Loi Rodwell : l’Assemblée vote ce mardi un texte que la gauche qualifie d’arbitraire
Après les questions au Gouvernement, les députés tranchent sur la rétention administrative et l'injonction psychiatrique
Les députés votent ce mardi 5 mai la proposition de loi Rodwell. Rétention à 210 jours, injonction psychiatrique préfectorale, rétention de sûreté un texte que la gauche dénonce comme arbitraire.
- Vote solennel à l'Assemblée ce mardi 5 mai 2026 après les questions au Gouvernement
- Rétention administrative portée à 210 jours pour les condamnés pour terrorisme
- Création d'une injonction d'examen psychiatrique à la main du préfet
- 82 % des Français favorables à l'allongement de la rétention selon un sondage CSA
- 34 syndicats de psychiatres dénoncent une instrumentalisation de la profession
- Quatre fronts constitutionnels possibles, dont un cavalier législatif sur l'article 6
Mardi 5 mai 2026 [1], après les questions au Gouvernement, l’Assemblée nationale procède au vote solennel sur la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat [2]. Le texte n° 2180 [3], déposé le 2 décembre 2025 [4] par Charles Rodwell [5], a déjà fait l’objet de 74 amendements [6].
Portée par Charles Rodwell - élu Renaissance siégeant au groupe Ensemble pour la République (EPR) [7] à l’Assemblée - et soutenue par le gouvernement [8], la proposition de loi a été examinée en première lecture du 13 au 17 avril 2026 [9]. Elle revient ce mardi pour un dernier examen avant le scrutin solennel [10].
Ce que prévoit le texte
Le 16 avril [11], les députés ont rétabli la prolongation à sept mois de la rétention des personnes condamnées pour terrorisme [12]. La durée maximale passe ainsi à 210 jours [13], contre 180 jours [14] auparavant. Pour les étrangers de droit commun, le plafond actuel reste de 90 jours [15]. La rétention administrative est régie par les articles L. 741-1 et suivants du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), qui en font une mesure privative de liberté placée sous le contrôle du juge des libertés et de la détention.
Charles Rodwell [16] a parlé de « vide juridique accidentel » [17]. Traduction: une disposition équivalente avait été censurée par le Conseil constitutionnel à l’été 2025 [18], sur un texte porté par Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur [19]. Depuis, selon Laurent Nuñez [20], « cinq individus qui avaient des profils terroristes (…) n’ont pas pu être maintenus en rétention » [21].
L’article 1 crée une injonction d’examen psychiatrique à la main du préfet [22]. Visée: toute personne soupçonnée d’adhésion à des théories terroristes assortie de troubles mentaux [23]. En cas de refus, admission provisoire en soins sans consentement, examen sous vingt-quatre heures [24]. Au vu du certificat, le préfet peut prononcer une hospitalisation forcée [25]. Un juge peut autoriser les forces de l’ordre à présenter la personne à un psychiatre [26]. On notera que l’article L. 3213-1 du Code de la santé publique encadre déjà l’admission en soins psychiatriques sur décision du représentant de l’État, mais réserve cette compétence aux cas où les troubles mentaux compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte de façon grave à l’ordre public, sur la base d’un certificat médical circonstancié. Le texte Rodwell inverse la séquence: c’est le préfet qui déclenche l’examen, pas le médecin qui le constate.
Le texte instaure aussi une « rétention de sûreté terroriste » [27]: placer dans un centre socio-médico-judiciaire un individu ayant purgé sa peine, condamné à au moins 15 ans de prison [28]. Le dispositif n’est pas inédit en droit français. Selon plusieurs sources, la rétention de sûreté pour les criminels de droit commun condamnés à au moins quinze ans pour des faits particulièrement graves (meurtre, viol, actes de torture sur mineur) a été créée par une loi de 2008, codifiée à l’article 706-53-13 du Code de procédure pénale. Le texte Rodwell en étend le principe aux condamnés pour terrorisme.
