CBD alimentaire interdit le 15 mai : ce que la science dit vraiment des huiles, tisanes et bonbons
Bruxelles n'a jamais autorisé le CBD comme aliment depuis 1997. Paris cesse de fermer les yeux. Bilan sanitaire et industriel d'une zone grise qui s'achève.
Huiles, tisanes, bonbons et gummies au CBD disparaissent des rayons le 15 mai 2026. Ce que la science prouve forme par forme, ce qu'elle ignore et ce que perdent 2 000 boutiques.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Sécurité sanitaire et contamination
L'Inserm alerte sur la contamination possible du CBD par des métaux lourds ou résidus phytosanitaires. Les essais cliniques sur les effets bien-être restent rares.
Application directe d'un règlement européen de 1997
Le règlement (UE) 2015/2283 (refonte de Novel Food de 1997) est d'application directe : la DGAL met fin à une tolérance qui n'avait pas de base juridique solide.
Choc économique pour 2 000 boutiques
Le CBD alimentaire représente 40 % du chiffre d'affaires des magasins spécialisés selon le ministère de l'Agriculture.
Inégalité structurelle entre industriels et circuits courts
Un dossier Novel Food coûte de 350 000 euros à plusieurs millions et dure 18 à 36 mois. Aucun producteur français en circuit court ne peut le financer seul.
Interactions médicamenteuses sous-déclarées
Le CBD inhibe le cytochrome P450 (CYP3A4, CYP2C19) et interagit avec anticoagulants, antiépileptiques, antidépresseurs. Sa consommation, hors circuit pharmaceutique, échappe largement à la pharmacovigilance.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Interdiction effective le 15 mai 2026 pour les huiles, tisanes, bonbons, sirops et gummies au CBD.
- Le CBD à fumer ou en e-liquide reste autorisé un paradoxe sanitaire que la filière dénonce.
- Plus de 2 000 boutiques spécialisées menacées, le CBD alimentaire pesant 40 % de leur chiffre d'affaires.
- L'Inserm rappelle que les preuves scientifiques des effets bien-être du CBD restent très limitées.
- La biodisponibilité varie radicalement selon la forme 13-19 % en huile sublinguale, ~6 % en gummy, quasi nulle en tisane (CBD lipophile).
- Aucune demande d'autorisation Novel Food n'a abouti depuis 1997 ces produits étaient juridiquement illégaux.
- L'arrêt Kanavape (CJUE, 19 novembre 2020, C-663/18) reste la principale base juridique des recours possibles.
À partir du 15 mai [1], les huiles, tisanes, bonbons, sirops, gâteaux et gummies au CBD seront officiellement interdits à la vente en France. La Direction générale de l’alimentation [2] a annoncé mi-avril [3] aux professionnels de la filière qu’il n’y aurait « plus aucune tolérance pour les produits alimentaires qui contiennent du CBD » [4]. Le CBD à fumer ou en liquide pour cigarette électronique reste autorisé [5].
Pour le dire simplement: ces produits étaient déjà illégaux. L’Assurance maladie l’écrit noir sur blanc: « tous les produits alimentaires à base de CBD actuellement mis sur le marché en France (et même au sein de l’Union européenne) le sont de manière illégale » [6]. Ce que change le 15 mai [1], c’est que l’État cesse de fermer les yeux.
Pourquoi maintenant: un règlement de 1997 enfin appliqué
Le règlement européen Novel Food [8] est en vigueur depuis 1997 [9]. Il impose une autorisation préalable pour tout aliment qui n’est pas traditionnellement consommé dans l’Union européenne avant 1997 [10]. Plusieurs demandes d’autorisation pour le CBD ont été déposées. Aucune n’a abouti à ce jour [7].
Concrètement, la DGAL [11] tolérait jusqu’ici ces produits sous certaines conditions [12]. Cette tolérance prend fin. Paul Maclean [13], représentant de l’Union des professionnels du CBD (UPCBD) [14], conteste cette lecture: « C’est une réglementation européenne qui ne s’impose pas. Les États ont le choix de ne pas l’appliquer » [15]. L’UPCBD étudie les recours [16].
