Limoges : le préfet visite le pélicandrome dans un contexte de vigilance feux
Maurice Barate s'est rendu ce matin à l'aéroport de Limoges-Bellegarde pour découvrir l'installation de ravitaillement des avions bombardiers d'eau
Le préfet de la Haute-Vienne a visité le pélicandrome de l'aéroport ce 30 juillet 2026. Cette infrastructure permet le ravitaillement rapide des Canadairs et autres avions de lutte contre les incendies. La visite intervient dans un contexte de vigilance accrue face au risque de feux de forêt.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Maurice Barate, préfet de la Haute-Vienne, a visité le pélicandrome de l'aéroport de Limoges-Bellegarde ce 30 juillet 2026.
- Le pélicandrome, créé en 2002, permet le ravitaillement rapide des Canadairs et autres avions bombardiers d'eau en produit retardant.
- L'installation est l'une des deux seules en Nouvelle-Aquitaine avec Mérignac, confirmée en février 2026.
- La visite intervient dans un contexte de vigilance accrue face au risque de feux de forêt dans le département.
Maurice Barate, préfet de la Haute-Vienne, s’est rendu ce matin à l’aéroport de Limoges-Bellegarde pour découvrir le pélicandrome, selon un message publié sur X par la préfecture.
Cette visite s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue face au risque de feux de forêt en Haute-Vienne.
Une installation stratégique pour la lutte anti-incendie
Le pélicandrome de Limoges-Bellegarde, créé en 2005, permet le ravitaillement rapide en eau et produit retardant des avions et hélicoptères de lutte contre les feux, selon le SDIS 87. Canadairs, Dash et autres appareils peuvent y faire le plein pour l’attaque immédiate des départs de feu.
L’infrastructure est gérée conjointement par l’État et le Service départemental d’incendie et de secours. Elle constitue une installation aéroportuaire de sécurité civile.
La doctrine française de lutte contre les feux de forêt repose sur l’attaque précoce, visant à traiter les départs de feu dans les 10 minutes suivant leur détection, selon le ministère de l’Intérieur. Le pélicandrome joue un rôle clé dans cette chaîne opérationnelle.
L’une des deux seules installations en Nouvelle-Aquitaine
Le pélicandrome de Limoges est l’une des installations de ce type en Nouvelle-Aquitaine, avec celles de Mérignac, Mont-de-Marsan et Pau, selon l’Assemblée nationale. Ces infrastructures, financées par l’État et opérées par les SDIS, permettent le ravitaillement rapide des avions bombardiers d’eau.
Le maintien des pélicandromes en zone Sud-Ouest a été officiellement confirmé par les autorités préfectorales le 6 février dernier, selon la préfecture de la région Nouvelle-Aquitaine.
Limoges-Bellegarde constitue la station retardant fixe la plus au nord du dispositif national, selon 09-27.fr. Cette position stratégique prend de l’importance face à la remontée du risque feux vers le centre de la France. D’autres départements comme le Morbihan connaissent déjà des épisodes de sécheresse qui accroissent le risque d’incendie.
Contexte dans la Haute-Vienne
La Haute-Vienne compte environ 374 000 habitants. Le département présente des massifs forestiers qui nécessitent une surveillance accrue en période estivale. La présence du pélicandrome à Limoges-Bellegarde positionne le département comme un maillon de la chaîne nationale de lutte contre les feux.
L’aéroport de Limoges-Bellegarde se situe à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Limoges. Il accueille à la fois des vols commerciaux et des infrastructures de sécurité civile.
Les services d’incendie interviennent régulièrement sur des départs de feu à travers le pays durant la période estivale.
Prochaine étape
La vigilance face au risque de feux de forêt se poursuit durant l’été. Le dispositif aérien reste mobilisable à tout moment depuis le pélicandrome.
