Marine Le Pen : « bien sûr que je serai candidate » en 2027, même condamnée avec sursis
Sur RTL, la présidente du groupe RN à l'Assemblée pose le verdict du 7 juillet 2026 comme « date zéro » de la présidentielle. L'arithmétique judiciaire dira si elle peut tenir parole.
Marine Le Pen a tranché sur RTL une peine avec sursis ne l'arrêtera pas. La cour d'appel décide le 7 juillet 2026. Le calendrier est implacable.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Le seuil mathématique des deux ans
Pour concourir en avril 2027, l'inéligibilité de Marine Le Pen ne doit pas dépasser deux ans. Le parquet en réclame cinq.
L'exécution provisoire écartée
En appel, le parquet n'a pas demandé l'exécution provisoire. Si la cour le suit, la peine n'entrera en vigueur qu'après cassation, soit après l'élection.
Plan B Bardella déjà cadré
Le Conseil national du RN s'est réuni le 11 mai 2026. Bardella prendrait le relais. Il pèse 36% dans les sondages.
Le narratif de la justice instrumentalisée
Trump, Vance et le RN dénoncent un acharnement. Une juge d'instruction française alerte sur l'inverse : la délégitimation systématique de l'institution.
1,4 million imputé, 4 millions au global
1,4 million d'euros détournés personnellement imputés à Marine Le Pen ; 4 millions de préjudice pour l'ensemble du système 2004-2016.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Marine Le Pen affirme sur RTL le 13 mai 2026 qu'elle sera candidate en 2027 si la peine est avec sursis.
- La cour d'appel de Paris rendra son verdict le 7 juillet 2026 à 13h30.
- Le parquet général réclame 5 ans d'inéligibilité sans exécution provisoire, contre 5 ans avec exécution provisoire en première instance.
- Pour rester éligible en avril 2027, l'inéligibilité ne doit pas dépasser deux ans.
- Jordan Bardella est officiellement désigné comme candidat de remplacement par le Conseil national du RN.
- Le cadre juridique repose sur les articles 432-15 et 131-26 du Code pénal et L.7 du Code électoral.
Marine Le Pen [1] ne veut plus qu’on lui pose la question. « On ne va pas le répéter 200 fois, c’est lassant » [2], a-t-elle soufflé sur RTL le 13 mai 2026 [3], au micro de Thomas Sotto [4]. La présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale [5] a pourtant donné la réponse que tout l’échiquier politique attendait: « Bien sûr que je serais candidate, j’utiliserai les moyens pour pouvoir continuer à me défendre » [6]. Comprendre: une peine avec sursis ne l’empêchera pas. Une peine d’inéligibilité confirmée, si.
La nuance n’est pas rhétorique. Elle est arithmétique. Et elle se joue le 7 juillet 2026, à 13h30 [7], devant la cour d’appel de Paris présidée par Michèle Agi [8].
L’arithmétique du verdict
En première instance, le 31 mars 2025 [9], le tribunal correctionnel avait frappé fort: quatre ans d’emprisonnement dont deux fermes [10], 100 000 euros d’amende [11], et surtout cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire [12]. Le RN [13] et dix autres cadres [14] étaient condamnés avec elle, parmi 25 prévenus au total [15]. Le parquet général a chiffré à 1,4 million d’euros [16] la part du détournement personnellement imputée à Marine Le Pen, sur des faits courant entre 2004 et 2016 [17].
En appel, le parquet a réajusté son tir le 3 février 2026 [18]. Il réclame désormais cinq ans d’inéligibilité [19], quatre ans d’emprisonnement dont trois avec sursis [20], 100 000 euros d’amende [21]. Détail capital: cette fois, sans exécution provisoire [19]. La décision n’entrerait en vigueur qu’après les recours.
Voilà pourquoi la cheffe du RN joue serré. Selon les experts qu’elle a consultés, l’éligibilité s’apprécie « au jour du vote et non au moment du dépôt de candidature » [22]. Si la cour ramène son inéligibilité à deux ans [23], elle redevient éligible en mars 2027 [24]. Le premier tour est prévu en avril 2027 [25]. Elle passe. Tout juste.