Une opposition frontale de la gauche
« Mesures arbitraires de privation de liberté » [29], a tranché la socialiste Céline Hervieu [30]. « C’est extrêmement grave de faire peser la responsabilité de la prévention d’un passage à l’acte terroriste sur le dos des soignants » [31], ajoute-t-elle, rappelant qu’« il n’y a pas de lien direct établi entre le fanatisme et la maladie mentale » [32].
Le député insoumis Ugo Bernalicis [33] a accusé: « Le ministre veut trouver des prétextes pour enfermer des gens qu’il veut de toute façon enfermer » [34]. L’écologiste Hendrik Davi [35] a averti que la mesure permettrait à un pouvoir d’extrême droite « d’enfermer, de psychiatriser, des opposants politiques » [36]. La communiste Soumya Bourouaha [37] a dénoncé une bascule d’une justice « fondée sur des faits » à une logique « d’anticipation d’un comportement futur » [38].
Réponse de Laurent Nuñez [20]: le dispositif concernera « très peu de personnes » [39]. C’est tout.
Les psychiatres en alerte
Trente-quatre syndicats de psychiatres [40] ont publié un communiqué le 28 avril [41]. Verdict: « Il serait temps de cesser de faire circuler des idées fausses, comme celles d’une psychiatrie qui serait en capacité de détecter un risque terroriste, de prévenir un acte terroriste, à l’issue d’un simple examen » [42]. Ils dénoncent la responsabilité qui pèserait sur le psychiatre en cas de passage à l’acte [43] et rappellent l’existence de dispositifs spécifiques pour ce type de profils [44].
Autrement dit: on demande aux soignants de prédire l’imprédictible, et on les rendra comptables de l’échec.


L’origine politique: le meurtre de Philippine
Le texte trouve son origine dans le meurtre de Philippine Le Noir de Carlan, en septembre 2024 [45]. Le suspect, un Marocain en situation irrégulière [46], avait déjà été condamné pour viol [47]. Placé en rétention administrative après sa libération de prison [48], il avait été relâché au bout de 70 jours [49], quelques semaines avant le meurtre [50].
L’argument du gouvernement: un placement plus long aurait permis l’expulsion. L’argument de Sacha Houlié, apparenté Socialistes [51]: le droit commun aurait suffi. Le débat est tranché politiquement, pas juridiquement.
Andy Kerbrat, La France insoumise [52], a qualifié les centres de rétention de « nouvelles Bastille de la République » [53]. La communiste Elsa Faucillon [54] dénonce un texte qui « brade l’État de droit » [55].
Ce que l’Assemblée a refusé
Les députés ont rejeté un article instaurant un plafond de durée de rétention en cas de placements à répétition [56]. Il aurait été fixé à 360 jours pour le droit commun [57] et 540 jours pour les plus dangereux [58]. Cet encadrement était pourtant réclamé par le Conseil constitutionnel [59]. La majorité a tranché contre cette mesure d’encadrement.
Un amendement de l’écologiste Léa Balage El Mariky [60] a en revanche été retenu: toute prolongation au-delà de 90 jours fera l’objet d’un rapport remis au Parlement [61], pour évaluer l’efficacité « en matière d’exécution des décisions d’éloignement » [62].
Le Conseil constitutionnel en embuscade
Trois fronts juridiques s’ouvrent simultanément. D’abord le rétablissement, à un détail près, d’une disposition déjà censurée à l’été 2025 [63]: selon plusieurs sources, le Conseil constitutionnel avait jugé qu’un allongement de la rétention administrative au-delà des standards existants devait être strictement nécessaire et proportionné à l’objectif poursuivi. Faire passer le plafond de 180 à 210 jours [13] sans modifier substantiellement l’économie du dispositif expose le texte à une nouvelle censure sur le fondement de la liberté individuelle protégée par l’article 66 de la Constitution.
