Inflation en France : net ralentissement à 1,8% en juin, au plus bas depuis 2021
Selon l'Insee, la hausse des prix sur un an est repassée sous la barre des 2% pour la première fois depuis février 2021. Le reflux est porté par l'énergie et les services.
L'Insee a publié mardi 30 juin 2026 ses estimations provisoires de l'inflation pour le mois de juin. L'indice des prix à la consommation progresse de seulement 1,8% sur un an, contre 2,4% en mai. Un chiffre qui rapproche la France de l'objectif de 2% fixé par la BCE.
L’essentiel
- 1,8 % : hausse des prix à la consommation en France sur un an en juin 2026, selon l’estimation provisoire de l’Insee publiée le 30 juin.
- 2,4 % en mai : l’inflation ralentit nettement par rapport au mois précédent. C’est la première fois depuis février 2021 qu’elle repasse sous la barre des 2 %.
- Énergie en berne : les prix de l’énergie repassent sous les 2 % sur un an en juin 2026 Les services ralentissent aussi à +1,8 %.
Un reflux attendu, confirmé par les chiffres
Les économistes s’y attendaient, les statistiques de l’Insee publiées mardi 30 juin le confirment : l’inflation en France poursuit sa décrue entamée depuis plusieurs mois. En juin 2026, l’indice des prix à la consommation (IPC) n’a progressé que de 1,8 % sur un an, contre 2,4 % en mai et 2,2 % en avril. Sur un mois, l’indice baisserait de 0,3 %, après une hausse en mai. Un signal fort pour le pouvoir d’achat des ménages, même si la croissance économique reste atone (+0,5% attendu pour 2026 par la Banque de France).
Pourquoi l’inflation baisse-t-elle ?
Le ralentissement est principalement tiré par deux composantes. L’énergie d’abord : les prix à la pompe et du gaz continuent de grimper, mais moins vite. La hausse sur un an atteint 11,2 % en juin, contre 16,6 % en mai. Les services ensuite : l’indice progresse de 1,8 % sur un an, contre 2,1 % le mois précédent. L’alimentation et les produits manufacturés voient leurs hausses se stabiliser autour de 1,2 % et 0,5 % respectivement.
L’Insee précise que ces données sont provisoires et seront consolidées mi-juillet. L’indice harmonisé (IPCH), qui sert de référence à la BCE, progresse quant à lui de 2,0 % sur un an et recule de 0,3 % sur un mois.
Contexte en France
Avec 1,8 % d’inflation, la France se situe désormais sous la moyenne de la zone euro, estimée à 2,2 % en juin. Ce reflux intervient dans un environnement économique morose : le PIB a légèrement reculé de 0,1 % au premier trimestre 2026. La confiance des ménages, mesurée par l’Insee, est néanmoins repartie à la hausse en juin, signe que la détente sur les prix pourrait soutenir la consommation dans les mois à venir. Ce contexte profite aussi aux événements culturels, comme en témoigne le festival Résistances à Foix qui fête ses 30 ans, où la fréquentation devrait être soutenue.
Prochaine étape : la BCE en arbitre
Ces chiffres confortent les anticipations d’une pause dans le cycle de hausse des taux de la Banque centrale européenne, qui se réunit le 18 juillet. L’objectif des 2 % est presque atteint en France, mais la BCE surveille aussi l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation), qui reste à 1,9 %. La question d’une première baisse des taux pourrait se poser à l’automne. En attendant, les consommateurs français peuvent souffler, même si le climat économique global reste incertain, comme le rappelle le prochain Tour de France qui animera les régions en juillet.
Prochaine étape : la publication définitive de l’indice par l’Insee est attendue pour le 15 juillet 2026.