Périscolaire à Paris : 18 mois avec sursis requis contre un animateur pour agressions sur fillettes

Nicolas G., 47 ans, comparaissait mardi pour harcèlement et agressions sexuelles sur neuf élèves de 10 ans de l'école Titon, dans le 11e arrondissement.

Périscolaire à Paris : 18 mois avec sursis requis contre un animateur pour agressions sur fillettes
Illustration Julie Renault / info.fr

Le tribunal correctionnel de Paris a examiné mardi 5 mai 2026 le cas de Nicolas G., animateur périscolaire accusé d'agressions sexuelles sur fillettes à l'école élémentaire Titon. Le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis probatoire. Le délibéré est fixé au 16 juin.

Le tribunal correctionnel de Paris a examiné mardi 5 mai 2026 le cas de Nicolas G., animateur périscolaire de 47 ans accusé de harcèlement sexuel sur neuf fillettes et d’agressions sexuelles sur trois d’entre elles. Les faits remontent à l’école élémentaire Titon, dans le 11e arrondissement. Le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis probatoire. Le délibéré est prévu le 16 juin 2026.

L’essentiel

  • Peine requise : 18 mois de prison avec sursis probatoire contre Nicolas G., animateur périscolaire de 47 ans.
  • Victimes : neuf fillettes âgées de 10 ans, dont trois victimes d’agressions sexuelles, entre avril et octobre 2024 à l’école Titon (11e).
  • Chronologie : suspendu le 9 octobre 2024, placé sous contrôle judiciaire en mai 2025, jugé le 5 mai 2026 à huis clos.
  • Délibéré : fixé au 16 juin 2026.
  • Contexte : premier procès d’une série liée au scandale du périscolaire parisien, révélé au printemps 2025.

Dessins obscènes et gestes déplacés : ce qui est reproché

Selon Le Parisien, les faits reprochés à Nicolas G. incluent des dessins à caractère obscène et des attouchements sur les élèves. Les neuf fillettes avaient 10 ans au moment des faits, survenus entre avril et octobre 2024 dans l’enceinte de l’école élémentaire Titon, rue de la Roquette. Trois d’entre elles sont visées par des chefs d’agression sexuelle, les six autres par des faits de harcèlement sexuel.

L’accusé nie les faits, selon les éléments rapportés par l’ensemble des médias présents à l’audience. Le procès s’est tenu à huis clos, conformément aux règles applicables lorsque des victimes mineures sont impliquées.

Le parquet salue le courage des victimes

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Dans ses réquisitions, le parquet a rendu hommage aux fillettes qui ont alerté leur entourage. « Les fillettes ont trouvé la force de dénoncer cet homme », a déclaré le représentant du ministère public, selon L’Humanité.

La peine requise - 18 mois avec sursis probatoire - reste en deçà d’une peine ferme. Le parquet a estimé cette sanction adaptée, sans que les détails de ce choix n’aient été communiqués publiquement à ce stade.

Un animateur suspendu depuis octobre 2024

Nicolas G. a été suspendu de ses fonctions le 9 octobre 2024, selon TF1 Info et France Info. Il a ensuite été placé sous contrôle judiciaire en mai 2025, après l’ouverture d’une information judiciaire. Entre sa suspension et son jugement, sept mois se sont donc écoulés avant le placement sous contrôle judiciaire.

La journaliste Aurélie Sarrot rappelait mardi sur X que l’accusé comparaissait pour deux chefs distincts : « harcèlement sexuel » et « agressions sexuelles ».

Premier d’une longue série de procès

Ce jugement est le premier d’une série de procès attendus dans les mois à venir, dans le cadre du scandale des violences sexuelles dans le périscolaire parisien. Le dossier a éclaté au printemps 2025, après une enquête de Cash Investigation diffusée à la même période, selon Libération et Le Monde. Des faits similaires avaient été signalés dans d’autres établissements parisiens, notamment les écoles Saint-Dominique et Emeriau.

D’autres affaires sont en cours d’instruction. Les prochains procès n’ont pas encore été datés publiquement.

Contexte dans Paris

Le scandale a conduit la Ville de Paris à accélérer les procédures disciplinaires. Depuis le début de l’année 2026, 78 animateurs périscolaires ont été suspendus, dont 31 pour suspicions de violences sexuelles, selon Le Monde. En 2025, 46 suspensions avaient été prononcées, dont 20 pour des faits à caractère sexuel.

Face à l’ampleur des révélations, Emmanuel Grégoire, nouveau maire de Paris, a annoncé un plan destiné à renforcer la transparence envers les familles et à durcir les procédures de recrutement des animateurs, selon Le Monde et Le JDD. Le détail des mesures retenues n’a pas encore été intégralement rendu public.

À l’échelle nationale, les données du ministère de l’Intérieur indiquent qu’environ 110 125 victimes de violences sexuelles ont été enregistrées par la police et la gendarmerie en France en 2024, dont 54 % de mineures - majoritairement des filles. Ces chiffres alimentent le débat sur la protection des enfants dans les structures d’accueil périscolaires. Sur ce sujet, d’autres territoires, comme la Guyane, ont mis en place des dispositifs de protection spécifiques face aux violences.

Paris concentre plusieurs milliers d’animateurs périscolaires employés par la collectivité pour encadrer les temps d’activités avant et après l’école, dans un réseau qui couvre l’ensemble des 20 arrondissements. La récidive dans des affaires de violence sexuelle est un facteur régulièrement soulevé dans les débats sur les conditions d’exercice de ces professionnels.

Prochaine étape : le 16 juin

Le tribunal correctionnel de Paris rendra sa décision le 16 juin 2026. D’autres audiences relatives au périscolaire parisien sont attendues dans les prochains mois, sans calendrier précis annoncé à ce jour.

Sources

Julie Renault

Julie Renault

Julie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Paris (75), avec Paris pour chef-lieu. Spécialité du département : capitale politique et premiere place economique française. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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