Justice Crack disparu à Abuja : son véhicule retrouvé devant une agence de renseignement militaire
Le critique social nigérian s'est volatilisé après un appel mystérieux. Sa voiture a été repérée devant la Defence Intelligence Agency.
Justice Mark Chidiebere, critique virulent de l'armée nigériane, a disparu le 28 avril 2026 à Abuja. Son véhicule a été localisé devant une installation militaire.
- Justice Mark Chidiebere, alias Justice Crack, a disparu le 28 avril 2026 à Abuja après un appel téléphonique mystérieux.
- Son véhicule a été aperçu devant les bureaux de la Defence Intelligence Agency, agence primaire de renseignement militaire du Nigeria.
- Sa dernière localisation téléphonique pointait vers le complexe de la Nigerian Army Officers Wives Association à Asokoro.
- Il avait récemment contesté la version officielle de l'armée sur la mort d'Abdulsamad Jamiu, jeune du NYSC tué le 26 avril 2026.
- Plus de 72h après la disparition, ni la DIA, ni le DSS, ni l'armée n'ont publiquement répondu aux interpellations de RULAAC.
Justice Mark Chidiebere [1], ‘Justice Crack’ pour ses abonnés, a quitté son domicile le mardi 28 avril 2026 [2] pour une réunion à Abuja [3]. Il n’est jamais rentré.
Sa femme l’avait vu partir après avoir déposé leurs enfants à l’école [4]. Il avait répondu à un appel téléphonique [5]. Il avait demandé à un ami de récupérer les enfants à la sortie des classes, signe qu’il comptait revenir rapidement [6]. À 12h38 [7], elle a vu plusieurs appels manqués de son mari. Ses téléphones ont ensuite été éteints. Ils le sont restés [8].
Selon des utilisateurs de réseaux sociaux, la dernière localisation connue de son téléphone était le Nigerian Army Officers Wives Association (NAOWA) Complex à Asokoro, Abuja [9]. L’organisation Rule of Law and Accountability Advocacy Centre (RULAAC) confirme cette traçabilité dans une déclaration signée par son directeur exécutif Okechukwu Nwanguma [10] [11].
Le véhicule retrouvé devant les bureaux du renseignement militaire
Quelques jours plus tard, le véhicule de Justice Crack a été aperçu devant les bureaux de la Defence Intelligence Agency [12]. La DIA est l’agence primaire de renseignement militaire du Nigeria [13], créée en 1986 [14] par le décret n°19 du président Ibrahim Babangida [15] [16]. Elle est dirigée par un Chief of Defence Intelligence nommé directement par le président [17] [18]. Son siège a été inauguré à Abuja le 30 mai 2024 [19] [20].
Aucune autorité n’a confirmé la présence de Justice Crack dans ses locaux. Aucune n’a démenti.
Ce qu’il avait écrit avant de disparaître
Justice Crack s’était récemment exprimé sur deux sujets sensibles: le sort des soldats nigérians déployés dans des zones de conflit [21] et la mort controversée d’Abdulsamad Jamiu [22], membre du National Youth Service Corps [23].
Jamiu, ingénieur civil diplômé de la Federal University of Technology de Minna, 24 ans [24] [25], devait achever son service en mai 2026 [26]. Il a été tué dans sa chambre à 2h04 du matin [27] le samedi 26 avril 2026 [28], dans la zone de Dakwa, État du Niger, près de Dei-Dei à Abuja [29]. Sa sœur Farida Jimoh raconte avoir été réveillée par un coup de feu et avoir trouvé des hommes en uniforme militaire dans le couloir [30] [31].
L’armée nigériane affirme que Jamiu a été tué par une balle perdue lors d’un échange de tirs entre soldats et voleurs armés [32]. Justice Crack avait publiquement contesté cette version [32]. Le lieutenant Olawuyi Odunola, directeur adjoint par intérim des relations publiques de l’armée pour la Guards Brigade [33], a indiqué que l’enquête se poursuit [34].
Disparition ou arrestation: deux récits incompatibles
Deux versions coexistent, et leurs implications juridiques sont radicalement différentes. La première, défendue par la famille et reprise par RULAAC, parle d’une disparition: appel mystérieux, téléphones éteints, dernière trace au complexe NAOWA d’Asokoro [9] [35]. Cette version active le régime de la disparition forcée tel que défini par la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, lorsqu’une privation de liberté est suivie du refus de reconnaître la détention.
