrairement à sa compagnie sœur Air Caraïbes du même groupe »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
négociations annuelles obligatoires (NAO) 2026 - Cadre des discussions salariales entre la direction et les pilotes.
« La grève s’inscrit dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) 2026 »
air-journal.fr ↗ ↩ -
une augmentation réelle proche de 0% - Évaluation par le SNPL de la proposition de revalorisation de la direction.
« «une augmentation réelle proche de 0%» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
« inacceptable l’érosion continue du pouvoir d’achat et de l’absence de revalorisation des rémunérations » - Jugement du SNPL sur la proposition salariale de French Bee
« « inacceptable l’érosion continue du pouvoir d’achat et de l’absence de revalorisation des rémunérations » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Les pilotes de French Bee ont refusé massivement la proposition de la direction lors des NAO 2026 - Résultat de la consultation des pilotes avant le dépôt du préavis.
« cette décision est intervenue « après la consultation des pilotes de French Bee, ces derniers ayant refusé massivement la “proposition” de la direction » »
air-journal.fr ↗ ↩ -
107 322 sièges disponibles - Capacité totale en sièges proposée par French bee pour la saison estivale 2026 sur la route Paris-Orly - La Réunion.
« soit 107 322 sièges disponibles - une hausse de 17 % par rapport à l’été 2025 »
ulysse.com ↗ ↩ -
réduction des heures de vol sans diminution proportionnelle de la charge de travail - Situation aggravant les conditions de travail selon les pilotes.
« une réduction des heures de vol sans diminution proportionnelle de la charge de travail »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
la progression de carrière est indexée exclusivement sur les heures de vol et non sur l’ancienneté - Spécificité du système de progression chez French Bee.
« la progression de carrière est indexée exclusivement sur les heures de vol et non sur l’ancienneté »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Les pilotes de French Bee ont travaillé sans relâche pendant une période de sous-effectif et de forte reprise de l'activité - Efforts consentis par les pilotes pour accompagner l'entreprise.
« Les pilotes de French Bee ont su consentir de grands efforts pour accompagner leur entreprise quand cela était nécessaire, en travaillant sans relâche notamment pendant la période de sous-effectif et de forte reprise de l’activité des dernières années. »
linfo.re ↗ ↩ -
plus que temps d’avancer, tous, ensemble - Appel du SNPL à la négociation.
« il est «plus que temps d’avancer, tous, ensemble» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Air France, fleuron national du transport aérien - Identification d'Air France dans le contexte des négociations salariales
« les pilotes du fleuron national avaient obtenu plusieurs augmentations »
challenges.fr ↗ ↩ -
1 à 2 % - Augmentations obtenues par les pilotes d'Air France lors des NAO
« plusieurs augmentations dans le cadre des NAO (négociations annuelles obligatoires) catégorielles, d’environ 1 à 2 % »
challenges.fr ↗ ↩ -
La situation est différente de celle d’Air France, et le ton des négociations, bien plus tendu. - Comparaison des négociations entre French Bee et Air France
« Mais la situation est différente de celle d’Air France, et le ton des négociations, bien plus tendu. »
challenges.fr ↗ ↩ -
groupe Dubreuil, employeur de French Bee et deuxième pôle aérien du pays - Identification de l'employeur des pilotes de French Bee
« leur employeur, le groupe Dubreuil, deuxième pôle aérien du pays »
challenges.fr ↗ ↩ -
groupe Dubreuil est propriétaire d’Air Caraïbes - Lien entre le groupe Dubreuil et Air Caraïbes
« le groupe Dubreuil, deuxième pôle aérien du pays également propriétaire d’Air Caraïbes »
challenges.fr ↗ ↩ -
famille Dubreuil, actionnaire de French Bee - Actionnaire principal de la compagnie aérienne French Bee.
« Le SNPL en appelle à la responsabilité de la direction de la compagnie et de son actionnaire, la famille Dubreuil. »
linfo.re ↗ ↩ -
13 vols hebdomadaires - Nombre de vols prévus par French bee entre Paris-Orly et La Réunion pour l'été 2026.
« French bee lance 13 vols hebdomadaires entre Paris-Orly et La Réunion cet été »
ulysse.com ↗ ↩ -
93 735 - Capacité en sièges de French bee sur la route Paris-Orly - La Réunion pour l'été 2025.
« portant sa capacité à 107 322 sièges sur la saison estivale (contre 93 735 l’an dernier) »
ulysse.com ↗ ↩ -
French bee réduit ses vols vers Los Angeles de 5 à 3 fréquences - Réduction des fréquences de vols de French bee vers Los Angeles.
« French bee réduit simultanément ses vols vers Los Angeles (de 5 à 3 fréquences) »
ulysse.com ↗ ↩ -
French bee réduit ses vols vers Newark de 10 à 5-7 fréquences - Réduction des fréquences de vols de French bee vers Newark.
« et Newark (de 10 à 5-7 fréquences), selon Outremers360 »
ulysse.com ↗ ↩ -
Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer - Ministre ayant fait une déclaration rassurante sur les vols Outre-mer.
« Naïma Moutchou s’est voulu rassurante sur les vols à destination ou en provenance des Outre-mer. »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩ -
11 mai 2026 - Date de l'intervention de la ministre des Outre-mer sur France Info.
