Reconnaissance faciale : le Royaume-Uni bascule, la France sous pression
Londres double ses déploiements, équipe sept nouvelles villes et teste des caméras permanentes. Derrière la promesse sécuritaire, les failles biométriques s'accumulent, et l'ANSSI déconseille toujours la technologie.
Le Royaume-Uni généralise la reconnaissance faciale policière malgré une condamnation judiciaire passée et une procédure en cours.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un visage ne se change pas
Contrairement à un mot de passe, une empreinte biométrique compromise l'est à vie. Thomas Dautieu (CNIL) résume l'argument ; l'ANSSI déconseille plus largement l'usage d'un facteur biométrique en authentification.
Déploiement sans cadre légal
Aucune loi britannique ne mentionne la reconnaissance faciale et le Parlement ne l'a jamais approuvée. L'UK GDPR (art. 9) et l'Equality Act 2010 restent les seuls remparts, activés par l'EHRC.
Biais racial documenté
Plus de la moitié des déploiements de 2024 visaient des zones à population noire supérieure à la moyenne ; 8 des 10 fausses alertes concernaient des personnes noires.
Cybermenace en hausse sur la biométrie
GoldDigger prouve qu'un cheval de Troie peut rejouer la biométrie faciale sur des applications bancaires, avec un masque IA généré à partir d'une simple photo.
Marché explosif, souveraineté en jeu
Le marché passera de 8 à 18 milliards de dollars d'ici 2030. La Met s'appuie sur l'algorithme du japonais NEC, illustrant la dépendance britannique et européenne aux fournisseurs extra-UE.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Dix nouveaux fourgons de reconnaissance faciale déployés dans sept villes britanniques supplémentaires.
- Premières caméras permanentes en service à Croydon depuis octobre 2025.
- 4,7 millions de visages scannés en 2024 par la police, volume doublé en un an.
- L'EHRC saisit la justice contre la Metropolitan Police ; audience en janvier 2026.
- L'algorithme national est fourni par le japonais NEC : une dépendance souveraine assumée.
- L'ANSSI déconseille l'authentification biométrique ; la CNIL, via Thomas Dautieu, souligne l'impossibilité de révoquer un visage compromis.
Le basculement britannique est désormais acté. En juillet 2025 [1], la Metropolitan Police [2] a annoncé doubler ses déploiements hebdomadaires de reconnaissance faciale en direct. En août [3], le gouvernement a financé une flotte de dix fourgons supplémentaires [4] pour étendre la technologie à travers le pays. En octobre [5], les premières caméras permanentes du Royaume-Uni sont entrées en service à Croydon [6], dans le sud de Londres.
La liste des villes nouvellement équipées s’allonge: Greater Manchester, West Yorkshire, Bedfordshire, Surrey, Sussex, Thames Valley et Hampshire [7] rejoignent la Metropolitan Police, South Wales Police et Essex Police [8]. Le Home Office financera les dix nouveaux véhicules [9] sur cinq ans [10]. À Hammersmith and Fulham, les autorités locales ont approuvé des caméras de reconnaissance faciale en direct sur dix sites [11], ainsi que l’équipement de 500 caméras CCTV [12] en capacités de reconnaissance faciale rétrospective. Aucune loi britannique ne mentionne explicitement la reconnaissance faciale, et le Parlement n’en a jamais approuvé l’usage [13].
Un marché en explosion, des chiffres officiels flatteurs
Le marché mondial pèsera 18 milliards de dollars [16] en 2030 [17], contre 8 milliards aujourd’hui [18]. Panasonic, NEC, Thales et Microsoft [19] se disputent les contrats. En France, le groupe Idemia Public Security [20] défend l’efficacité de la technologie, dont son directeur de la technologie Vincent Bouatou [21] vante les dix minutes [22] de passage à l’aéroport de Changi [23] à Singapour [24].
