Nevers : relaxe pour atteinte sexuelle sur un bébé, faute de preuves suffisantes

Le tribunal correctionnel a estimé le 21 juillet que les éléments au dossier ne permettaient pas d'établir l'agression sur l'enfant de 23 mois, gardée par un ami de la famille en novembre 2023.

Nevers : relaxe pour atteinte sexuelle sur un bébé, faute de preuves suffisantes
Illustration Arnaud Chevalier / info.fr
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Un homme de 30 ans, accusé d'agression sexuelle sur une fillette de 23 mois confiée à sa garde, a été relaxé lundi par le tribunal correctionnel de Nevers. Les magistrats ont jugé que les constatations médicales et comportementales ne suffisaient pas à prouver les faits reprochés, survenus en novembre 2023.

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  • Le tribunal correctionnel de Nevers a relaxé un homme de 30 ans le 21 juillet 2026, poursuivi pour atteinte sexuelle sur une fillette de 23 mois.
  • Les faits reprochés remontent au 14 novembre 2023, lors d'une soirée où le prévenu gardait l'enfant chez ses parents.
  • Le tribunal a jugé que les rougeurs et le comportement inhabituel de l'enfant ne suffisaient pas à établir l'agression.
  • L'enquête, au point mort pendant deux ans, a été relancée en juin 2026 dans le cadre du traitement accéléré des dossiers de pédocriminalité.
  • Le prévenu, sans antécédent judiciaire, a contesté les faits et bénéficie du doute selon la décision du tribunal.
5 faits vérifiés 2 sources mis à jour le 23 juillet à 11:22

Le tribunal correctionnel de Nevers a prononcé, le 21 juillet 2026, la relaxe d’un homme de 30 ans poursuivi pour atteinte sexuelle sur une enfant de 23 mois. Selon France 3 Bourgogne-Franche-Comté, la juridiction a estimé ne pas disposer d’éléments suffisants pour établir la matérialité de l’agression. Les constatations observées - rougeurs sur le corps de l’enfant et comportement inhabituel - pouvaient s’expliquer par d’autres motifs, a conclu le tribunal.

Les faits reprochés remontent à novembre 2023

Les parents de la fillette avaient déposé plainte après une soirée du 14 novembre 2023. Ce soir-là, le prévenu, un ami de la famille, assurait la garde de l’enfant. À leur retour, les parents l’avaient découvert dans le lit de leur fille. L’homme avait justifié sa présence en affirmant vouloir rassurer l’enfant.

Alertés par des rougeurs constatées sur le corps du bébé et par des pleurs inhabituels, les parents avaient consulté un médecin avant de saisir la justice. Le signalement médical et la plainte avaient ouvert une enquête.

Deux ans d’enquête, puis une mise en examen accélérée

Le dossier est resté sans évolution notable pendant près de deux ans. Selon France 3 Régions, l’enquête a été relancée récemment dans le cadre d’une politique nationale de traitement accéléré des dossiers de pédocriminalité. Le suspect a été mis en examen le 9 juin 2026 et placé sous contrôle judiciaire jusqu’à l’audience.

Le prévenu, qui ne présentait aucun antécédent judiciaire, a contesté les faits tout au long de la procédure. À l’audience, comme le rapporte Le Journal du Centre, les débats ont porté sur l’interprétation des constatations médicales et sur la crédibilité des éléments à charge.

Une décision judiciaire qui divise

La relaxe a suscité des réactions contrastées. Les parents de la victime présumée ont exprimé leur incompréhension face à cette issue. Dans la salle d’audience, selon Le Journal du Centre, la mère de l’enfant a déclaré : « Vous avez là un enfant qui vous dit ce qu’elle a subi. » Le tribunal a toutefois considéré que le doute devait profiter au prévenu.

Cette affaire illustre la difficulté pour la justice de statuer sur des dossiers impliquant de très jeunes enfants, lorsque les preuves matérielles restent limitées et que le témoignage direct fait défaut. La présomption d’innocence impose aux magistrats de ne retenir une condamnation qu’en cas de certitude probante.

Contexte dans la Nièvre

La Nièvre compte environ 200 000 habitants. Nevers, préfecture du département, regroupe près de 33 200 habitants et abrite le tribunal correctionnel compétent pour l’ensemble du ressort départemental. Les affaires de violences sexuelles sur mineurs représentent une part sensible de l’activité judiciaire, tant en raison de leur gravité que des enjeux d’enquête et de preuve qu’elles soulèvent.

Le traitement accéléré des dossiers de pédocriminalité, évoqué dans cette affaire, s’inscrit dans un mouvement national visant à réduire les délais de jugement. En matière de violences sur mineurs, les enquêtes peuvent s’étendre sur plusieurs années, notamment lorsque les éléments techniques ou médicaux nécessitent des expertises approfondies.

Prochaine étape

La famille de l’enfant dispose d’un délai de dix jours pour faire appel de la décision. Le parquet n’a pas encore fait connaître sa position. En cas d’appel, l’affaire serait réexaminée par la cour d’appel de Bourges.

Arnaud
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Sources

Arnaud Chevalier

Arnaud Chevalier

Arnaud est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Nièvre (58), avec Nevers pour chef-lieu. Spécialité du département : circuit Magny-Cours (auto/moto) et parc Morvan. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bourgogne-Franche-Comté.

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