La seconde version, portée par Omoyele Sowore [36], affirme que Justice Crack a été arrêté par des soldats [37]. Sowore désigne nommément le brigadier général W.A. Adegoke comme responsable de l’interpellation [38]. Cette version, si elle est confirmée, fait basculer l’affaire sur le terrain de la détention sans mandat, encadrée par l’Administration of Criminal Justice Act de 2015, qui impose la présentation du détenu devant un juge dans les délais constitutionnels, ainsi que l’information immédiate de la famille.
Les deux récits ne s’excluent pas mécaniquement: une arrestation non reconnue par les autorités est, en droit international, une disparition forcée. Au 30 avril 2026, aucun grand quotidien national n’avait rapporté l’arrestation [39], et RULAAC retient à ce stade la qualification de « disparition forcée présumée » [35].
Cadre pénal: ce que dit le droit nigérian
L’article 39 de la Constitution de 1999 garantit la liberté d’expression [40]. Selon plusieurs sources, le code pénal nigérian réprime l’enlèvement et la détention illégale, y compris lorsqu’elle est le fait d’agents publics agissant hors de tout cadre légal.
Selon plusieurs sources, l’Administration of Criminal Justice Act de 2015 complète ce dispositif en encadrant la détention sans mandat, en obligeant les autorités à informer la famille du détenu et en imposant la tenue d’un registre des personnes arrêtées. Aucune de ces obligations n’a, à ce jour, été satisfaite dans le cas de Justice Crack.
Le silence des institutions
Plusieurs jours après la disparition, trois institutions n’ont produit aucune déclaration publique: la Defence Intelligence Agency, devant laquelle le véhicule a été aperçu [12]; le Department of State Services, sollicité par RULAAC [41]; et l’armée nigériane, mise en cause par Sowore [37] [38]. Seule la police du Federal Capital Territory a réagi, et de manière indirecte: Peter Akah, human rights activist [42], a déposé plainte au Federal Capital Territory Police Command [43] et indique que le commissaire de police du FCT lui aurait assuré que des recherches étaient lancées [44].
Cette assurance n’a fait l’objet d’aucune communication officielle écrite. Aucune conférence de presse n’a été tenue. Aucun numéro de référence d’enquête n’a été rendu public. RULAAC a interpellé conjointement la Nigeria Police Force, le DSS et les autorités militaires [45] [41] [46], leur demandant de divulguer le lieu de détention, de libérer Justice Crack si la détention est illégale, ou de garantir l’accès à des avocats, à des soins médicaux et à la famille si elle est légale [47]. L’organisation exige aussi une enquête indépendante [48], la protection de la famille [49] et des sanctions contre les responsables [50].
Un schéma documenté
Le Resource Centre for Human Rights and Civic Education évoque « un schéma persistant d’actions extrajudiciaires alléguées de la part des forces de sécurité » [51] [52] et appelle à une revue indépendante [53]. Ce schéma, le Nigeria le connaît de longue date. Selon plusieurs sources, on se souvient de l’exécution en 1995 de l’écrivain et militant ogoni Ken Saro-Wiwa, condamné par un tribunal militaire spécial après une procédure dénoncée par l’ensemble de la communauté internationale; on se souvient aussi de l’arrestation, en août 2019, du même Omoyele Sowore qui aujourd’hui réclame la libération de Justice Crack - Sowore avait alors été détenu plus de cent jours par le DSS au mépris d’ordonnances de remise en liberté de la haute cour fédérale d’Abuja.
À cette série s’ajoute le précédent qui pèse aujourd’hui directement sur l’affaire. Amnesty International a publié un rapport documentant la mort d’au moins 150 membres de la communauté Fulani [54] dans un camp militaire du National Youth Service Corps à Yikpata, État de Kwara [55] [56]. L’organisation a interrogé 60 personnes dans les zones touchées et 30 familles, détenus ou survivants entre le 5 et le 11 avril 2026 [57] [58] [59]. Un homme de 43 ans ayant fui le camp parle de 154 morts par faim et maladie [60] [61]. Au moins 100 femmes enceintes y seraient en danger [62].
Isa Sanusi, directeur d’Amnesty International Nigeria [63], résume: « Détenir des personnes sur la base de leur identité constitue un profilage discriminatoire et expose à la violence et à d’autres violations des droits humains » [64].