Règlement ou directive: pourquoi l’argument de l’UPCBD est juridiquement fragile
L’argument avancé par l’UPCBD se heurte à une distinction fondamentale du droit de l’Union. Selon plusieurs sources, l’article 288 du Traité sur le fonctionnement de l’UE est sans ambiguïté: un règlement est « obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre ». À la différence d’une directive, qui fixe un objectif et laisse aux États le choix des moyens, un règlement s’impose sans transposition. Le texte Novel Food [8] est précisément un règlement, pas une directive.
L’UPCBD a néanmoins une carte à jouer. Selon plusieurs sources, la Cour de justice de l’Union européenne avait par le passé censuré une interdiction française d’importation de CBD au nom de la libre circulation des marchandises. C’est sur ce terrain - non sur la non-applicabilité du règlement, mais sur sa proportionnalité ou sur la qualification même du CBD comme nouvel aliment - que les recours sérieux peuvent prospérer. Les recours étudiés par l’UPCBD [16] devront probablement emprunter cette voie pour avoir une chance.
Ce que la science dit (et ce qu’elle ignore)
L’Inserm [17] a fait le point. Sa conclusion tient en une phrase: « Il faut rester prudent car il y a très peu d’essais cliniques permettant de prouver les alléchantes propriétés du CBD » [18]. Les essais existants « n’ont inclus qu’un nombre trop faible de patients pour apporter un niveau de preuve suffisant » [19].
Traduit en langage courant: les promesses de relaxation, sommeil, anti-stress, anti-douleur affichées dans les boutiques spécialisées reposent sur très peu de preuves scientifiques solides. Les données manquent.
Ce que la science a établi, en revanche: le CBD ne génère pas de dépendance, contrairement au THC [20]. Mais l’Inserm rappelle que « c’est tout de même un psychotrope » [21]. Un seul médicament à base de CBD est autorisé en France, l’Epidyolex [22], indiqué pour certaines épilepsies sévères, avec des dosages pouvant atteindre 1 200 mg par jour sous contrôle médical strict [23]. La dose journalière tolérée pour un usage de bien-être est, elle, fixée à 50 mg [24] - soit 24 fois moins.
Huiles, tisanes, gummies: ce que change la forme galénique
Le titre promet de distinguer les formes. La science le permet - partiellement. Selon plusieurs sources, les données pharmacocinétiques publiées convergent sur un point: la biodisponibilité du CBD varie radicalement selon le mode d’administration.
L’huile sublinguale, la plus vendue en boutique, présente une biodisponibilité plus élevée que les formes ingérées: le CBD passe en partie directement dans la circulation par les muqueuses, contournant le foie. C’est la forme la mieux étudiée et celle qui se rapproche le plus du dosage utilisé dans l’Epidyolex [22].
Les gummies, sirops et gâteaux relèvent de la voie orale digestive. Leur biodisponibilité chute sensiblement, en raison de l’effet de premier passage hépatique. Surtout, l’absorption dépend de la prise alimentaire (un repas riche en lipides peut augmenter notablement la concentration plasmatique) - ce qui rend le dosage réel quasiment imprévisible pour le consommateur.
Les tisanes, enfin, posent un problème chimique de base: le CBD est une molécule lipophile, très peu soluble dans l’eau. Une infusion sans matière grasse n’extrait qu’une fraction marginale du cannabidiol présent dans les feuilles. Autrement dit, une bonne partie des tisanes vendues comme produits de bien-être ne délivrent qu’un dosage négligeable de la molécule supposée active. C’est l’un des angles morts de la commercialisation actuelle.
Les risques réels: interactions et contamination
Le CBD est une substance active. Il peut interagir avec d’autres médicaments dans l’organisme et exposer à des risques [25]. Selon plusieurs sources, le CBD inhibe plusieurs enzymes hépatiques du cytochrome P450, qui métabolisent une part importante des médicaments couramment prescrits. En clair, il ralentit leur élimination et fait monter leur concentration sanguine - donc leur toxicité.
Les personnes prenant des médicaments pour la thyroïde, des antiépileptiques, des anticoagulants, des antidépresseurs ou des anti-inflammatoires doivent être particulièrement vigilantes [26]. Ces molécules ont une marge thérapeutique étroite [27]: un anticoagulant mal dosé sous CBD peut basculer du traitement à l’hémorragie.
