Hamilton chez Ferrari, Russell-Antonelli chez Mercedes : le mercato F1 2027 en ébullition
Le septuple champion du monde rejoint la Scuderia jusqu'en 2027 tandis que Mercedes mise sur la jeunesse
Lewis Hamilton dispute sa deuxième saison chez Ferrari avec un contrat jusqu'à fin 2027. Chez Mercedes, George Russell et le rookie Kimi Antonelli forment le duo post-Hamilton.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Lewis Hamilton court chez Ferrari jusqu'à fin 2027 minimum avec un salaire de base de 60 millions de dollars par an
- George Russell et Kimi Antonelli forment le duo Mercedes 2026, confirmé en octobre 2025
- Antonelli a marqué sa saison rookie avec six victoires et un record de précocité en Chine
- Russell accuse 50 points de retard sur Antonelli après sept courses et dispose d'un contrat '1+1' lui permettant de partir en 2027
- Le mercato 2027 reste fluide avec des incertitudes sur Max Verstappen et la cohabitation Hamilton-Leclerc chez Ferrari
Lewis Hamilton roule en rouge depuis 2025. Après plus d’une décennie chez Mercedes - le septuple champion du monde a rejoint la Scuderia Ferrari pour un contrat qui court jusqu’à fin 2027 au minimum. Le salaire de base: 60 millions de dollars par an. En 2026, il a décroché sa première victoire à Barcelone et accumulé les podiums en Chine, au Canada, à Monaco et en Grande-Bretagne.
Un pari financier sans filet
Soixante millions de dollars par an: Ferrari place Hamilton dans le cercle très fermé des sportifs les mieux payés au monde. Un investissement colossal qui reflète les attentes démesurées de la Scuderia. Ce montant traduit une pression immense: chaque course sans podium, chaque dérapage en qualification pèsera sur la légitimité du contrat. Ferrari mise sur l’expérience d’un septuple champion pour sortir de la disette de titres constructeurs. Le salaire de Hamilton dépasse celui de la plupart de ses rivaux directs et place Ferrari dans une logique de résultats immédiats. Si les victoires ne viennent pas rapidement, le rapport coût-performance deviendra un sujet de tensions internes.
Les rumeurs d’extension ont circulé en juillet 2026. Frédéric Vasseur, le directeur de l’équipe Ferrari - a coupé court: le pilote est sous contrat, ce n’est « pas le moment » de négocier publiquement une prolongation. Vasseur refuse de commenter l’extension avant d’en discuter directement avec Hamilton.
La page est tournée. Le duo George Russell-Kimi Antonelli a été officialisé en octobre 2025 pour la saison 2026. Russell, qui entame sa cinquième saison avec l’équipe - a un contrat « 1+1 »: Mercedes peut le libérer en 2027 si les résultats ne suivent pas. Son salaire grimpe à environ 25 millions d’euros par an. Antonelli, lui, est lié à l’écurie jusqu’en 2029.
Antonelli presse Russell
Le rookie italien a marqué les esprits. Six victoires - plus jeune polesitter de l’histoire en Chine - leader du championnat au Japon. Après sept courses en 2026, Russell accusait 50 points de retard sur son coéquipier. « George Russell a insisté qu’il serait à 100% chez Mercedes l’année prochaine », rapporte Racing News 365 - mais le « 1+1 » laisse la porte ouverte à un départ en 2027.
Russell entre déclaration et clause de sortie
George Russell affirme être « à 100% chez Mercedes l’année prochaine » - mais son contrat « 1+1 » raconte une autre histoire. Cette clause permet à Mercedes de le libérer en 2027 si les performances ne suivent pas. La contradiction entre déclaration publique et réalité contractuelle illustre la fragilité de sa position. Avec 50 points de retard sur Antonelli après sept courses - Russell doit prouver qu’il peut rivaliser avec un rookie ultra-performant sous peine de voir Mercedes activer la clause de sortie. Son salaire de 25 millions d’euros par an reste modeste comparé à celui d’Hamilton, mais son rôle de leader désigné exige des résultats immédiats. La tension est palpable: Russell joue sa crédibilité à chaque course.