Ce que les sources ne disent pas
Aucune source consultée ne précise pourquoi le véhicule de Justice Crack se trouverait devant la Defence Intelligence Agency, alors que sa dernière localisation téléphonique pointait vers le complexe NAOWA d’Asokoro [9] [11]. Aucune n’explique le délai entre la disparition et la première intervention publique des autorités policières. La position officielle de la Defence Intelligence Agency [12], du Department of State Services [41] et de l’armée nigériane n’a pas été rendue publique à la date de publication de cet article.
RULAAC le formule ainsi: « Le silence continu des autorités face à cette situation est inacceptable. Chaque heure qui passe sans clarté augmente le risque pour sa vie et sa sécurité » [65].
► Lire aussi: Disparitions forcées en Afrique de l'Ouest: ce que documentent les ONG
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (65)
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Justice Mark Chidiebere, social media commentator and government critic known as Justice Crack - Identité de la personne disparue
« The whereabouts of social media commentator and government critic Mr Justice Mark Chidiebere, popularly known as Justice Crack, remain unknown »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Tuesday, April 28, 2026 - Date de la disparition de Justice Crack
« he reportedly left for a meeting in Abuja on Tuesday, April 28, 2026, and failed to return »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Abuja, Nigeria - Lieu de la disparition
« he reportedly left for a meeting in Abuja on Tuesday, April 28, 2026 »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Justice Crack had earlier dropped his wife at church and taken their children to school before leaving for the meeting - Activités de Justice Crack avant sa disparition
« Chidiebere’s wife explained that her husband had earlier dropped her at church and taken their children to school before leaving for the meeting »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Justice Mark Chidiebere left for an undisclosed meeting after receiving a phone call - Circonstances de sa disparition
« Chidiebere informed his wife that he was heading to an undisclosed meeting after receiving a phone call »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Justice Crack called a friend to help pick up his children from school, suggesting he expected to return shortly - Preuve qu'il prévoyait de revenir rapidement
« he had earlier called a friend to help pick up his children from school, suggesting he expected to return shortly »
saharareporters.com ↗ ↩ -
12:38pm - Heure des derniers appels manqués de Justice Crack à sa femme
« He added that around 12:38pm, she noticed missed calls from him »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Justice Mark Chidiebere's phones have been switched off since his disappearance - Statut de ses communications après sa disparition
« His phones have since been switched off, and repeated attempts to reach him have been unsuccessful »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Nigerian Army Officers Wives Association (NAOWA) Complex in Asokoro, Abuja - Dernier lieu connu selon des utilisateurs de réseaux sociaux
« Social media users claimed his last known phone location was traced to the Nigerian Army Officers Wives Association (NAOWA) Complex in Asokoro, Abuja »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Okechukwu Nwanguma, directeur exécutif de RULAAC - Signataire de la déclaration de RULAAC.
« RULAAC in a statement issued on Thursday and signed by its Executive Director, Okechukwu Nwanguma »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Nigerian Army Officers Wives Association (NAOWA) Shopping Complex, Asokoro, Abuja - Dernier lieu connu de Justice Crack.
« his last tracked location was the Nigerian Army Officers Wives Association (NAOWA) Shopping Complex, Asokoro, Abuja. »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Defence Intelligence Agency offices - Lieu où le véhicule de Justice Cracks aurait été aperçu après son arrestation.
« Justice’s vehicle was later sighted at the Defence Intelligence Agency offices »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
Defence Intelligence Agency (DIA), agence de renseignement militaire primaire du Nigeria - Rôle de la DIA au Nigeria.
« The Defence Intelligence Agency (DIA), is the primary military intelligence agency of Nigeria. »
en.wikipedia.org ↗ ↩ -
1986 - Année de création de la Defence Intelligence Agency (DIA) au Nigeria.
« The DIA was established in 1986 to provide an efficient system of obtaining military intelligence for the Nigerian Armed Forces and Ministry of Defence. »
en.wikipedia.org ↗ ↩ -
Ibrahim Babangida, président du Nigeria en juin 1986 - Président ayant émis le décret n°19.
« In June 1986, then president, general Ibrahim Babangida issued Decree Number 19. »
en.wikipedia.org ↗ ↩ -
Le président Ibrahim Babangida a émis le décret n°19 dissolvant la National Security Organization (NSO) et restructurant les services de sécurité nigérians en trois entités distinctes. - Action prise par le président en juin 1986.
