Quand l’IA apprend à vous arnaquer : cinq modèles testés, cinq réussites
Une expérience publiée par Wired montre que des modèles grand public génèrent des attaques d'ingénierie sociale crédibles. L'Anssi voit les exfiltrations de données bondir de 50% en un an.
Cinq modèles d'IA grand public ont rédigé et exécuté des attaques de phishing convaincantes lors d'un test mené par Wired. En France, l'Anssi mesure une hausse parallèle des exfiltrations de données.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Démocratisation du phishing de qualité
L'IA générative rédige un e-mail de phishing efficace en 5 minutes là où une équipe humaine en met 16 heures. La kill chain devient entièrement automatisée selon Rachel Tobac (SocialProof).
Hausse des exfiltrations en France
L'Anssi mesure 196 incidents d'exfiltration en 2025 contre 130 en 2024, soit environ 50% de plus en un an. Le phishing reste le premier vecteur d'intrusion selon Wavestone.
PME-TPE-ETI premières cibles
48% des attaques par rançongiciel visent les petites et moyennes structures. L'éducation, les ministères, la santé et les télécoms concentrent 76% des incidents totaux.
Course aux armements défensifs
Anthropic réserve son modèle Mythos à quelques entreprises et agences avant sa sortie générale. Charlemagne Labs déploie Charley, un outil IA de détection. La défense s'automatise aussi.
Identités non humaines
Le déploiement d'agents IA fait exploser le nombre d'identités machine à gouverner. Yassir Abousselham (Calendly) alerte sur la nécessité d'authentifier, autoriser et désactiver ces agents en fin de cycle.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Cinq modèles d'IA grand public ont mené des attaques de phishing crédibles dans un test mené par Wired avec l'outil Charlemagne Labs.
- Une IA générative rédige un e-mail de phishing en 5 minutes contre 16 heures pour une équipe humaine, selon IBM X-Force.
- L'Anssi a traité 1 366 incidents confirmés en 2025, stable, mais les exfiltrations de données bondissent de 130 à 196 cas.
- Sur 460 fuites de données suspectées, 58% relevaient du bluff ou du recyclage selon Vincent Strubel.
- 90% des attaques en entreprise reposent sur le risque humain selon Charlemagne Labs.
L’expérience tient en une fenêtre de terminal. Un journaliste de Wired lance un outil développé par la startup Charlemagne Labs [1], et regarde cinq modèles d’IA tenter de l’arnaquer. Anthropic Claude 3 Haiku [2], OpenAI GPT-4o [3], Nvidia Nemotron [4], DeepSeek-V3 [5] et Alibaba Qwen [6] [7]. Le scénario: un faux projet collaboratif, une mention crédibilisante de la Darpa [8], un lien à cliquer. DeepSeek-V3 conçoit et exécute l’attaque entièrement seul [9].
Pour le dire simplement, ce que démontre Wired n’est pas une fuite hypothétique: c’est que des modèles déjà déployés, certains en open source, savent mener une campagne d’ingénierie sociale de bout en bout. Une instance de DeepSeek-V3 a même répondu de manière réaliste aux messages entrants, faisant durer l’échange [10].
Ce que mesurent les chercheurs
Jeremy Philip Galen [12], cofondateur de Charlemagne Labs et ex-project manager chez Meta où il a travaillé sur la lutte contre les arnaques d’ingénierie sociale [12] [13], résume la situation: « Tout le monde admet que si ces modèles sont vraiment bons en raisonnement et en écriture, ils sont probablement vraiment bons en ingénierie sociale. Et pourtant, il y a étonnamment peu d’efforts pour quantifier ces capacités ou ces risques » [14]. Son associé Richard Whaling [15] ajoute que la défense passe par les mêmes outils: « Nous nous appuyons sur des modèles open source pour entraîner notre modèle défensif. Cela suppose une communauté open source en bonne santé. C’est peut-être la seule manière viable de nous défendre » [16].
Meta a utilisé l’outil de Charlemagne Labs pour tester son modèle Muse Spark [17]. Anthropic a réservé Mythos [18] à un petit nombre d’entreprises et d’agences gouvernementales avant sa sortie générale [19]. L’industrie, donc, sait. Elle teste à huis clos.
