Hexane dans nos assiettes : anatomie d’un scandale fabriqué
Une start-up vendant un solvant concurrent a financé le laboratoire à l'origine des alertes sanitaires de 2025. Les contre-tests indépendants ne retrouvent presque rien.
Une start-up qui vend un solvant concurrent a co-financé le labo à l'origine des alertes sur l'hexane. Les contre-tests indépendants ne retrouvent presque rien.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Conflit d'intérêts dissimulé
Le laboratoire CCM-ULCO, à l'origine des analyses fondatrices de l'alerte, travaille sur mandat d'EcoXtract, qui vend le solvant concurrent.
Méthode contestée
Limite de détection à 0,01 mg/kg, cent fois sous le seuil légal de 1 mg/kg, sans accréditation Cofrac ni validation inter-laboratoires.
Contre-enquête écrasante
L'UFC-Que Choisir ne trouve que 2 positifs sur 72 produits, contre 36 sur 56 annoncés par Greenpeace.
Enjeu réglementaire réel
L'EFSA juge les données toxicologiques de l'hexane obsolètes ; nouvelle évaluation attendue en 2027.
Bataille industrielle
Le solvant alternatif coûte 21 % de plus à la trituration et n'a aucun équivalent industriel opérationnel à grande échelle.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- EcoXtract (groupe Minafin) commercialise un solvant concurrent de l'hexane autorisé en Europe depuis 2023.
- La start-up a co-financé le laboratoire CCM-ULCO à l'origine des analyses ayant lancé l'alerte sanitaire.
- L'UFC-Que Choisir n'a trouvé d'hexane que dans 2 produits sur 72 testés par des laboratoires accrédités Cofrac.
- Aucun des produits cités par les trois enquêtes ne dépasse le seuil légal européen de 1 mg/kg fixé en 1994.
- La mission parlementaire du 28 janvier 2026 recommande l'étiquetage obligatoire, sans interdiction immédiate.
- L'EFSA rendra son verdict sur la réévaluation de l'hexane en 2027.
Portland, Oregon, le 30 avril 2025 [1]. Laurence Jacques [2] monte sur scène à la conférence de l’American Oil Chemists’ Society [3], la référence mondiale de la chimie des corps gras. Elle présente des analyses inédites: de l’hexane détecté dans des huiles, des beurres, des œufs, de la viande [4]. Dans la salle, des chimistes prennent des notes. Personne ne pose la question évidente.
Laurence Jacques est la directrice générale d’EcoXtract [5], une technologie mise au point par le groupe Minafin [6] qui commercialise précisément un solvant concurrent de l’hexane: le 2-méthyloxolane [7]. Autorisé en Europe comme auxiliaire technologique alimentaire [8]. Ce détail change tout.
Quelques semaines plus tard, en mai 2025, la cellule investigation de Radio France [9] sort une enquête fracassante. Sur 54 produits testés [10] par le Centre commun de mesures de l’université de la Côte d’Opale et un laboratoire privé, 25 contiennent des résidus d’hexane [11]. Concentrations relevées: de 0,01 à 0,4 mg/kg [12]. Plus tard, Greenpeace surenchérit: sur 56 produits analysés, 36 sont positifs [13][14]. « Un scandale sanitaire », titre la presse. « Du pétrole dans nos assiettes », écrit une centaine de journaux [15][16].
Richard Ramos [17], député, s’affole: « Il y en a partout. » Une mission parlementaire est lancée le 24 septembre 2025 [18]. En octobre 2024, des scientifiques signent une tribune dans Le Monde pour demander la réévaluation de la sécurité de l’hexane [19][20]. Un livre paraît à La Découverte le 18 septembre 2025: De l’essence dans nos assiettes, de Guillaume Coudray [21][22]. Tout s’enchaîne. Tout va très vite.
Le laboratoire, le chercheur, le cabinet d’avocats
Sauf qu’un détail manque dans les communiqués de l’époque. Le Centre commun de mesures de l’ULCO [23], présenté comme « indépendant », travaille pour EcoXtract. Laurence Jacques, fondatrice d’EcoXtract, le confirme elle-même: « Nous avons signé un accord de collaboration avec l’Ulco qui nous permet d’avoir un chercheur basé au Centre commun de mesures de cette université » [24]. EcoXtract « a participé au financement de développements analytiques réalisés par des laboratoires spécialisés » [24]. Julien Gabarron [25], co-rapporteur de la mission flash, confirme: « Le laboratoire a été transparent avec la mission dans le fait d’avoir travaillé sur mandat confié par EcoXtract » [25].