Le cadre légal: trois articles, un seuil
L’affaire repose sur un triptyque juridique que les communicants du RN évitent soigneusement de citer. Selon plusieurs sources, l’article 432-15 du Code pénal punit le détournement de fonds publics par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public - c’est sur ce fondement que la captation des enveloppes du Parlement européen est poursuivie. L’article 131-26 du Code pénal autorise les juridictions à prononcer une peine complémentaire d’inéligibilité, dont la durée a été renforcée pour les infractions de probité par les lois Sapin II et pour la confiance dans la vie politique. Enfin, l’article L.7 du Code électoral organise la radiation des listes électorales des personnes frappées d’inéligibilité.
Le calcul est dès lors limpide. La date de départ étant le jugement de première instance du 31 mars 2025 [26], il faut que la peine d’inéligibilité ne dépasse pas deux ans [27] pour que Marine Le Pen puisse concourir en avril 2027 [25]. Au-delà, elle est exclue de la course. Le parquet général en réclame cinq [19]. La cour tranchera.
Me Rodolphe Bosselut [28], son avocat, l’a dit aux juges: « Cette élection présidentielle rend l’arrêt que vous aurez à rendre vertigineux » [29]. Traduction: trois magistrats décident d’une présidentielle.
Le mécanisme: comment 1,4 million est devenu 4 millions
Le « système » que les juges ont reconnu coupable Marine Le Pen d’avoir mis en place [30] tient en une phrase: des assistants parlementaires payés par le Parlement européen pour travailler auprès des eurodéputés du Front national, et qui en réalité travaillaient pour le parti en France [31]. Sur la période 2004-2016 [17], les contrats étaient signés au nom des eurodéputés du mouvement d’extrême droite, les salaires versés depuis Bruxelles, mais l’activité réelle des salariés concernait l’appareil partisan: permanence du siège, communication, secrétariat de cadres nationaux. Les fonds européens finançaient, de fait, des emplois politiques en France.
Deux chiffres circulent - et ils ne disent pas la même chose. Le 1,4 million d’euros articulé par l’avocat général Stéphane Madoz-Blanchet [32] est le montant détourné imputé personnellement à Marine Le Pen, en sa qualité d’instigatrice du dispositif « à la suite de son père » [33]. Les 4 millions d’euros chiffrés par le parquet [34] correspondent, eux, au préjudice de l’affaire: l’ensemble des fonds européens captés par le RN et les dix autres cadres condamnés, sur la totalité de la période. La distinction est essentielle: ce n’est pas la même infraction qui est mesurée, mais le même mécanisme déroulé sur deux périmètres - une personne d’un côté, un système collectif de l’autre.
L’exécution provisoire: la clé de voûte
L’expression sonne technique. Elle est politique. L’exécution provisoire, en droit pénal français, permet à une décision de juridiction d’entrer en vigueur immédiatement, sans attendre l’épuisement des voies de recours - appel, cassation. En clair: une peine d’inéligibilité assortie d’exécution provisoire s’applique dès son prononcé, même si le condamné fait appel.
Le 31 mars 2025, le tribunal correctionnel l’avait prononcée [12]. Conséquence immédiate: la cheffe du RN était inéligible dès le lendemain, indépendamment de l’appel qu’elle a aussitôt formé. C’est ce qui avait fait basculer la séquence politique - l’inéligibilité n’était plus une menace à venir, elle était un fait accompli.
Le 3 février 2026, le parquet général a renoncé à la demander [19]. Pourquoi? La motivation officielle n’a pas été détaillée, mais la conséquence procédurale est massive: si la cour suit le parquet, la peine d’inéligibilité ne s’appliquera pas tant que la Cour de cassation n’aura pas tranché. Or la cassation, saisie après l’arrêt du 7 juillet 2026 [7], statue rarement en moins d’un an. Soit après le premier tour d’avril 2027 [25]. L’éligibilité « au jour du vote » [22] joue alors pour Marine Le Pen, même condamnée à cinq ans secs.
Le plan B Bardella, déjà sur le réchaud
Le RN n’attend pas le verdict. Le Conseil national du parti s’est réuni le 11 mai [35] pour passer en revue tous les scénarios. En cas d’empêchement de Marine Le Pen, le candidat sera Jordan Bardella [36]. Marine Le Pen et lui ont ensuite réuni leurs plus hauts cadres dans l’Essonne [37].