L’IA accélère, elle ne réinvente pas
Rachel Tobac, CEO et cofondatrice de SocialProof [20] [21], pose le diagnostic le plus clair: « Je ne dirais pas que l’IA a rendu les attaques plus convaincantes, mais elle a permis à une seule personne de passer à l’échelle. La kill chain devient entièrement automatisée » [22]. Concrètement, cela signifie qu’un attaquant isolé peut désormais conduire ce qui demandait, hier, une équipe organisée.
Les mesures faites par les équipes d’cybersécurité d’IBM donnent l’échelle. Stephanie Carruthers, responsable mondiale de la cyberprotection et responsable du piratage d’IBM [23], rappelle que ChatGPT a popularisé l’IA générative en 2022 [24]. Deux ans et demi plus tard [25], les LLM font des recherches en ligne en temps réel et exécutent des workflows de manière autonome [26]. L’équipe X-Force a mesuré qu’une IA générative rédige un e-mail de phishing en cinq minutes [27], là où une équipe humaine met seize heures, dont l’essentiel en recherche sur la cible [28]. Posé autrement: l’IA fait gagner près de deux jours de travail aux attaquants [29].
Carruthers va plus loin: « Nous avons atteint un stade inquiétant. Avec très peu de prompts, un modèle d’IA peut écrire un message de phishing qui m’est destiné. C’est terrifiant » [30]. Les outils éliminent les fautes qui trahissaient autrefois les e-mails frauduleux dans pratiquement toutes les langues majeures [31] [32]. Selon IBM, les Américains ont perdu 12,5 milliards de dollars à cause d’attaques de phishing et d’autres fraudes [33].
Les chiffres français: un plateau, pas une explosion
L’Anssi a présenté son panorama annuel le 11 mars 2026 [34]. Vincent Strubel, son directeur général [35], file la métaphore marine: « On peut avoir l’impression d’un raz-de-marée, mais au global nous sommes sur une volumétrie qui ne change pas, une marée haute qui se maintient » [35]. L’agence a traité 3 586 événements de sécurité en 2025 [36] [37], contre 4 386 en 2024 [38], soit une baisse de 18% [39]. Les incidents confirmés, eux, restent stables: 1 366 contre 1 361 [40] [41] [42] [43].
Les rançongiciels reculent légèrement, de 141 à 128 attaques [44] [45] [46] [47]. Mais les exfiltrations de données bondissent: 196 incidents en 2025 [48] contre 130 en 2024 [49]. C’est une hausse d’environ 50% sur un an. Sur les 460 événements catalogués comme de potentielles fuites de données [50] [51], 58% relevaient en réalité du bluff ou du recyclage de piratages anciens [52]. « Beaucoup de bluff », souligne l’Anssi. Les PME, TPE et ETI restent les premières cibles des rançongiciels avec 48% des attaques [53].
L’éducation et la recherche concentrent 34% des incidents [54], ministères et collectivités 24% [55], la santé 10% [56], les télécoms 9% [57]. Quatre secteurs à eux seuls totalisent 76% des cas selon l’Anssi [58]. Le rapport ANSSI 2025 note aussi qu’en France, plus de 6 200 actifs restent vulnérables aux failles principales exploitées depuis 2023 et 2024, sur des produits Ivanti, Fortinet, Citrix et Microsoft [59] [60]. 8% des vulnérabilités sont exploitées avant leur découverte publique, 29% le jour même ou avant [61] [62].
Le contre-argument: l’IA n’a pas tout changé
Strubel nuance l’emballement médiatique sur l’IA offensive: « C’est intéressant, mais il ne faut pas s’imaginer que ça va changer la donne » [63]. Une étude IBM va dans le même sens. Lors d’un test A/B mené auprès de plus de 800 employés d’une entreprise de santé [64] [65], les e-mails de phishing rédigés par des humains de l’équipe X-Force Red [66] ont battu ceux générés par ChatGPT [67] [68]. Les e-mails IA ont même été signalés comme suspects plus souvent [69].
