Paris : un animateur périscolaire jugé pour harcèlement et agressions sexuelles sur neuf fillettes
Nicolas G., 47 ans, comparaît ce 5 mai 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits commis en 2024 à l'école Titon, dans le 11e arrondissement.
Nicolas G., 47 ans, est jugé ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement sexuel sur neuf fillettes de 10 ans et agressions sexuelles sur trois d'entre elles. Les faits se sont déroulés en 2024 dans une école élémentaire du 11e arrondissement. C'est le premier procès issu du scandale national des violences dans le périscolaire parisien.
Nicolas G., 47 ans, est jugé ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement sexuel sur neuf fillettes de 10 ans et agressions sexuelles sur trois d’entre elles. Les faits se sont déroulés en 2024 dans une école élémentaire du 11e arrondissement. C’est le premier procès issu du scandale national des violences dans le périscolaire parisien.
L’essentiel
- Audience : le procès de Nicolas G. s’ouvre le 5 mai 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris.
- Victimes : neuf fillettes de 10 ans visées pour harcèlement sexuel, trois également pour agressions sexuelles.
- Faits : câlins forcés, surnoms déplacés et attouchements commis en 2024 à l’école élémentaire Titon (11e arr.).
- Suspension : Nicolas G. a été suspendu de ses fonctions le 9 octobre 2024 et placé sous contrôle judiciaire.
- Contexte : premier procès depuis la révélation du scandale national du périscolaire parisien au printemps 2025.
Ce qui s’est passé à l’école Titon
Les faits reprochés à Nicolas G. se sont déroulés à l’école élémentaire Titon, dans le 11e arrondissement de Paris, au cours de l’année 2024. Selon les éléments rapportés par Mediapart, les accusations recouvrent des câlins imposés, des surnoms à connotation déplacée et des attouchements. Neuf élèves, toutes âgées d’une dizaine d’années, sont identifiées comme victimes de harcèlement sexuel. Trois d’entre elles ont également déposé pour agressions sexuelles.
C’est la direction de l’école qui a été alertée en premier par les élèves elles-mêmes. Mediapart souligne le rôle des fillettes, qui ont rapporté les faits sans attendre l’intervention d’un adulte extérieur.
Une suspension en octobre 2024, un procès en mai 2026
Nicolas G. a été suspendu de ses fonctions le 9 octobre 2024, selon Le Parisien, et placé sous contrôle judiciaire dans la foulée. Le dossier a ensuite suivi la voie judiciaire ordinaire avant d’aboutir à cette audience correctionnelle, dix-neuf mois après la suspension.
La journaliste Aurélie Sarrot a suivi l’ouverture de l’audience ce matin depuis le palais de justice de Paris.
Premier procès d’une série attendue
Ce dossier est le premier à parvenir devant un tribunal depuis le scandale national révélé au printemps 2025, selon France Bleu Île-de-France. Ce scandale avait mis en lumière plusieurs signalements de violences commises par des animateurs dans des structures périscolaires parisiennes. D’autres procédures seraient en cours, sans que leur calendrier judiciaire ait été précisé à ce stade.
Le périscolaire parisien avait déjà été au cœur de débats législatifs : la proposition de loi Bétharram sur les violences à l’école doit être débattue le 1er juin prochain, après plusieurs reports. La condamnation d’un éducateur à Dunkerque pour maltraitances sur enfants handicapés avait également alimenté ce débat national sur la protection des mineurs dans les structures d’accueil.
Contexte dans le département (Paris, 75)
Paris compte plusieurs centaines d’écoles élémentaires publiques et un réseau périscolaire municipal géré en grande partie par la Ville, avec des animateurs employés par la Direction de la Jeunesse et des Sports (DASES). Le scandale de 2025 avait conduit la municipalité à annoncer un renforcement des procédures de recrutement et de contrôle des animateurs, sans qu’un bilan chiffré n’ait encore été rendu public à ce jour.
L’école Titon est située dans le 11e arrondissement, un arrondissement densément peuplé du nord-est parisien. La direction de l’école et la mairie de Paris n’ont pas formulé de déclaration publique à l’occasion de l’ouverture de ce procès, selon les informations disponibles ce mardi matin.
Le prévenu face au tribunal
Nicolas G. comparaît libre sous contrôle judiciaire. Les chefs de poursuite retenus - harcèlement sexuel et agressions sexuelles sur mineures - relèvent du tribunal correctionnel. Les peines encourues pour agressions sexuelles sur mineures peuvent aller jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende, selon le code pénal. Le délibéré n’a pas encore été annoncé à l’heure de publication de cet article.
Les familles des victimes sont représentées par leurs avocats. Aucune déclaration de la défense n’avait été rendue publique en début d’audience.
Le jugement devrait intervenir dans les prochains jours ou semaines selon le calendrier fixé par le tribunal correctionnel de Paris.
Sources
- Le Monde : Scandale du périscolaire à Paris : ouverture du premier procès d'un animateur
- Le Parisien : Périscolaire à Paris : un ancien animateur jugé ce mardi pour harcèlement et agressions sexuelles
- Mediapart : Face au harcèlement sexuel d'un animateur, le courage d'élèves qui ont alerté toutes seules
- France Bleu Île-de-France : Violences dans le périscolaire parisien : un premier animateur jugé ce mardi