French Bee : les pilotes en grève reconductible du 13 au 18 mai, l’Outre-mer sous tension
Deuxième mouvement social en un mois chez la low-cost du groupe Dubreuil, sur fond de salaire minimum gelé depuis deux ans et de proposition patronale chiffrée à 0% réel.
Le SNPL appelle les pilotes de French Bee à cesser le travail du 13 au 18 mai 2026, en pleine montée en charge vers La Réunion. Salaires gelés depuis deux ans, augmentation réelle proche de 0% la rupture est consommée.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Salaire minimum gelé depuis deux ans
Contrairement à Air Caraïbes, compagnie sœur du même groupe Dubreuil, le salaire minimum des pilotes de French Bee n'a pas bougé depuis deux ans.
Une proposition patronale à 0% réel
L'offre faite lors des NAO 2026 se traduit, pour la majorité des pilotes, par une augmentation réelle proche de 0%, jugée inacceptable face à l'inflation.
Carrière indexée sur les heures de vol, pas l'ancienneté
Pratique atypique en France : la progression est exclusivement liée aux heures de vol. La réduction du réseau ralentit mécaniquement les revenus et les carrières.
Outre-mer en première ligne
French Bee programme 107 322 sièges vers La Réunion cet été, en hausse de 17%. Une grève reconductible menace directement le calendrier de l'Ascension.
Droits passagers à deux vitesses
Le règlement CE 261/2004 s'applique aux vols vers La Réunion mais pas à ceux vers la Polynésie française, exclue du traité européen : seul subsiste alors le droit français et les CGV de la compagnie.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Préavis de grève reconductible du 13 au 18 mai 2026 déposé par le SNPL.
- Salaire minimum gelé depuis deux ans, contrairement à Air Caraïbes du même groupe.
- Proposition de la direction évaluée à 0% d'augmentation réelle par les pilotes.
- French Bee maintient les vols des 13 et 14 mai, l'au-delà reste incertain.
- Deuxième mouvement social en un mois, après celui des PNC en avril.
- Vols vers Papeete pas de règlement européen, seul le droit français s'applique.
Les pilotes de French Bee ont déposé un préavis de grève reconductible couvrant la période du mercredi 13 au lundi 18 mai 2026 [1], à l’appel de la section French Bee du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) [2]. Le communiqué est daté du 12 mai 2026 [3]. C’est le deuxième mouvement social en un mois dans la compagnie low-cost long-courrier du groupe Dubreuil [4], après celui des personnels navigants commerciaux, finalement levé après l’obtention d’avancées dans le cadre des NAO [5].
La direction a confirmé qu’« un préavis de grève a été déposé par une organisation représentative du personnel » [6] et dit « demeurer pleinement engagée dans la poursuite du dialogue avec les représentants du personnel » [7]. Elle annonce dans le même temps que son programme de vols des 13 et 14 mai est maintenu normalement [8]. Au-delà, c’est l’inconnu: le préavis est reconductible.
Un salaire minimum gelé pendant que la compagnie sœur progresse
Le cœur du conflit est chiffré. Selon le SNPL, depuis la création de la compagnie en 2016 [9], les pilotes n’ont bénéficié « d’aucune revalorisation salariale structurelle significative » [10]. Le salaire minimum est « gelé depuis deux ans » [11], contrairement à celui d’Air Caraïbes, la compagnie sœur du même groupe Dubreuil [12]. Le calcul est simple: deux compagnies, un actionnaire, deux trajectoires salariales.
La proposition de la direction lors des négociations annuelles obligatoires 2026 [13] se traduirait, pour la majorité des pilotes, par « une augmentation réelle proche de 0% » [14]. Le SNPL juge cette offre « inacceptable l’érosion continue du pouvoir d’achat et de l’absence de revalorisation des rémunérations » [15]. La consultation interne a entériné le rejet: les pilotes ont « refusé massivement » la proposition [16].
Heures de vol en baisse, charge de travail intacte
Le malaise dépasse la seule grille salariale. Le SNPL dénonce « une réduction des heures de vol sans diminution proportionnelle de la charge de travail » [18]: double peine, puisque la rémunération est indexée sur les heures de vol. pire, « la progression de carrière est indexée exclusivement sur les heures de vol et non sur l’ancienneté » [19], contrairement aux pratiques habituelles des compagnies françaises. En clair, moins de vols payés et carrière qui ralentit, pour une activité opérationnelle inchangée.
Le syndicat rappelle que les pilotes ont travaillé « sans relâche pendant la période de sous-effectif et de forte reprise de l’activité » [20]. Investissement non récompensé, selon le SNPL. La formule du communiqué est sèche: il est « plus que temps d’avancer, tous, ensemble » [21].