« In June 1986, then president, general Ibrahim Babangida issued Decree Number 19, dissolving the National Security Organization (NSO) and restructuring Nigeria's security services into three separate entities. »
en.wikipedia.org ↗ ↩ -
Chief of Defence Intelligence (CDI), responsable de la Defence Intelligence Agency (DIA) - Titre du dirigeant de la DIA.
« The DIA is headed by the Chief of Defence Intelligence (CDI) who is appointed by the President of Nigeria. »
en.wikipedia.org ↗ ↩ -
Le Chief of Defence Intelligence (CDI) est nommé par le Président du Nigeria. - Mode de désignation du CDI.
« The DIA is headed by the Chief of Defence Intelligence (CDI) who is appointed by the President of Nigeria. »
en.wikipedia.org ↗ ↩ -
30th May 2024 - Date de l'inauguration du siège de la Defence Intelligence Agency (DIA) à Abuja.
« THE COMMISSIONING OF THE HEADQUARTERS OF DEFENCE INTELLIGENCE AGENCY ON THURSDAY, 30TH MAY 2024 IN ABUJA. »
defence.gov.ng ↗ ↩ -
Inauguration du siège de la Defence Intelligence Agency (DIA) à Abuja - Événement marquant la mise en service du nouveau siège de la DIA.
« THE COMMISSIONING OF THE HEADQUARTERS OF DEFENCE INTELLIGENCE AGENCY ON THURSDAY, 30TH MAY 2024 IN ABUJA. »
defence.gov.ng ↗ ↩ -
Justice Crack had recently become vocal on the welfare of Nigerian soldiers deployed to dangerous conflict zones - Sujets récents de critique de Justice Crack
« Chidiebere had recently become increasingly vocal on two sensitive national issues: the welfare of Nigerian soldiers deployed to dangerous conflict zones »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Justice Crack had commented on the controversial killing of NYSC member Abdulsamad Jamiu in Abuja - Autre sujet de critique de Justice Crack
« and the controversial killing of NYSC member Abdulsamad Jamiu in Abuja »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Abdulsamad Jamiu, National Youth Service Corps (NYSC) member - Victime d'un meurtre controversé mentionné par Justice Crack
« the controversial killing of NYSC member Abdulsamad Jamiu in Abuja »
saharareporters.com ↗ ↩ -
24 - Âge d'Abdulsamad Jamiu au moment de sa mort.
« 24-year-old Abdulsamad Jamiu on April 26, 2026 »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
Abdulsamad Jamiu, civil engineering graduate of the Federal University of Technology, Minna and NYSC member known as 'Kesh' - Victime d'une fusillade mortelle par des soldats.
« Abdulsamad Jamiu, known as 'Kesh,' was a civil engineering graduate of the Federal University of Technology, Minna. He was serving with the NYSC »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
May 2026 - Date prévue pour la fin du service NYSC de Jamiu.
« He was serving with the NYSC and was due to complete his service in May 2026 »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
2:04 a.m. - Heure de la mort de Jamiu.
« Jamiu was killed in his bedroom around 2:04 a.m. On Saturday, April 26 »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
April 26, 2026 - Date de la mort d'Abdulsamad Jamiu.
« reported extrajudicial killing of 24-year-old Abdulsamad Jamiu on April 26, 2026 »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
Dakwa area of Niger State, near Dei-Dei, Abuja - Lieu de la mort de Jamiu.
« in the Dakwa area of Niger State, near Dei-Dei, Abuja »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
Farida Jimoh, sister of Abdulsamad Jamiu - Témoin oculaire de l'incident ayant conduit à la mort de Jamiu.
« Farida Jimoh, the victim’s sister, said she woke to a gunshot and found three men in army uniforms in the corridor »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
They quickly flashed their flashlight in my eye. I asked who is here. They said I should calm down, my attention is needed - Déclaration de Farida Jimoh décrivant l'incident.
« “They quickly flashed their flashlight in my eye,” she said. “I asked who is here. They said I should calm down, my attention is needed.” »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
Justice Crack a remis en question la déclaration de l'armée nigériane selon laquelle Abdulsamad Jamiu a été tué par une balle perdue lors d'un échange de tirs entre soldats et voleurs armés - Critique de Justice Crack envers l'armée nigériane.
« Justice Crack also questioned the Nigerian Army's claim that the serving member of the National Youth Service Corps (NYSC), Abdulsamad Jamiu, who was shot dead in Abuja, was killed by a stray bullet during a cross-fire between the soldiers and armed robbers. »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Lt. Olawuyi Odunola, Acting Assistant Director of Army Public Relations for the Guards Brigade - Porte-parole de l'armée nigériane pour l'enquête sur la mort de Jamiu.