Valentin Menoury [26], le thésard INRAE présenté dans Radio France comme un chercheur indépendant étudiant l’hexane chez les vaches laitières [27], travaille dans le cadre du projet EcoXtract Protéines [28], qui vise à remplacer l’hexane par le produit d’EcoXtract.
En janvier 2023 [29], le cabinet d’avocats Food Law Science & Partners adresse à la Commission européenne un argumentaire d’une vingtaine de pages [30] pour réclamer une réévaluation du risque hexane. L’enquête de Que Choisir révèle que ce cabinet agissait sur mandat d’un client: Pennakem Europa [31], la filiale française du groupe Minafin devenue ensuite… EcoXtract [32]. La société possède depuis 2024 « toute une batterie de brevets associés à un solvant potentiellement concurrent de l’hexane » [33].
On se souvient de la loi Bertrand du 29 décembre 2011, adoptée après l’affaire du Mediator, qui a inscrit à l’article L. 1451-1 du Code de la santé publique l’obligation pour les chercheurs et experts intervenant sur une question de santé publique de déclarer leurs liens d’intérêts. Le cadre s’applique aux travaux d’expertise publique. La frontière avec la recherche universitaire sous mandat industriel est, elle, plus floue, et c’est précisément dans cet angle mort que prospère le dossier hexane.
L’affaire remonte à octobre 2022 [34]: des chercheurs alertent sur les dangers de l’hexane, sans dire qu’ils travaillent sur un solvant concurrent [35]. L’étude fondatrice se base sur des travaux étrangers (Iran, Corée) datant en moyenne de quinze ans, aux méthodes considérées comme peu fiables [36].
La méthode qui fabrique les positifs
Le cœur de l’affaire est technique. Détecter une molécule et la quantifier de manière fiable sont deux opérations distinctes: la première relève de la limite de détection (LOD), la seconde de la limite de quantification (LOQ), généralement trois fois supérieure. En analyse réglementaire, seules les valeurs au-dessus de la LOQ d’un laboratoire accrédité par le Cofrac [37] - l’organisme français d’accréditation - peuvent fonder une conclusion opposable. La Directive 2009/32/CE [38], transposée en droit français, fixe à 1 mg/kg le seuil légal de résidus d’hexane dans les huiles depuis 1994 [39][40]. C’est à ce seuil que la conformité d’un produit s’apprécie.
Or les trois séries de tests ne mesurent pas la même chose. Un laboratoire accrédité Cofrac descend péniblement à 0,1 mg/kg [41], après neuf mois de mise au point de méthode [42]. Le CCM-ULCO, lui, revendique une limite à 0,01 mg/kg [43], soit cent fois en dessous du seuil légal. À ce niveau, la majorité des produits testés présentent des traces, entre 0,01 et 0,08 mg/kg [44]. Sans validation inter-laboratoires publique, sans accréditation Cofrac sur cette méthode, et avec un commanditaire industriel, ces résultats ne sont pas faux: ils sont méthodologiquement inopposables au cadre légal.
L’arbitrage des chiffres: trois séries, une méthode qui change tout
Il faut poser les trois jeux de données côte à côte. Mai 2025: la cellule investigation de Radio France et le CCM-ULCO trouvent 25 produits positifs sur 54 [10][11], à des concentrations de 0,01 à 0,4 mg/kg [12]. Greenpeace, sur le même laboratoire ULCO, trouve 36 positifs sur 56 [13][14]. Janvier 2026: l’UFC-Que Choisir, sur laboratoires accrédités Cofrac, trouve 2 positifs sur 72 [45] - une huile de sésame importée de Chine [46] et une huile de colza bio [47].
