Loi Rodwell : l’Assemblée vote ce mardi un texte que la gauche qualifie d’arbitraire
Après les questions au Gouvernement, les députés tranchent sur la rétention administrative et l'injonction psychiatrique
Les députés votent ce mardi 5 mai la proposition de loi Rodwell. Rétention à 210 jours, injonction psychiatrique préfectorale, rétention de sûreté un texte que la gauche dénonce comme arbitraire.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Rétention administrative allongée à 210 jours
Le texte porte la durée maximale de rétention pour les condamnés pour terrorisme à 210 jours, contre 180 actuellement, rétablissant une disposition censurée par le Conseil constitutionnel en 2025. Cadre légal : articles L. 741-1 et suivants du CESEDA.
Injonction d'examen psychiatrique préfectorale
Le préfet pourra ordonner un examen psychiatrique avec admission forcée en soins sous 24 heures en cas de refus, mesure dénoncée par 34 syndicats de psychiatres. Elle s'inscrit dans le cadre de l'article L. 3213-1 du Code de la santé publique mais en inverse la logique.
Rétention de sûreté pour les condamnés terroristes
Création d'un placement en centre socio-médico-judiciaire après l'exécution de la peine pour les condamnés à au moins 15 ans de prison. La rétention de sûreté de droit commun existe depuis la loi du 25 février 2008 (art. 706-53-13 CPP) ; le texte en étend le principe au terrorisme.
Le Conseil constitutionnel en embuscade
Trois fronts ouverts : rétablissement d'une disposition déjà censurée à l'été 2025, injonction psychiatrique sans contrôle judiciaire préalable, rétention de sûreté post-peine. La saisine est certaine, l'issue incertaine.
Un texte qui déborde son objet
L'article 6 conditionne tout changement de nom et de prénom à un casier judiciaire vierge, visant indirectement les droits acquis des personnes trans. Sans lien avec la prévention des attentats, il est exposé à une censure pour cavalier législatif (art. 45 de la Constitution).
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Vote solennel à l'Assemblée ce mardi 5 mai 2026 après les questions au Gouvernement
- Rétention administrative portée à 210 jours pour les condamnés pour terrorisme
- Création d'une injonction d'examen psychiatrique à la main du préfet
- 82 % des Français favorables à l'allongement de la rétention selon un sondage CSA
- 34 syndicats de psychiatres dénoncent une instrumentalisation de la profession
- Quatre fronts constitutionnels possibles, dont un cavalier législatif sur l'article 6
Mardi 5 mai 2026 [1], après les questions au Gouvernement, l’Assemblée nationale procède au vote solennel sur la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat [2]. Le texte n° 2180 [3], déposé le 2 décembre 2025 [4] par Charles Rodwell [5], a déjà fait l’objet de 74 amendements [6].
Portée par Charles Rodwell - élu Renaissance siégeant au groupe Ensemble pour la République (EPR) [7] à l’Assemblée - et soutenue par le gouvernement [8], la proposition de loi a été examinée en première lecture du 13 au 17 avril 2026 [9]. Elle revient ce mardi pour un dernier examen avant le scrutin solennel [10].
Ce que prévoit le texte
Le 16 avril [11], les députés ont rétabli la prolongation à sept mois de la rétention des personnes condamnées pour terrorisme [12]. La durée maximale passe ainsi à 210 jours [13], contre 180 jours [14] auparavant. Pour les étrangers de droit commun, le plafond actuel reste de 90 jours [15]. La rétention administrative est régie par les articles L. 741-1 et suivants du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), qui en font une mesure privative de liberté placée sous le contrôle du juge des libertés et de la détention.
Charles Rodwell [16] a parlé de « vide juridique accidentel » [17]. Traduction: une disposition équivalente avait été censurée par le Conseil constitutionnel à l’été 2025 [18], sur un texte porté par Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur [19]. Depuis, selon Laurent Nuñez [20], « cinq individus qui avaient des profils terroristes (…) n’ont pas pu être maintenus en rétention » [21].