Deuxième front: l’injonction psychiatrique préfectorale [22]. Confier au représentant de l’État le pouvoir de déclencher un examen psychiatrique sans contrôle préalable d’un juge ni constat médical antérieur soulève une difficulté constitutionnelle classique - l’autorité judiciaire est, aux termes de l’article 66, gardienne de la liberté individuelle. La Cour européenne des droits de l’homme a développé, sur le fondement de l’article 5 de la Convention, une jurisprudence exigeante en matière d’hospitalisation sans consentement.
Troisième front: la rétention de sûreté terroriste [27]. Selon plusieurs sources, la rétention de sûreté de droit commun avait été validée par le Conseil constitutionnel, qui avait toutefois interdit son application rétroactive, considérant qu’elle s’apparente, par sa nature et sa durée, à une privation de liberté. L’extension au champ terroriste ravivera ce contentieux. Le précédent de l’été 2025 [63] n’invite pas à l’optimisme gouvernemental.
L’angle mort: un texte qui dépasse l’antiterrorisme
Ce que les commentaires sur la rétention masquent: l’article 6 du texte conditionne le changement de prénom et de nom à l’État civil à la production d’un casier judiciaire vierge [64]. Il rend impossible le changement de prénom pour les personnes étrangères qui ne l’auraient pas effectué dans leur pays d’origine [65]. Selon Politis, cette disposition vise un droit acquis depuis une décennie par les personnes trans [66].
En 2024 [67], le ministère de l’Intérieur avait déjà créé un fichier de police recensant l’intégralité des changements de nom et de prénom [68]. Un texte sur la prévention des attentats qui modifie le droit civil de l’état civil: le procédé porte un nom en droit parlementaire. Selon plusieurs sources, l’article 45 de la Constitution interdit les « cavaliers législatifs », c’est-à-dire les dispositions sans lien, même indirect, avec l’objet du texte initial, et le Conseil constitutionnel censure régulièrement les amendements et articles qui s’écartent du périmètre de la proposition. Une proposition de loi qui annonce la « prévention des risques d’attentat » et qui réécrit, à son article 6, la procédure d’état civil applicable au changement de prénom et de nom expose ainsi cet article à une censure d’office, indépendamment de tout débat sur le fond.
L’opinion publique pèse
Selon un sondage CSA pour CNEWS publié le 18 avril [69], 82 % des Français [70] sont favorables à l’allongement de la durée de placement en CRA pour certains étrangers sous OQTF. Le gouvernement le sait. Le calendrier l’utilise.
Sources et angles morts de cet article
Cet article s’appuie sur les comptes rendus de séance de l’Assemblée, la presse parlementaire et le communiqué intersyndical des psychiatres du 28 avril. Aucune association de défense des droits des personnes trans (Acceptess-T, OUTrans, SOS homophobie) n’a été contactée pour réagir à l’article 6, qui les concerne directement: leurs prises de position publiques n’ont pas pu être intégrées dans les délais de bouclage. De même, aucune association de victimes d’attentats ou de proches de victimes du terrorisme n’a été sollicitée alors que plusieurs soutiennent publiquement le texte. Ces deux absences seront comblées dans nos prochaines éditions.
Notre lecture
Le texte voté ce mardi rétablit ce que le Conseil constitutionnel avait censuré, ajoute une rétention de sûreté contestée et confie au préfet le pouvoir d’imposer un examen psychiatrique. Trois mesures, trois fronts juridiques ouverts, un quatrième possible sur l’article 6 par la voie du cavalier législatif. Le Conseil constitutionnel sera saisi. Mais l’opinion est massivement favorable, l’opposition est divisée, et le calendrier est tenu. Reste un détail: la justice française juge des faits, pas des comportements futurs. La frontière vient de bouger.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (70)
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5 mai 2026 - Date du vote solennel de la proposition de loi à l'Assemblée nationale.