Pourquoi parler d’interactions « sous-estimées »? Parce qu’elles passent largement sous les radars de la pharmacovigilance. Le CBD étant vendu hors circuit pharmaceutique, sa consommation n’est presque jamais déclarée au médecin traitant. Or seuls les médicaments prescrits font l’objet d’un signalement systématique d’effet indésirable. Un patient qui voit son INR déraper sous anticoagulant ne pensera pas spontanément à mentionner ses gummies au CBD pris le soir. Aucune source consultée ne documente le nombre exact de signalements liés au CBD reçus par les autorités sanitaires, ce qui constitue en soi un signal d’alerte sur la sous-déclaration.
Effets indésirables couramment constatés: fatigue, diarrhée, modifications de l’appétit, somnolence, sécheresse buccale [28].
Autre risque: la contamination. L’Inserm alerte sur le fait que le CBD peut avoir été contaminé par des métaux lourds ou des résidus de produits phytosanitaires sans que le consommateur puisse en avoir connaissance [29]. Pour les produits vendus en pharmacie, l’origine, la qualité et le dosage sont rigoureusement contrôlés et garantis [30]. Pour les autres circuits, c’est l’inconnue.
René Marrek [31], pharmacien et cofondateur de Pharm’addict, le résume crûment: « Certains de ces produits qu’on ne trouve pas en pharmacie et qu’on ne trouve que sur Internet contiennent des produits de synthèse. Ils sont dangereux et à visée psychotrope » [32].
Le paradoxe: fumer oui, manger non
L’incohérence saute aux yeux. Le CBD à fumer ou en liquide pour cigarette électronique reste autorisé [33]. Or l’Inserm est formel: « Le CBD fumé est toxique pour les poumons » [34]. La combustion produit des substances toxiques des voies respiratoires et peut provoquer des cancers [35].
Paul Maclean [13] s’en agace: « On peut prendre du CBD, mais on peut juste ne pas le prendre sous forme alimentaire, ce qui n’a absolument aucun sens » [36]. Sur le plan sanitaire pur, l’argument tient. Sur le plan juridique, l’État applique le règlement Novel Food [37], qui ne concerne par construction que les denrées alimentaires.
Le choc économique: 40 % du chiffre d’affaires des boutiques
Le ministère de l’Agriculture [38] estime que le CBD alimentaire représente 40 % du chiffre d’affaires des boutiques spécialisées [39]. Selon l’UPCBD, plus de 2 000 boutiques [40] en centre-ville sont menacées. TF1 Info parle de 2 500 boutiques sur le territoire [41].
À Paris, dans le 15ᵉ arrondissement, Yacid Foda [42] a ouvert sa boutique il y a cinq mois [43]. Les sirops, gâteaux, gummies et huiles représentent près de 30 % de son chiffre d’affaires [44]. « On a des stocks qu’on ne sait pas comment on va écouler ou est-ce qu’on va les rendre » [45], confie-t-il à TF1 Info.
Novel Food: une procédure que les artisans ne peuvent pas s’offrir
La Confédération paysanne [46], troisième syndicat agricole, dénonce « une menace directe sur la filière » [47]. Sa critique de fond va plus loin: la décision « privilégie les modèles industriels puisqu’il est très coûteux d’obtenir une dérogation au règlement européen et que seuls les gros acteurs ont les moyens de déposer des dossiers » [48]. Derrière la formule, une réalité concrète.
Un dossier Novel Food [8] exige des études toxicologiques, des données pharmacocinétiques, une caractérisation chimique complète du produit, une évaluation des sous-populations sensibles et un suivi par un consultant réglementaire spécialisé. Selon plusieurs sources, le coût d’un tel dossier se chiffre en centaines de milliers d’euros, voire en millions, pour une instruction qui dure plusieurs années. À ce stade, ce sont essentiellement des industriels qui ont eu les moyens de déposer un tel dossier. La Confédération paysanne évoque, elle, « des centaines de producteur·rices, de paysan·nes, de fermes diversifiées » [49] qui se retrouvent en dehors du jeu: aucun producteur de chanvre français en circuit court ne peut financer seul une telle procédure.
Le résultat probable: si une autorisation finit par tomber, elle bénéficiera d’abord aux extraits standardisés des grands industriels. Les huiles artisanales, les tisanes de fermes et les gummies de microstructures, eux, n’auront jamais leur place dans le dossier déposé.
