Gard : deux Intermarché sanctionnés pour écarts de prix en caisse, 12 300 € d’amendes
La DGCCRF a sanctionné les supermarchés Intermarché de Marguerittes et Nîmes pour non-respect des règles d'affichage des prix, annonce le préfet du Gard le 28 avril 2026.
Deux supermarchés Intermarché du Gard écopent d'amendes administratives totalisant 12 300 euros. Les agents CCRF de la DDPP du Gard ont relevé des écarts entre les prix affichés en rayon et ceux pratiqués en caisse, ainsi qu'une absence d'affichage pour 34 catégories de produits à Nîmes.
Deux supermarchés Intermarché du Gard écopent d’amendes administratives totalisant 12 300 euros. Les agents CCRF de la DDPP du Gard ont relevé des écarts entre les prix affichés en rayon et ceux pratiqués en caisse, ainsi qu’une absence d’affichage pour 34 catégories de produits à Nîmes.
L’essentiel
- 3 500 € : amende infligée à la SAS ALOFI, exploitant l’Intermarché de Marguerittes (30320), pour écart entre prix rayon et prix caisse.
- 8 800 € : amende infligée à la SAS ANIBAL, exploitant l’Intermarché de Nîmes (30000), pour les mêmes écarts et l’absence d’affichage sur 34 catégories de produits.
- 28 avril 2026 : date de l’annonce officielle par le préfet du Gard via communiqué.
- DDPP du Gard : les enquêtes ont été menées par les agents CCRF de la Direction Départementale de la Protection des Populations.
- Article L.112-1 : disposition du code de la consommation et arrêté du 3 décembre 1987 invoqués pour les deux infractions.
Ce qui s’est passé
Le préfet du Gard a confirmé le 28 avril 2026 les deux sanctions prononcées à l’encontre d’établissements Intermarché du département. Les enquêtes ont été conduites par les agents de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (CCRF) rattachés à la DDPP du Gard.
À Marguerittes, la SAS ALOFI exploite l’Intermarché de la commune. Les contrôleurs ont constaté un écart entre le prix affiché en rayon et celui effectivement débité en caisse. Selon le site actu.fr, un seul écart de prix aurait été relevé sur l’ensemble du magasin lors de l’enquête. L’amende s’élève à 3 500 euros.
Nîmes : une amende plus lourde, 34 catégories sans affichage
L’Intermarché de Nîmes, exploité par la SAS ANIBAL, concentre l’essentiel des manquements. Outre les écarts entre prix rayon et prix caisse, les enquêteurs ont relevé l’absence totale d’affichage des prix pour 34 catégories de produits. Une double infraction qui explique la sanction plus élevée : 8 800 euros.
Les deux infractions sont sanctionnées au titre de l’article L.112-1 du code de la consommation et de l’arrêté du 3 décembre 1987, qui fixent les obligations d’information tarifaire des professionnels de la distribution envers les consommateurs.
Des contrôles menés dans un contexte de pouvoir d’achat sous pression
La DDPP du Gard précise que ces enquêtes s’inscrivent dans un contexte de vigilance accrue sur l’information des prix dans la grande distribution, directement liée à la crise du pouvoir d’achat. Selon l’INSEE, les prix des produits de grande consommation avaient progressé de 0,8 % sur un an en juillet 2025 dans la grande distribution française.
La DGCCRF a intensifié ses contrôles sur les pratiques commerciales depuis 2025 : 71 vérifications spécifiques portant sur les produits d’origine française ont été réalisées cette année-là, selon les données publiées par l’organisme. Des contrôles supplémentaires dans la grande distribution gardoise sont attendus dans les semaines à venir, selon actu.fr.
Contexte dans le Gard
Le Gard compte plusieurs dizaines de grandes surfaces implantées sur son territoire, dont un nombre important d’enseignes discount et de supermarchés de proximité. Nîmes, préfecture du département avec environ 150 000 habitants, concentre une part significative des flux de consommation. La DDPP du Gard est l’autorité compétente pour les contrôles de conformité dans la distribution, aux côtés de la DGCCRF au niveau national.
Ce n’est pas la première fois qu’Intermarché est dans le viseur de la DGCCRF. En 2022, l’enseigne avait déjà été sanctionnée par le régulateur pour des défauts de traçabilité dans ses contrats avec des fournisseurs français, selon Les Échos et les données publiées par la DGCCRF.
La protection des consommateurs face aux pratiques tarifaires des grandes surfaces fait l’objet d’une attention croissante des autorités. La question du pouvoir d’achat traverse plusieurs secteurs de l’économie locale, au-delà de la seule grande distribution.
Les sanctions, outil de dissuasion
Les amendes administratives prononcées dans ce type d’affaires restent relativement modestes au regard du chiffre d’affaires des enseignes concernées. Leur portée est surtout symbolique et dissuasive : elles sont publiées sur le site du ministère de l’Économie, ce qui constitue une forme de sanction réputationnelle en complément de la sanction financière.
Ni la SAS ALOFI ni la SAS ANIBAL n’ont, à ce stade, communiqué publiquement sur ces sanctions. Les amendes sont publiées sur le site officiel de la DGCCRF (economie.gouv.fr), conformément aux procédures de transparence en vigueur.
De nouveaux contrôles dans la grande distribution gardoise sont attendus prochainement, selon actu.fr - sans que les enseignes ni les dates précises n’aient été communiquées à ce stade.
Sources
- DGCCRF / Ministère de l'Économie : La société SAS ALOFI, supermarché INTER MARCHÉ à Marguerittes, sanctionnée d'une amende
- DGCCRF / Ministère de l'Économie : La société SAS ANIBAL, supermarché INTER MARCHÉ à Nîmes, sanctionnée d'une amende
- Midi Libre : Prix différents en rayon et à la caisse : deux supermarchés de Nîmes et de Marguerittes épinglés
- Actu.fr : À Nîmes, ce grand supermarché trompait les clients : les prix à la caisse n'étaient pas les mêmes qu'en rayon