Les sondages rendent l’alternative confortable. Selon une enquête Ifop-Fiducial publiée le 4 mars [38], réalisée les 26 et 27 février [39], Bardella obtiendrait 36% au premier tour [40]. Marine Le Pen, dans la même configuration, entre 34 et 35% [41]. L’écart est dans la marge d’erreur, comprise entre 1,1 et 2,5 points [42]. Autrement dit: le RN domine, peu importe le nom sur le bulletin.
Marine Le Pen [1], elle, refuse de se projeter dans un poste subalterne. « Qu’ils s’occupent de leur propre avenir et puis je vais m’occuper du mien, d’accord? » [43], a-t-elle balayé. Certains cadres du RN l’imaginent ministre des Affaires étrangères [44] si Bardella accède à l’Élysée. Elle écarte l’hypothèse de Première ministre [45]. Mais lâche: « Humainement, j’existerai après le 7 juillet et peut-être même politiquement » [46]. Promesse de combat, pas de retraite.
Un précédent inédit sous la Ve République
Jamais, sous la Ve République, une candidate ou un candidat à l’élection présidentielle n’avait été déclaré inéligible par une juridiction pénale avant le scrutin. Le cas Fillon reste un point de comparaison limité: mis en examen pendant la campagne présidentielle, l’ancien Premier ministre n’a été condamné définitivement que des années plus tard, selon plusieurs sources. À l’international, on se souvient de l’affaire Lula au Brésil: condamné pour corruption, déclaré inéligible, le dirigeant de la gauche brésilienne avait vu sa condamnation annulée par la Cour suprême, avant de remporter l’élection présidentielle, selon plusieurs sources. Le parallèle a ses limites - systèmes juridiques différents, faits sans commune mesure - mais il rappelle qu’une inéligibilité prononcée par un juge n’est jamais, en démocratie, le mot final d’une trajectoire politique.
Le narratif de la « justice instrumentalisée »
Depuis sa condamnation, Marine Le Pen [1] entretient une ligne: la justice s’en prendrait à l’opposition. La ligne a trouvé des relais inattendus. Dans la nuit du 3 au 4 avril 2025 [47], Donald Trump [48] a posté sur Truth Social: « LIBÉREZ MARINE LE PEN! » [49]. Il a dénoncé des « gauchistes européens qui se servent de l’arme judiciaire pour faire taire la liberté d’expression » [50]. Son vice-président J. D. Vance [51] a embrayé: « Ce n’est pas ça la démocratie » [52].
Sauf que les chiffres tiennent. Les juges ont caractérisé un « système » entre 2004 et 2016 [30] de captation des fonds européens destinés aux assistants parlementaires, en réalité affectés au parti en France [31]. L’avocat général Stéphane Madoz-Blanchet [32] a tranché: « Marine Le Pen a été l’instigatrice, à la suite de son père, d’un système qui a permis pour le compte du parti de détourner 1,4 million d’euros » [33]. L’accusation lui a aussi reproché d’avoir « usé de la stratégie de délégitimation des contre-pouvoirs, et ici de la justice, dont l’objectif serait d’empêcher l’accession d’une cheffe de parti aux plus hautes fonctions de l’exécutif » [53].
La voix qu’on n’entend pas
Pendant que le RN dénonce un acharnement, Magali Lafourcade [54], juge d’instruction et secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l’homme [55], publie « La Justice en procès » aux éditions Les Petits Matins [56]. Son constat: « les attaques répétées de certains responsables politiques, dont Marine Le Pen, contre l’institution judiciaire » [57] ont changé d’échelle depuis fin 2024 [58]. Elle relève qu’« en 2025, on a vu une cohésion politique se former bien au-delà de son camp pour soutenir Marine Le Pen » [59]. À la différence de 2017 [60], où François Fillon [61] avait dénoncé un « complot judiciaire » dans l’indifférence relative de ses pairs.
Lafourcade signale jamais autant de magistrats intimidés, parfois jusqu’à des menaces de mort [62]. Elle a reçu deux diplomates américains en mai 2025 [63] cherchant à étayer la thèse d’une justice française injuste envers Marine Le Pen [64]. Voilà l’angle mort du récit RN: le narratif présidentiel se construit en attaquant l’institution qui va décider de sa candidature.
