Macron lance 150 « cathédrales industrielles » : 71 milliards et la méthode Notre-Dame
À Échassières, le chef de l'État érige la mine de lithium d'Imerys en symbole d'une réindustrialisation accélérée à marche forcée
Macron veut appliquer aux projets industriels la méthode qui a relevé Notre-Dame en cinq ans.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Souveraineté stratégique sur les métaux critiques
Avec 70 % de la filière batterie dépendante des importations chinoises, la mine d'Échassières vise à sécuriser la moitié de l'objectif de 1,5 million de véhicules électriques.
Indépendance environnementale en recul
Le courrier du ministre Mathieu Lefèvre du 27 mars somme l'Autorité environnementale d'œuvrer à la compétitivité du pays et d'émettre des avis tacites.
71 milliards d'investissements à tenir
150 projets dans 63 départements pour 71 milliards : la ventilation public/privé n'est pas publiée et le précédent France 2030 (54 Md€ annoncés, décaissement inférieur aux prévisions) pèse sur la crédibilité de l'engagement.
Chute brutale des ouvertures d'usines
19 ouvertures ou agrandissements en 2025 contre 88 en 2024, soit -78 % en un an : le plan intervient pour freiner une dégringolade industrielle visible.
Concertation réduite, contentieux plafonnés
Recours en appel limités à 10 mois, débats publics remplacés par de simples permanences en mairie pour les projets d'intérêt national majeur : la simplification entame des garde-fous démocratiques codifiés depuis vingt ans.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 150 projets industriels identifiés dans 63 départements pour 71 milliards d'euros et plus de 32 000 emplois promis
- Mine de lithium d'Imerys à Échassières : 34 000 tonnes d'hydroxyde de lithium par an à partir de 2030.
- Délais d'instruction passés de 17 mois en 2022 à 8-9 mois aujourd'hui, selon l'Élysée.
- Décret créant un régime contentieux accéléré : 10 mois maximum pour les cours administratives d'appel.
- L'Autorité environnementale sommée de revoir sa doctrine au nom de la compétitivité ; pas de réaction publique du Conseil d'État ni des associations environnementales dans les sources consultées.
La scène est soignée. Une carrière à ciel ouvert d’Échassières [1], dans l’Allier, un drapeau tricolore accroché à une pelleteuse [1], quelques dizaines d’ouvriers. Le mercredi 22 avril 2026 [2], Emmanuel Macron [3] y a inauguré la mine de lithium d’Imerys [4] et dévoilé sa nouvelle doctrine: 150 « cathédrales industrielles » [5] à ériger au pas de charge. Montant cumulé: 71 milliards d’euros selon l’Élysée [6], 70 milliards selon d’autres sources [7][8]. Promesse: plus de 32 000 emplois [9] répartis dans 63 départements [10].
La formule est présidentielle: « Rien ne justifie que nous soyons une nation qui sait faire en cinq ans la reconstruction de Notre-Dame-de-Paris et qui parfois met plus de cinq ans à faire un projet industriel ou un poulailler » [11]. Traduction: l’État veut singer le chantier de la cathédrale parisienne pour faire sortir de terre des usines.
Le lithium de l’Allier, vitrine à double tranchant
Le projet Emili [14] d’Imerys [15], lancé en 2022 [16], doit produire 34 000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an [17] à partir de 2030 [18]. De quoi équiper 700 000 batteries de véhicules électriques [19] chaque année. Coût total estimé: près de 2 milliards d’euros [20]. Créations d’emplois annoncées: 700 directs et 800 indirects [21][22].
Macron y voit la sécurisation d’une filière dépendante à 70 % des importations chinoises [23]. « Nous avons pour objectif de produire 1,5 million de véhicules électriques, cela signifie que l’on sécurise la moitié avec ce site » [24], a-t-il déclaré. Selon plusieurs sources, la Chine pesait 70 % du lithium pour batteries en 2024. L’Europe, 1 % [25][26]. C’est peu.
La méthode: simplifier, raccourcir, contourner
La doctrine tient en une phrase: « un projet identifié, une chaîne de commandement claire, des gens à qui on rend compte dans des délais records qu’on doit tenir » [27]. L’Élysée revendique déjà des délais d’instruction passés de 17 mois en 2022 à 8 ou 9 mois [28][29]. Un décret publié la veille crée un régime contentieux accéléré: les cours administratives d’appel devront statuer en dix mois maximum [30]. Gain annoncé: un an sur les recours [31].