« Mardi 5 mai 2026, après les questions au Gouvernement, l'Assemblée nationale poursuit l'examen de la proposition de loi [.] L'Assemblée procède ensuite au vote solennel sur cette proposition de loi. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
L'Assemblée nationale procède au vote solennel sur la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat - Action concrète de l'Assemblée nationale le 5 mai 2026.
« L'Assemblée procède ensuite au vote solennel sur cette proposition de loi. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
Proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat, n° 2180 - Identification du texte législatif
« Proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat, n° 2180, déposée le mardi 2 décembre 2025. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
mardi 2 décembre 2025 - Date de dépôt de la proposition de loi
« Proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat, n° 2180, déposée le mardi 2 décembre 2025. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
Charles Rodwell, député et auteur de la proposition de loi - Identification de l'auteur principal du texte législatif
« Rapport sur la proposition de loi de M. Charles Rodwell et plusieurs de ses collègues visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat (2180) »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
74 - Nombre d'amendements déposés sur le texte n° 2180
« Voir les 74 amendements »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
Charles Rodwell, député Ensemble pour la République (EPR) - Auteur de la proposition de loi sur la rétention administrative.
« Portée par le député Ensemble pour la République (EPR) Charles Rodwell, celle-ci a pour objectif d’allonger la durée de rétention de certains étrangers jugés très dangereux». »
cnews.fr ↗ ↩ -
Charles Rodwell, député Renaissance - Porteur de la proposition de loi.
« Portée par Charles Rodwell, député Renaissance, et soutenue par le gouvernement »
leparisien.fr ↗ ↩ -
du lundi 13 au vendredi 17 avril 2026 - Période d'examen en première lecture de la proposition de loi à l'Assemblée nationale.
« Du lundi 13 au vendredi 17 avril 2026, l'Assemblée nationale a examiné, en première lecture, la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
L'Assemblée nationale poursuit l'examen de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat - Action prévue le 5 mai 2026 avant le vote solennel.
« Mardi 5 mai 2026, après les questions au Gouvernement, l'Assemblée nationale poursuit l'examen de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
jeudi 16 avril - Date de fin des débats à l'Assemblée nationale sur la proposition de loi.
« s’est achevé jeudi 16 avril dans une atmosphère électrique »
lemonde.fr ↗ ↩ -
rétablissement de la prolongation à sept mois de la rétention des personnes condamnées pour terrorisme - Décision des députés concernant les personnes condamnées pour terrorisme.
« Les députés ont, en revanche, rétabli la prolongation à sept mois de la rétention des personnes condamnées pour terrorisme »
lemonde.fr ↗ ↩ -
210 jours - Nouvelle durée maximale de rétention administrative pour les étrangers condamnés pour terrorisme, décidée par les députés.
« les députés ont décidé jeudi de porter le seuil maximal à 210 jours »
lemonde.fr ↗ ↩ -
180 jours - Durée maximale actuelle de rétention administrative pour les étrangers condamnés pour terrorisme.
« Ou bien de 180 jours pour ceux condamnés pour terrorisme »
lemonde.fr ↗ ↩ -
quatre-vingt-dix jours - Durée maximale actuelle de rétention administrative pour les étrangers en général.
« Actuellement, cette durée maximale est de quatre-vingt-dix jours »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Charles Rodwell, rapporteur de la proposition de loi (Renaissance) - Personne ayant rappelé l'existence d'un vide juridique concernant la rétention des personnes condamnées pour terrorisme.
« a rappelé le rapporteur de la proposition de loi, Charles Rodwell (Renaissance) »
lemonde.fr ↗ ↩ -
vide juridique accidentel - Description par Charles Rodwell de la situation concernant la rétention pour terrorisme.
« faisait depuis l’objet d’un « vide juridique accidentel » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Le Conseil constitutionnel a censuré une disposition sur la rétention administrative à l'été 2025 - Contexte de la mesure rétablissant la durée de rétention pour les condamnés pour terrorisme.
