Nîmes : un trentenaire interpellé après une agression au tournevis
L'homme, alcoolisé et porteur de 13 antécédents, sera jugé le 29 juin au tribunal correctionnel de Nîmes.
Un homme d'une trentaine d'années a été interpellé à Nîmes le 25 avril 2026 après avoir menacé une victime avec un tournevis et l'avoir roué de coups. Il affirme avoir agi pour défendre une jeune fille. Placé en détention provisoire, il sera jugé fin juin.
Un homme d’une trentaine d’années a été interpellé à Nîmes le 25 avril 2026 après avoir menacé une victime avec un tournevis et l’avoir frappée à plusieurs reprises. La victime a subi deux jours d’incapacité totale de travail (ITT), selon Midi Libre. Le suspect, visiblement alcoolisé au moment des faits, a été intercepté sur place par les forces de l’ordre.
L’essentiel
- 25 avril 2026 : agression à Nîmes, victime avec 2 jours d’ITT, suspect interpellé sur place en état d’ivresse.
- Motif déclaré : le suspect affirme avoir voulu « défendre la fille », selon Midi Libre.
- 13 antécédents judiciaires : la procureure a requis et obtenu la détention provisoire, assortie d’une révocation de sursis.
- 29 juin 2026 : audience de jugement fixée au tribunal correctionnel de Nîmes pour violences aggravées, après report dû à la grève des avocats.
Les faits du 25 avril
Selon Midi Libre, l’homme a menacé sa victime avec un tournevis avant de la rouer de coups. Il a été maîtrisé sur les lieux mêmes de l’agression. Interrogé, il a avancé un mobile de protection : « Je voulais défendre la fille ». Les circonstances exactes de l’altercation et l’identité de la jeune fille concernée n’ont pas été précisées à ce stade.
Détention provisoire et profil judiciaire
Présenté en comparution immédiate le 28 avril au tribunal correctionnel de Nîmes, le suspect affiche 13 antécédents judiciaires. La procureure a requis sa détention provisoire, obtenue par le juge. Une révocation de sursis a également été prononcée. Ce profil rappelle d’autres dossiers de récidivistes sous l’emprise de l’alcool traités en comparution immédiate en France ces derniers mois.
Audience reportée au 29 juin : la grève des avocats en cause
L’audience de jugement n’a pas pu se tenir le 28 avril. Le barreau de Nîmes est en grève depuis le 3 avril 2026, selon Midi Libre, en opposition à la réforme de la justice criminelle incluant le dispositif du plaider coupable criminel. Les avocats commis d’office refusent de plaider en comparution immédiate. Le jugement est donc reporté au 29 juin 2026. Ce mouvement, qui perturbe le cours ordinaire de la justice nîmoise, s’inscrit dans un contexte national de tensions procédurales dans plusieurs juridictions.
Contexte dans le Gard
Le Gard a enregistré une hausse de 5 % des violences physiques hors cadre familial en 2025, selon le bilan de sécurité de la préfecture du Gard et la Gazette de Nîmes. Une tendance alignée sur le niveau national, où 216 100 victimes de violences physiques ont été recensées cette année-là. La ville de Nîmes, préfecture du département avec environ 150 000 habitants, concentre une part significative de ces faits. Un précédent départemental d’agression au tournevis remonte au 19 juin 2025 à Bagnols-sur-Cèze : un homme avait alors attaqué deux policiers avec cet outil, causant des blessures mineures avant d’être maîtrisé au taser, selon Actu.fr. La lutte contre les violences en Occitanie mobilise régulièrement les forces de l’ordre, comme en témoigne l’opération anti-narcotrafic déployée à Montpellier ces dernières semaines.
L’affaire sera examinée au fond le 29 juin 2026 au tribunal correctionnel de Nîmes, où le prévenu comparaîtra pour violences aggravées, depuis la détention provisoire.
Sources
- Midi Libre : « Je voulais défendre la fille » : un trentenaire suspecté d'avoir menacé un homme avec un tournevis à Nîmes
- La Gazette de Nîmes : Bilan sécurité. Les cambriolages en baisse en 2025 dans le Gard
- Actu.fr : Deux policiers du Gard attaqués à coup de tournevis, l'agresseur maîtrisé au taser