Londres avance les résultats: plus de 1 400 arrestations [25] entre septembre 2024 et 2025 [26] selon le rapport annuel de la Met, un chiffre qui varie selon la période de référence et les sources officielles (plus de 1 000 selon la BBC, 1 300 selon le Home Office). La Crime and Policing Minister Sarah Jones [27] qualifie la technologie de « biggest breakthrough for catching criminals since DNA matching » [28]. Le Home Office a investi 12,6 millions de livres [29] l’an dernier, dont 3,9 millions [30] pour un service national d’appariement facial. Un sondage officiel revendique que 88 % [31] des Britanniques acceptent au moins parfois l’usage en direct par la police. En 2024, la police a ainsi scanné 4,7 millions de visages [32], chiffre que le Guardian arrondit à « près de 5 millions » [33] dans sa synthèse du même rapport: les deux valeurs sont compatibles, l’une étant l’arrondi journalistique de l’autre. Ce volume a doublé en un an.
Le régulateur britannique tire la sonnette d’alarme
L’Equality and Human Rights Commission [34] a publiquement critiqué la Met. Son directeur général John Kirkpatrick [35] estime qu’« il faut des règles claires qui garantissent que la technologie de reconnaissance faciale en direct ne soit utilisée que lorsque c’est nécessaire, proportionné et encadré par des garanties appropriées », ajoutant que « la politique actuelle de la Metropolitan Police ne respecte pas ce standard » [36]. L’EHRC a obtenu le droit d’intervenir [37] dans un examen judiciaire à venir. L’audience est prévue en janvier 2026 [38], portée notamment par Shaun Thompson [39], bénévole de 39 ans [40] de l’association Street Fathers [41], arrêté et retenu trente minutes [42] près de London Bridge [43] après une mauvaise identification.
La contradiction n’est pas que rhétorique: elle repose sur deux terrains juridiques distincts que la Met joue habilement. La validation invoquée par Scotland Yard, via la Court of Appeal [46], porte sur la base légale du recours à la technologie au titre des « Common Law powers » de la police. Or ce qui est reproché à la Met par l’EHRC et par les requérants relève de terrains voisins mais autonomes: la conformité aux textes britanniques sur la non-discrimination (ciblage disproportionné des quartiers afro-caribéens) et au UK GDPR, qui classe les données biométriques en catégorie spéciale dont le traitement est en principe interdit sauf exceptions strictement encadrées. Autrement dit, une police peut déployer la technologie sans être hors-la-loi par principe tout en manquant à ses obligations de non-discrimination et de protection des données. C’est précisément ce que devra trancher la justice britannique.
Silkie Carlo [47], directrice de Big Brother Watch [48], rappelle un trou béant dans le droit: « No laws mention facial recognition and parliament has never approved its use » [13]. On se souvient qu’en 2020 [49], Ed Bridges [50] avait déjà fait condamner South Wales Police [51]: la Cour avait jugé que l’usage violait le droit à la vie privée et rompait avec les lois sur la protection des données et l’égalité [52].
Ce que dit, et ne dit pas, la loi
L’article 9 du UK GDPR, adapté du RGPD européen dans le cadre post-Brexit, range les données biométriques d’identification parmi les « catégories particulières »: leur traitement est en principe interdit, sauf consentement explicite, intérêt public substantiel défini par la loi, ou nécessité judiciaire. Une violation peut coûter jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial annuel. L’Equality Act 2010 britannique interdit toute discrimination indirecte, c’est-à-dire un dispositif apparemment neutre qui désavantage en pratique une catégorie protégée. L’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme protège la vie privée, fondement du jugement Bridges de 2020.
Côté français, l’article 9 de la loi Informatique et Libertés de 1978, révisée, interdit pareillement le traitement des données biométriques aux mêmes conditions, et la CNIL [53] oppose un contrôle strict à tout déploiement. Surtout, l’AI Act européen, publié en 2024, classe la reconnaissance faciale en temps réel dans les espaces publics à des fins répressives parmi les usages à « risque inacceptable » de son article 5: l’interdiction de principe, assortie de très étroites exceptions (attentat imminent, recherche de victimes de traite) soumises à autorisation judiciaire préalable, est applicable depuis février 2025 selon plusieurs sources. L’écart normatif avec le modèle britannique, sorti du giron de l’Union, est spectaculaire.
Le biais racial, angle mort du discours officiel
Le rapport de Zoë Garbett [54], membre de l’Assemblée de Londres du Parti vert [54], documente un fait que les communiqués occultent: plus de la moitié [55] des déploiements de 2024 ont eu lieu dans des zones à population noire supérieure à la moyenne. Thornton Heath à Croydon (40 %) [56], Northumberland Park à Haringey (36 %) [57], Deptford High Street à Lewisham (34 %) [58]. Sur dix fausses alertes documentées [14], huit concernaient des personnes noires [15]. Les forces de police utilisent aussi la reconnaissance faciale contre des enfants dès 12 ans [59].