L’article 1 crée une injonction d’examen psychiatrique à la main du préfet [22]. Visée: toute personne soupçonnée d’adhésion à des théories terroristes assortie de troubles mentaux [23]. En cas de refus, admission provisoire en soins sans consentement, examen sous vingt-quatre heures [24]. Au vu du certificat, le préfet peut prononcer une hospitalisation forcée [25]. Un juge peut autoriser les forces de l’ordre à présenter la personne à un psychiatre [26]. On notera que l’article L. 3213-1 du Code de la santé publique encadre déjà l’admission en soins psychiatriques sur décision du représentant de l’État, mais réserve cette compétence aux cas où les troubles mentaux compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte de façon grave à l’ordre public, sur la base d’un certificat médical circonstancié. Le texte Rodwell inverse la séquence: c’est le préfet qui déclenche l’examen, pas le médecin qui le constate.
Le texte instaure aussi une « rétention de sûreté terroriste » [27]: placer dans un centre socio-médico-judiciaire un individu ayant purgé sa peine, condamné à au moins 15 ans de prison [28]. Le dispositif n’est pas inédit en droit français. Selon plusieurs sources, la rétention de sûreté pour les criminels de droit commun condamnés à au moins quinze ans pour des faits particulièrement graves (meurtre, viol, actes de torture sur mineur) a été créée par une loi de 2008, codifiée à l’article 706-53-13 du Code de procédure pénale. Le texte Rodwell en étend le principe aux condamnés pour terrorisme.
Une opposition frontale de la gauche
« Mesures arbitraires de privation de liberté » [29], a tranché la socialiste Céline Hervieu [30]. « C’est extrêmement grave de faire peser la responsabilité de la prévention d’un passage à l’acte terroriste sur le dos des soignants » [31], ajoute-t-elle, rappelant qu’« il n’y a pas de lien direct établi entre le fanatisme et la maladie mentale » [32].
Le député insoumis Ugo Bernalicis [33] a accusé: « Le ministre veut trouver des prétextes pour enfermer des gens qu’il veut de toute façon enfermer » [34]. L’écologiste Hendrik Davi [35] a averti que la mesure permettrait à un pouvoir d’extrême droite « d’enfermer, de psychiatriser, des opposants politiques » [36]. La communiste Soumya Bourouaha [37] a dénoncé une bascule d’une justice « fondée sur des faits » à une logique « d’anticipation d’un comportement futur » [38].
Réponse de Laurent Nuñez [20]: le dispositif concernera « très peu de personnes » [39]. C’est tout.
Les psychiatres en alerte
Trente-quatre syndicats de psychiatres [40] ont publié un communiqué le 28 avril [41]. Verdict: « Il serait temps de cesser de faire circuler des idées fausses, comme celles d’une psychiatrie qui serait en capacité de détecter un risque terroriste, de prévenir un acte terroriste, à l’issue d’un simple examen » [42]. Ils dénoncent la responsabilité qui pèserait sur le psychiatre en cas de passage à l’acte [43] et rappellent l’existence de dispositifs spécifiques pour ce type de profils [44].
Autrement dit: on demande aux soignants de prédire l’imprédictible, et on les rendra comptables de l’échec.
L’origine politique: le meurtre de Philippine
Le texte trouve son origine dans le meurtre de Philippine Le Noir de Carlan, en septembre 2024 [45]. Le suspect, un Marocain en situation irrégulière [46], avait déjà été condamné pour viol [47]. Placé en rétention administrative après sa libération de prison [48], il avait été relâché au bout de 70 jours [49], quelques semaines avant le meurtre [50].
L’argument du gouvernement: un placement plus long aurait permis l’expulsion. L’argument de Sacha Houlié, apparenté Socialistes [51]: le droit commun aurait suffi. Le débat est tranché politiquement, pas juridiquement.
