Fresnes : dix mineurs mis en examen après le saccage de la mairie

Dans la nuit du 27 au 28 mars, une vingtaine d'individus encagoulés ont causé 50 000 euros de dégâts à la mairie de Fresnes, à la veille de l'installation du nouveau maire LR.

Fresnes : dix mineurs mis en examen après le saccage de la mairie
Illustration Alexandre Martin / info.fr

La mairie de Fresnes (Val-de-Marne) a été saccagée dans la nuit du 27 au 28 mars 2026. Dix mineurs de 14 à 16 ans ont été mis en examen le 3 avril. Deux d'entre eux ont récidivé dès le lendemain.

Une vingtaine d’individus encagoulés se sont introduits dans la mairie de Fresnes en utilisant un mortier d’artifice pour en briser la porte. À l’intérieur, des barres de fer et des jets de pierres ont détruit l’accueil. Le préjudice est estimé à 50 000 euros, selon Franceinfo. Les faits se sont produits dans la nuit du 27 au 28 mars 2026, à quelques heures de l’installation du nouveau maire LR Christophe Carlier, élu avec 45 % des voix face à la sortante PS Marie Chavanon.

Dix mineurs mis en examen, mobile flou

Le parquet de Créteil a ouvert une information judiciaire le 2 avril. Le 3 avril, dix mineurs âgés de 14 à 16 ans ont été mis en examen pour « dégradation d’un bien public en réunion », « vol » et « dégradations en réunion et avec violence ». Sept sont placés sous contrôle judiciaire, trois sous mesure éducative judiciaire provisoire, selon Libération.

Le mobile reste incertain. Le parquet le qualifie de « très évanescent », évoquant la « pure bêtise » des adolescents sans lien établi avec un commanditaire, d’après Le Parisien. Le maire Carlier, lui, y voit une action « clairement liée à l’élection », dénonçant un « préjudice colossal » pour le fonctionnement des services municipaux, comme il l’a déclaré au Monde. Le préfet de police de Paris Laurent Nuñez a dénoncé dès le 28 mars une « atteinte à notre République ».

Deux mineurs à nouveau interpellés dès le 5 avril

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Moins de 24 heures après leur mise en examen, deux des mineurs concernés ont été interpellés à nouveau. Motif : avoir caillassé une voiture de police le 5 avril 2026. L’épisode a suscité de vives réactions dans les médias nationaux, plusieurs commentateurs pointant un sentiment d’impunité.

La Région Île-de-France a débloqué le 9 avril une aide exceptionnelle de 22 000 euros pour contribuer aux réparations, selon Le Journal Toulousain. Le reste du financement n’a pas été précisé à ce stade.

Prochaine étape

L’information judiciaire ouverte par le parquet de Créteil suit son cours. Aucune date d’audience ou de jugement n’a été annoncée publiquement à ce jour, selon Franceinfo. Les investigations se poursuivent pour établir précisément les responsabilités et l’éventuel mobile des dégradations.

Sources

Alexandre Martin

Alexandre Martin

Correspondant à Créteil, suit les tensions sur le logement, les projets de Grand Paris, l'université et les débats sur les transports. Diplômé du CFJ, il a travaillé en agence avant de s'ancrer dans le Val-de-Marne. Posture éditoriale : interroger les élus, les bailleurs, les étudiants, vérifier les budgets du département avant de conclure.

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