Ce que dit le Code du travail - et la loi de 2012 sur le service aérien
Le cadre juridique du conflit n’est pas qu’une question de rapport de forces. L’article L.2242-1 du Code du travail impose à tout employeur d’une entreprise dotée d’une représentation syndicale d’engager chaque année une négociation sur les salaires effectifs, la durée du travail et le partage de la valeur ajoutée. L’obligation est de moyens, pas de résultat: l’employeur doit négocier de bonne foi, mais rien ne le contraint à céder. Une carence pure et simple expose toutefois à des sanctions pénales et à la suppression de certaines exonérations de cotisations. La direction de French Bee s’inscrit donc dans ce cadre lorsqu’elle dit « demeurer pleinement engagée dans la poursuite du dialogue » [7]: elle coche la case procédurale.
Côté grévistes, la loi du 19 mars 2012 relative à l’organisation du service et à l’information des passagers dans les entreprises de transport aérien - dite loi Diard - encadre strictement l’exercice du droit de grève. Elle impose à chaque salarié dont l’absence affecte directement la réalisation des vols de se déclarer individuellement gréviste au moins 48 heures avant le début de son action. C’est cette obligation qui permet aux compagnies d’anticiper, et explique le maintien annoncé du programme des 13 et 14 mai [8]: la direction connaît, à ce stade, ses effectifs disponibles.
Le décalage avec Air France saute aux yeux
Le contraste avec le reste du secteur est documenté. Les pilotes d’Air France [22] ont obtenu, dans le cadre de leurs NAO catégorielles, des augmentations « d’environ 1 à 2% » [23], malgré un contexte géopolitique qui contraint le secteur. Challenges note que « la situation est différente de celle d’Air France, et le ton des négociations, bien plus tendu » [24]. Traduit en termes simples: ailleurs on négocie de petits pourcentages, ici on négocie l’existence même d’une revalorisation.
Au-delà du pavillon national, le bras de fer s’inscrit dans une série bien identifiée. Le segment low-cost européen partage un même schéma: compression initiale des grilles, puis rattrapage social arraché par la grève. French Bee [4] suit pour l’instant la première moitié de la courbe.
Le groupe Dubreuil, désigné par Challenges comme « deuxième pôle aérien du pays » [25], également propriétaire d’Air Caraïbes [26], dispose donc d’un benchmark interne. Le SNPL en appelle « à la responsabilité de la direction de la compagnie et de son actionnaire, la famille Dubreuil » [27]. L’interpellation est inhabituelle. Elle vise l’étage du capital, pas seulement celui des ressources humaines. À ce stade, aucune des sources consultées ne rapporte de réaction publique du groupe Dubreuil ou de la famille actionnaire à cet appel direct du syndicat. Ce silence de l’étage capitalistique, alors qu’il est nommément interpellé, est en soi un signal.
Le pire timing: 107 322 sièges programmés vers La Réunion
La grève tombe au moment où French Bee bascule son modèle vers l’Outre-mer. Pour l’été 2026, la compagnie programme 13 vols hebdomadaires entre Paris-Orly et La Réunion [28], soit 107 322 sièges disponibles, en hausse de 17% par rapport à l’été 2025 [17] (93 735 sièges l’an dernier) [29]. Dans le même temps, la compagnie réduit ses vols vers Los Angeles, de 5 à 3 fréquences [30], et vers Newark, de 10 à 5-7 fréquences [31]. Le réseau pivote vers l’Outre-mer, et c’est précisément là que le conflit social menace.
Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer [32], s’est voulue rassurante lors de la matinale de France Info du 11 mai 2026 [33]: « Pas de carburant qui fait défaut ou de vols annulés », en provenance ou à destination des Outre-mer [34]. La déclaration tombe la veille du dépôt du préavis. Elle vaut pour le programme immédiat, pas pour les reconductions.
Droits passagers: un régime à deux vitesses entre Réunion et Polynésie
Pour les passagers vers La Réunion, le cadre est clair: le règlement européen CE 261/2004 [35] s’applique pleinement. En cas de retard de plus de 3 heures à l’arrivée [36], l’indemnité prévue est comprise entre 250 € et 600 € [37]. La DGCCRF précise qu’en cas de réacheminement, la compagnie « doit prendre en charge l’ensemble de vos frais d’hôtel et de restauration » jusqu’à destination finale [38]. En revanche, si le passager opte pour le remboursement du billet, la compagnie est libérée de cette obligation [38].