Les chiffres ne sont pas contradictoires sur les faits bruts: ils sont contradictoires sur la définition retenue de « positif ». À 0,01 mg/kg, on capte des traces partout. À 0,1 mg/kg, seuil de quantification fiable, la quasi-totalité de l’échantillon retombe sous le radar. Au seuil réglementaire de 1 mg/kg, aucun des produits cités par les trois enquêtes ne serait illégal. L’UFC-Que Choisir publie sa contre-enquête dans son numéro de janvier 2026 [48], à partir de 72 produits analysés par laboratoires accrédités [45]. « Nous ne disons pas qu’il n’y a pas d’hexane dans l’alimentation », précise Elsa Abdoun, autrice de l’enquête [49], « mais les données publiées pour conclure à une contamination très large ne semblent ni fiables ni cohérentes » [50]. Arnaud de Blauwe, rédacteur en chef du magazine [51]: « Notre travail rigoureux, loin du buzz, a révélé une autre histoire, et mis en lumière des manipulations et des intérêts cachés. »
Le contre-feu de Greenpeace, et ses zones d’ombre
Sandy Olivar Calvo, chargée de campagne agriculture à Greenpeace [52], assume sans fléchir: « Que des acteurs privés se saisissent d’un sujet pour proposer des alternatives n’a rien de surprenant. Cela ne délégitime pas l’alerte pour autant » [53]. L’ONG met en avant que l’hexane reste classé substance CMR par l’ECHA [54], identifié comme « substance très préoccupante » par l’Agence européenne des produits chimiques en décembre 2025 [55]. Que l’EFSA a jugé en 2024 les données toxicologiques « insuffisantes et inadéquates » [56]. Que la dernière évaluation complète datait de 1996 [57].
Tout cela est exact. Le problème de l’hexane reste un vrai problème réglementaire. L’EFSA rendra son avis en 2027 [58][59]. Mais la réponse de Greenpeace contourne la question précise posée par l’UFC-Que Choisir: au moment de publier son rapport, l’ONG savait-elle que le CCM-ULCO travaillait sous mandat d’EcoXtract? Sandy Olivar Calvo ne répond pas sur ce point. Greenpeace n’a, à ce jour, pas amendé ses conclusions ni rendu public l’examen de ce lien dans la chaîne de production de ses données. Guillaume Coudray, auteur du livre De l’essence dans nos assiettes paru à La Découverte [21][22], n’a pas répondu à nos demandes d’entretien.
Bataille industrielle: ce qu’une interdiction coûterait à la filière
Le 2-méthyloxolane d’EcoXtract n’est pas une simple alternative technique: c’est un produit en quête de marché. Ce solvant biosourcé, autorisé par la Directive 2009/32/CE modifiée [8], implique une consommation d’énergie supérieure de 32 % à l’hexane [60], un surcoût de trituration de 21 % [61], soit 6,30 € par tonne de graines [62], et un investissement supplémentaire de 10 à 20 millions d’euros pour une usine d’un million de tonnes par an [63]. Patrick Carré, ingénieur chez Terres Inovia [64], a fait les calculs.
Côté usages industriels, les chiffres sont sans appel. Cédric Tournay, patron d’Exinnov [65], confirme que les pilotes industriels avec le solvant biosourcé ne dépassent pas « quelques centaines de litres » [66] - soit l’échelle d’un laboratoire de cosmétique, pas d’une triturerie. Gertjan de Wit, PDG de New Holland Extraction [67] - l’usine britannique présentée par EcoXtract comme convertie - confirme: « L’usine principale de New Holland Extraction fonctionne toujours normalement avec de l’hexane » [68]. EcoXtract estime elle-même son procédé à un niveau de maturité TRL 6 ou 7 [69], c’est-à-dire pilote, pas industriel.
Face à ce solvant en gestation, la filière française est massivement engagée sur l’hexane. Le groupe Avril triture plus de la moitié des graines oléo-protéagineuses françaises [70], et neuf graines sur dix passent chez Avril par une extraction à l’hexane [71] - avec un rendement de 97 % contre 89 % pour l’extraction mécanique [72][73]. Une interdiction immédiate de l’hexane reviendrait à imposer aux triturateurs français un investissement de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de millions d’euros, sur un solvant dont aucune usine de taille industrielle n’a, à ce jour, démontré la viabilité. C’est précisément ce calcul que la mission parlementaire a refusé de trancher en faveur de l’interdiction. La peur sanitaire, elle, crée la demande politique. On se souvient des controverses sur le bisphénol A, où les fabricants de plastiques alternatifs ont, eux aussi, accompagné l’alerte sanitaire par des dossiers réglementaires ciblés; le mécanisme - instrumentaliser une inquiétude légitime pour ouvrir un marché - n’est pas inédit.