Les 24 autres: un silence qui interroge
L’attention se concentre sur Marine Le Pen [1]. Mais ils étaient 25 condamnés en première instance [15]: la présidente du groupe RN, le parti lui-même en tant que personne morale [13], et dix cadres nommément désignés [14]. Aucune des sources consultées ne précise l’état exact des recours engagés par les 24 autres, ni si leurs peines respectives ont été examinées dans le même cadre procédural par la cour d’appel le 7 juillet. Le RN n’a, à ce stade, pas communiqué sur le sort de ses cadres co-prévenus. Cet angle mort de la couverture médiatique mérite d’être signalé: la trajectoire judiciaire de Marine Le Pen [1] ne se joue pas en vase clos, et un arrêt confirmant le « système » organisé entre 2004 et 2016 emporterait des conséquences pour l’ensemble du parti, au-delà de la seule question présidentielle.
Ce que personne ne dit
Le paradoxe est là. Marine Le Pen, déjà candidate trois fois à la présidentielle [65], joue sa quatrième campagne sur un calendrier qu’elle ne maîtrise pas. Elle assure qu’elle sera candidate « en cas de peine avec sursis » [6]. Mais le parquet, en appel, n’a pas requis de sursis sur la peine d’inéligibilité: il a requis cinq ans secs [19], sans exécution provisoire [19]. Si la cour le suit, Marine Le Pen [1] reste éligible jusqu’à un éventuel pourvoi en cassation - et la cassation tranche après l’élection.
Autrement dit: la formule « peine avec sursis » qu’elle martèle sur RTL n’est qu’une partie de l’équation. L’autre, c’est l’exécution provisoire. C’est elle qui décide si la décision s’applique immédiatement ou attend les recours. Le 31 mars 2025, l’exécution provisoire avait été prononcée [12]. Le 7 juillet 2026, le parquet ne la demande plus [19]. Détail technique. Conséquences politiques massives.
Verdict le 7 juillet à 13h30 [7]. Trois magistrats. Une présidentielle. L’élection commence là.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (65)
« En revanche, que compte faire la cheffe de file du RN en cas d'une peine avec sursis? »
rtl.fr ↗ ↩
« "J’ai dit que, si la justice m’empêchait, je ne serais pas candidate. On ne va pas le répéter 200 fois, c’est lassant", a-t-elle soufflé. »
rtl.fr ↗ ↩
« Marine Le Pen était l'invitée de Thomas Sotto ce mercredi 13 mai 2026. »
rtl.fr ↗ ↩
« Marine Le Pen était l'invitée de Thomas Sotto ce mercredi 13 mai 2026. »
rtl.fr ↗ ↩
« la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale a esquissé quelques grandes lignes de ses positions »
rtl.fr ↗ ↩
« "Bien sûr que je serais candidate, j’utiliserai les moyens pour pouvoir continuer à me défendre", a-t-elle fait savoir au micro de Thomas Sotto. »
rtl.fr ↗ ↩
« La cour d’appel rendra sa décision le 7 juillet prochain à 13 heures 30. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« ce sont la présidente de la Cour d’appel, Michèle Agi, et ses deux assesseurs qui tiennent l’avenir du pays entre leurs mains. »
lopinion.fr ↗ ↩
« a été condamnée en première instance le 31 mars 2025 par le tribunal correctionnel à quatre ans d'emprisonnement, dont deux fermes, et 100.000 euros d'amende, et surtout à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. »
bfmtv.com ↗ ↩
« a été condamnée en première instance le 31 mars 2025 par le tribunal correctionnel à quatre ans d'emprisonnement, dont deux fermes, et 100.000 euros d'amende, et surtout à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. »
bfmtv.com ↗ ↩
« 100.000 euros d’amende »
lefigaro.fr ↗ ↩
« et à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire »
lefigaro.fr ↗ ↩
« au Rassemblement national et à dix autres cadres »
lavoixdunord.fr ↗ ↩
« au Rassemblement national et à dix autres cadres »
lavoixdunord.fr ↗ ↩
« Sur les 25 condamnés en première instance l’année dernière »
lavoixdunord.fr ↗ ↩
« détourner 1,4 million d’euros »
lopinion.fr ↗ ↩
« le paiement entre 2004 et 2016 de salariés du parti »
lavoixdunord.fr ↗ ↩
« A l’issue du réquisitoire, le 3 février 2026, le parquet général a réclamé cinq ans d’inéligibilité et quatre ans de prison, dont un ferme, contre la responsable du Rassemblement national. »