Le précédent américain hante ce dossier. On se souvient des arrestations erronées documentées aux États-Unis liées à des algorithmes défaillants, notamment visant des Afro-Américains, et de l’interdiction de la technologie votée à partir de 2019 par plusieurs villes américaines comme San Francisco ou Oakland, selon une notoriété publique largement documentée. La CNIL, de son côté, a sanctionné l’entreprise Clearview AI en 2022, selon sa délibération publique, pour avoir constitué sans base légale une base de données de milliards de visages aspirés sur les réseaux sociaux.
L’angle mort: le visage, ce mot de passe qu’on ne peut changer
Ce que les partisans du déploiement britannique évitent de dire tient en une phrase de Thomas Dautieu [60], directeur de l’accompagnement juridique à la CNIL [53]: « Si l’on vous vole votre Carte bleue, la banque peut vous donner un autre code. Si vous vous faites pirater votre identité biométrique, en revanche, vous ne pourrez pas changer de visage » [61]. Or les fuites massives existent déjà. Le 14 août 2019 [62], les chercheurs Noam Rotem [63] et Ran Locar [64], assistés de vpnmentor [65], ont découvert une base Biostar 2 [66] non sécurisée chez le sud-coréen Suprema [67]. Butin: 27,8 millions de données [68], empreintes digitales et données faciales comprises. Parmi les clients touchés selon The Guardian: des banques britanniques, des forces de police du Grand Londres et des sous-traitants du ministère de la Défense britannique [69].
Plus près de nous, un sous-traitant imprimant les cartes d’identité [70] de la police de Londres a été piraté [71]: noms, grades, photos, niveaux de salaire [72] des agents exposés. Rick Prior [73], vice-président de la Fédération de la police métropolitaine [74], parlait alors d’« une violation de sécurité stupéfiante, qui n’aurait jamais dû se produire » [75]. Scotland Yard [76] fait pourtant le pari de multiplier les bases biométriques.
Souveraineté: qui fournit les algorithmes?
La question est rarement posée. L’algorithme national de reconnaissance faciale utilisé par la police britannique est fourni par NEC [77], groupe japonais également cité parmi les grands acteurs du marché mondial [19]. Le Royaume-Uni a donc confié sa capacité régalienne d’identification biométrique à un fournisseur extra-européen, sans alternative domestique équivalente à la française Idemia [20], laquelle, malgré son origine hexagonale, équipe massivement des dispositifs à l’étranger mais n’est pas retenue pour les déploiements policiers de Londres. Côté continental, la directive NIS 2 [78] et le Cyber Resilience Act [79] rehaussent les exigences de sécurité des fournisseurs opérant dans l’Union, mais ne règlent pas la question stratégique: l’Europe dépend encore de briques biométriques américaines, japonaises ou chinoises pour les cas d’usage les plus sensibles. La stratégie France 2030 et le budget 2026 financent des briques de souveraineté numérique, mais aucune ne cible pour l’heure une filière biométrique de confiance comparable à ce qu’a construit la défense ou le spatial.
L’ANSSI, voix française à rebours du consensus britannique
Pendant que Londres généralise, l’ANSSI [80] maintient sa recommandation: « l’emploi d’un facteur biométrique présente de nombreux désavantages et limitations » [81]. Le Panorama de la cybermenace 2025 [82] recense 3 586 événements de sécurité [83] traités par l’agence, avec 1 366 incidents [84] portés à sa connaissance. Les secteurs les plus ciblés: éducation et recherche (34 %) [85], ministères et collectivités (24 %) [86], santé (10 %) [87], télécommunications (9 %) [88]. Les modes opératoires attaquants sont principalement liés à la Russie [89] et à la Chine [90]. L’agence anticipe une augmentation massive des attaques hybrides d’ici 2030 [91].
