Haute-Bigorre : le covoiturage communautaire en phase de test
La Communauté de communes de la Haute-Bigorre expérimente un service de covoiturage local jusqu'en mai 2026, avec un bilan prévu à l'été.
Lancé en avril 2025, le projet de covoiturage communautaire de la CCHB entre dans sa phase décisive. Objectif : réduire les émissions de CO2 et rompre l'isolement des habitants des vallées rurales. Les usagers apprécient les économies réalisées et les liens créés.
La Communauté de communes de la Haute-Bigorre (CCHB) teste depuis janvier 2026 un service de covoiturage pensé à l’échelle locale. L’expérimentation court jusqu’en mai. Un bilan est attendu à l’été pour décider d’une éventuelle pérennisation, selon NR Pyrénées.
Un projet co-construit avec les habitants
La démarche a démarré en avril 2025. La CCHB a associé les habitants à la construction du réseau, dans le cadre de son Plan Global de Déplacement. En octobre 2025, des ateliers participatifs ont permis de recueillir les besoins, rapporte La Dépêche. Le collectif de designers Territoire Communs a été missionné pour concevoir un service adapté au terrain.
Le projet ne cherche pas à concurrencer les grandes plateformes nationales. Ses porteurs l’ont clairement indiqué : « Notre objectif est de développer le covoiturage à l’échelle d’une communauté, entre des personnes qui parfois se connaissent déjà ou ont déjà pratiqué. »
Philippe Viau, vice-président de la CCHB en charge des mobilités, se félicite de la méthode. « C’est un très bon travail, et la Région nous l’a confirmé tout à l’heure en nous disant que nous étions la première intercommunalité à fournir un travail aussi abouti », a-t-il déclaré lors de la présentation publique de janvier 2026.
Un coup de pouce financier de la Région
La Région Occitanie soutient l’initiative. Elle subventionne jusqu’à 2 € par trajet pour les distances inférieures à 50 km en zone rurale, selon le dispositif LIO Occitanie. Un avantage concret pour les usagers qui effectuent des trajets quotidiens vers Bagnères-de-Bigorre ou les communes voisines.
Au-delà des économies, les participants soulignent les interactions sociales générées par le système. Dans des vallées où l’isolement peut peser, partager un trajet avec un voisin ou un habitant du bourg d’à côté représente une valeur ajoutée que les chiffres ne résument pas.
La CCHB inscrit ce projet dans une politique de mobilités douces engagée depuis 2018. L’autosolisme reste la norme dans ces zones peu desservies par les transports en commun. Le covoiturage communautaire se présente comme une réponse pragmatique, ancrée dans les usages réels du territoire.
Prochaine étape : le bilan de l’expérimentation est prévu à l’été 2026. Il déterminera si le service est généralisé à l’ensemble de la communauté de communes.