« Une mesure qui n’est en fait que le rétablissement d’une disposition déjà existante, mais qui avait été emportée à l’été 2025 par une censure du Conseil constitutionnel sur un autre texte »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur - Auteur d'un texte précédent sur la rétention censuré par le Conseil constitutionnel.
« porté par Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur. »
cnews.fr ↗ ↩ -
Laurent Nuñez, ministre de l'intérieur - Personne ayant évoqué le cas des individus avec des profils terroristes non maintenus en rétention.
« Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a rappelé que, depuis, « cinq individus qui avaient des profils terroristes (…) n’ont pas pu être maintenus en rétention » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
« cinq individus qui avaient des profils terroristes (…) n’ont pas pu être maintenus en rétention » - Déclaration du ministre de l'intérieur sur les conséquences du vide juridique.
« « cinq individus qui avaient des profils terroristes (…) n’ont pas pu être maintenus en rétention » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
L'Assemblée nationale a validé la création d'une 'injonction d'examen psychiatrique' à la main du préfet. - Adoption d'une mesure permettant au préfet d'imposer un examen psychiatrique.
« Les députés ont d’abord validé la création d’une « injonction d’examen psychiatrique » à la main du préfet »
leparisien.fr ↗ ↩ -
L’article 1 de la proposition de loi envisage de créer une injonction d’examen psychiatrique à la demande du préfet - Mesure spécifique proposée dans l’article 1 de la loi.
« Son article 1 envisage de créer une injonction d’examen psychiatrique, à la demande du préfet, « à une personne à l’égard de laquelle il existe des raisons de penser que son comportement constitue une menace grave pour l’ordre et la sécurité publics, en raison de son adhésion à des théories incitant ou faisant l’apologie d’actes de terrorisme et d’agissements susceptibles d’être liés à des troubles mentaux identifiés ». »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩ -
En cas de refus de l’examen psychiatrique, la personne concernée pourrait être admise provisoirement en soins sans son consentement pour y être examinée dans les vingt-quatre heures - Conséquence prévue en cas de refus de se soumettre à l’examen psychiatrique.
« En cas de refus de la personne concernée, elle pourrait être admise provisoirement en soins sans son consentement pour y être examinée dans les vingt-quatre heures. »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩ -
Le préfet pourra prononcer une hospitalisation forcée au vu du certificat médical établi après l'examen psychiatrique. - Conséquence possible de l'injonction d'examen psychiatrique.
« Au vu du certificat médical établi après l’examen, le préfet pourra ensuite prononcer une hospitalisation forcée »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Un juge pourra autoriser les forces de l'ordre à se rendre au domicile de la personne pour la présenter à un psychiatre en cas de refus. - Procédure en cas de refus de se soumettre à l'examen psychiatrique.
« Ce dernier pourra aussi autoriser les forces de l’ordre à se rendre au domicile de la personne pour la présenter à un psychiatre »
leparisien.fr ↗ ↩ -
L'Assemblée nationale a adopté un article créant une 'rétention de sûreté terroriste'. - Adoption d'une mesure permettant de placer des condamnés dans un centre de soins après leur peine.
« Les députés ont ensuite adopté un article créant une « rétention de sûreté terroriste » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
15 ans - Durée minimale de prison pour être concerné par la rétention de sûreté terroriste.
« avoir été condamnées à au moins 15 ans de prison »
leparisien.fr ↗ ↩ -
« mesures arbitraires de privation de liberté » - Déclaration de la députée socialiste Céline Hervieu sur les mesures de rétention administrative.
« « mesures arbitraires de privation de liberté » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Céline Hervieu, députée socialiste - Personne ayant dénoncé les mesures de rétention administrative comme arbitraires.