Les données manquent pour trancher entre les deux lectures. SoSafe [70], spécialiste de la sensibilisation à la cybersécurité, mesure que 78% des e-mails de phishing rédigés par IA sont ouverts [71] et qu’une personne sur cinq se fait piéger [72]. Mais l’étude IBM montre que des humains expérimentés font encore mieux. Ce que les chiffres montrent, c’est une chose: l’IA démocratise le phishing de qualité moyenne. Elle ne remplace pas, pour l’instant, le travail d’orfèvre d’un ingénieur social humain.
L’angle mort: la défense aussi automatise
Ce que les sources mainstream disent moins, c’est que les défenseurs courent la même course. Charlemagne Labs développe Charley, un outil qui surveille les messages entrants et alerte sur les arnaques probables [73] [74]. Yassir Abousselham, RSSI de Calendly [75], résume: « Nous sommes capables d’en faire beaucoup plus. C’est un peu comme avoir toute la connaissance humaine à portée de main » [76]. Mais il alerte aussi sur l’explosion des identités non humaines liées aux agents IA déployés dans les entreprises [77]: « Il est nécessaire d’accélérer la manière dont nous intégrons, maintenons et gérons ces identités » [78].
Mandy Andress, RSSI d’Elastic [79], décrit les attaques nouvelle génération: « Les cybercriminels utilisent l’IA pour automatiser la reconnaissance, concevoir des leurres hautement personnalisés et générer des deepfakes audio et vidéo qui exploitent la confiance humaine à grande échelle » [80]. Les attaquants atteignent leurs objectifs avant que les alertes ne soient déclenchées [81].
Pourquoi maintenant
Le timing de la publication Wired n’est pas anodin. Le rapport CERT-Wavestone 2025 mesure que l’attaque la plus rapide observée a duré moins d’un jour et demi entre l’entrée des attaquants et l’exfiltration des données [82]. Le phishing est redevenu le premier canal d’intrusion en 2025, devant l’exploitation de vulnérabilités [83]. L’IBM X-Force Threat Intelligence Index 2025 [84] [85] rapporte une hausse de 84% des e-mails délivrant des infostealers en 2024 par rapport à 2023 [86], et de 180% sur les premiers chiffres 2025 [87]. Les ransomwares représentent 28% des cas de logiciels malveillants [88].
Mark Hughes, Managing Partner of Cybersecurity Services chez IBM [89], pose le diagnostic: « Les cybercriminels s’introduisent le plus souvent sans rien compromettre, en exploitant les failles d’identité qui se cachent dans les environnements Cloud hybrides » [90]. Sa recommandation: « moderniser la gestion de l’authentification, corriger les failles d’authentification multifactorielle et rechercher les menaces en temps réel » [91].
Ce que ça veut dire pour les entreprises françaises
Pour donner une échelle: un attaquant disposant d’un modèle open source peut désormais lancer en une journée des campagnes ciblées qui demandaient une équipe entière. C’est mesurable. La défense, elle, suppose une chaîne complète: sensibilisation des employés, gouvernance des agents IA déployés, audit des dépendances logicielles et des prestataires SaaS. Le rapport Wavestone insiste sur les CRM cloud comme Salesforce [92], cibles privilégiées via des API mal configurées [93].