Sébastien Martin [32], ministre délégué chargé de l’industrie, est chargé de préparer des « zones d’accélération industrielle »: 22 000 hectares de terrains disponibles d’ici 2030 [33], 44 sites déjà identifiés [34].
L’histoire industrielle française a déjà connu ce type d’accélération forcée, du plan Messmer lancé après le premier choc pétrolier aux grands chantiers d’infrastructures des décennies suivantes. À chaque fois, procédures compressées, débat public limité, et contentieux qui courent parfois sur plusieurs décennies. Aucun bilan public n’a été tiré de ces précédents avant qu’ils soient implicitement invoqués comme modèle.
Pourquoi maintenant? Un chiffre qui pique
Le calendrier n’est pas innocent. Le baromètre de la Direction générale des entreprises recensait 19 ouvertures ou agrandissements d’usines en 2025 [12]. Contre 88 en 2024 [13]. Chute brutale, de près de 78 %. La semaine précédant le déplacement, Stellantis annonçait la fin de la production automobile à Poissy [35], dans les Yvelines [36]. Les sites Stellantis Poissy et Renault-Flins employaient encore 6 000 ouvriers il y a quelques années [37]. Version officielle: la France réindustrialise. Version réelle: elle freine une hémorragie.
Le bilan cumulé avancé par l’exécutif reste plus flatteur: 130 000 emplois nets [38] et 300 sites industriels nets [39] créés, après 12 années [40] de destruction. C’est beaucoup. Encore faut-il que les 150 « cathédrales » tiennent.
71 milliards: qui paie, qui garantit? [6]
Le chiffre impressionne, mais l’Élysée n’a pas publié la ventilation entre financement public et privé des 71 milliards d’euros [6]. Le cas Emili donne un ordre de grandeur: près de 2 milliards d’euros [20] d’investissement total, dont 21 millions d’euros [41] déjà versés via France Relance puis France 2030, jusqu’à 200 millions d’euros [42] mobilisables au titre du crédit d’impôts industrie verte, et 50 millions [43] apportés par la Banque des territoires. Soit, sur ce dossier emblématique, un effet de levier public de l’ordre de 13 à 14 % de l’enveloppe.
Appliqué à l’ensemble, ce ratio représenterait près de dix milliards d’argent public mobilisés pour enclencher les 71 milliards affichés [6]. Aucun document budgétaire présenté le 22 avril ne détaille ce partage. Aucune source consultée ne fait état d’un mécanisme de garantie spécifique en cas d’abandon d’un projet inscrit sur la liste des 150.
Concertation: ce que remplace la permanence en mairie
La ministre de l’Agriculture Annie Genevard [44], présente à Échassières, s’est félicitée du remplacement du débat public par de simples permanences en mairie, évitant ainsi « l’hystérie des réunions publiques » [45]. Le mot est lâché: la concertation devient nuisance.
Concrètement, la loi Industrie verte de 2023 et la loi de simplification adoptée mi-avril [46] ont redessiné le seuil au-delà duquel un projet déclenche un débat public sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP). Selon plusieurs sources, le nouveau dispositif permet de substituer, pour les projets classés « intérêt national majeur », une simple mise à disposition en mairie doublée d’une consultation dématérialisée. Les projets visés par la liste des 150 relèvent précisément de ce statut. La bascule n’est donc pas marginale: elle concerne potentiellement l’ensemble du dispositif annoncé.
L’angle mort: l’indépendance environnementale sacrifiée
Ce que personne ne dit: la « méthode Notre-Dame » suppose de neutraliser les contre-pouvoirs. Le 27 mars [47], Mathieu Lefèvre [48], ministre délégué à la Transition écologique [49], adressait un courrier à l’Autorité environnementale rendu public par Contexte [50] le 9 avril 2026 [51]. Il y demande à l’instance d’œuvrer à « la compétitivité de notre pays » [52] et d’assumer « une stratégie d’avis tacite sur certains dossiers aux enjeux limités » [53]. Comprendre: rendre moins d’avis, en rendre de plus complaisants.
La demande n’est pas nouvelle. Les présidents successifs de l’Autorité environnementale y ont toujours résisté [54]. Le gouvernement Bayrou avait déjà tenté, sans succès, d’inscrire cette logique dans le Code de l’environnement [55]. Entre-temps, le 20 juillet 2025 [56], Philippe Schmit [57] et les membres de l’Autorité environnementale d’Île-de-France avaient démissionné collectivement. Un avant-projet de loi révélé par Le Monde [58] le 7 avril [59] prévoit de placer les délégations régionales de l’Ademe sous l’autorité des préfectures [60]. Même direction.