« Invitée politique à la matinale de France Info ce lundi 11 mai, Naïma Moutchou s’est voulu rassurante »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩ -
Pas de carburant qui fait défaut ou de vols annulés, en provenance ou à destination des Outre-mer - Déclaration de la ministre des Outre-mer sur les vols Outre-mer.
« 'Pas de carburant qui fait défaut ou de vols annulés', en provenance ou à destination des Outre-mer, assure la ministre des Outre-mer. »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩ -
règlement CE 261/2004 - Règlement européen encadrant les droits des passagers en cas d'annulation, surréservation ou retard important
« La réglementation européenne (règlement CE 261/2004) prévoit une assistance et une indemnisation financière. »
economie.gouv.fr ↗ ↩ -
3 heures - Seuil de retard à l'arrivée pour prétendre à une indemnisation
« Si vous arrivez avec plus de 3 heures de retard, vous pouvez recevoir une indemnité comprise entre 250 € et 600 €. »
economie.gouv.fr ↗ ↩ -
250 € et 600 € - Montant de l'indemnité en cas d'arrivée avec plus de 3 heures de retard
« Si vous arrivez avec plus de 3 heures de retard, vous pouvez recevoir une indemnité comprise entre 250 € et 600 €. »
economie.gouv.fr ↗ ↩ -
si vous optez pour un réacheminement, la compagnie aérienne doit prendre en charge l’ensemble de vos frais d’hôtel et de restauration, jusqu’à votre arrivée à destination finale. Vous avez également le droit à deux appels téléphoniques. En revanche, si vous choisissez le remboursement de votre bille - Déclaration de la DGCCRF sur les obligations des compagnies aériennes
« « si vous optez pour un réacheminement, la compagnie aérienne doit prendre en charge l’ensemble de vos frais d’hôtel et de restauration, jusqu’à votre arrivée à destination finale. Vous avez également le droit à deux appels téléphoniques. En revanche, si vous choisissez le remboursement de votre billet d’avion, la compagnie aérienne est alors libérée de son obligation de prise charge de vos frais d'hôtel et de restauration ». »
economie.gouv.fr ↗ ↩ -
Non-application du traité instituant l'Union européenne en Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Barthélemy et Saint-Pierre-et-Miquelon - Exclusions territoriales du règlement européen
« En revanche, la Nouvelle Calédonie, la Polynésie française, St Barthélémy et St Pierre et Miquelon sont des territoires français sur lesquels le traité instituant l’Union européenne ne s’applique pas. »
economie.gouv.fr ↗ ↩ -
7 février 2026 - Date d'entrée en vigueur d'une nouvelle procédure pour les litiges avec les compagnies aériennes
« Refus d'embarquement, annulation d'un vol ou encore retard important: à partir du 7 février 2026, la procédure évolue pour régler un litige avec une compagnie aérienne lié à une indemnisation. »
economie.gouv.fr ↗ ↩ -
Recours préalable à une médiation via le médiateur tourisme et voyage avant de saisir le tribunal - Nouvelle obligation à partir du 7 février 2026 pour les litiges liés à l'indemnisation
« Vous devrez au préalable avoir recours à une médiation, via le médiateur tourisme et voyage, avant de saisir le tribunal. »
economie.gouv.fr ↗ ↩ -
décembre 2022 - Date d'un précédent mouvement social chez French Bee.
« en décembre 2022 déjà, un mouvement des hôtesses et stewards dénonçait la faiblesse des grilles de salaires »
air-journal.fr ↗ ↩ -
CGT et SNPNC-FO, syndicats représentant les hôtesses et stewards de French Bee - Syndicats ayant déposé le préavis de grève
« La CGT et le SNPNC-FO PNC représentant les hôtesses et stewards de French Bee, ont déposé un préavis de grève reconductible du 22 au 25 décembre 2022 »
tourmag.com ↗ ↩ -
Un préavis de grève déposé en avril par le personnel navigant de French Bee avait été levé après un terrain d’entente trouvé avec la direction - Contexte d’un précédent conflit social chez French Bee
« Ce nouvel appel à la grève fait suite à un autre préavis déposé en avril par le personnel navigant, qui avait par la suite été levé après un terrain d’entente trouvé avec la direction »
leparisien.fr ↗ ↩
Sources
- Préavis de grève du 13 au 18 mai chez French Bee : les pilotes dénoncent un gel des salaires depuis la création de la compagnie
- Les pilotes de la compagnie française French Bee déposent un préavis de grève du 13 au 18 mai
- Aérien : un préavis de grève déposé par les pilotes de la compagnie French Bee à compter du 13 mai
- Après les stewards et hôtesses, les pilotes de French Bee déposent à leur tour un préavis de grève du 13 au 18 mai. Voici pourquoi
- Les pilotes de French Bee déposent un préavis de grève reconductible du 13 au 18 mai
- Préavis de grève chez French Bee : les pilotes mobilisés du 13 au 18 mai
- French Bee : préavis de grève du 22 au 25 décembre 2022
- Vol annulé ou retardé : quels sont vos droits ?
- French bee La Réunion 2026 : comparatif prix et vols