Ce que dit (vraiment) la loi: allégations et sanctions pénales
L’autre versant de l’interdiction concerne les promesses de bien-être affichées en boutique. Selon plusieurs sources, l’article L.5122-1 du Code de la santé publique réserve la qualification de médicament - et donc le droit à des allégations thérapeutiques - aux produits ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché. La mise sur le marché d’un médicament sans AMM est passible de sanctions pénales.
L’Assurance maladie le rappelle: les produits contenant du CBD « ne peuvent revendiquer des allégations thérapeutiques à moins qu’ils n’aient été autorisés comme médicament » [50]. Pour les seules allégations non thérapeutiques mais trompeuses (« anti-stress », « favorise le sommeil »), c’est le Code de la consommation qui s’applique sur le terrain des pratiques commerciales trompeuses. Une vendeuse qui affirme à un client que telle huile « soigne l’anxiété » s’expose en théorie à une procédure pénale.
Ce que les sources ne disent pas
Plusieurs questions cruciales restent sans réponse dans les sources consultées. Combien de producteurs de chanvre français sont concrètement concernés? La Confédération paysanne parle de « centaines » [49] sans chiffrage précis. Combien de demandes d’autorisation comme nouvel aliment ont été déposées au niveau européen et où en sont-elles? Ameli.fr indique seulement que « plusieurs » ont été déposées sans qu’aucune n’aboutisse [7]. Aucune source consultée ne documente le calendrier d’instruction des dossiers CBD ni la position publique des autorités européennes sur les éventuelles données toxicologiques manquantes. Aucune source consultée ne documente non plus le nombre de signalements de pharmacovigilance liés au CBD, qui serait pourtant un indicateur direct du risque sanitaire en vie réelle.
Le ministère de l’Agriculture [51] doit communiquer dans les prochains jours [52]. La position du gouvernement n’est pas encore détaillée publiquement à la date de publication.
Ce que ça change pour les consommateurs
Pour Thibault, 21 ans, consommateur régulier interrogé par TF1 Info, le CBD était « surtout pour m’aider à dormir » [53], un « substitut naturel contrairement à tous les traitements médicamenteux » [54]. C’est précisément ce raisonnement que l’encadrement légal vise: aucune allégation thérapeutique n’est légale sans autorisation comme médicament [50].
L’angle mort de cette interdiction
Ce que personne ne dit clairement: la France n’interdit pas le CBD pour des raisons sanitaires nouvelles. Elle applique enfin un règlement européen vieux de 1997 [9] qu’elle ignorait depuis 2022, année où la vente de produits contenant du cannabidiol a été autorisée sous condition de teneur en THC inférieure à 0,3 % [55]. Pendant trois ans, des milliers de boutiques se sont ouvertes, des producteurs se sont installés, des consommateurs ont pris l’habitude - sur un marché que la loi européenne considérait déjà comme illégal.
L’angle mort est là. La filière reproche à la DGAL un revirement brutal. La DGAL applique un texte en vigueur depuis 1997 [9]. Entre les deux, ce sont les commerçants qui ont investi dans une zone grise tolérée et les producteurs en circuit court qui paient l’addition. Les gros industriels, eux, ont les moyens de financer un dossier d’autorisation [48]. Le 15 mai [1] ne marque pas la fin du CBD en France. Il marque la fin du CBD artisanal.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (55)
« Tous les produits alimentaires au CBD seront interdits en France à partir du 15 mai »
bfmtv.com ↗ ↩
« la Direction générale de l'alimentation (DGAL) ayant décidé d'appliquer la règlementation européenne en la matière »
bfmtv.com ↗ ↩
« a annoncé mi-avril aux représentants de la filière »
bfmtv.com ↗ ↩