« Lt. Olawuyi Odunola, Acting Assistant Director of Army Public Relations for the Guards Brigade, addressed the probe »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
Our press release said that the investigation is still going on. Once the investigation is over, you will be updated - Déclaration de Lt. Olawuyi Odunola sur l'enquête en cours.
« “Our press release said that the investigation is still going on,” Odunola stated. “Once the investigation is over, you will be updated.” »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
The absence of information, combined with the circumstances of his disappearance, raises serious fears of enforced disappearance, arbitrary detention, or abduction - Déclaration de RULAAC sur les craintes liées à la disparition.
« “The absence of information, combined with the circumstances of his disappearance, raises serious fears of enforced disappearance, arbitrary detention, or abduction,” RULAAC said. »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Omoyele Sowore, human rights advocate - Personne ayant rapporté l'arrestation de Justice Cracks.
« according to human rights advocate Omoyele Sowore and civil society sources »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
Chidiebere Justice a été arrêté par des soldats - Arrestation liée à ses commentaires publics sur la mort d'un membre du NYSC.
« Social media activist Chidiebere Justice, popularly known as Justice Cracks, has been arrested by soldiers »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
Brigadier General W.A. Adegoke - Personne accusée par Sowore d'être responsable de l'arrestation de Justice Cracks.
« Sowore alleged that Brigadier General W.A. Adegoke was responsible for picking up Justice »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
April 30, 2026 - Date jusqu'à laquelle aucun média national n'a rapporté l'arrestation de Justice Cracks.
« As of April 30, 2026, mainstream national newspapers have not reported Justice Cracks’ arrest »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
Section 39 of the 1999 Constitution - Référence légale citée par des juristes concernant la liberté d'expression.
« Legal practitioners point to Section 39 of the 1999 Constitution, which guarantees freedom of expression »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
Department of State Services (DSS), agence de renseignement nigériane - Institution sollicitée par RULAAC pour des informations.
« RULAAC therefore called on the Nigeria Police Force, the Department of State Services (DSS), and military authorities »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Peter Akah, human rights activist - Activiste des droits humains intervenant dans l'affaire
« Human rights activist Peter Akah also disclosed in a video recorded at the Federal Capital Territory Police Command »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Peter Akah and others lodged complaints and demanded urgent action at the Federal Capital Territory Police Command - Actions entreprises par Peter Akah et d'autres
« he and others have gone there to lodge complaints and demand urgent action »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Commissioner of Police in the Federal Capital Territory (FCT) - Autorité policière assurant avoir commencé les recherches
« Akah said the Commissioner of Police in the FCT assured them that the police had commenced efforts to locate Chidiebere and secure his release »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Nigeria Police Force, institution de sécurité nigériane - Institution sollicitée par RULAAC pour des informations.
« RULAAC therefore called on the Nigeria Police Force, the Department of State Services (DSS), and military authorities »
saharareporters.com ↗ ↩ -
RULAAC a demandé à la Nigeria Police Force, au DSS et aux autorités militaires de révéler si Justice Crack est en leur garde - Demande officielle de RULAAC aux autorités.
« RULAAC therefore called on the Nigeria Police Force, the Department of State Services (DSS), and military authorities to immediately state whether the missing social critic is in their custody. »
saharareporters.com ↗ ↩ -
RULAAC a exigé la divulgation publique de l'endroit où se trouve Justice Crack, sa libération immédiate s'il est détenu illégalement, ou l'accès à des avocats, des soins médicaux et à sa famille s'il est légalement en garde à vue - Demandes spécifiques de RULAAC.
« The group also demanded the public disclosure of his whereabouts, his immediate release if unlawfully detained, or access to lawyers, medical care and family if he is legally in custody. »
saharareporters.com ↗ ↩ -
RULAAC a exhorté les autorités à lancer une enquête indépendante et transparente sur les circonstances de la disparition de Justice Crack - Demande d'enquête par RULAAC.
« The group further urged authorities to launch an independent and transparent investigation into the circumstances of his disappearance »
saharareporters.com ↗ ↩ -
RULAAC a demandé aux autorités de protéger la famille et les soutiens de Justice Crack contre le harcèlement - Demande de protection par RULAAC.
« protect his family and supporters from harassment »
saharareporters.com ↗ ↩ -
RULAAC a demandé aux autorités de punir toute personne responsable de la disparition de Justice Crack - Demande de sanctions par RULAAC.