L’AE avait rendu des avis critiques sur l’A69 [61], les deux EPR2 de Penly [62] et la LGV Bordeaux-Toulouse [63]. Trois projets que l’État voulait accélérer. La coïncidence est remarquable.
Les silences du dossier
Aucune source consultée ne mentionne de prise de position du Conseil d’État sur la conformité du plafonnement à dix mois des recours contentieux environnementaux, alors que la juridiction administrative suprême est traditionnellement saisie pour avis sur ce type de décret. La question de la constitutionnalité du nouveau régime n’a, à ce stade, fait l’objet d’aucune saisine publique. Silence également, dans les sources disponibles, du côté des grandes associations environnementales habituellement requérantes, pourtant parties prenantes systématiques des contentieux visés par le texte. Aucune voix d’opposition parlementaire n’émerge non plus. Un unanimisme de façade qui interroge.
Macron assure: « On ne réduit pas l’ambition environnementale ou de biodiversité, simplement, on remet du bon sens, on parallélise tout ça, et on réduit massivement les délais » [64]. Les courriers de son ministre disent autre chose. Quelqu’un ment. Le lecteur choisira.
Ce que disent les chiffres, ce que taisent les discours
Deux chiffres cohabitent pour qualifier la même promesse d’emplois. Maire-info avance « 30 000 emplois » [65] quand l’Élysée mentionne « plus de 32 000 emplois » [9]. Écart de 6,7 % non documenté par le gouvernement: ni périmètre (directs, indirects, induits), ni horizon de création, ni statut (bruts ou nets) ne sont précisés pour arbitrer. Sur la base basse - 30 000 emplois pour 150 projets -, la moyenne tombe à 200 emplois par site [66]. C’est l’ordre de grandeur d’une PMI moyenne, pas d’une cathédrale. Certains projets porteront bien plus. D’autres beaucoup moins. Le vocabulaire présidentiel gonfle ce que l’arithmétique dégonfle.
Emili [67] illustre le calendrier réel. Alan Parte [68], vice-président des activités lithium d’Imerys, reconnaît l’accompagnement: « Dès le début, l’État était à nos côtés » [69]. Mais l’entreprise doit encore terminer ses études de faisabilité d’ici début 2027 [70]. La mine ne produira pas avant 2030 [71]. Cinq ans. La durée exacte de la reconstruction de Notre-Dame [72].
Reste un détail. Les lecteurs de Genvia à Béziers ou de la commande militaire toulonnaise connaissent la musique: les annonces présidentielles se bousculent, les livraisons suivent rarement. Rendez-vous en 2030 [73]. On comptera les cathédrales. Et les ruines.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (73)
« Au milieu d'une immense carrière à Échassières, dans l'Allier, entouré de quelques dizaines d'ouvriers et sous un immense drapeau tricolore accroché à une pelleteuse, Emmanuel Macron a présenté hier la stratégie du gouvernement »
maire-info.com ↗ ↩
« Le Président de la République s'est rendu à Montluçon et Échassières dans l'Allier le mercredi 22 avril 2026. »
elysee.fr ↗ ↩
« le président de la République, Emmanuel Macron, s'est rendu à Echassières »
lemonde.fr ↗ ↩
« Il venait inaugurer la mine de lithium exploitée par l'entreprise Imerys »
maire-info.com ↗ ↩
« les 150 projets industriels que le gouvernement entend soutenir dès à présent deviennent « 150 cathédrales industrielles » »
maire-info.com ↗ ↩
« 71 milliards d'euros d'investissement cumulé »
elysee.fr ↗ ↩
« ces 150 projets sont répartis dans 63 départements et nécessitent un peu plus de 70 milliards d'euros d'investissements cumulés »
franceinfo.fr ↗ ↩
« au prix d'un investissement de « 70 milliards d'euros » »
maire-info.com ↗ ↩
« plus de 32 000 emplois »
elysee.fr ↗ ↩
« 150 projets répartis dans 63 départements »
elysee.fr ↗ ↩
« Rien ne justifie que nous soyons une nation qui sait faire en cinq ans la reconstruction de Notre-Dame-de-Paris et qui parfois met plus de cinq ans à faire un projet industriel ou un poulailler. »
maire-info.com ↗ ↩
« le dernier baromètre de la Direction générale des entreprises faisait état de seulement 19 ouvertures ou agrandissements d'usines en 2025 »
lejournaldesentreprises.com ↗ ↩
« contre 88 en 2024. »
lejournaldesentreprises.com ↗ ↩