« selon les mots de la socialiste Céline Hervieu »
lemonde.fr ↗ ↩ -
C’est extrêmement grave de faire peser la responsabilité de la prévention d’un passage à l’acte terroriste sur le dos des soignants. - Déclaration de Céline Hervieu, députée socialiste.
« « C’est extrêmement grave » de faire « peser la responsabilité de la prévention d’un passage à l’acte terroriste sur le dos des soignants », a dénoncé la socialiste Céline Hervieu »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Il n’y a(vait) pas de lien direct établi entre le fanatisme et la maladie mentale. - Déclaration de Céline Hervieu, députée socialiste.
« ajoutant qu’il « n’y a(vait) pas de lien direct établi entre le fanatisme et la maladie mentale » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Ugo Bernalicis, député insoumis - Député critiquant la mesure d'injonction d'examen psychiatrique.
« a lancé l’insoumis Ugo Bernalicis »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Le ministre veut trouver des prétextes pour enfermer des gens qu’il veut de toute façon enfermer. - Déclaration de Ugo Bernalicis, député insoumis.
« « Le ministre veut trouver des prétextes pour enfermer des gens qu’il veut de toute façon enfermer », a lancé l’insoumis Ugo Bernalicis »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Hendrik Davi, député du groupe écologiste - Député avertissant des risques d'abus de la mesure.
« Hendrik Davi (groupe écologiste) a, lui, averti »
leparisien.fr ↗ ↩ -
La mesure permettrait à un pouvoir d’extrême droite d’enfermer, de psychiatriser, des opposants politiques. - Déclaration de Hendrik Davi, député écologiste.
« a, lui, averti que la mesure permettrait à un pouvoir d’extrême droite « d’enfermer, de psychiatriser, des opposants politiques » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Soumya Bourouaha, députée communiste - Députée critiquant la rétention de sûreté terroriste.
« a critiqué la députée Soumya Bourouaha, élue communiste »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Une bascule d’une justice fondée sur des faits à une logique d’anticipation d’un comportement futur. - Critique de Soumya Bourouaha, députée communiste, sur la rétention de sûreté terroriste.
« Une bascule d’une justice « fondée sur des faits » à une logique « d’anticipation d’un comportement futur », a critiqué la députée Soumya Bourouaha »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Le dispositif concernera très peu de personnes. - Réponse de Laurent Nuñez sur la rétention de sûreté terroriste.
« « très peu de personnes », a rétorqué Laurent Nuñez »
leparisien.fr ↗ ↩ -
trente-quatre - Nombre de syndicats de psychiatres ayant signé un communiqué.
« « Il serait temps de cesser de faire circuler des idées fausses [.] », se sont alarmés trente-quatre syndicats de psychiatres dans un communiqué publié le 28 avril »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩ -
28 avril - Date de publication du communiqué des syndicats de psychiatres.
« se sont alarmés trente-quatre syndicats de psychiatres dans un communiqué publié le 28 avril »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩ -
« Il serait temps de cesser de faire circuler des idées fausses, comme celles d’une psychiatrie qui serait en capacité de détecter un risque terroriste, de prévenir un acte terroriste, à l’issue d’un simple examen » - Déclaration des syndicats de psychiatres dans leur communiqué.
« « Il serait temps de cesser de faire circuler des idées fausses, comme celles d’une psychiatrie qui serait en capacité de détecter un risque terroriste, de prévenir un acte terroriste, à l’issue d’un simple examen » »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩ -
Les syndicats dénoncent la « responsabilité » qui pèserait sur le psychiatre en cas de passage à l’acte après un examen - Critique des syndicats concernant les conséquences pour les psychiatres.
« Ils dénoncent également la « responsabilité » qui pèserait sur le psychiatre qui procéderait à un tel examen, en cas de passage à l’acte. »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩ -
Les syndicats de psychiatres pointent l’existence de « dispositifs spécifiques » pour les profils représentant une menace terroriste - Argument des syndicats contre l’injonction d’examen psychiatrique.
