Hamilton 4e, Leclerc 11e : Ferrari cherche les secondes perdues à Spa
Les deux pilotes de la Scuderia affichent un écart inquiétant après l'EL2, mais tablent sur des gains pour samedi
Lewis Hamilton termine à sept dixièmes du leader en EL2, Charles Leclerc à plus d'une seconde et demie. Ferrari promet des ajustements.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Écart technique inquiétant
Ferrari accuse un retard de 0,747s pour Hamilton et 1,524s pour Leclerc en EL2, alors que l'équipe visait le podium après un bon EL1.
Problème de système hybride identifié
Le « super clipping » du déploiement électrique en accélération pénalise la voiture dans le deuxième secteur rapide de Spa.
Marge de progression affirmée
Hamilton et Leclerc tablent sur des ajustements de réglages et une analyse approfondie pour récupérer du temps avant les qualifications.
Amende administrative pour Ferrari
10 000 € d'amende pour infraction procédurale sur la restitution des pneus, sans impact sur la grille de départ.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Hamilton termine 4e de l'EL2 à 0,747s du leader Mercedes Andrea Kimi Antonelli
- Leclerc pointe 11e à 1,524s après l'annulation de son meilleur tour pour non-respect des limites de piste
- Ferrari recule par rapport à l'EL1 où Hamilton et Leclerc s'étaient classés 2e et 3e
- L'équipe promet des ajustements de réglages et un examen approfondi du système hybride avant les qualifications
- Ferrari écope d'une amende de 10 000 € pour infraction procédurale sur la restitution des pneus
Spa-Francorchamps, vendredi 17 juillet. Dans le garage Ferrari, les ingénieurs fixent leurs écrans. Lewis Hamilton vient de boucler l’EL2 en quatrième position - à 0,747 seconde du meilleur temps signé par Andrea Kimi Antonelli. Charles Leclerc, lui, pointe onzième - à plus d’une seconde et demie. L’écart creuse.
Hamilton parle d’une journée « plutôt bonne dans l’ensemble ». Leclerc préfère l’optimisme prudent: l’équipe a « fait pas mal de travail aujourd’hui et je pense qu’il y a encore de la marge pour améliorer notre compétitivité ». Les mots sont posés, le constat reste brutal. La séance a été interrompue par deux drapeaux rouges - le meilleur tour du Monégasque en pneus tendres a été annulé pour non-respect des limites de piste. Résultat: hors du top 10.
Le recul du vendredi
Le contraste avec l’EL1 pique. Hamilton et Leclerc s’étaient classés deuxième et troisième lors de la première séance. En EL2, Mercedes reprend la main avec Antonelli - suivi de Lando Norris et Max Verstappen. Ferrari glisse. Hamilton à sept dixièmes - Leclerc à la onzième place - loin du podium.
Le Britannique reconnaît que l’écart avec les leaders était « un peu plus grand que prévu » - surtout en EL2. Il table sur une réduction samedi. Leclerc, de son côté, admet qu’il y a encore « une marge de progression en termes de compétitivité ». L’équipe va « affiner les réglages » et « travailler pour trouver plus de temps au tour » avant les qualifications.
L’analyse de nuit
Fred Vasseur - directeur de l’équipe, tempère. Le classement du vendredi n’est jamais définitif: charge de carburant, programmes d’essais individuels, tout fausse la lecture. Il prévient: Ferrari a « beaucoup de travail à faire » avant samedi. Hamilton affirme que l’équipe dispose d’une « base solide sur laquelle bâtir » et a recueilli « beaucoup d’informations utiles ». Ses séances ont été « relativement propres ».
Leclerc, lui, réfléchit au deuxième secteur du circuit. Ferrari procédera à un « examen approfondi » pour comprendre la perte de vitesse dans cette portion. Depuis Silverstone, le Monégasque a compris ce qui le pénalisait avec la F1 2026. Une analyse des données après les qualifications sprint a révélé un problème de système hybride: un « super clipping » où le déploiement électrique chute drastiquement en accélération. Le diagnostic est posé. Reste à trouver le remède.
L’amende administrative
Entre les chronos et les réglages, Ferrari a aussi reçu une amende. 10 000 € au total - 5 000 € par voiture - pour une infraction procédurale concernant le retour physique des pneus avant le début de l’EL2. Les deux voitures de Leclerc et Hamilton sont concernées. Pas de pénalité sur la grille, juste une facture.
Ce que les chronos ne disent pas
Malgré la victoire à Silverstone - Leclerc aborde Spa avec prudence. Ferrari doit encore comprendre la compétitivité de la SF-26 sur le circuit britannique. Le succès d’il y a deux semaines n’efface pas les interrogations techniques. À Spa, le tracé est différent, les contraintes aussi. Les longs virages rapides du deuxième secteur exposent les faiblesses du système hybride. Vasseur relativise la hiérarchie du vendredi: des facteurs comme la charge de carburant et les programmes d’essais individuels peuvent masquer la véritable performance.
Les qualifications samedi diront si Ferrari a trouvé les dixièmes manquants. Hamilton et Leclerc repartent avec leurs données, leurs réglages à affiner, leurs courbes d’énergie à corriger. Dans le paddock, on range les ordinateurs. Demain, nouvelle session.