Mikko Väänänen, porte-parole de l’ECHA [74], rappelle d’ailleurs que la procédure REACH concerne les travailleurs exposés par inhalation industrielle, « pas les consommateurs et ce qu’ils ingèrent ». Le classement SVHC de décembre 2025 [55] ne dit rien sur les résidus alimentaires en deçà du seuil légal.
Le droit applicable, et ses zones grises
Sur le plan strictement juridique, aucun des produits cités par les trois enquêtes ne sort du cadre légal européen tant que les résidus restent sous 1 mg/kg [39]. L’hexane est classé « auxiliaire technologique » par la Directive 2009/32/CE [38], ce qui le dispense de mention sur l’étiquette des produits finis. Cette absence d’étiquetage est l’un des points sur lesquels la mission parlementaire propose de légiférer. L’article L. 121-1 du Code de la consommation réprime les pratiques commerciales trompeuses, qu’il s’agisse d’une allégation mensongère sur un produit ou d’une présentation de nature à induire le consommateur en erreur sur ses caractéristiques essentielles; les sanctions peuvent atteindre deux ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende, montant porté à 10 % du chiffre d’affaires pour les personnes morales. À ce stade, aucune procédure n’a été ouverte ni contre les producteurs d’huiles, ni contre les organisations à l’origine des alertes.
Le parlement tranche, à demi-mot
Le 28 janvier 2026 [75], Julien Gabarron et Richard Ramos présentent les conclusions de leur mission flash. Au terme d’une trentaine d’auditions [76], huit recommandations [77]: étiquetage obligatoire [78], soutien à la recherche d’alternatives, plan d’investissement. Mais pas d’interdiction immédiate [79]. La voie médiane. L’enquête se poursuit à Bruxelles où l’EFSA doit livrer son avis en 2027.
Dans le bureau d’Elsa Abdoun, le numéro de janvier de Que Choisir est posé sur la table. Une dizaine de journaux ont titré « Scandale » [15]. Une centaine ont écrit « Du pétrole dans nos assiettes » [16]. Personne, ou presque, ne reprendra la contre-enquête avec la même intensité. C’est comme ça.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (79)
« Le 30 avril 2025, à Portland (Oregon), Laurence Jacques, fondatrice de la start-up EcoXtract, monte sur scène à la conférence internationale de l’American Oil Chemists’Society (AOCS) »
lepoint.fr ↗ ↩
« Laurence Jacques, fondatrice de la start-up EcoXtract, monte sur scène à la conférence internationale de l’American Oil Chemists’Society (AOCS) »
lepoint.fr ↗ ↩
« la conférence internationale de l’American Oil Chemists’Society (AOCS), la référence mondiale de la chimie des corps gras »
lepoint.fr ↗ ↩
« Elle y présente des analyses inédites: de l’hexane a été détecté dans des huiles, des beurres, des œufs, de la viande… »
lepoint.fr ↗ ↩
« « Nous nous réjouissons de cette modification [.] », a déclaré Laurence Jacques, directrice générale d’EcoXtract, la technologie mise au points par le groupe Minafin. »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« Laurence Jacques, directrice générale d’EcoXtract, la technologie mise au points par le groupe Minafin. »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« Le 2-méthyloxolane, solvant biosourcé pour l’extraction des huiles, a été ajouté à la liste des auxiliaires technologiques autorisés pour la fabrication d’ingrédients alimentaires. »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« Le groupe spécialisé dans la chimie verte Minafin a fait part de la modification de la Directive 2009/32/CE par le Parlement européen. Le 2-méthyloxolane, solvant biosourcé pour l’extraction des huiles, a été ajouté à la liste des auxiliaires technologiques autorisés pour la fabrication d’ingrédients alimentaires. »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« Quelques mois plus tôt (mai 2025), la cellule d’investigation de Radio France avait également enquêté sur ce solvant toxique »
greenpeace.fr ↗ ↩