La démonstration technique est déjà faite. Le groupe GoldDigger [92], depuis mi-2023 [93], diffuse un cheval de Troie Android [94] ciblant une cinquantaine d’acteurs financiers [95] au Viêtnam [96]. Sa fonction: capturer la biométrie faciale des utilisateurs et la rejouer sur les sites bancaires [97], avec un masque généré par IA fonctionnant « comme un filtre Instagram ou TikTok » [98]. La State Bank of Vietnam [99] prévoyait de généraliser l’authentification faciale en avril 2024 [100]. Le malware a été découvert juste avant.
Pourquoi maintenant? Le calendrier britannique interroge
L’accélération n’est pas un hasard. La consultation gouvernementale de dix semaines [101] sur l’encadrement policier de la biométrie a été lancée en parallèle du déploiement des fourgons. Londres propose même la création d’un organisme unique de régulation [102]. Autrement dit: le gouvernement installe la technologie dans les rues avant de définir le cadre qui devrait la régir. La Met a d’ailleurs annoncé son déploiement au Notting Hill Carnival [103] dès août 2026 [104], un événement où la reconnaissance faciale avait déjà été testée en 2016 et 2017 [105] et dont le choix, dans une zone à forte population afro-caribéenne, concentre les critiques depuis 2016.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune des sources consultées ne quantifie le coût réel d’une compromission biométrique massive pour un citoyen britannique. Aucune ne précise combien de temps les données biométriques collectées lors d’un scan LFR sont conservées en cas de non-correspondance. Et aucune ne détaille comment un citoyen peut faire valoir un droit à l’effacement face à une base policière. Le silence sur ces trois points est, en soi, le scandale.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (105)
« In July 2025, the Met announced it will double its number of weekly live facial recognition deployments. »
libertyhumanrights.org.uk ↗ ↩
« The Metropolitan Police has been using live facial recognition sporadically in London since 2016 »
bigbrotherwatch.org.uk ↗ ↩
« And in August, the Government announced a new fleet of 10 facial recognition vans to expand its use across the country. »
libertyhumanrights.org.uk ↗ ↩
« the Government announced a new fleet of 10 facial recognition vans to expand its use across the country. »
libertyhumanrights.org.uk ↗ ↩
« the UK's first permanent facial recognition cameras went live in Croydon in South London in October 2025. »
libertyhumanrights.org.uk ↗ ↩
« the UK's first permanent facial recognition cameras went live in Croydon in South London in October 2025. »
libertyhumanrights.org.uk ↗ ↩
« the technology is coming to Greater Manchester, West Yorkshire, Bedfordshire, Surrey, Sussex, Thames Valley and Hampshire. »
biometricupdate.com ↗ ↩
« After London's Metropolitan Police, South Wales Police and Essex Police, the technology is coming to Greater Manchester, West Yorkshire, Bedfordshire, Surrey, Sussex, Thames Valley and Hampshire. »
biometricupdate.com ↗ ↩
« The funding for the 10 new vans will be funded by the Home Office over the next five years. »
biometricupdate.com ↗ ↩
« The funding for the 10 new vans will be funded by the Home Office over the next five years. »
biometricupdate.com ↗ ↩
« Hammersmith and Fulham has approved plans for live facial recognition cameras across ten locations in the London borough. »
libertyhumanrights.org.uk ↗ ↩
« Hammersmith and Fulham has approved plans for 500 CCTV cameras to be equipped with retrospective facial recognition capabilities »
libertyhumanrights.org.uk ↗ ↩
« No laws mention facial recognition and parliament has never approved its use »
bigbrotherwatch.org.uk ↗ ↩
« The organization also noted that 10 people, of whom eight were black, were falsely alerted by the system. »
biometricupdate.com ↗ ↩
« 10 people, of whom eight were black, were falsely alerted by the system. »
biometricupdate.com ↗ ↩
« qui pourrait peser 18 milliards de dollars (15,4 milliards d'euros) en 2030 »
lemonde.fr ↗ ↩
« qui pourrait peser 18 milliards de dollars (15,4 milliards d'euros) en 2030 »
lemonde.fr ↗ ↩