« Le projet d'Imerys, annoncé pour la première fois en 2022 et baptisé Emili »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« pour inaugurer une mine de lithium de l'entreprise Imerys »
lemonde.fr ↗ ↩
« projet lancé en 2022 par le groupe international »
lemonde.fr ↗ ↩
« de produire 34 000 tonnes par an d'hydroxyde de lithium »
lemonde.fr ↗ ↩
« Ce site permettra, à partir de 2030, de produire 34 000 tonnes par an »
lemonde.fr ↗ ↩
« À partir de 2030, ce projet permettra l'équipement de 700 000 batteries de véhicules électriques par an »
elysee.fr ↗ ↩
« Son coût pourrait atteindre près de 2 milliards d'euros, en comptant la construction d'un premier pilote industriel à 150 millions d'euros »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« Emili, par exemple, devrait créer 700 emplois directs et 800 emplois indirects »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« Emili, par exemple, devrait créer 700 emplois directs et 800 emplois indirects »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« la filière batterie et véhicule électrique dépend actuellement à 70 % des importations chinoises »
lemonde.fr ↗ ↩
« Nous avons pour objectif de produire 1,5 million de véhicules électriques, cela signifie que l'on sécurise la moitié avec ce site, alors que la filière batterie et véhicule électrique dépend actuellement à 70 % des importations chinoises »
lemonde.fr ↗ ↩
« Alors qu'en 2024, la Chine était à l'origine de 70% du lithium pour batteries »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« tandis que l'Europe ne représentait que 1% de la production mondiale »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« veut leur voir appliquer la "méthode Notre-Dame de Paris": "Un projet identifié, une chaîne de commandement claire, des gens à qui on rend compte dans des délais records qu'on doit tenir." »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« les délais d'instruction des projets, passés selon l'Elysée de 17 mois en 2022 à 8 à 9 mois aujourd'hui »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« les délais d'instruction des projets, passés selon l'Elysée de 17 mois en 2022 à 8 à 9 mois aujourd'hui »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« impose à celles-ci de statuer dans un délai de dix mois maximum »
maire-info.com ↗ ↩
« "Le gain c'est un an sur les délais de recours", a déclaré Emmanuel Macron »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« le ministre délégué chargé de l'industrie Sébastien Martin va préparer des "zones d'accélération industrielle" »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« la politique des sites clés en main qui offriront "22.000 hectares" d'ici à 2030 »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« 44 sites disponibles ont été identifiés. »
lejournaldesentreprises.com ↗ ↩
« on a appris la semaine dernière la fin de la production de voitures sur le site Stellantis (ex- Peugeot) de Poissy, dans les Yvelines »
maire-info.com ↗ ↩
« la fin de la production de voitures sur le site Stellantis (ex- Peugeot) de Poissy, dans les Yvelines »
maire-info.com ↗ ↩
« Ces deux sites, il y a quelques années encore, employaient à eux deux plus de 6 000 ouvriers »
maire-info.com ↗ ↩
« on a 130 000 emplois nets créés dans l'industrie et 300 sites industriels nets »
elysee.fr ↗ ↩
« on a 130 000 emplois nets créés dans l'industrie et 300 sites industriels nets »
elysee.fr ↗ ↩
« on sortait de 12 années de destruction de sites et d'emplois industriels »
elysee.fr ↗ ↩
« Le projet a aussi bénéficié d'environ 21 millions de subventions via France Relance puis France 2030 »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« et pourra bénéficier de 200 millions d'euros de crédit d'impôts industrie verte (C3IV) »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« la Banque des territoires a annoncé un investissement de 50 millions d'euros dans le projet »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, également présente hier »
maire-info.com ↗ ↩
« se félicitant du remplacement du débat public par des permanences en mairie, pour un certain nombre de projets, Annie Genevard a déclaré que cela éviterait « l'hystérie des réunions publiques » »