Andy Kerbrat, La France insoumise [52], a qualifié les centres de rétention de « nouvelles Bastille de la République » [53]. La communiste Elsa Faucillon [54] dénonce un texte qui « brade l’État de droit » [55].
Ce que l’Assemblée a refusé
Les députés ont rejeté un article instaurant un plafond de durée de rétention en cas de placements à répétition [56]. Il aurait été fixé à 360 jours pour le droit commun [57] et 540 jours pour les plus dangereux [58]. Cet encadrement était pourtant réclamé par le Conseil constitutionnel [59]. La majorité a tranché contre cette mesure d’encadrement.
Un amendement de l’écologiste Léa Balage El Mariky [60] a en revanche été retenu: toute prolongation au-delà de 90 jours fera l’objet d’un rapport remis au Parlement [61], pour évaluer l’efficacité « en matière d’exécution des décisions d’éloignement » [62].
Le Conseil constitutionnel en embuscade
Trois fronts juridiques s’ouvrent simultanément. D’abord le rétablissement, à un détail près, d’une disposition déjà censurée à l’été 2025 [63]: selon plusieurs sources, le Conseil constitutionnel avait jugé qu’un allongement de la rétention administrative au-delà des standards existants devait être strictement nécessaire et proportionné à l’objectif poursuivi. Faire passer le plafond de 180 à 210 jours [13] sans modifier substantiellement l’économie du dispositif expose le texte à une nouvelle censure sur le fondement de la liberté individuelle protégée par l’article 66 de la Constitution.
Deuxième front: l’injonction psychiatrique préfectorale [22]. Confier au représentant de l’État le pouvoir de déclencher un examen psychiatrique sans contrôle préalable d’un juge ni constat médical antérieur soulève une difficulté constitutionnelle classique - l’autorité judiciaire est, aux termes de l’article 66, gardienne de la liberté individuelle. La Cour européenne des droits de l’homme a développé, sur le fondement de l’article 5 de la Convention, une jurisprudence exigeante en matière d’hospitalisation sans consentement.
Troisième front: la rétention de sûreté terroriste [27]. Selon plusieurs sources, la rétention de sûreté de droit commun avait été validée par le Conseil constitutionnel, qui avait toutefois interdit son application rétroactive, considérant qu’elle s’apparente, par sa nature et sa durée, à une privation de liberté. L’extension au champ terroriste ravivera ce contentieux. Le précédent de l’été 2025 [63] n’invite pas à l’optimisme gouvernemental.
L’angle mort: un texte qui dépasse l’antiterrorisme
Ce que les commentaires sur la rétention masquent: l’article 6 du texte conditionne le changement de prénom et de nom à l’État civil à la production d’un casier judiciaire vierge [64]. Il rend impossible le changement de prénom pour les personnes étrangères qui ne l’auraient pas effectué dans leur pays d’origine [65]. Selon Politis, cette disposition vise un droit acquis depuis une décennie par les personnes trans [66].
En 2024 [67], le ministère de l’Intérieur avait déjà créé un fichier de police recensant l’intégralité des changements de nom et de prénom [68]. Un texte sur la prévention des attentats qui modifie le droit civil de l’état civil: le procédé porte un nom en droit parlementaire. Selon plusieurs sources, l’article 45 de la Constitution interdit les « cavaliers législatifs », c’est-à-dire les dispositions sans lien, même indirect, avec l’objet du texte initial, et le Conseil constitutionnel censure régulièrement les amendements et articles qui s’écartent du périmètre de la proposition. Une proposition de loi qui annonce la « prévention des risques d’attentat » et qui réécrit, à son article 6, la procédure d’état civil applicable au changement de prénom et de nom expose ainsi cet article à une censure d’office, indépendamment de tout débat sur le fond.
L’opinion publique pèse
Selon un sondage CSA pour CNEWS publié le 18 avril [69], 82 % des Français [70] sont favorables à l’allongement de la durée de placement en CRA pour certains étrangers sous OQTF. Le gouvernement le sait. Le calendrier l’utilise.