« Sur 54 produits testés, par le centre commun de mesures de l’université de la Côte d’Opale à Dunkerque et un autre laboratoire privé, 25 contenaient des résidus d’hexane. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Sur 54 produits testés. 25 contenaient des résidus d’hexane. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Les laboratoires ont pu quantifier des traces allant de 0,01 à 0,4 mg/kg. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Au total, sur 56 produits testés, de marques variées, 36 contenaient des résidus d’hexane »
greenpeace.fr ↗ ↩
« Au total, sur 56 produits testés, de marques variées, 36 contenaient des résidus d’hexane »
greenpeace.fr ↗ ↩
« « Scandale », ont titré au moins une dizaine de journaux. »
quechoisir.org ↗ ↩
« « Du pétrole dans nos assiettes », affirmaient une centaine d’autres. »
quechoisir.org ↗ ↩
« « Il y en a partout », pourra s’affoler le député Richard Ramos. »
lepoint.fr ↗ ↩
« La mission « flash » a été créée par la commission des affaires économiques le 24 septembre 2025 »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« En octobre dernier, des scientifiques de renom signaient même une tribune dans Le Monde. »
quechoisir.org ↗ ↩
« En octobre dernier, des scientifiques de renom signaient même une tribune dans Le Monde pour demander la réévaluation de la sécurité de ce solvant, voire son interdiction. »
quechoisir.org ↗ ↩
« le livre de Guillaume Coudray, publié opportunément le 18 septembre 2025 (La Découverte) »
agriculture-environnement.fr ↗ ↩
« Intitulé De l’essence dans nos assiettes, Enquête sur un secret bien huilé, il a été encensé par le journaliste écolo-décroissant du Monde, Stéphane Foucart. »
agriculture-environnement.fr ↗ ↩
« Reste le laboratoire ayant effectué les analyses, pour le média public comme pour Greenpeace, présenté comme « indépendant »: le Centre commun de mesures de l’université du Littoral-Côte-d’Opale (CCM-Ulco), à Dunkerque. »
lepoint.fr ↗ ↩
« « Nous avons signé un accord de collaboration avec l’Ulco qui nous permet d’avoir un chercheur basé au Centre commun de mesures de cette université », et précise qu’EcoXtract « a participé au financement de développements analytiques réalisés par des laboratoires spécialisés afin d’obtenir des niveaux de sensibilité adaptés aux matrices étudiées ». »
lepoint.fr ↗ ↩
« « Le laboratoire a été transparent avec la mission dans le fait d’avoir travaillé sur mandat confié par EcoXtract », confie le député (RN) Julien Gabarron, coauteur du rapport »
lepoint.fr ↗ ↩
« cette étude, menée sous la conduite du thésard Valentin Menoury, chercheur de l’unité mixte de recherche sur les herbivores de l’Inrae, a été réalisée dans le cadre du projet EcoXtract Protéines »
agriculture-environnement.fr ↗ ↩
« “On peut peser et contrôler ce que chaque animal va manger”, explique le thésard Valentin Menoury, chercheur dans cette unité mixte de recherche sur les herbivores. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« cette étude [.] a été réalisée dans le cadre du projet EcoXtract Protéines, lequel vise à remplacer l’hexane par le produit de la société… EcoXtract! »
agriculture-environnement.fr ↗ ↩
« Quelques mois plus tard, en janvier 2023, c’est au tour du cabinet d’avocats Food Law Science & Partners d’intervenir. »
agriculture-environnement.fr ↗ ↩
« Il adresse un courrier à la Commission européenne, y joignant un argumentaire d’une petite vingtaine de pages, pour inviter Bruxelles à lancer une réévaluation du risque de l’hexane. »
agriculture-environnement.fr ↗ ↩
« l’enquête de Que Choisir révèle que ce cabinet d’avocats a agi « sur la demande d’un de ses clients », qui n’est autre que… Pennakem Europa! »
agriculture-environnement.fr ↗ ↩
« Tous sont chimistes, et la plupart travaillent alors en partenariat avec une société du nom de Pennakem Europa, la filière française du groupe Minafin devenue ensuite… EcoXtract. »
agriculture-environnement.fr ↗ ↩
