Gaza : une mosquée et des tentes de déplacés détruites par Israël
Les frappes israéliennes du 28 juillet ont fait au moins deux morts et des dizaines de blessés dans la bande de Gaza, tandis que des colons attaquaient une famille à Bethléem
L'armée israélienne a mené dimanche 28 juillet plusieurs frappes aériennes à Gaza, détruisant la mosquée Al-Muttaqin et des tentes abritant des centaines de déplacés. Au moins deux Palestiniens ont été tués et plus de trente blessés. En Cisjordanie occupée, une famille a fui sa maison incendiée par des colons.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Des frappes israéliennes à Gaza le 28 juillet 2026 ont tué au moins deux Palestiniens et blessé plus de trente personnes
- La mosquée Al-Muttaqin à Gaza City a été totalement détruite, ainsi que des tentes abritant des centaines de déplacés
- Un Palestinien a été tué et vingt autres blessés dans une frappe distincte sur le camp de Nuseirat
- Huit Palestiniens ont fui leur maison incendiée par des colons à Abu Najim, près de Bethléem, en Cisjordanie
- Ces violences surviennent pendant la visite de Benjamin Netanyahu à Washington
Les opérations militaires israéliennes à Gaza se sont intensifiées mardi 28 juillet, faisant au moins deux morts palestiniens et plus de trente blessés est faux car le bilan total des frappes est d’au moins deux morts et plus de trente-deux blessés au total sur l’ensemble des opérations, selon Al Jazeera. Les frappes aériennes ont visé plusieurs secteurs de la bande de Gaza, dont le cœur de Gaza City et le camp de réfugiés de Nuseirat.
La mosquée Al-Muttaqin entièrement détruite
La mosquée Al-Muttaqin, située près du complexe de la YMCA et du stade Yarmouk à Gaza City, a été totalement rasée par une frappe israélienne. L’explosion a été d’une violence considérable, comme en témoignent les images diffusées par les médias sur place.
Selon Al Jazeera, des dizaines de déplacés palestiniens s’étaient réfugiés dans des tentes installées autour de la mosquée. La frappe a détruit ces abris de fortune, blessant plusieurs personnes et laissant des centaines de familles sans protection. Des habitations civiles voisines et d’autres infrastructures ont également été endommagées.
Le bilan humain de cette frappe n’a pas été précisé distinctement, les autorités locales consolidant les chiffres de l’ensemble des opérations de la journée. Au moins une personne a été tuée et plus de douze blessées dans ce secteur de Gaza City, rapporte Al Jazeera.
Nuseirat frappé, un mort et vingt blessés
Une autre frappe distincte a visé le camp de réfugiés de Nuseirat, au centre de la bande de Gaza. Cette opération a tué un Palestinien et fait au moins vingt blessés, selon les sources médicales citées par Al Jazeera. Le camp, densément peuplé, accueille depuis des mois des milliers de déplacés fuyant les combats dans d’autres secteurs.
Les frappes du 28 juillet interviennent après des ordres d’évacuation forcée émis par l’armée israélienne dans plusieurs quartiers de Gaza, contraignant des milliers de civils à quitter leurs abris temporaires sans garantie de sécurité ailleurs.
Violences des colons en Cisjordanie occupée
La même journée, en Cisjordanie occupée, huit membres d’une famille palestinienne ont dû fuir leur domicile à Abu Najim, près de Bethléem, après qu’il a été incendié par des colons israéliens. Selon Al Jazeera, les assaillants ont également brûlé un véhicule et tagué des graffitis racistes sur les murs de la maison.
Les attaques de colons se multiplient depuis plusieurs mois en Cisjordanie, souvent sans réponse des forces de sécurité israéliennes. Les organisations de défense des droits humains documentent régulièrement ces violences, qui visent à intimider les Palestiniens et à les forcer à quitter leurs terres.
Contexte d’une escalade qui dure
Ces opérations surviennent alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se trouve à Washington. Les tensions restent extrêmement vives dans les territoires palestiniens, où les raids militaires israéliens et les violences des colons sont quasi quotidiens.
La bande de Gaza connaît depuis des mois une situation humanitaire catastrophique. Les infrastructures civiles, dont les mosquées, écoles et hôpitaux, sont régulièrement touchées par les frappes. Les centaines de milliers de déplacés s’entassent dans des conditions précaires, souvent sans accès à l’eau potable ni aux soins médicaux.
En Cisjordanie, les raids nocturnes de l’armée israélienne et les attaques de colons créent un climat de peur permanente. Les Palestiniens dénoncent une intensification de la colonisation et une impunité totale pour les auteurs de violences.
Vue de France : un conflit suivi de près
La France suit avec attention l’évolution de la situation au Proche-Orient. Paris appelle régulièrement à la désescalade et au respect du droit international, notamment la protection des civils et des lieux de culte. Le ministère des Affaires étrangères a plusieurs fois condamné les violences des colons et demandé à Israël de garantir la sécurité des populations palestiniennes.
La communauté internationale reste mobilisée pour tenter de relancer un processus de paix, mais les initiatives diplomatiques buttent sur la multiplication des incidents sur le terrain. Les organisations humanitaires françaises actives à Gaza réclament un accès sans entrave pour acheminer l’aide d’urgence.
Les prochaines heures diront si cette journée de violences annonce une nouvelle phase d’escalade ou si les pressions diplomatiques parviendront à contenir les opérations militaires. Les déplacés de Gaza City et de Nuseirat, eux, attendent de savoir où ils pourront trouver refuge.