Sources et angles morts de cet article
Cet article s’appuie sur les comptes rendus de séance de l’Assemblée, la presse parlementaire et le communiqué intersyndical des psychiatres du 28 avril. Aucune association de défense des droits des personnes trans (Acceptess-T, OUTrans, SOS homophobie) n’a été contactée pour réagir à l’article 6, qui les concerne directement: leurs prises de position publiques n’ont pas pu être intégrées dans les délais de bouclage. De même, aucune association de victimes d’attentats ou de proches de victimes du terrorisme n’a été sollicitée alors que plusieurs soutiennent publiquement le texte. Ces deux absences seront comblées dans nos prochaines éditions.
Notre lecture
Le texte voté ce mardi rétablit ce que le Conseil constitutionnel avait censuré, ajoute une rétention de sûreté contestée et confie au préfet le pouvoir d’imposer un examen psychiatrique. Trois mesures, trois fronts juridiques ouverts, un quatrième possible sur l’article 6 par la voie du cavalier législatif. Le Conseil constitutionnel sera saisi. Mais l’opinion est massivement favorable, l’opposition est divisée, et le calendrier est tenu. Reste un détail: la justice française juge des faits, pas des comportements futurs. La frontière vient de bouger.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (70)
« Mardi 5 mai 2026, après les questions au Gouvernement, l'Assemblée nationale poursuit l'examen de la proposition de loi [.] L'Assemblée procède ensuite au vote solennel sur cette proposition de loi. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« L'Assemblée procède ensuite au vote solennel sur cette proposition de loi. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat, n° 2180, déposée le mardi 2 décembre 2025. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat, n° 2180, déposée le mardi 2 décembre 2025. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Rapport sur la proposition de loi de M. Charles Rodwell et plusieurs de ses collègues visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat (2180) »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Voir les 74 amendements »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Portée par le député Ensemble pour la République (EPR) Charles Rodwell, celle-ci a pour objectif d’allonger la durée de rétention de certains étrangers jugés très dangereux». »
cnews.fr ↗ ↩
« Portée par Charles Rodwell, député Renaissance, et soutenue par le gouvernement »
leparisien.fr ↗ ↩
« Du lundi 13 au vendredi 17 avril 2026, l'Assemblée nationale a examiné, en première lecture, la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Mardi 5 mai 2026, après les questions au Gouvernement, l'Assemblée nationale poursuit l'examen de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« s’est achevé jeudi 16 avril dans une atmosphère électrique »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les députés ont, en revanche, rétabli la prolongation à sept mois de la rétention des personnes condamnées pour terrorisme »
lemonde.fr ↗ ↩
« les députés ont décidé jeudi de porter le seuil maximal à 210 jours »
lemonde.fr ↗ ↩
« Ou bien de 180 jours pour ceux condamnés pour terrorisme »
lemonde.fr ↗ ↩
« Actuellement, cette durée maximale est de quatre-vingt-dix jours »
lemonde.fr ↗ ↩
« a rappelé le rapporteur de la proposition de loi, Charles Rodwell (Renaissance) »
lemonde.fr ↗ ↩
« faisait depuis l’objet d’un « vide juridique accidentel » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Une mesure qui n’est en fait que le rétablissement d’une disposition déjà existante, mais qui avait été emportée à l’été 2025 par une censure du Conseil constitutionnel sur un autre texte »
lemonde.fr ↗ ↩
« porté par Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur. »
cnews.fr ↗ ↩
« Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a rappelé que, depuis, « cinq individus qui avaient des profils terroristes (…) n’ont pas pu être maintenus en rétention » »
lemonde.fr ↗ ↩
« « cinq individus qui avaient des profils terroristes (…) n’ont pas pu être maintenus en rétention » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les députés ont d’abord validé la création d’une « injonction d’examen psychiatrique » à la main du préfet »
leparisien.fr ↗ ↩
« Son article 1 envisage de créer une injonction d’examen psychiatrique, à la demande du préfet, « à une personne à l’égard de laquelle il existe des raisons de penser que son comportement constitue une menace grave pour l’ordre et la sécurité publics, en raison de son adhésion à des théories incitant ou faisant l’apologie d’actes de terrorisme et d’agissements susceptibles d’être liés à des troubles mentaux identifiés ». »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« En cas de refus de la personne concernée, elle pourrait être admise provisoirement en soins sans son consentement pour y être examinée dans les vingt-quatre heures. »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« Au vu du certificat médical établi après l’examen, le préfet pourra ensuite prononcer une hospitalisation forcée »
leparisien.fr ↗ ↩
« Ce dernier pourra aussi autoriser les forces de l’ordre à se rendre au domicile de la personne pour la présenter à un psychiatre »
leparisien.fr ↗ ↩
« Les députés ont ensuite adopté un article créant une « rétention de sûreté terroriste » »
leparisien.fr ↗ ↩
« avoir été condamnées à au moins 15 ans de prison »
leparisien.fr ↗ ↩
« « mesures arbitraires de privation de liberté » »
lemonde.fr ↗ ↩
« selon les mots de la socialiste Céline Hervieu »
lemonde.fr ↗ ↩
« « C’est extrêmement grave » de faire « peser la responsabilité de la prévention d’un passage à l’acte terroriste sur le dos des soignants », a dénoncé la socialiste Céline Hervieu »
leparisien.fr ↗ ↩
« ajoutant qu’il « n’y a(vait) pas de lien direct établi entre le fanatisme et la maladie mentale » »
leparisien.fr ↗ ↩
« a lancé l’insoumis Ugo Bernalicis »
leparisien.fr ↗ ↩
« « Le ministre veut trouver des prétextes pour enfermer des gens qu’il veut de toute façon enfermer », a lancé l’insoumis Ugo Bernalicis »
leparisien.fr ↗ ↩
« Hendrik Davi (groupe écologiste) a, lui, averti »
leparisien.fr ↗ ↩
« a, lui, averti que la mesure permettrait à un pouvoir d’extrême droite « d’enfermer, de psychiatriser, des opposants politiques » »
leparisien.fr ↗ ↩
« a critiqué la députée Soumya Bourouaha, élue communiste »
leparisien.fr ↗ ↩
« Une bascule d’une justice « fondée sur des faits » à une logique « d’anticipation d’un comportement futur », a critiqué la députée Soumya Bourouaha »
leparisien.fr ↗ ↩
« « très peu de personnes », a rétorqué Laurent Nuñez »
leparisien.fr ↗ ↩
« « Il serait temps de cesser de faire circuler des idées fausses [.] », se sont alarmés trente-quatre syndicats de psychiatres dans un communiqué publié le 28 avril »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« se sont alarmés trente-quatre syndicats de psychiatres dans un communiqué publié le 28 avril »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« « Il serait temps de cesser de faire circuler des idées fausses, comme celles d’une psychiatrie qui serait en capacité de détecter un risque terroriste, de prévenir un acte terroriste, à l’issue d’un simple examen » »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« Ils dénoncent également la « responsabilité » qui pèserait sur le psychiatre qui procéderait à un tel examen, en cas de passage à l’acte. »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« pointant l’existence de « dispositifs spécifiques » pour ce type de profils. »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« Le texte trouve ses origines dans le meurtre de la jeune Philippine en septembre 2024. »