« Cette société possède, en effet, depuis 2024 toute une batterie de brevets associés à un solvant potentiellement concurrent de l’hexane. »
agriculture-environnement.fr ↗ ↩
« Comme le relate le magazine, cette affaire aurait démarré dès octobre 2022, au moment où une étude « alerte sur les dangers de l’hexane ». »
agriculture-environnement.fr ↗ ↩
« → Octobre 2022Des chercheurs alertent sur les dangers de l’hexane, sans dire qu’ils travaillent sur un solvant concurrent. »
quechoisir.org ↗ ↩
« Elle se base en effet sur une série d’études étrangères (d’Iran, Corée etc.) datant en moyenne de quinze ans, et dont les méthodes d’analyses sont considérées comme peu fiables. »
agriculture-environnement.fr ↗ ↩
« le responsable d’un autre laboratoire spécialisé, lui-même accrédité par le Comité français d’accréditation (Cofrac) »
lepoint.fr ↗ ↩
« Le groupe spécialisé dans la chimie verte Minafin a fait part de la modification de la Directive 2009/32/CE par le Parlement européen. »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« « La limite réglementaire de résidus d’hexane dans les huiles est fixée à 1 mg/kg » »
lepoint.fr ↗ ↩
«.la limite réglementaire fixée en 1994 pour l’hexane dans l’huile. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« « Notre laboratoire est capable d’en détecter des traces de 0,1 mg/kg, soit dix fois inférieures à la législation. » »
lepoint.fr ↗ ↩
« « Nous avons mis neuf mois à mettre au point cette méthode… » »
lepoint.fr ↗ ↩
« Le CCM-Ulco, en abaissant sa limite de détection à 0,01 mg/kg, permet de peindre un tableau radicalement différent »
lepoint.fr ↗ ↩
« des traces de n-hexane sont retrouvées dans la majorité des produits testés, avec des concentrations de 0,01 à 0,08 mg/kg »
lepoint.fr ↗ ↩
« elle n’a trouvé de traces d’hexane que dans 2 produits sur 72 analysés. »
reporterre.net ↗ ↩
« pour la seconde une trace d’hexane relevée dans une huile de sésame importée de Chine »
agriculture-environnement.fr ↗ ↩
« la présence d’hexane constatée dans une huile de colza… bio pour la troisième! »
agriculture-environnement.fr ↗ ↩
« Dans son numéro de janvier 2026, le magazine Que Choisir révèle le rôle, en coulisse, de la société EcoXtract dans le scandale médiatique sur l’hexane »
agriculture-environnement.fr ↗ ↩
« Elsa Abdoun, autrice de l’enquête, résume: « Nous ne disons pas qu’il n’y pas d’hexane dans l’alimentation, mais les données publiées pour conclure à une contamination très large ne semblent ni fiables ni cohérentes. » »
reporterre.net ↗ ↩
« Elsa Abdoun, autrice de l’enquête, résume: « Nous ne disons pas qu’il n’y pas d’hexane dans l’alimentation, mais les données publiées pour conclure à une contamination très large ne semblent ni fiables ni cohérentes. » »
reporterre.net ↗ ↩
« « Notre travail rigoureux, loin du buzz, a révélé une autre histoire, et mis en lumière des manipulations et des intérêts cachés », indique Arnaud de Blauwe, le rédacteur en chef du magazine. »
agriculture-environnement.fr ↗ ↩
« « Que des acteurs privés se saisissent d’un sujet pour proposer des alternatives n’a rien de surprenant. Cela ne délégitime pas l’alerte pour autant », commente Sandy Olivar Calvo, chargée de campagne agriculture à Greenpeace »
reporterre.net ↗ ↩
« « Que des acteurs privés se saisissent d’un sujet pour proposer des alternatives n’a rien de surprenant. Cela ne délégitime pas l’alerte pour autant », commente Sandy Olivar Calvo, chargée de campagne agriculture à Greenpeace »
reporterre.net ↗ ↩
« Il est d’ailleurs classé comme substance CMR (cancérogène, mutagène, reprotoxique) par l’ECHA (Agence européenne des produits chimiques) »
greenpeace.fr ↗ ↩
« Enfin, en décembre 2025, le Comité des États membres de l’Agence européenne des produits chimiques a décidé d’identifier le n-hexane comme une substance très préoccupante (SVHC). »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« En 2024, l’Autorité européenne de sécurité a jugé ces données insuffisantes et inadéquates »
greenpeace.fr ↗ ↩