Les données sont formelles: 90% des attaques en entreprise reposent sur le risque humain [11]. C’est ce facteur que l’IA générative attaque en priorité. Et c’est là que la défense - humaine, technique, réglementaire - doit se concentrer.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (93)
« a tool developed by a startup called Charlemagne Labs. »
wired.com ↗ ↩
« Anthropic’s Claude 3 Haiku »
wired.com ↗ ↩
« OpenAI’s GPT-4o »
wired.com ↗ ↩
« Nvidia’s Nemotron »
wired.com ↗ ↩
« the attack was entirely crafted and executed by the open-source model DeepSeek-V3. »
wired.com ↗ ↩
« Alibaba’s Qwen »
wired.com ↗ ↩
« I tried running a number of different AI models, including Anthropic’s Claude 3 Haiku, OpenAI’s GPT-4o, Nvidia’s Nemotron, DeepSeek’s V3, and Alibaba’s Qwen. »
wired.com ↗ ↩
« Defense Advanced Research Projects Agency (Darpa) »
wired.com ↗ ↩
« the attack was entirely crafted and executed by the open-source model DeepSeek-V3. »
wired.com ↗ ↩
« I watched another instance of DeepSeek-V3 responding to incoming messages on my behalf. It went along with the ruse, and the back-and-forth seemed alarmingly realistic. »
wired.com ↗ ↩
« The genesis of 90 percent of contemporary enterprise attacks is human risk »
wired.com ↗ ↩
« Jeremy Philip Galen, cofounder of Charlemagne Labs and an ex-Meta project manager who worked on countering social engineering scams at the social networking giant. »
wired.com ↗ ↩
« Jeremy Philip Galen, cofounder of Charlemagne Labs and an ex-Meta project manager who worked on countering social engineering scams at the social networking giant. »
wired.com ↗ ↩
« “I think everybody admits that if these models are really, really good at reasoning and writing, then they’re probably really good at social engineering,” Galen says. “And yet there is surprisingly little effort to quantify these capabilities or risks.” »
wired.com ↗ ↩
« Richard Whaling, an engineer who cofounded Charlamagne Labs with Galen »
wired.com ↗ ↩
« “We rely on open source models to train our defensive model,” he tells me. “That relies on a healthy open-source community. And that might be the only viable way to defend ourselves.” »
wired.com ↗ ↩
« Meta used Charlemagne Labs’ tool to test the capabilities of its latest model, called Muse Spark. »
wired.com ↗ ↩
« Anthropic’s latest model, known as Mythos »
wired.com ↗ ↩
« So far, the model has been made available to only a handful of companies and government agencies so that they can scan and secure systems ahead of a general release. »
wired.com ↗ ↩
« Rachel Tobac, CEO and cofounder of SocialProof, a company that performs social engineering penetration testing for other firms »
wired.com ↗ ↩
« SocialProof, a company that performs social engineering penetration testing for other firms »
wired.com ↗ ↩
« “I wouldn’t say that AI has made attacks more convincing, but it has made it easier for one person to scale attacks,” she says. “The kill chain is getting entirely automated.” »
wired.com ↗ ↩
« Stephanie Carruthers, responsable mondiale de la cyberprotection et responsable du piratage d’IBM, se souvient de ce qu’elle a ressenti en 2022. »
ibm.com ↗ ↩
« ChatGPT avait récemment fait connaître l’intelligence artificielle générative au grand public. Sa combinaison de compétences linguistiques étrangement humaines et de bases de connaissances approfondies en amenait plus d’un à se demander comment elle pourrait changer le monde en 2022. »
ibm.com ↗ ↩
« Mais beaucoup de choses peuvent se passer en deux ans et demi. »
ibm.com ↗ ↩
« Aujourd’hui, de nombreux grands modèles de langage (LLM) peuvent effectuer des recherches sur Internet en temps réel. Capables de concevoir des workflows et d’exécuter des tâches de manière autonome, les agents d’IA peuvent aller plus loin en exploitant les informations qu’ils découvrent pour éclairer leurs actions. »
ibm.com ↗ ↩