Toto Wolff, directeur d’équipe Mercedes - assume le pari: « Nous misons sur l’avenir. George apporte l’expérience, Kimi apporte cette fraîcheur et cette vitesse brute dont nous avons besoin pour reconstruire un cycle victorieux ». Russell est désigné comme le pilier, le leader naturel. Antonelli, protégé de Wolff, accède au baquet le plus convoité du plateau.
Sur X, le mercato divise
Le réseau social X s’enflamme. « Hamilton chez Ferrari, c’est l’image que le sport attendait depuis 10 ans », lit-on parmi les commentaires les plus enthousiastes. Le parallèle avec Michael Schumacher revient en boucle: l’Allemand avait quitté Benetton, l’équipe avec laquelle il avait tout gagné - pour rejoindre Ferrari en 1996 - alors en pleine reconstruction.
Les avis sont tranchés. « Mercedes prend un risque immense en perdant l’expérience de Lewis », peut-on lire parmi les publications les plus partagées. D’autres défendent la stratégie: « Antonelli est le futur, Russell est le présent. C’est le duo idéal pour construire l’après-Hamilton ». Le pari rappelle celui de McLaren avec Lewis Hamilton en 2007 ou celui de Red Bull avec Max Verstappen en 2016, deux écuries qui ont fait confiance à leur académie après le départ d’un leader charismatique.
Hamilton-Leclerc: cohabitation à haut risque
Chez Ferrari, la question de la cohabitation entre Hamilton et Charles Leclerc agite les débats depuis l’annonce du transfert. Deux pilotes avec un ego de champion dans la même équipe: l’histoire de la F1 en connaît les dérives. On se souvient de la saison explosive 2007 chez McLaren, où deux pilotes convaincus d’être le numéro un ont transformé le garage en zone de guerre. Chez Ferrari, l’enjeu est double: Leclerc, pilier de la Scuderia depuis plusieurs saisons, ne compte pas céder sa place de leader naturel. Hamilton, septuple champion du monde - arrive avec son statut et son palmarès. Frédéric Vasseur devra arbitrer cette cohabitation sous haute tension, où chaque choix stratégique, priorité aux stands, upgrades en priorité, consignes d’équipe, sera scruté et contesté. Ferrari a besoin des deux pour retrouver le titre. Mais gérer deux alphas sous le même toit peut aussi faire exploser une équipe.
Le plateau 2027 reste fluide
Si les baquets de McLaren sont verrouillés, Lando Norris et Oscar Piastri restent en place, le reste du plateau demeure en suspens. Les rumeurs concernant un possible départ de Max Verstappen de chez Red Bull restent le point focal du mercato. Flavio Briatore estime que le marché pourrait rester relativement calme, sauf séisme provoqué par un changement de top pilote.
Hamilton roule en rouge. Russell endosse le costume de leader chez Mercedes. Antonelli presse déjà son coéquipier. La grille 2027 se dessine sur fond de contrats à clause, de paris sur la jeunesse et d’interrogations sur la fin de carrière d’un septuple champion du monde. Le mercato F1 n’a jamais été aussi imprévisible.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (8)
« In 2026, Hamilton will earn a base salary of $60,000,000 »
spotrac.com ↗ ↩
« After seven races in 2026, the 28-year-old is 50 points behind his Italian teammate »
f1oversteer.com ↗ ↩
« Antonelli a marqué les esprits pour sa saison de rookie en 2026, s'imposant comme une menace sérieuse au championnat avec six victoires et plusieurs records de précocité (plus jeune polesitter en Chine, leader du championnat au Japon). »
planetf1.com ↗ ↩
« It is understood that the Brit has a 1+1 deal, allowing Mercedes to move him on in 2027 if his results do not improve »
f1oversteer.com ↗ ↩
« À l'inverse, une frange d'analystes s'interroge sur la gestion de la cohabitation avec Charles Leclerc. »
formula1.com ↗ ↩
« Si les baquets de McLaren (Norris/Piastri) sont sécurisés, le reste du plateau reste très fluide. »
formula1.com ↗ ↩
« Si les baquets de McLaren (Norris/Piastri) sont sécurisés, le reste du plateau reste très fluide. »
formula1.com ↗ ↩
« Les rumeurs concernant un possible départ de Max Verstappen de chez Red Bull restent le point focal du mercato. »
planetf1.com ↗ ↩