Jordan Rizzi, ancien animateur, mis en examen pour viols et placé en détention provisoire en Guadeloupe

Le trentenaire, connu des antennes antillaises et guyanaises, a été écroué au centre de Fond Sarail à Baie-Mahault après 48 heures de garde à vue.

Jordan Rizzi, ancien animateur, mis en examen pour viols et placé en détention provisoire en Guadeloupe
Illustration Marie-Claire Naboulet / info.fr

Jordan Rizzi, 31 ans, ancien animateur de radio et télévision en Guyane et en Guadeloupe, a été mis en examen le 30 avril 2026 pour viols, viols en réunion, violences et harcèlement moral sur conjoint. Il est incarcéré au centre de détention de Fond Sarail à Baie-Mahault depuis cette date, selon la procureure de la République de Pointe-à-Pitre.

Jordan Rizzi, 31 ans, ancien animateur de radio et télévision en Guyane et en Guadeloupe, a été mis en examen le 30 avril 2026 pour viols, viols en réunion, violences et harcèlement moral sur conjoint. Il est incarcéré au centre de détention de Fond Sarail à Baie-Mahault depuis cette date, selon la procureure de la République de Pointe-à-Pitre.

L’essentiel

  • Garde à vue : Jordan Rizzi placé en garde à vue pendant 48 heures à Pointe-à-Pitre à partir du 28 avril 2026.
  • Mise en examen : prononcée le 30 avril 2026 pour viols, viols en réunion, violences sur conjoint et harcèlement moral sur conjoint.
  • Détention provisoire : incarcéré au centre de Fond Sarail à Baie-Mahault pour protéger les plaignantes et prévenir le renouvellement des infractions.
  • Victimes : trois victimes adultes identifiées ; faits présumés commis entre 2018 et fin 2025.
  • Signalements : 35 signalements supplémentaires collectés depuis mars 2024, selon Guadeloupe la 1ère.

Garde à vue, puis mise en examen en deux jours

Jordan Rizzi a été placé en garde à vue le 28 avril 2026 dans les locaux de la police judiciaire à Pointe-à-Pitre. La mesure a duré 48 heures. À son terme, le 30 avril, un juge d’instruction l’a mis en examen pour quatre chefs : viols, viols en réunion, violences sur conjoint et harcèlement moral sur conjoint.

La procureure de la République de Pointe-à-Pitre, Caroline Calbo, a confirmé ces éléments. Le parquet a requis la détention provisoire, accordée par le juge des libertés et de la détention. Jordan Rizzi a été immédiatement écroué au centre de détention de Fond Sarail, situé à Baie-Mahault.

Les faits : trois victimes, sept années de faits présumés

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Selon Guadeloupe la 1ère, les faits reprochés concernent trois victimes adultes. Ils s’étendraient de 2018 à fin 2025. La même source décrit des comportements qualifiés de « pervers narcissique » dans les éléments transmis aux enquêteurs.

L’information judiciaire a été ouverte après plusieurs mois d’enquête faisant suite à des signalements initiaux remontant à 2024. Depuis mars 2024, 35 signalements supplémentaires auraient été collectés, toujours selon Guadeloupe la 1ère.

Des accusations avaient émergé publiquement dès juin 2024 via la page Instagram « Balance ton porc Guadeloupe », avec des allégations d’abus sexuels, de violences et de revenge porn. Au moins trois plaintes avaient alors été déposées, selon The Link FWI.

Un animateur présent sur plusieurs antennes régionales

Jordan Rizzi était connu des téléspectateurs et auditeurs des Antilles et de la Guyane. Il a officié sur Antenne Créole Guyane, ATG, NRJ Guyane, Radio Guyane et Guadeloupe la 1ère, selon les informations recoupées par plusieurs médias régionaux dont RCI Guadeloupe et Karib Info.

Sa notoriété locale a amplifié le retentissement de l’affaire dès les premières révélations publiques en 2024. L’instruction judiciaire en cours déterminera les suites à donner aux éléments réunis par les enquêteurs.

Pourquoi la détention provisoire a été ordonnée

Le placement en détention provisoire vise deux objectifs précis, tels que formulés par la procureure Caroline Calbo : éviter toute pression sur les plaignantes et prévenir le renouvellement des infractions. Jordan Rizzi est incarcéré à Fond Sarail, établissement pénitentiaire de Baie-Mahault.

Aucune date d’audience ou de renvoi en jugement n’a été communiquée à ce stade. L’instruction est en cours. La mise en examen ne vaut pas condamnation.

Contexte dans la Guadeloupe

Cette affaire survient dans un territoire où les violences conjugales atteignent un niveau structurellement élevé. En 2024, la Guadeloupe enregistrait un taux de 13,3 victimes pour 1 000 habitants, soit plus de trois fois la moyenne nationale, selon les données publiées par Antilla Martinique et corroborées par des sources statistiques régionales.

La Guadeloupe figure ainsi parmi les territoires français les plus touchés, aux côtés de la Martinique et de la Guyane. Sur ce dernier territoire, les enjeux de sécurité et de justice font régulièrement l’objet d’une attention soutenue des autorités. À l’échelle nationale, les services de sécurité ont enregistré 132 300 victimes de violences sexuelles en 2025, en hausse de 8 % par rapport à 2024, selon le ministère de l’Intérieur.

En Guadeloupe, plusieurs associations de défense des victimes suivent de près cette procédure. Elles n’ont pas encore fait de déclaration publique sur ce dossier précis à la date de publication de cet article. La question des violences faites aux femmes dans les territoires ultramarins est par ailleurs régulièrement soulevée dans les instances locales.

Le profil médiatique du mis en examen, combiné à la durée présumée des faits et au nombre de signalements, place cette affaire parmi les dossiers judiciaires les plus suivis de l’archipel depuis plusieurs années. Des affaires similaires impliquant des personnalités publiques régionales - comme d’autres dossiers de violences graves instruits ces derniers mois en France - montrent que la parole des victimes se traduit de plus en plus souvent en procédures judiciaires formelles.

Historique de la procédure

Les premières plaintes remontent à 2024. La page Instagram « Balance ton porc Guadeloupe » avait relayé des témoignages en juin de la même année. L’enquête préliminaire avait été ouverte dans la foulée, avant qu’une information judiciaire soit diligentée plusieurs mois plus tard. La garde à vue du 28 avril 2026 constitue l’aboutissement visible de ce processus, qui a conduit à la mise en examen deux jours après. La mobilisation de victimes et de proches pour forcer des procédures judiciaires est un phénomène documenté dans plusieurs affaires récentes en France.

L’instruction judiciaire se poursuit. La prochaine étape sera définie par le juge d’instruction en charge du dossier, sans calendrier annoncé à ce jour.

Sources

Marie-Claire Naboulet

Marie-Claire Naboulet

Marie-Claire est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Guadeloupe (971), avec Basse-Terre pour chef-lieu. Spécialité du département : archipel antillais et rhum agricole AOC. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Outre-mer.

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