« pointant l’existence de « dispositifs spécifiques » pour ce type de profils. »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩ -
septembre 2024 - Date du meurtre de Philippine Le Noir de Carlan
« Le texte trouve ses origines dans le meurtre de la jeune Philippine en septembre 2024. »
lcp.fr ↗ ↩ -
un Marocain en situation irrégulière, suspect du meurtre de Philippine Le Noir de Carlan - Suspect du meurtre de Philippine
« Le suspect du meurtre de Philippine, un Marocain en situation irrégulière »
lcp.fr ↗ ↩ -
Le suspect du meurtre de Philippine avait été condamné pour viol par le passé - Antécédent judiciaire du suspect
« Le suspect du meurtre de Philippine [.] avait déjà été condamné pour viol par le passé »
lcp.fr ↗ ↩ -
Le suspect du meurtre de Philippine avait été placé en rétention administrative après sa libération de prison - Situation administrative du suspect avant le meurtre
« Après sa libération de prison, il avait été placé en rétention administrative dans l'attente de son expulsion »
lcp.fr ↗ ↩ -
70 jours - Durée effective de rétention administrative du suspect du meurtre de Philippine avant sa libération
« celui-ci avait été libéré au bout de 70 jours seulement »
lcp.fr ↗ ↩ -
Le suspect du meurtre de Philippine avait été libéré quelques semaines avant le meurtre - Libération du suspect avant le meurtre
« Mais il avait finalement été relâché, quelques semaines avant le meurtre de la jeune femme »
lcp.fr ↗ ↩ -
Sacha Houlié, député apparenté Socialistes - Député s'opposant à la proposition de loi
« En commission, Sacha Houlié (apparenté Socialistes) avait expliqué que le droit commun aurait permis la rétention administrative »
lcp.fr ↗ ↩ -
Andy Kerbrat, député (La France insoumise) - Député critiquant la proposition de loi
« Andy Kerbrat (La France insoumise) avait déclaré que les centres de rétentions devenaient avec ce texte 'les nouvelles Bastille de la République' »
lcp.fr ↗ ↩ -
les centres de rétentions devenaient avec ce texte 'les nouvelles Bastille de la République' - Déclaration polémique d'Andy Kerbrat sur la proposition de loi
« Andy Kerbrat (La France insoumise) avait déclaré que les centres de rétentions devenaient avec ce texte 'les nouvelles Bastille de la République' »
lcp.fr ↗ ↩ -
Elsa Faucillon, députée communiste (Gauche démocrate et républicaine) - Députée critiquant la proposition de loi
« la député communiste Elsa Faucillon (Gauche démocrate et républicaine) a dénoncé un texte qui 'brade l’Etat de droit' »
lcp.fr ↗ ↩ -
brade l’Etat de droit - Critique de la proposition de loi par Elsa Faucillon
« Elsa Faucillon (Gauche démocrate et républicaine) a dénoncé un texte qui 'brade l’Etat de droit' »
lcp.fr ↗ ↩ -
Les députés ont rejeté un article instaurant un plafond de durée de rétention en cas de placements à répétition - Rejet d'un article par les députés concernant la rétention administrative.
« Les députés ont également rejeté un article qui instaurait un plafond de durée de rétention en cas de placements à répétition »
lemonde.fr ↗ ↩ -
360 jours - Plafond de durée de rétention proposé pour les étrangers relevant du droit commun en cas de placements à répétition.
« Il aurait été fixé à 360 jours pour les étrangers relevant du droit commun »
lemonde.fr ↗ ↩ -
540 jours - Plafond de durée de rétention proposé pour les étrangers jugés les plus dangereux en cas de placements à répétition.
« et 540 jours pour ceux jugés les plus dangereux »
lemonde.fr ↗ ↩ -
le Conseil constitutionnel - Institution ayant réclamé un encadrement de la durée de rétention en cas de placements à répétition.