maire-info.com ↗ ↩
« la loi de simplification de la vie économique, adoptée définitivement par le Parlement mi-avril »
maire-info.com ↗ ↩
« Dans un courrier adressé le 27 mars à cette instance, rendu public par le média Contexte »
reporterre.net ↗ ↩
« Mathieu Lefèvre, le ministre délégué à la Transition écologique, lui intime d'œuvrer à « la compétitivité de notre pays » »
reporterre.net ↗ ↩
« confiant une mission au ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre »
sudouest.fr ↗ ↩
« rendu public par le média Contexte »
reporterre.net ↗ ↩
« et publié, jeudi 9 avril 2026, par Contexte »
aefinfo.fr ↗ ↩
« lui intime d'œuvrer à « la compétitivité de notre pays » »
reporterre.net ↗ ↩
« Le ministre propose également à l'AE de cesser de rendre des avis sur certains projets, « notamment en assumant une stratégie d'avis tacite sur certains dossiers aux enjeux limités » »
reporterre.net ↗ ↩
« Une demande à laquelle les présidents d'autorité environnementale successifs ont toujours résisté »
reporterre.net ↗ ↩
« Le gouvernement Bayrou a d'ailleurs tenté, sans succès, d'inscrire cette possibilité dans le Code de l'environnement »
reporterre.net ↗ ↩
« a annoncé, dimanche 20 juillet 2025, la démission collective des membres de l'instance »
aefinfo.fr ↗ ↩
« Le président de l'Autorité environnementale d'Île-de-France Philippe Schmit »
aefinfo.fr ↗ ↩
« révélé par le journal Le Monde le 7 avril »
reporterre.net ↗ ↩
« Dans un avant-projet de loi révélé par le journal Le Monde le 7 avril »
reporterre.net ↗ ↩
« le gouvernement entend transférer les délégations régionales de l'Ademe sous l'autorité des préfectures »
reporterre.net ↗ ↩
« ce fut notamment le cas concernant le chantier de l'A69 »
reporterre.net ↗ ↩
« le chantier des deux réacteurs EPR2 que EDF prévoit de construire à Penly »
reporterre.net ↗ ↩
« la ligne LGV Bordeaux-Toulouse »
reporterre.net ↗ ↩
« On ne réduit pas l'ambition environnementale ou de biodiversité, a-t-il affirmé, simplement, on remet du bon sens, on parallélise tout ça, et on réduit massivement les délais. »
maire-info.com ↗ ↩
« Ces 150 projets industriels doivent être développés dans 63 départements et permettre la création de « 30 000 emplois » »
maire-info.com ↗ ↩
« 30 000 emplois pour 150 projets, cela représente une moyenne de 200 emplois par site »
maire-info.com ↗ ↩
« ce projet baptisé « Emili » »
sudouest.fr ↗ ↩
« rappelle Alan Parte, vice-président des activités lithium d'Imerys à L'Usine Nouvelle »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« «Dès le début, l'Etat était à nos côtés, et les services de l'Etat sont très mobilisés localement pour nous accompagner» »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« Imerys doit d'abord terminer ses études de faisabilité, d'ici début 2027 »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« qui devrait permettre, à partir de 2030, de produire 34 000 tonnes par an d'hydroxyde de lithium »
sudouest.fr ↗ ↩
« qui a permis la reconstruction de la cathédrale de Paris en cinq ans »
aefinfo.fr ↗ ↩
« À partir de 2030, ce projet permettra l'équipement de 700 000 batteries »
elysee.fr ↗ ↩
Sources
- Emmanuel Macron veut appliquer la méthode « Notre-Dame » à 150 projets industriels stratégiques dans toute la France
- Déplacement dans l'Allier.
- Pourquoi Emmanuel Macron fait de la mine de lithium d’Imerys dans l’Allier un exemple d’accélération en mode «Notre-Dame» pour les projets industriels stratégiques
- « Méthode Notre-Dame » : Emmanuel Macron annonce 150 projets industriels, quels sont ceux du Sud
- Emmanuel Macron veut bâtir les 150 "cathédrales de l'indépendance industrielle"
- De l’agroalimentaire à la défense, Emmanuel Macron vise la création de 150 "cathédrales industrielles" en France
- Emmanuel Macron lance une nouvelle vague de « simplifications » pour relancer l'industrie
- 150 "grands projets stratégiques" appelés à devenir des "cathédrales industrielles"
- Pour réindustrialiser et décarboner la France, Emmanuel Macron défend la méthode "Notre
- Le gouvernement s'attaque à l'indépendance de l'Autorité environnementale