Pour les vols vers Papeete, la situation change radicalement: la Polynésie française est un territoire français sur lequel le traité instituant l’Union européenne ne s’applique pas [39]. Deux passagers sur deux destinations ultramarines de la même compagnie, deux droits différents. Le règlement CE 261/2004 ne s’y substituant pas, les voyageurs basculent dans un autre régime, et il importe de savoir lequel.
Premier filet: les conditions générales de vente de la compagnie elle-même, qui fixent contractuellement les obligations de réacheminement, d’assistance et de remboursement en cas d’annulation. Elles deviennent, à défaut de règlement européen, le texte de référence opposable à French Bee. Deuxième filet: le droit commun français. Lorsque le billet est vendu dans un forfait touristique, l’article L.211-17 du Code du tourisme engage la responsabilité de plein droit de l’organisateur ou du détaillant pour la bonne exécution des prestations, ce qui ouvre une voie d’indemnisation distincte. Troisième filet, enfin: depuis le 7 février 2026 [40], le recours préalable au médiateur tourisme et voyage est obligatoire avant toute saisine du tribunal [41]. Cette procédure de médiation, gratuite pour le passager, s’applique quelle que soit la destination - Papeete compris. En clair, le voyageur vers la Polynésie perd l’indemnité forfaitaire européenne, mais conserve un cadre contractuel et un guichet de médiation. À condition de connaître ses droits.
L’angle mort: un précédent qui s’allonge
Ce que les sources ne disent pas, mais que les dates montrent: French Bee a connu une grève dès décembre 2022 [42], déjà sur les conditions de travail et la rémunération, à l’initiative de la CGT et du SNPNC-FO côté PNC [43]. Trois ans plus tard, le scénario se rejoue, élargi au personnel navigant technique. Un préavis PNC en avril 2026, levé après accord [44]. Un préavis pilotes en mai. La direction négocie au coup par coup, catégorie par catégorie, sans accord-cadre. À ce rythme, le calendrier social de la compagnie devient celui d’un préavis trimestriel.
Ce que le communiqué de la direction ne dit pas non plus, c’est ce qu’elle propose précisément. Seul le SNPL chiffre l’offre patronale, à « 0% réel ». La direction ne conteste pas ce chiffre publiquement, se contentant d’invoquer le « dialogue social » [7]. Le silence est éloquent. Les chiffres, eux, parlent.
► Lire aussi: le détail du communiqué SNPL repris par Air Journal
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (44)
« un préavis de grève reconductible couvrant la période du mercredi 13 au lundi 18 mai 2026 »
air-journal.fr ↗ ↩
« À l’appel du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), ils ont déposé un préavis de grève reconductible »
air-journal.fr ↗ ↩
« Dans un communiqué daté du 12 mai 2026, la section French Bee du SNPL annonce avoir déposé un préavis de grève »
air-journal.fr ↗ ↩
« les pilotes de la low-cost long-courrier French Bee (groupe Dubreuil) de se lancer dans un bras de fer avec leur direction »
air-journal.fr ↗ ↩
« finalement levé après l’obtention d’avancées dans le cadre des NAO »
air-journal.fr ↗ ↩
« 'un préavis de grève a été déposé par une organisation représentative du personnel' »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩
« elle 'demeure pleinement engagée dans la poursuite du dialogue avec les représentants du personnel'. »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩
« la compagnie a confirmé que son programme de vols de mercredi et jeudi, les 13 et 14 mai, était 'maintenu normalement'. »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩
« depuis la création de la compagnie en 2016 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« ils n’aient «bénéficié d’aucune revalorisation salariale significative» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le salaire minimum est «même, contrairement à sa compagnie sœur Air Caraïbes du même groupe, gelé depuis deux ans» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« contrairement à sa compagnie sœur Air Caraïbes du même groupe »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La grève s’inscrit dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) 2026 »
air-journal.fr ↗ ↩
« «une augmentation réelle proche de 0%» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« « inacceptable l’érosion continue du pouvoir d’achat et de l’absence de revalorisation des rémunérations » »
leparisien.fr ↗ ↩
« cette décision est intervenue « après la consultation des pilotes de French Bee, ces derniers ayant refusé massivement la “proposition” de la direction » »
air-journal.fr ↗ ↩
« soit 107 322 sièges disponibles - une hausse de 17 % par rapport à l’été 2025 »
ulysse.com ↗ ↩