« qui pourrait peser 18 milliards de dollars (15,4 milliards d'euros) en 2030, contre 8 milliards aujourd'hui »
lemonde.fr ↗ ↩
« où rivalisent souvent en toute discrétion de grands groupes comme Panasonic, NEC, Thales ou Microsoft »
lemonde.fr ↗ ↩
« le directeur de la technologie du groupe français Idemia Public Security, par la biométrie de l'iris et la reconnaissance faciale »
lemonde.fr ↗ ↩
« Vincent Bouatou détaille la rapidité avec laquelle il est possible de prendre un avion à Singapour, sans exhiber de passeport ni de carte d'embarquement. Une facilité permise, selon le directeur de la technologie du groupe français Idemia Public Security »
lemonde.fr ↗ ↩
« Entre le moment où vous arrivez à l'aéroport et celui où vous passez dans la salle d'embarquement, il ne se passe que dix minutes à peine »
lemonde.fr ↗ ↩
« Ce qu'ils ont fait à Changi est inégalé dans le monde »
lemonde.fr ↗ ↩
« il est possible de prendre un avion à Singapour, sans exhiber de passeport ni de carte d'embarquement »
lemonde.fr ↗ ↩
« The figure comes from the Met Police annual report, which lists more than 1,400 arrests linked to LFR use between September 2024 and 2025. »
biometricupdate.com ↗ ↩
« more than 1,400 arrests linked to LFR use between September 2024 and 2025. »
biometricupdate.com ↗ ↩
« Crime and Policing Minister, Sarah Jones, said »
gov.uk ↗ ↩
« Facial recognition is the biggest breakthrough for catching criminals since DNA matching. »
gov.uk ↗ ↩
« The Home Office invested £12.6 million in facial recognition last year »
gov.uk ↗ ↩
« £3.9 million for the development of a new, national facial matching service »
gov.uk ↗ ↩
« Eighty-eight per cent of people think it is at least sometimes acceptable for the police to use live facial recognition »
gov.uk ↗ ↩
« Police believe live facial recognition cameras may become "commonplace" in England and Wales, according to internal documents, with the number of faces scanned having doubled to nearly 5m in the last year. »
theguardian.com ↗ ↩
« with the number of faces scanned having doubled to nearly 5m in the last year »
theguardian.com ↗ ↩
« The UK's equality regulator has criticised the Metropolitan Police's use of live facial recognition technology (LFR) »
bbc.com ↗ ↩
« John Kirkpatrick, chief executive of the EHRC »
bbc.com ↗ ↩
« There must be clear rules which guarantee that live facial recognition technology is used only where necessary, proportionate and constrained by appropriate safeguards. We believe that the Metropolitan Police's current policy falls short of this standard. »
bbc.com ↗ ↩
« The EHRC has been granted permission to intervene in an upcoming judicial review into the force's use of the surveillance tool. »
bbc.com ↗ ↩
« The case will be heard by the High Court in January 2026 »
bigbrotherwatch.org.uk ↗ ↩
« Last year, 39-year-old Londoner Shaun Thompson was returning home from a volunteering shift with Street Fathers »
bigbrotherwatch.org.uk ↗ ↩
« 39-year-old Londoner Shaun Thompson »
bigbrotherwatch.org.uk ↗ ↩
« Street Fathers, a community organisation that provides a positive male presence to young people and tackles knife crime »
bigbrotherwatch.org.uk ↗ ↩
« He was held by officers for almost 30 minutes »
bigbrotherwatch.org.uk ↗ ↩
« wrongly flagged on the Metropolitan Police's facial recognition database outside of London Bridge station »
bigbrotherwatch.org.uk ↗ ↩
« We believe our use of LFR is both lawful and proportionate, playing a key role in keeping Londoners safe. »
bbc.com ↗ ↩
« Facial recognition is inaccurate and dangerously out of control in the UK. »
bigbrotherwatch.org.uk ↗ ↩
« The Court of Appeal has confirmed the police can use LFR under Common Law powers, with the Met carefully developing a policy to operate the technology in a way which protects people's rights and privacy. »
bbc.com ↗ ↩
« privacy campaigner and Big Brother Watch Director Silkie Carlo »
bigbrotherwatch.org.uk ↗ ↩
« Big Brother Watch has argued that live facial recognition »
bigbrotherwatch.org.uk ↗ ↩
« Ed Bridges winning the world's first legal challenge to police use of the technology in 2020 »