« Mme Carruthers et l’équipe X-Force ont fait des essais et ont constaté que l’IA générative peut écrire un e-mail de phishing en cinq minutes. »
ibm.com ↗ ↩
« Pour une équipe humaine, la rédaction d’un message semblable prend environ 16 heures, dont la majeure partie est consacrée à des recherches approfondies sur les cibles. »
ibm.com ↗ ↩
« Les attaquants peuvent donc gagner près de deux jours de travail en utilisant des modèles d’IA générative »
ibm.com ↗ ↩
« « Nous avons atteint un stade inquiétant, déclare Mme Carruthers. Avec très peu de prompts, un modèle d’IA peut écrire un message de phishing qui m’est destiné. C’est terrifiant. » »
ibm.com ↗ ↩
« Mais les outils d’IA générative peuvent produire des textes techniquement parfaits dans pratiquement toutes les principales langues du monde. »
ibm.com ↗ ↩
« Les outils d’IA générative peuvent produire des textes techniquement parfaits dans pratiquement toutes les principales langues du monde. »
ibm.com ↗ ↩
« Rien qu’en 2024, les Américains ont perdu 12,5 milliards de dollars à cause d’attaques de phishing et d’autres fraudes. »
ibm.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le fact_bank IBM attribue les 12,5 milliards de dollars de pertes à l'année 2024, mais selon le rapport IC3 du FBI, ce montant correspond aux pertes 2023 (les pertes 2024 s'élèvent à 16,6 milliards). L'année a été retirée du body par prudence. ↩
« elle a présenté ce 11 mars, son panorama de la cybermenace, cette fois pour l'année 2025 »
bfmtv.com ↗ ↩
« « On peut avoir l’impression d’un raz-de-marée, mais au nous sommes sur une volumétrie qui ne change pas, une marée haute qui se maintient », résume Vincent Strubel, filant la métaphore marine. »
zdnet.fr ↗ ↩
« l’Anssi a en 2025 traité 3586 événements de sécurité, un volume en baisse de 18% par rapport à 2024. »
zdnet.fr ↗ ↩
« En 2025, l'Anssi a eu vent de 3.586 "événements de sécurité" »
bfmtv.com ↗ ↩
« il est en baisse par rapport à 2024, (4.386) »
bfmtv.com ↗ ↩
« l’Anssi a en 2025 traité 3586 événements de sécurité, un volume en baisse de 18% par rapport à 2024. »
zdnet.fr ↗ ↩
« l’agence compte 1366 incidents de sécurité, un événement de sécurité où l’action réussie d’un acteur malveillant a pu être confirmée - portés à sa connaissance, contre 1361 l’année précédente. »
zdnet.fr ↗ ↩
« l’agence compte 1366 incidents de sécurité [.] portés à sa connaissance, contre 1361 l’année précédente. »
zdnet.fr ↗ ↩
« seuls 1.366 ont été confirmés comme étant de véritables incidents liés à un acteur malveillant »
bfmtv.com ↗ ↩
« Contre à peine 1.361 en 2024 »
bfmtv.com ↗ ↩
« 128 attaques de ce type ont été déplorées en 2025, contre 144 en 2024. »
zdnet.fr ↗ ↩
« 128 attaques de ce type ont été déplorées en 2025, contre 144 en 2024. »
zdnet.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source zdnet.fr cite 144 attaques par rançongiciel en 2024, mais le rapport officiel ANSSI (CERTFR-2026-CTI-002) indique 141. La valeur correcte est 141. ↩
« Après avoir constaté 144 attaques par rançongiciel en 2024 »
bfmtv.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source bfmtv.com cite 144 attaques par rançongiciel en 2024, mais le rapport officiel ANSSI (CERTFR-2026-CTI-002) indique 141. La valeur correcte est 141. ↩
« l'agence n'en a compté que 128 l'année dernière »
bfmtv.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: Factoide redondant avec f67 (128 rançongiciels en 2025); la valeur 2025 est confirmée, pas de correction de fond. ↩
« les exfiltrations de données sont en hausse, avec 196 incidents contre 130 l’année précédente. »
zdnet.fr ↗ ↩
« les exfiltrations de données sont en hausse, avec 196 incidents contre 130 l’année précédente. »
zdnet.fr ↗ ↩
« sur les 460 événements catalogués comme de potentielles fuites de données, 58% étaient en réalité relatives à du bluff ou du recyclage de données d’anciens piratages. »
zdnet.fr ↗ ↩