lopinion.fr ↗ ↩
« le parquet général a demandé une peine de cinq ans d’inéligibilité - mais cette fois non assortie de l’exécution provisoire »
lopinion.fr ↗ ↩
« quatre ans d’emprisonnement dont trois avec sursis et la possibilité d’aménager la partie ferme sous bracelet électronique »
lopinion.fr ↗ ↩
« ainsi que 100 000 euros d’amende contre la leader du RN »
lopinion.fr ↗ ↩
« Des experts lui ont répondu que c’était le jour du vote et non au moment du dépôt de candidature »
valeursactuelles.com ↗ ↩
« si la peine de la patronne du RN est réduite à deux ans au lieu de cinq ans »
valeursactuelles.com ↗ ↩
« portant son inéligibilité jusqu’au mois de mars 2027 »
valeursactuelles.com ↗ ↩
« Le premier tour de l’élection présidentielle étant prévu pour avril 2027 »
valeursactuelles.com ↗ ↩
« la date de départ étant le jugement de première instance intervenu le 31 mars 2025 »
lemonde.fr ↗ ↩
« il ne faut pas qu’elle soit condamnée à une peine allant au-delà de deux ans d’inéligibilité maximum »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’un de ses avocats, Rodolphe Bosselut »
lemonde.fr ↗ ↩
« « La voilà à l’orée d’une élection pour le pays. (…) Mais cette élection présidentielle rend l’arrêt que vous aurez à rendre vertigineux. » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les juges l'ont reconnue coupable d'avoir mis en place un "système" entre 2004 et 2016 de captation des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés, destinées à rémunérer leurs assistants dans le cadre de leurs fonctions à Bruxelles et Strasbourg. »
bfmtv.com ↗ ↩
« La justice française reproche au Front national, parti que dirigeait son père Jean-Marie Le Pen, d’avoir utilisé des fonds du Parlement européen - destinés à payer des assistants parlementaires du FN - pour financer en réalité des activités du parti en France. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l’avocat général, Stéphane Madoz-Blanchet »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Marine Le Pen a été l’instigatrice, à la suite de son père, d’un système qui a permis pour le compte du parti de détourner 1,4 million d’euros » »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’importance du préjudice, évalué à plus de 4 millions d’euros »
lemonde.fr ↗ ↩
« Alors que le Conseil national du RN s’est réuni le 11 mai pour envisager tous les cas de figure »
ohmymag.com ↗ ↩
« le candidat du parti d’extrême droite serait Jordan Bardella en cas d’empêchement de sa part à se présenter »
lemonde.fr ↗ ↩
« Marine Le Pen et Jordan Bardella ont réuni leurs plus hauts cadres dans l’Essonne. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« un sondage* Ifop-Fiducial pour Sud Radio et Le Figaro (nouvelle fenêtre) publié mercredi 4 mars »
tf1info.fr ↗ ↩
« Cette enquête a été réalisée en ligne les 26 et 27 février »
tf1info.fr ↗ ↩
« le patron du parti, Jordan Bardella, domine largement au premier tour et rassemblerait 36% des intentions de vote »
tf1info.fr ↗ ↩
« Le résultat serait relativement similaire, avec des scores entre 34 et 35% »
tf1info.fr ↗ ↩
« La marge d'erreur est située entre 1,1 et 2,5 points »
tf1info.fr ↗ ↩
« "Qu'ils s'occupent de leur propre avenir et puis je vais m'occuper du mien, d'accord?", a-t-elle répondu aux membres de ses rangs qui lui prêtent ces aspirations »
rtl.fr ↗ ↩
« Du côté des cadres du RN, certains lui imaginent déjà à une autre carrière politique en cas d'inéligibilité de leur patronne, à savoir occuper le quai d'Orsay si Jordan Bardella parvient à se hisser à l'Élysée. »
rtl.fr ↗ ↩
« Marine Le Pen n’endosserait pas le costume de Première ministre, qu’elle balaie d’un revers de main-, mais pourrait trouver sa place à un poste stratégique, celui de ministre des Affaires étrangères. »
ohmymag.com ↗ ↩
« Sous ses mots presque teintés de défi, « Humainement, j’existerai après le 7 juillet et peut-être même politiquement. Je pourrais peut-être même faire encore quelques meetings. » »