« il "n'y aurait plus aucune tolérance pour les produits alimentaires qui contiennent du CBD, à partir du 15 mai" »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le CBD à fumer ou sous forme de liquide pour cigarettes électroniques reste autorisé »
bfmtv.com ↗ ↩
« tous les produits alimentaires à base de parties de chanvre ne disposant pas d’historique de consommation (fleurs ou sommités fleuries par exemple) et/ou à base de CBD ou d’autres cannabinoïdes (extraits naturels ou de synthèse) actuellement mis sur le marché en France (et même au sein de l’Union européenne) le sont de manière illégale. »
ameli.fr ↗ ↩
« plusieurs demandes d’autorisation du CBD, en tant que nouvel aliment, ont été déposées mais aucune n’a abouti à date. »
ameli.fr ↗ ↩
« Le règlement européen "Novel Food" »
bfmtv.com ↗ ↩
« est en vigueur depuis 1997 »
bfmtv.com ↗ ↩
« En vigueur depuis 1997, il impose une autorisation préalable pour les aliments qui ne sont pas traditionnellement consommés dans l’Union européenne. »
20minutes.fr ↗ ↩
« La Direction générale de l’alimentation (DGAL) a décidé d’appliquer strictement la réglementation européenne, selon plusieurs sources. »
20minutes.fr ↗ ↩
« la DGAL, qui tolérait jusqu’ici ces produits sous certaines conditions »
midilibre.fr ↗ ↩
« Paul Maclean, représentant de l'Union des professionnels du CBD (UPCBD) »
bfmtv.com ↗ ↩
« Union des professionnels du CBD (UPCBD) »
bfmtv.com ↗ ↩
« « C’est une réglementation européenne qui ne s’impose pas. Les États ont le choix de ne pas l’appliquer » »
midilibre.fr ↗ ↩
« De son côté, l’UPCBD affirme « étudier les recours » contre cette « interprétation très restrictive » de la réglementation européenne. »
20minutes.fr ↗ ↩
« L'Inserm fait le point dans un communiqué et alerte immédiatement. »
futura-sciences.com ↗ ↩
« Il faut rester prudent car il y a très peu d'essais cliniques permettant de prouver les alléchantes propriétés du CBD. »
futura-sciences.com ↗ ↩
« Les seuls essais existants n'ont inclus qu'un nombre trop faible de patients pour apporter un niveau de preuve suffisant. »
futura-sciences.com ↗ ↩
« Le CBD, contrairement au THC, ne génère pas de dépendance. »
futura-sciences.com ↗ ↩
« L'Inserm tient à rappeler que si le CBD ne provoque pas de dépendance, c'est tout de même un psychotrope. »
futura-sciences.com ↗ ↩
« Un médicament, dont le principe actif est le CBD, est actuellement disponible en France. Il s’agit de l’Epidyolex, indiqué dans le traitement de certaines épilepsies sévères. »
futura-sciences.com ↗ ↩
« des dosages journaliers pouvant atteindre 1200 mg, sous contrôle médical strict »
sciencesetavenir.fr ↗ ↩
« la dose journalière tolérée pour un usage de bien-être est fixée à 50 mg de CBD par jour dans le cadre des compléments alimentaires »
sciencesetavenir.fr ↗ ↩
« Le CBD est une substance active. Il peut donc interagir avec d’autres médicaments dans l’organisme et exposer à des risques. »
ameli.fr ↗ ↩
« Les personnes qui prennent des médicaments pour la thyroïde, des antiépileptiques, des anticoagulants, des antidépresseurs ou des anti-inflammatoires doivent être particulièrement vigilants. »
futura-sciences.com ↗ ↩
« En effet, ces molécules ont une marge thérapeutique étroite. »
futura-sciences.com ↗ ↩
« Le CBD, comme toute substance active, peut entraîner des effets indésirables. Les plus couramment constatés sont: fatigue, diarrhée, modifications de l’appétit, somnolence, sécheresse buccale. »
ameli.fr ↗ ↩
« Il peut avoir été contaminé par des métaux lourds ou des résidus de produits phytosanitaires sans que le consommateur puisse en avoir connaissance. »
futura-sciences.com ↗ ↩
« Pour les produits vendus en pharmacie, l'origine, la qualité du CBD et son dosage sont rigoureusement contrôlés et garantis. »
ameli.fr ↗ ↩
« "Certains de ces produits [.] analyse René Marrek, pharmacien et cofondateur de Pharm'addict »