« L'Anssi a ainsi été informée de 460 "événements de sécurité" étant potentiellement des fuites de données en 2025 »
bfmtv.com ↗ ↩
« sur les 460 événements catalogués comme de potentielles fuites de données, 58% étaient en réalité relatives à du bluff ou du recyclage de données d’anciens piratages. »
zdnet.fr ↗ ↩
« qui visent toujours principalement les PME, TPE et ETI (48%) »
bfmtv.com ↗ ↩
« l'éducation et la recherche (34%) »
bfmtv.com ↗ ↩
« les ministères et les collectivités territoriales (24%) »
bfmtv.com ↗ ↩
« la santé (10%) »
bfmtv.com ↗ ↩
« les télécommunications (9%) »
bfmtv.com ↗ ↩
« À eux seuls, ils regroupent 76% des incidents »
bfmtv.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: L'Anssi communique 76% comme part cumulée des quatre secteurs les plus touchés, alors que la somme des parts citées (34+24+10+9) donne 77%. L'écart d'un point provient probablement d'arrondis dans le rapport original. ↩
« plus de 6200 actifs sont toujours vulnérables en France à la fin 2025 aux principales failles exploitées par des pirates depuis 2023 et 2024. »
zdnet.fr ↗ ↩
« L’année dernière, ce sont des vulnérabilités sur des produit Ivanti, Fortinet, Citrix et Microsoft qui ont fait les choux gras des attaquants. »
zdnet.fr ↗ ↩
« 8% des vulnérabilités seraient exploitées avant leur découverte, 29% le sont le jour même ou avant. »
zdnet.fr ↗ ↩
« 8% des vulnérabilités seraient exploitées avant leur découverte, 29% le sont le jour même ou avant. »
zdnet.fr ↗ ↩
« "C'est intéressant, mais il ne faut pas s'imaginer que ça va changer la donne", nuance le patron de l'Anssi »
bfmtv.com ↗ ↩
« L’e-mail de phishing masqué suivant a été envoyé à plus de 800 employés d’une organisation de santé d’envergure internationale »
ibm.com ↗ ↩
« L’e-mail de phishing masqué suivant a été envoyé à plus de 800 employés d’une organisation de santé d’envergure internationale »
ibm.com ↗ ↩
« Dans l’autre coin, nous avions des spécialistes en ingénierie sociale chevronnés de X-Force Red »
ibm.com ↗ ↩
« nous avons demandé à ChatGPT de détailler les principaux sujets de préoccupation des employés de ces secteurs »
ibm.com ↗ ↩
« les humains sont sortis vainqueurs, mais de justesse »
ibm.com ↗ ↩
« Non seulement le phishing généré par l’IA a perdu face aux humains, mais il a également été signalé comme suspect à une fréquence plus élevée »
ibm.com ↗ ↩
« SoSafe, leader en matière de sensibilisation à la cybersécurité »
sosafe-awareness.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: SoSafe se présente comme 'leader en matière de sensibilisation à la cybersécurité' sans précision géographique vérifiée. La qualification 'leader européen' utilisée initialement n'était pas sourcée et a été remplacée par 'spécialiste de la sensibilisation à la cybersécurité'. ↩
« 78 % des e-mails de phishing, rédigés par l’IA, sont ouverts par leurs destinataires »
sosafe-awareness.com ↗ ↩
« Actuellement, une personne sur cinq est victime d’attaques de phishing générées par l’IA »
sosafe-awareness.com ↗ ↩
« Charlemagne Labs has also developed a tool called Charley that uses AI to monitor incoming messages and warn users about likely scams. »
wired.com ↗ ↩
« Charlemagne Labs has also developed a tool called Charley that uses AI to monitor incoming messages and warn users about likely scams. »
wired.com ↗ ↩
« estime Yassir Abousselham, RSSI de l'éditeur de planification Calendly. »
cio-online.com ↗ ↩
« « Nous sommes capables d'en faire beaucoup plus, résume-t-il. C'est un peu comme avoir toute la connaissance humaine à portée de main, finalement! » »
cio-online.com ↗ ↩
« Alors que les entreprises se sont empressées de déployer des agents d'IA, des pipelines d'automatisation et des workflows machine-to-machine, Yassir Abousselham (Calendly) explique comment ces stratégies ont aussi entraîné une explosion des identités non humaines. »
cio-online.com ↗ ↩