ohmymag.com ↗ ↩
« Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a appelé, dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 avril, à la « libération » de Marine Le Pen »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le président des Etats-Unis, Donald Trump »
lemonde.fr ↗ ↩
« « C’est tellement mauvais pour la France et pour le Grand Peuple de France. (…) LIBÉREZ MARINE LE PEN! » »
lemonde.fr ↗ ↩
« par des « gauchistes européens qui se servent de l’arme judiciaire pour faire taire la liberté d’expression » »
lemonde.fr ↗ ↩
« son vice-président, J. D. Vance »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Ce n’est pas ça la démocratie » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les deux représentants de l’accusation au procès en appel du RN ont déploré lors de son procès en février que les prévenus, dont Marine Le Pen, aient « usé de la stratégie de délégitimation des contre-pouvoirs, et ici de la justice, dont l’objectif serait d’empêcher l’accession d’une cheffe de parti aux plus hautes fonctions de l’exécutif » »
lavoixdunord.fr ↗ ↩
« la juge et secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), Magali Lafourcade, publie La Justice en procès aux éditions Les Petits Matins. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« la juge et secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) »
ladepeche.fr ↗ ↩
« publie La Justice en procès aux éditions Les Petits Matins. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« les attaques répétées de certains responsables politiques, dont Marine Le Pen, contre l’institution judiciaire »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Dès la fin 2024, j’ai constaté que les attaques des leaders politiques contre la justice avaient changé d’échelle. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« En 2025, au contraire, on a vu une cohésion politique se former bien au-delà de son camp pour soutenir Marine Le Pen. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« En 2017, quand François Fillon avait parlé de complot judiciaire »
ladepeche.fr ↗ ↩
« En 2017, quand François Fillon avait parlé de complot judiciaire »
ladepeche.fr ↗ ↩
« jamais autant de magistrats n’ont été intimidés, parfois jusqu’à des menaces de mort. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Avant, en mai 2025, j’ai reçu deux diplomates américains »
ladepeche.fr ↗ ↩
« j’ai reçu deux diplomates américains qui cherchaient manifestement des éléments pour étayer l’idée que le traitement judiciaire de Marine Le Pen était injuste. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Si Marine Le Pen, triple candidate aux présidentielles de 2012, 2017 et 2022, était à sa place? »
tf1info.fr ↗ ↩
Sources
- Présidentielle 2027 : Marine Le Pen assure sur RTL que "bien sûr, elle sera candidate" en cas de condamnation à une peine avec sursis
- Présidentielle 2027 : Marine Le Pen assure qu’elle sera candidate en cas de condamnation à une peine avec sursis
- Présidentielle 2027: Marine Le Pen affirme qu'elle "sera candidate" en cas de condamnation à une peine avec sursis
- « Humainement, j’existerai après le 7 juillet » : Le nouveau rôle stratégique de Marine Le Pen dévoilé
- Procès en appel de Marine Le Pen et du RN : la décision sera rendue le 7 juillet
- Marine Le Pen devra être éligible le jour de l’élection présidentielle
- Procès Le Pen : la pression sur les juges s’accentue
- Marine Le Pen assure qu’elle sera candidate à la présidentielle en cas de condamnation à une peine avec sursis
- Présidentielle : le RN largement en tête du premier tour, gauche et droite en difficulté, selon un sondage
- Donald Trump et J. D. Vance apportent leur soutien à Marine Le Pen, dénonçant une « chasse aux sorcières »
- « Système assumé » et « rideaux de fumée » : comment le parquet général a étrillé la défense de Marine Le Pen
- ENTRETIEN. "L’élément déclencheur, c’est le procès de Marine Le Pen" : pourquoi la justice est en danger selon la juge d’instruction Magali Lafourcade