lcp.fr ↗ ↩
« Le suspect du meurtre de Philippine, un Marocain en situation irrégulière »
lcp.fr ↗ ↩
« Le suspect du meurtre de Philippine [.] avait déjà été condamné pour viol par le passé »
lcp.fr ↗ ↩
« Après sa libération de prison, il avait été placé en rétention administrative dans l'attente de son expulsion »
lcp.fr ↗ ↩
« celui-ci avait été libéré au bout de 70 jours seulement »
lcp.fr ↗ ↩
« Mais il avait finalement été relâché, quelques semaines avant le meurtre de la jeune femme »
lcp.fr ↗ ↩
« En commission, Sacha Houlié (apparenté Socialistes) avait expliqué que le droit commun aurait permis la rétention administrative »
lcp.fr ↗ ↩
« Andy Kerbrat (La France insoumise) avait déclaré que les centres de rétentions devenaient avec ce texte 'les nouvelles Bastille de la République' »
lcp.fr ↗ ↩
« Andy Kerbrat (La France insoumise) avait déclaré que les centres de rétentions devenaient avec ce texte 'les nouvelles Bastille de la République' »
lcp.fr ↗ ↩
« la député communiste Elsa Faucillon (Gauche démocrate et républicaine) a dénoncé un texte qui 'brade l’Etat de droit' »
lcp.fr ↗ ↩
« Elsa Faucillon (Gauche démocrate et républicaine) a dénoncé un texte qui 'brade l’Etat de droit' »
lcp.fr ↗ ↩
« Les députés ont également rejeté un article qui instaurait un plafond de durée de rétention en cas de placements à répétition »
lemonde.fr ↗ ↩
« Il aurait été fixé à 360 jours pour les étrangers relevant du droit commun »
lemonde.fr ↗ ↩
« et 540 jours pour ceux jugés les plus dangereux »
lemonde.fr ↗ ↩
« Cet encadrement est pourtant réclamé par le Conseil constitutionnel »
lemonde.fr ↗ ↩
« un amendement de la députée écologiste Léa Balage El Mariky »
lemonde.fr ↗ ↩
« que toute prolongation au-delà de 90 jours fasse l’objet d’un rapport remis au Parlement »
lemonde.fr ↗ ↩
« établir l’efficacité de ces dispositions « en matière d’exécution des décisions d’éloignement », notamment »
lemonde.fr ↗ ↩
« qui avait été emportée à l’été 2025 par une censure du Conseil constitutionnel »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’article 6, propose de conditionner le changement de nom à l’État civil au casier judiciaire vierge »
politis.fr ↗ ↩
« Il prévoit aussi l’impossibilité de changer de prénom pour les personnes étrangères qui ne l’auraient pas fait dans leur pays d’origine. »
politis.fr ↗ ↩
« un droit acquis depuis désormais une décennie par les personnes trans: la possibilité de changer de prénom à l’état civil »
politis.fr ↗ ↩
« en 2024, le ministère de l’Intérieur a créé un fichier de police »
politis.fr ↗ ↩
« en 2024, le ministère de l’Intérieur a créé un fichier de police qui recense l’intégralité des changements de nom et de prénom. »
politis.fr ↗ ↩
« Selon un sondage de l’institut CSA pour CNEWS, publié le 18 avril dernier »
cnews.fr ↗ ↩
« 82% des Français sont favorables à l'allongement de la durée de placement en centre de rétention administrative (CRA) pour certains étrangers sous OQTF. »
cnews.fr ↗ ↩
Sources
- Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
- Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat : poursuite de l'examen et vote solennel sur la proposition de loi
- A l’Assemblée nationale, les débats sur la rétention d’étrangers jugés dangereux s’achèvent dans une ambiance électrique
- Risques d’attentat : pourquoi l’injonction d’examen psychiatrique, qui pourrait être votée à l’Assemblée, inquiète la profession ?
- « Injonction d’examen psychiatrique », « rétention de sûreté » : l’Assemblée valide plusieurs mesures d’un texte clivant contre le terrorisme
- Rétention d'étrangers jugés dangereux : les députés votent la «loi Rodwell» ce mardi
- Meurtre de Philippine: l'allongement de la rétention des étrangers sous OQTF jugés dangereux de retour à l'Assemblée | LCP
- Loi Rodwell : les droits des trans dans le viseur