« Cet encadrement est pourtant réclamé par le Conseil constitutionnel »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Léa Balage El Mariky, députée écologiste - Personne ayant proposé un amendement pour un garde-fou sur les prolongations de rétention.
« un amendement de la députée écologiste Léa Balage El Mariky »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Un amendement propose qu'un rapport soit remis au Parlement pour toute prolongation de rétention au-delà de 90 jours - Garde-fou apporté par un amendement écologiste.
« que toute prolongation au-delà de 90 jours fasse l’objet d’un rapport remis au Parlement »
lemonde.fr ↗ ↩ -
« en matière d’exécution des décisions d’éloignement » - Objectif du rapport demandé par l'amendement sur les prolongations de rétention.
« établir l’efficacité de ces dispositions « en matière d’exécution des décisions d’éloignement », notamment »
lemonde.fr ↗ ↩ -
été 2025 - Période de censure par le Conseil constitutionnel d'une disposition existante.
« qui avait été emportée à l’été 2025 par une censure du Conseil constitutionnel »
lemonde.fr ↗ ↩ -
L’article 6 de la proposition de loi Rodwell propose de conditionner le changement de nom à l’État civil au casier judiciaire vierge - Mesure répressive ciblant les droits des personnes trans dans la proposition de loi Rodwell
« l’article 6, propose de conditionner le changement de nom à l’État civil au casier judiciaire vierge »
politis.fr ↗ ↩ -
L’article 6 prévoit l’impossibilité de changer de prénom pour les personnes étrangères qui ne l’auraient pas fait dans leur pays d’origine - Restriction introduite par l’article 6 pour les personnes étrangères
« Il prévoit aussi l’impossibilité de changer de prénom pour les personnes étrangères qui ne l’auraient pas fait dans leur pays d’origine. »
politis.fr ↗ ↩ -
une décennie - Durée depuis laquelle les personnes trans ont acquis le droit de changer de prénom à l’état civil
« un droit acquis depuis désormais une décennie par les personnes trans: la possibilité de changer de prénom à l’état civil »
politis.fr ↗ ↩ -
2024 - Année de création du fichier policier recensant les changements de nom et de prénom
« en 2024, le ministère de l’Intérieur a créé un fichier de police »
politis.fr ↗ ↩ -
Le ministère de l’Intérieur a créé en 2024 un fichier de police recensant l’intégralité des changements de nom et de prénom - Création d’un fichier policier en 2024
« en 2024, le ministère de l’Intérieur a créé un fichier de police qui recense l’intégralité des changements de nom et de prénom. »
politis.fr ↗ ↩ -
18 avril - Date de publication du sondage CSA pour CNEWS.
« Selon un sondage de l’institut CSA pour CNEWS, publié le 18 avril dernier »
cnews.fr ↗ ↩ -
82% - Pourcentage de Français favorables à l'allongement de la durée de rétention administrative.
« 82% des Français sont favorables à l'allongement de la durée de placement en centre de rétention administrative (CRA) pour certains étrangers sous OQTF. »
cnews.fr ↗ ↩
Sources
- Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
- Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat : poursuite de l'examen et vote solennel sur la proposition de loi
- A l’Assemblée nationale, les débats sur la rétention d’étrangers jugés dangereux s’achèvent dans une ambiance électrique
- Risques d’attentat : pourquoi l’injonction d’examen psychiatrique, qui pourrait être votée à l’Assemblée, inquiète la profession ?
- « Injonction d’examen psychiatrique », « rétention de sûreté » : l’Assemblée valide plusieurs mesures d’un texte clivant contre le terrorisme
- Rétention d'étrangers jugés dangereux : les députés votent la «loi Rodwell» ce mardi
- Meurtre de Philippine: l'allongement de la rétention des étrangers sous OQTF jugés dangereux de retour à l'Assemblée | LCP
- Loi Rodwell : les droits des trans dans le viseur