libertyhumanrights.org.uk ↗ ↩
« Liberty client Ed Bridges winning the world's first legal challenge to police use of the technology in 2020 »
libertyhumanrights.org.uk ↗ ↩
« South Wales Police, the force which lost the Bridges case »
libertyhumanrights.org.uk ↗ ↩
« In Ed Bridges' case, the Court said South Wales Police's use of live facial recognition violated privacy rights and broke data protection and equality laws. »
libertyhumanrights.org.uk ↗ ↩
« comme le rappelle la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), l'autorité française de la protection de la vie privée »
lemonde.fr ↗ ↩
« A new report published today by Green Party London Assembly Member Zoë Garbett AM »
london.gov.uk ↗ ↩
« over half of all LFR deployments in 2024 took place in areas with higher-than-average Black populations »
london.gov.uk ↗ ↩
« Thornton Heath, Croydon (40%) »
london.gov.uk ↗ ↩
« Northumberland Park, Haringey (36%) »
london.gov.uk ↗ ↩
« Deptford High Street, Lewisham (34%) »
london.gov.uk ↗ ↩
« police forces are using facial recognition to track children as young as 12. »
libertyhumanrights.org.uk ↗ ↩
« insiste Thomas Dautieu, son directeur de l'accompagnement juridique »
lemonde.fr ↗ ↩
« Si l'on vous vole votre Carte bleue, la banque peut vous donner un autre code. Si vous vous faites pirater votre identité biométrique, en revanche, vous ne pourrez pas changer de visage »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les chercheurs isréaliens Noam Rotem et Ran Locar, assistés par le site web vpnmentor, ont révélé le 14 août 2019 »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« Les chercheurs isréaliens Noam Rotem et Ran Locar, assistés par le site web vpnmentor, ont révélé le 14 août 2019 »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« Les chercheurs isréaliens Noam Rotem et Ran Locar, assistés par le site web vpnmentor, ont révélé le 14 août 2019 »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« Les chercheurs isréaliens Noam Rotem et Ran Locar, assistés par le site web vpnmentor, ont révélé le 14 août 2019 »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« Suprema édite Biostar 2, un système de contrôle d'accès pour les bâtiments basé sur des applications web »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« La base de données en question appartient à la société sud-coréenne Suprema. »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« Le butin: 27,8 millions de données, incluant des empreintes digitales, des données de reconnaissance faciale »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« Selon The Guardian, cette faille concerne notamment plusieurs banques du Royaume-Uni, des forces de police du Grand Londres et de certains sous-traitants travaillant pour le ministère de la Défense britannique »
usine-digitale.fr ↗ ↩
« de l'entreprise qui imprime les cartes d'identité et les passes pour la police londonienne »
20minutes.fr ↗ ↩
« Dimanche, les responsables des forces de l'ordre de la capitale ont annoncé la prise de mesures de sécurité après « un accès non autorisé au système informatique de l'un de ses fournisseurs » »
20minutes.fr ↗ ↩
« Cette entreprise hackée en question possédait dans ses bases de données les noms, grades, photos, niveaux de salaire et de contrôle des policiers et des équipes »
20minutes.fr ↗ ↩
« a déclaré son vice-président Rick Prior »
20minutes.fr ↗ ↩
« Pour la Fédération de la police métropolitaine, qui représente les policiers de la base »
20minutes.fr ↗ ↩
« « C'est une violation de sécurité stupéfiante, qui n'aurait jamais dû se produire », a déclaré son vice-président Rick Prior »
20minutes.fr ↗ ↩
« Scotland Yard a précisé que les enquêteurs travaillent désormais avec l'entreprise »
20minutes.fr ↗ ↩
« the national algorithm provided by NEC shows no statistical bias. »
biometricupdate.com ↗ ↩
« la transposition de la directive NIS 2 ou l'entrée en vigueur du Cyber Resilience Act (CRA) »
cyber.gouv.fr ↗ ↩
« la transposition de la directive NIS 2 ou l'entrée en vigueur du Cyber Resilience Act (CRA) »
cyber.gouv.fr ↗ ↩