tf1info.fr ↗ ↩
« "Certains de ces produits qu'on ne trouve pas en pharmacie et qu'on ne trouve que sur Internet contiennent des produits de synthèse. Ils sont dangereux et à visée psychotrope", analyse René Marrek »
tf1info.fr ↗ ↩
« Désormais en France, seul le CBD à fumer [.] ou sous forme de liquide pour cigarette électronique sera autorisé »
tf1info.fr ↗ ↩
« Le CBD fumé est toxique pour les poumons. »
futura-sciences.com ↗ ↩
« la combustion du CBD, souvent associée à celle du tabac, produit des substances toxiques des voies respiratoires et peut provoquer des cancers. »
futura-sciences.com ↗ ↩
« « On peut prendre du CBD, mais on peut juste ne pas le prendre sous forme alimentaire, ce qui n’a absolument aucun sens », s’agace Paul Maclean. »
20minutes.fr ↗ ↩
« Le règlement européen « Novel Food », auquel doit se soumettre tout aliment qui n’est pas traditionnellement consommé au sein de l’UE, est en vigueur depuis 1997 »
midilibre.fr ↗ ↩
« Selon le ministère de l’Agriculture, ces produits représentent 40 % du chiffre d’affaires des boutiques spécialisées. »
20minutes.fr ↗ ↩
« Selon le ministère de l’Agriculture, ces produits représentent 40 % du chiffre d’affaires des boutiques spécialisées. »
20minutes.fr ↗ ↩
« "risque de tuer plus de 2.000 boutiques spécialisées qui se trouvent en centre-ville" »
bfmtv.com ↗ ↩
« Cette nouvelle interdiction concerne notamment les 2.500 boutiques spécialisées installées sur le territoire »
tf1info.fr ↗ ↩
« La boutique de CBD de Yacid dans le 15ᵉ arrondissement de Paris »
tf1info.fr ↗ ↩
« Il a ouvert sa boutique il y a tout juste cinq mois »
tf1info.fr ↗ ↩
« Ses produits constituent près de 30% de son chiffre d'affaires »
tf1info.fr ↗ ↩
« "On a des stocks qu'on ne sait pas comment on va écouler ou est-ce qu'on va les rendre. Donc ça pose pas mal d'interrogations", s'inquiète-t-il »
tf1info.fr ↗ ↩
« La Confédération paysanne, troisième syndicat agricole »
midilibre.fr ↗ ↩
« « une menace directe sur la filière » »
midilibre.fr ↗ ↩
« la décision privilégie les modèles industriels puisqu’il est très coûteux d’obtenir une dérogation au règlement européen et que seuls les gros acteurs ont les moyens de déposer des dossiers »
midilibre.fr ↗ ↩
« « Des centaines de producteur·rices, de paysan·nes, de fermes diversifiées, de circuits de commercialisation en cours d’installation et de projets en circuits courts se retrouvent aujourd’hui en danger » »
20minutes.fr ↗ ↩
« les produits contenant du CBD ne peuvent, sous peine de sanctions pénales, revendiquer des allégations thérapeutiques, à moins qu’ils n’aient été autorisés comme médicament. »
ameli.fr ↗ ↩
« a précisé le ministère de l’Agriculture »
midilibre.fr ↗ ↩
« le gouvernement doit communiquer dans les prochains jours »
midilibre.fr ↗ ↩
« "Moi, c'est surtout pour m'aider à dormir", explique-t-il »
tf1info.fr ↗ ↩
« "C'est un substitut qui est naturel contrairement à tous les traitements médicamenteux qu'il peut y avoir", nous confie-t-il »
tf1info.fr ↗ ↩
« la vente de produits contenant du cannabidiol est autorisée à condition que la teneur en THC n’excède pas 0,3 % »
sciencesetavenir.fr ↗ ↩
Sources
- Tous les produits alimentaires au CBD seront interdits en France à partir du 15 mai: la filière dénonce une décision "aberrante" qui va "tuer plus de 2.000 boutiques"
- Le CBD alimentaire sera interdit à partir du 15 mai
- "Ce nouveau cadre est d'une absurdité totale" : les aliments à base de CBD interdits à partir du 15 mai
- Coup de tonnerre pour le CBD : pourquoi les huiles, bonbons et tisanes seront bientôt officiellement interdits ?
- Le CBD, entre science et bien-être : un marché français en quête de rigueur
- Les effets bien-être du CBD sont-ils prouvés scientifiquement ? L'Inserm fait le point
- Cannabidiol (CBD) non médical : définition et précautions d’utilisation