« une réduction des heures de vol sans diminution proportionnelle de la charge de travail »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la progression de carrière est indexée exclusivement sur les heures de vol et non sur l’ancienneté »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Les pilotes de French Bee ont su consentir de grands efforts pour accompagner leur entreprise quand cela était nécessaire, en travaillant sans relâche notamment pendant la période de sous-effectif et de forte reprise de l’activité des dernières années. »
linfo.re ↗ ↩
« il est «plus que temps d’avancer, tous, ensemble» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« les pilotes du fleuron national avaient obtenu plusieurs augmentations »
challenges.fr ↗ ↩
« plusieurs augmentations dans le cadre des NAO (négociations annuelles obligatoires) catégorielles, d’environ 1 à 2 % »
challenges.fr ↗ ↩
« Mais la situation est différente de celle d’Air France, et le ton des négociations, bien plus tendu. »
challenges.fr ↗ ↩
« leur employeur, le groupe Dubreuil, deuxième pôle aérien du pays »
challenges.fr ↗ ↩
« le groupe Dubreuil, deuxième pôle aérien du pays également propriétaire d’Air Caraïbes »
challenges.fr ↗ ↩
« Le SNPL en appelle à la responsabilité de la direction de la compagnie et de son actionnaire, la famille Dubreuil. »
linfo.re ↗ ↩
« French bee lance 13 vols hebdomadaires entre Paris-Orly et La Réunion cet été »
ulysse.com ↗ ↩
« portant sa capacité à 107 322 sièges sur la saison estivale (contre 93 735 l’an dernier) »
ulysse.com ↗ ↩
« French bee réduit simultanément ses vols vers Los Angeles (de 5 à 3 fréquences) »
ulysse.com ↗ ↩
« et Newark (de 10 à 5-7 fréquences), selon Outremers360 »
ulysse.com ↗ ↩
« Naïma Moutchou s’est voulu rassurante sur les vols à destination ou en provenance des Outre-mer. »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩
« Invitée politique à la matinale de France Info ce lundi 11 mai, Naïma Moutchou s’est voulu rassurante »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩
« 'Pas de carburant qui fait défaut ou de vols annulés', en provenance ou à destination des Outre-mer, assure la ministre des Outre-mer. »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩
« La réglementation européenne (règlement CE 261/2004) prévoit une assistance et une indemnisation financière. »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« Si vous arrivez avec plus de 3 heures de retard, vous pouvez recevoir une indemnité comprise entre 250 € et 600 €. »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« Si vous arrivez avec plus de 3 heures de retard, vous pouvez recevoir une indemnité comprise entre 250 € et 600 €. »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« « si vous optez pour un réacheminement, la compagnie aérienne doit prendre en charge l’ensemble de vos frais d’hôtel et de restauration, jusqu’à votre arrivée à destination finale. Vous avez également le droit à deux appels téléphoniques. En revanche, si vous choisissez le remboursement de votre billet d’avion, la compagnie aérienne est alors libérée de son obligation de prise charge de vos frais d'hôtel et de restauration ». »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« En revanche, la Nouvelle Calédonie, la Polynésie française, St Barthélémy et St Pierre et Miquelon sont des territoires français sur lesquels le traité instituant l’Union européenne ne s’applique pas. »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« Refus d'embarquement, annulation d'un vol ou encore retard important: à partir du 7 février 2026, la procédure évolue pour régler un litige avec une compagnie aérienne lié à une indemnisation. »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« Vous devrez au préalable avoir recours à une médiation, via le médiateur tourisme et voyage, avant de saisir le tribunal. »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« en décembre 2022 déjà, un mouvement des hôtesses et stewards dénonçait la faiblesse des grilles de salaires »
air-journal.fr ↗ ↩
« La CGT et le SNPNC-FO PNC représentant les hôtesses et stewards de French Bee, ont déposé un préavis de grève reconductible du 22 au 25 décembre 2022 »
tourmag.com ↗ ↩
« Ce nouvel appel à la grève fait suite à un autre préavis déposé en avril par le personnel navigant, qui avait par la suite été levé après un terrain d’entente trouvé avec la direction »
leparisien.fr ↗ ↩
Sources
- Préavis de grève du 13 au 18 mai chez French Bee : les pilotes dénoncent un gel des salaires depuis la création de la compagnie
- Les pilotes de la compagnie française French Bee déposent un préavis de grève du 13 au 18 mai
- Aérien : un préavis de grève déposé par les pilotes de la compagnie French Bee à compter du 13 mai
- Après les stewards et hôtesses, les pilotes de French Bee déposent à leur tour un préavis de grève du 13 au 18 mai. Voici pourquoi
- Les pilotes de French Bee déposent un préavis de grève reconductible du 13 au 18 mai
- Préavis de grève chez French Bee : les pilotes mobilisés du 13 au 18 mai
- French Bee : préavis de grève du 22 au 25 décembre 2022
- Vol annulé ou retardé : quels sont vos droits ?
- French bee La Réunion 2026 : comparatif prix et vols
