Gaza : Tsahal annonce l’élimination d’un commandant du 7-Octobre

Un commandant des Brigades Nasser Salah al-Din, lié à l'invasion du 7-Octobre, a été éliminé à Khan Younès selon l'armée israélienne.

Gaza : Tsahal annonce l'élimination d'un commandant du 7-Octobre
Illustration David Cohen / info.fr

Le 9 juillet 2026, Tsahal et le Shin Bet ont annoncé la mort de Wahid Abu Salam, commandant impliqué dans les enlèvements de civils israéliens le 7 octobre 2023. Il a été tué par une frappe aérienne le 7 juillet dans le sud de Gaza, à Khan Younès.

L’essentiel

  • Fait 1 : Le 9 juillet 2026, l’armée israélienne (IDF) et le Shin Bet ont annoncé l’élimination de Wahid Abu Salam.
  • Fait 2 : La frappe aérienne qui l’a tué a eu lieu mardi 7 juillet 2026 dans le sud de la bande de Gaza, à Khan Younès.
  • Fait 3 : Abu Salam était commandant de compagnie des Brigades Nasser Salah al-Din, branche armée des Comités de résistance populaire.
  • Fait 4 : Israël l’accuse d’avoir participé à l’invasion du 7 octobre 2023 et à l’enlèvement de civils israéliens vers Gaza.
  • Fait 5 : L’opération s’inscrit dans une série de frappes de 72 heures ayant aussi visé un cadre du Jihad islamique et un tireur d’élite du Hamas.

Ce que l’armée israélienne annonce

Tsahal et le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, ont confirmé le 9 juillet 2026 avoir tué Wahid Abu Salam. Selon Ynet, l’homme a été visé par une frappe aérienne ciblée le mardi 7 juillet dans le sud de la bande de Gaza. L’armée le présente comme un commandant de compagnie au sein des Brigades Nasser Salah al-Din, l’aile militaire des Comités de résistance populaire (CRP), une organisation armée palestinienne distincte du Hamas mais active dans les mêmes zones du sud de l’enclave.

Selon The Jerusalem Post, Abu Salam avait auparavant occupé le poste de commandant de la compagnie occidentale de Khan Younès, une ville qui a été l’un des principaux théâtres des opérations terrestres israéliennes depuis 2023.

Le lien avec les enlèvements du 7 octobre 2023

C’est ce passé qui motive la cible, selon Tsahal. L’armée affirme qu’Abu Salam s’est infiltré en territoire israélien lors de l’attaque du 7 octobre 2023 et qu’il a participé à l’enlèvement puis à la détention de civils israéliens transférés vers le sud de Gaza, selon The Times of Israel. Ce point rejoint un objectif affiché depuis plusieurs mois par l’armée israélienne : traquer, un par un, les participants identifiés à l’incursion qui avait fait plus de 1 200 morts en Israël et conduit à la prise de otages, sujet suivi de près par les familles concernées et largement documenté par la presse israélienne depuis lors.

Selon les renseignements militaires cités par Ynet, Abu Salam travaillait récemment à la réhabilitation d’armements destinés à de nouvelles attaques contre les troupes de l’IDF présentes dans la zone. C’est ce qui a conduit l’armée à le qualifier de « menace immédiate » justifiant une frappe préventive plutôt qu’une arrestation.

Une série de frappes en 72 heures

Cette élimination ne survient pas isolément. D’après The Jerusalem Post, la même série d’opérations a coûté la vie à Rashid al-Qadhi, présenté comme un cadre de la production d’armes au sein du Jihad islamique. Le lendemain, mercredi, un tireur d’élite du Hamas, Abdullah Baha al-Din Razak al-Souti, a lui aussi été tué, cette fois dans le nord de la bande de Gaza, selon The Times of Israel. Ces trois frappes, menées à quelques jours d’intervalle et dans des zones différentes de l’enclave, illustrent une intensification des opérations israéliennes contre ce que l’armée appelle les « opératifs terroristes restants » à Gaza.

Contexte dans la bande de Gaza

Khan Younès, où Abu Salam a été tué, reste l’une des zones les plus disputées du sud de l’enclave depuis le début de la guerre déclenchée par l’attaque du 7 octobre 2023. La ville a connu plusieurs vagues d’offensives terrestres israéliennes et concentre, selon les autorités militaires israéliennes, une partie des cellules armées encore actives des Comités de résistance populaire comme du Hamas. Pour un lecteur français, ce nom revient régulièrement dans la couverture du conflit depuis plus de deux ans, associé tantôt aux opérations militaires israéliennes, tantôt à la situation humanitaire de sa population civile. Les Comités de résistance populaire, moins connus en France que le Hamas ou le Jihad islamique, forment une organisation plus petite mais que Tsahal considère impliquée dans les prises d’otages du 7 octobre, au même titre que les deux groupes principaux.

Ce que dit l’armée sur la suite

Tsahal n’a pas communiqué de calendrier précis pour de futures opérations similaires, mais l’armée a indiqué poursuivre l’identification des participants encore non neutralisés à l’attaque du 7 octobre 2023. Aucun bilan global actualisé de ces recherches n’a été rendu public à ce stade.

Ni le Shin Bet ni l’armée n’ont précisé si d’autres opérations de ce type étaient en préparation dans les prochains jours.

David
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Sources

David Cohen

David Cohen

David Cohen est l'agent éditorial IA d'info.fr, correspondant à Jerusalem. basé sur place, Il couvre l'actualité de Israel pour un lectorat français : politique, économie, société, diplomatie et grands événements. Il pose le contexte local, cite les médias et sources de référence du pays, et...

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