« Même l'ANSSI déconseille son usage dans son document de recommandations relatives à l'authentification multifacteur »
next.ink ↗ ↩
« « […] l'emploi d'un facteur biométrique présente de nombreux désavantages et limitations » »
next.ink ↗ ↩
« l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) présente le bilan d'une année marquée par une menace cyber »
cyber.gouv.fr ↗ ↩
« l'ANSSI a traité, avec différents niveaux de mobilisation, 3 586 événements de sécurité »
cyber.gouv.fr ↗ ↩
« 2 209 signalements et 1 366 incidents ont été portés à la connaissance de l'Agence en 2025 »
cyber.gouv.fr ↗ ↩
« l'Éducation et la recherche (34 %), les ministères et les collectivités territoriales (24 %), la santé (10 %) et les télécommunications (9 %) »
cyber.gouv.fr ↗ ↩
« l'Éducation et la recherche (34 %), les ministères et les collectivités territoriales (24 %), la santé (10 %) et les télécommunications (9 %) »
cyber.gouv.fr ↗ ↩
« l'Éducation et la recherche (34 %), les ministères et les collectivités territoriales (24 %), la santé (10 %) et les télécommunications (9 %) »
cyber.gouv.fr ↗ ↩
« l'Éducation et la recherche (34 %), les ministères et les collectivités territoriales (24 %), la santé (10 %) et les télécommunications (9 %) »
cyber.gouv.fr ↗ ↩
« les modes opératoires attaquants (MOA) qui ont ciblé les intérêts français sont liés à la Russie et à la Chine »
cyber.gouv.fr ↗ ↩
« les modes opératoires attaquants (MOA) qui ont ciblé les intérêts français sont liés à la Russie et à la Chine »
cyber.gouv.fr ↗ ↩
« une augmentation massive d'ici 2030 des attaques dites « hybrides » »
cyber.gouv.fr ↗ ↩
« Un groupe d'attaquants, appelé GoldDigger, a diffusé un cheval de Troie sur Android »
next.ink ↗ ↩
« Cette famille de malware existe depuis mi-2023 »
next.ink ↗ ↩
« en passant par des magasins tiers imitant les stores légitimes »
next.ink ↗ ↩
« a diffusé un cheval de Troie sur Android en ciblant une cinquantaine d'acteurs financiers »
next.ink ↗ ↩
« acteurs financiers (banques, portefeuilles de cryptomonnaies) asiatiques, principalement au Viêtnam »
next.ink ↗ ↩
« de pouvoir demander une « authentification » par biométrie faciale de l'utilisateur, pour la rejouer ensuite sur des sites bancaires »
next.ink ↗ ↩
« grâce à l'utilisation d'IA pour réaliser un masque fonctionnant comme un filtre Instagram ou TikTok »
next.ink ↗ ↩
« une banque visée (State Bank of Vietnam) a prévu de généraliser celle-ci en avril 2024 »
next.ink ↗ ↩
« State Bank of Vietnam) a prévu de généraliser celle-ci en avril 2024 »
next.ink ↗ ↩
« The 10-week consultation will encourage an open discussion among the public, Parliament and police »
gov.uk ↗ ↩
« proposes creating a single body to oversee and regulate police use of biometrics, facial recognition and similar technologies »
gov.uk ↗ ↩
« The Metropolitan Police has often used it in ethnically diverse areas and at events likely to be highly attended by people of colour, including Notting Hill Carnival. »
libertyhumanrights.org.uk ↗ ↩
« it would be deploying the technology at Notting Hill Carnival this August »
bigbrotherwatch.org.uk ↗ ↩
« when it was trialled at the event in 2016 and 2017 »
bigbrotherwatch.org.uk ↗ ↩
Sources
- La discrète montée en puissance de la reconnaissance faciale dans le monde
- Comment usurper la biométrie de milliers d’utilisateurs ?
- Regulator raises concerns over Met's facial recognition camera use
- Government pledges to ramp up facial recognition and biometrics
- Facial Recognition
- Met Police face major legal challenge over use of live facial recognition technology
- Live facial recognition vans spread across seven additional UK cities
- Panorama de la cybermenace 2025 : La France toujours sous la pression des cyber attaquants
- 27,8 millions de données touchées par une faille de sécurité chez un spécialiste du contrôle d'accès biométrique
- La police londonienne en alerte après la cyberattaque d’un sous
- Live facial recognition cameras may become ‘commonplace’ as police use soars
- New report by Zoë Garbett AM urges immediate pause in the Met’s rapid expansion of live facial recognition technology