« La précédente évaluation complète de l’hexane datait de 1996. »
lepoint.fr ↗ ↩
« Les résultats de cette réévaluation de l’hexane technique sont attendus en 2027. »
lepoint.fr ↗ ↩
« Le résultat de cette réévaluation est attendu pour 2027. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« « Le 2-méthyloxolane implique une consommation d’énergie de 32 % supérieure à l’hexane. » »
lepoint.fr ↗ ↩
« soit une hausse de 21 % du coût de trituration » »
lepoint.fr ↗ ↩
« « À lui seul, ce surcoût représenterait environ 6,30 € par tonne de graines » »
lepoint.fr ↗ ↩
« pour une usine triturant un million de tonnes par an, l’investissement supplémentaire atteindrait 10 à 20 millions d’euros »
lepoint.fr ↗ ↩
« explique Patrick Carré, ingénieur chez Terres Inovia et auteur d’une série d’articles comparant les différentes méthodes d’extraction »
lepoint.fr ↗ ↩
« « Nous avons de petits pilotes, portant sur quelques centaines de litres », confie Cédric Tournay, le patron d’Exinnov »
lepoint.fr ↗ ↩
« « Nous avons de petits pilotes, portant sur quelques centaines de litres » »
lepoint.fr ↗ ↩
« « L’usine principale de New Holland Extraction fonctionne toujours normalement avec de l’hexane. Des essais éventuels avec EcoXtract sont en discussion cette année, mais ils n’ont pas encore été finalisés », nous a répondu son PDG, Gertjan de Wit. »
lepoint.fr ↗ ↩
« « L’usine principale de New Holland Extraction fonctionne toujours normalement avec de l’hexane. Des essais éventuels avec EcoXtract sont en discussion cette année, mais ils n’ont pas encore été finalisés » »
lepoint.fr ↗ ↩
« Laurence Jacques indique qu’EcoXtract a « mené deux campagnes industrielles sur l’usine NHE » et estime que le procédé est « au TRL 6 ou 7 » »
lepoint.fr ↗ ↩
« plus de la moitié des graines oléo-protéagineuses triturées en France sont transformées par Avril »
greenpeace.fr ↗ ↩
« Chez Avril, neuf graines sur dix sont transformées dans des usines utilisant de l’hexane »
greenpeace.fr ↗ ↩
« Avril peut extraire environ 97 % de l’huile de la graine, contre 89 % en recourant à l’extraction mécanique (sans hexane) »
greenpeace.fr ↗ ↩
« contre 89 % en recourant à l’extraction mécanique (sans hexane) »
greenpeace.fr ↗ ↩
« La procédure REACH, explique le porte-parole Mikko Väänänen, concerne les travailleurs et les usages industriels, exposés par inhalation pendant de longues périodes, pas les consommateurs et ce qu’ils ingèrent. »
lepoint.fr ↗ ↩
« Mercredi 28 janvier à 13 h 15, Julien Gabarron (RN, Hérault) et Richard Ramos (Dem, Loiret), co-rapporteurs, présenteront à la presse les conclusions de la mission « flash » »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Au cours d’une trentaine d’auditions, les rapporteurs ont entendu l’ensemble des parties prenantes »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Les rapporteurs formulent 8 recommandations »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Une mission flash parlementaire préconise une obligation d’étiquetage et la mise en place d’alternatives, dans l’attente d’une possible interdiction »
lequotidiendumedecin.fr ↗ ↩
« Si les rapporteurs écartent une interdiction immédiate »
lequotidiendumedecin.fr ↗ ↩
Sources
- L’hexane : un résidu d’essence bien présent dans nos assiettes
- Hexane dans nos assiettes : enquête sur un laboratoire sous influence
- Scandale sanitaire : l’hexane, un solvant toxique, dans vos assiettes
- Que pense Greenpeace de l’article de l’UFC Que Choisir sur l’hexane ?
- Un solvant toxique dans nos assiettes : controverse sur l’alerte à l’hexane
- Extraction d'huiles : L’Europe autorise l’utilisation du 2
- Conférence de presse - Présentation des conclusions de la mission flash sur l’incidence économique de l’utilisation d’hydrocarbures dans la production d’huiles alimentaires
- Un rapport parlementaire épingle à son tour l’utilisation d’hexane dans l’agroalimentaire
- Scandale de l’hexaneÀ qui profite le buzz ?
- Hexane : l’histoire d’une manipulation