« and punish anyone found responsible. »
saharareporters.com ↗ ↩ -
Resource Centre for Human Rights and Civic Education - Organisation dénonçant des actions extrajudiciaires présumées des forces de sécurité.
« The Resource Centre for Human Rights and Civic Education said the incident reflects what it described as a persistent pattern of alleged extrajudicial actions by security operatives »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
The incident reflects what it described as a persistent pattern of alleged extrajudicial actions by security operatives - Déclaration du Resource Centre for Human Rights and Civic Education.
« The Resource Centre for Human Rights and Civic Education said the incident reflects what it described as a persistent pattern of alleged extrajudicial actions by security operatives »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
Le Resource Centre for Human Rights and Civic Education appelle à une revue indépendante et à la protection des citoyens commentant des sujets d'intérêt public - Réaction d'une organisation de défense des droits humains.
« The group called for an independent review and for the protection of citizens who comment on public interest matters »
pixelpulse.com.ng ↗ ↩ -
150 - Nombre de membres de la communauté Fulani décédés en détention militaire au Nigeria.
« the reported deaths of least 150 members of the Fulani community »
amnesty.org ↗ ↩ -
National Youth Service Corps (NYSC) Orientation Camp à Yikpata - Lieu de détention des pasteurs Fulani dans l'État de Kwara.
« detained at the National Youth Service Corps (NYSC) Orientation Camp in Yikpata »
amnesty.org ↗ ↩ -
État de Kwara, Nigeria - État du Nigeria où se trouve le camp de détention.
« north-central state of Kwara »
amnesty.org ↗ ↩ -
5-11 avril 2026 - Période durant laquelle Amnesty International a visité le camp de détention.
« Between 5-11 April 2026, Amnesty International researchers visited the camp »
amnesty.org ↗ ↩ -
60 - Nombre de personnes interrogées par Amnesty International dans les zones touchées.
« engaged 60 people in affected and interviewed 30 family members, detainees and survivors of the camp »
amnesty.org ↗ ↩ -
30 - Nombre de membres de familles, détenus et survivants interviewés par Amnesty International.
« interviewed 30 family members, detainees and survivors of the camp »
amnesty.org ↗ ↩ -
154 - Nombre de décès rapportés par un homme ayant échappé au camp.
« A total of 154 people have died from hunger and disease since we were brought and detained there »
amnesty.org ↗ ↩ -
43 ans - Âge d'un homme ayant échappé au camp de détention.
« A 43-year-old man who escaped the camp told Amnesty International »
amnesty.org ↗ ↩ -
100 - Nombre de femmes enceintes à risque dans le camp de détention.
« At least 100 pregnant women at the camp are at risk of life-threatening complications »
amnesty.org ↗ ↩ -
Isa Sanusi, Directeur d'Amnesty International Nigeria - Responsable ayant dénoncé la persécution des Fulani.
« said Isa Sanusi, Director of Amnesty International Nigeria »
amnesty.org ↗ ↩ -
Detaining people based on their identity constitutes discriminatory profiling, and exposes people to violence and other human rights violations. - Déclaration d'Isa Sanusi sur la détention arbitraire des Fulani.
« Detaining people based on their identity constitutes discriminatory profiling, and exposes people to violence and other human rights violations »
amnesty.org ↗ ↩ -
The continued silence of authorities in the face of this situation is unacceptable. Every passing hour without clarity increases the risk to his life and safety and deepens public anxiety - Déclaration de RULAAC sur le silence des autorités.
« “The continued silence of authorities in the face of this situation is unacceptable. Every passing hour without clarity increases the risk to his life and safety and deepens public anxiety,” RULAAC added. »
saharareporters.com ↗ ↩
Sources
- Social Media Critic 'Justice Crack' Goes Missing In Abuja After Criticising Nigerian Army, Receiving Mysterious Call
- ‘Nothing Must Happen To Him’ — RULAAC Warns Over Enforced Disappearance Of Social Media Critic 'Justice Crack', Demands Whereabouts From DSS, Police
- Justice Cracks Arrested Over NYSC Killed by Soldier
- Nigeria: Authorities must investigate deaths of at least 150 Fulani people in military camp
- Defence Intelligence Agency (Nigeria)
- THE COMMISSIONING OF THE HEADQUARTERS OF DEFENCE INTELLIGENCE AGENCY IN ABUJA ON 30TH MAY 2024