« « Il est nécessaire d'accélérer la manière dont nous intégrons, maintenons et gérons ces identités. Nous devons nous assurer que ces agents sont gouvernés, managés correctement, authentifiés et autorisés, et que nous pouvons les désactiver à la fin de leur cycle de vie », insiste Yassir Abousselham. »
cio-online.com ↗ ↩
« explique Mandy Andress, RSSI de l'éditeur Elastic. »
cio-online.com ↗ ↩
« « Les attaques de type "swifter", par exemple, sont alimentées par l'intelligence artificielle. Les cybercriminels l'utilisent pour automatiser la reconnaissance des lieux, concevoir des leurres hautement personnalisés et générer des deepfakes audio et vidéo qui exploitent la confiance humaine à grande échelle, explique Mandy Andress. »
cio-online.com ↗ ↩
« les attaquants atteignant leurs objectifs avant même que les alertes ne soient déclenchées. »
cio-online.com ↗ ↩
« L’attaque la plus rapide observée par notre équipe a durée moins d’1 jour et demi entre l’entrée de l’attaquant et l’exfiltration des données. »
wavestone.com ↗ ↩
« le phishing est le premier canal d’intrusion en 2025, devant l’exploitation de vulnérabilités et les accès distants (VPN, RDP). »
wavestone.com ↗ ↩
« Selon l’IBM® X-Force Threat Intelligence Index 2025, les acteurs de la menace mènent aujourd’hui, en moyenne, des campagnes plus importantes et plus vastes que par le passé. »
ibm.com ↗ ↩
« ARMONK, N.Y., le 17 avril 2025 - IBM (NYSE: IBM) a publié aujourd'hui le rapport IBM X-Force Threat Index 2025 »
fr.newsroom.ibm.com ↗ ↩
« IBM X-Force a observé une augmentation de 84 % des emails délivrant des « infostealers » en 2024 par rapport à l'année précédente »
fr.newsroom.ibm.com ↗ ↩
« les premières données pour 2025 révèlent une augmentation encore plus importante de 180% par rapport à 2023 »
fr.newsroom.ibm.com ↗ ↩
« les ransomwares représentaient la plus grande part des cas de logiciels malveillants en 2024 (28 %) »
fr.newsroom.ibm.com ↗ ↩
« a déclaré Mark Hughes, Managing Partner of Cybersecurity Services chez IBM »
fr.newsroom.ibm.com ↗ ↩
« « Les cybercriminels s'introduisent le plus souvent sans rien compromettre - en exploitant les failles d'identité qui se cachent dans les environnements Cloud hybrides complexes qui offrent aux attaquants de multiples points d'accès », a déclaré Mark Hughes, Managing Partner of Cybersecurity Services chez IBM. »
fr.newsroom.ibm.com ↗ ↩
« « Les entreprises doivent abandonner l'idée d'une prévention ad hoc et privilégier des mesures proactives telles que la modernisation de la gestion de l'authentification, la correction des failles d'authentification multifactorielle et la recherche de menaces en temps réel pour détecter les menaces cachées avant qu'elles n'exposent des données sensibles. » »
fr.newsroom.ibm.com ↗ ↩
« Plusieurs campagnes récentes ont ainsi montré l’intérêt des attaquants pour les CRM cloud, et notamment Salesforce. »
wavestone.com ↗ ↩
« Les API mal configurées ou des comptes avec privilèges élevés sont exploités pour détourner des données clients ou lancer des fraudes. »
wavestone.com ↗ ↩
Sources
- 5 AI Models Tried to Scam Me. Some of Them Were Scary Good
- L’IA générative rend l’ingénierie sociale plus dangereuse et plus difficile à détecter
- « Une marée haute qui se maintient », l'Anssi dévoile les chiffres inquiétants de la menace informatique pour 2025
- Cyberattaques: pas une explosion mais un "plateau" en 2025, souligne l'Anssi, qui dénonce beaucoup de "bluff" autour des fuites de données
- En 7 constats, comment l'IA a redessiné la cyber en 2025
- Rapport CERT-Wavestone 2025 : analyse d’un an de réponses à incidents et évolutions des menaces
- IBM annonce aujourd'hui les résultats de l’édition 2025 de son rapport annuel IBM X-Force Threat Intelligence Index sur le paysage mondial des menaces
- IA contre tromperie humaine : décrypter la nouvelle ère des tactiques de phishing
- Une personne sur cinq se fait piéger par des emails de phishing générés par l’IA
