Péter Magyar investi à Budapest, le drapeau européen remonte sur le Parlement
Le conservateur pro-européen succède à Viktor Orbán après seize ans. Premier geste hisser de nouveau les douze étoiles sur le bâtiment de Budapest.
Péter Magyar a prêté serment ce 9 mai devant le Parlement hongrois. Le drapeau de l'Union européenne flotte de nouveau sur Budapest, après douze ans d'absence.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Bruxelles débloque ou laisse filer dix milliards en août
La Hongrie risque de perdre dix milliards d'euros du plan de relance post-Covid en août si les réformes anti-corruption ne sont pas adoptées.
Moscou perd son relais au Conseil européen
Magyar s'est engagé à débloquer le prêt européen de 90 milliards à l'Ukraine que Viktor Orbán bloquait, tout en précisant que Budapest ne participera pas à son financement.
Démanteler l'État Orbán prendra des années
Cour constitutionnelle, parquet, Banque nationale, médias : toutes les institutions clés sont pourvues par des fidèles du Fidesz, dont les mandats courent au-delà de la décennie.
Un conservateur, pas un libéral
Magyar reste opposé à une adhésion accélérée de l'Ukraine, conditionne la normalisation aux droits de la minorité hongroise et reprend une ligne de fermeté sur l'immigration.
Le retour symbolique du drapeau européen
Hissé de nouveau après douze ans d'absence, il marque un alignement diplomatique majeur le jour de la fête de l'Europe.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Péter Magyar, 45 ans, élu Premier ministre par 140 voix contre 54.
- Son parti Tisza détient 141 sièges sur 199, soit la majorité des deux tiers.
- Le drapeau européen flotte de nouveau sur le Parlement après douze ans.
- 10 milliards d'euros de fonds européens en jeu d'ici août.
- Viktor Orbán, absent de la cérémonie, a renoncé à son mandat de député.
À 14 heures, ce samedi 9 mai [1], la salle de l’Assemblée nationale hongroise vote. Cent quarante voix pour, cinquante-quatre contre, une abstention [2]. Péter Magyar [3] devient officiellement le nouveau Premier ministre de la Hongrie. Sur les bancs du Fidesz, le siège de Viktor Orbán est vide [4]. L’ancien Premier ministre, au pouvoir depuis seize ans [5], a renoncé à son mandat de député après sa défaite aux législatives du 12 avril [6].
Quelques minutes plus tôt, la nouvelle présidente du Parlement, Agnes Forsthoffer [7], avait pris la parole. Élue par 193 voix sur 199 [8], elle a prononcé une seule phrase: « J’ordonne qu’à partir d’aujourd’hui, après douze ans, le drapeau de l’Union européenne soit de nouveau hissé sur le bâtiment du Parlement hongrois » [9]. Sur le toit néogothique de Budapest, les douze étoiles remontent. Elles avaient été retirées sous Viktor Orbán.
« Je servirai mon pays »
Devant les députés, Péter Magyar a prononcé une formule courte. « Je ne régnerai pas sur la Hongrie, mais je servirai mon pays. Je le servirai tant que mes services seront utiles et que la nation en aura besoin » [12]. La phrase est calibrée. Elle vise directement le style de gouvernement de son prédécesseur, accusé pendant seize ans d’avoir fait fonctionner l’État comme une cour.
Son parti, Tisza, détient 141 sièges sur 199 [10]. Soit plus des deux tiers, le seuil constitutionnel [11]. Le score est sans précédent depuis l’arrivée d’Orbán au pouvoir en 2010 [13].
L’ancien du système devenu son principal opposant
Le nouveau Premier ministre a 45 ans [14]. Il a surgi sur la scène politique hongroise il y a à peine deux ans [15]. Avocat de formation, il a longtemps été un cadre du système qu’il combat aujourd’hui: représentation permanente de la Hongrie auprès de l’Union européenne, puis cabinet du Premier ministre Viktor Orbán à partir de 2015 [16]. Son ex-épouse, Judit Varga [17], fut ministre de la Justice de 2019 à 2023 [18]. La rupture est brutale et date de février 2024 [19]: la présidente Katalin Novák [20] démissionne après avoir secrètement gracié un fonctionnaire condamné pour avoir couvert des abus dans un foyer pour enfants [21]. Magyar quitte le Fidesz [22]. Il devient, en deux ans, le principal opposant à Orbán.
La trajectoire est inconfortable et son adversaire l’a martelé pendant la campagne. Comment un homme qui a servi le système Orbán pendant près d’une décennie peut-il prétendre le démanteler? Comment l’ancien mari d’une ministre de la Justice, accusé en retour de violence domestique par cette dernière [23], peut-il incarner la rupture morale? Magyar a opposé à ces objections sa cohérence depuis 2024 et son discours sur la corruption d’État. L’argument a porté: aux européennes de juin 2024, son parti Tisza recueille déjà près d’un tiers des voix [24][25]. Aux législatives du 12 avril, il rafle 53 % des suffrages avec une participation record de 80 % [26][27]. Les électeurs hongrois, on le voit, ont préféré l’ancien initié converti à seize années de plus du même système.
Un conservateur, pas un libéral
Reste à clarifier ce que Magyar entend par « changement ». Sur le plan européen, l’alignement est net. Sur le plan intérieur, il l’est beaucoup moins. Le nouveau Premier ministre a rappelé qu’il était opposé à « une entrée accélérée de l’Ukraine dans l’UE » [28] et que toute normalisation devra être précédée du règlement de la question des droits de la minorité hongroise vivant en Ukraine [29]. Sur l’immigration, il revendique une ligne de fermeté qui le distingue peu, dans le principe, de celle d’Orbán - ce dernier justifiait précisément ses conflits avec Bruxelles par la volonté de « limiter l’immigration » [30]. Sur les questions de société, son électorat conservateur attend une continuité, pas une libéralisation.
L’expression « conservateur pro-européen » qui revient dans toutes les dépêches mérite donc d’être prise au sérieux dans ses deux termes. Robert Laszlo [31], du centre de réflexion hongrois Political Capital, le résume: sur Bruxelles, sur les fonds européens, sur l’État de droit, Magyar tournera la page. Sur l’Ukraine, sur les minorités, sur l’immigration, il restera dans une famille politique dont Orbán fut longtemps la figure dominante. La rupture est diplomatique et institutionnelle. Elle n’est pas idéologique.
Le pari budgétaire d’août
Devant lui, l’échéance immédiate s’appelle Bruxelles. La Hongrie pourrait perdre dix milliards d’euros du plan de relance post-Covid en août [32][33] si elle ne débloque pas les réformes anti-corruption exigées par la Commission. La semaine dernière, Magyar s’est rendu à Bruxelles, dans l’espoir d’obtenir d’ici fin mai le déblocage de cet argent [34]. Il a annoncé la création d’un office indépendant chargé de « mettre au jour les abus commis » au cours des vingt dernières années et de récupérer les sommes détournées [35].
L’enjeu dépasse les dix milliards d’août. Au total, environ 18 milliards d’euros de fonds européens [36] restent gelés en raison de préoccupations sur les normes démocratiques. Soit l’équivalent de 8 % du PIB hongrois [37]. La Hongrie affiche actuellement l’un des déficits budgétaires les plus importants de l’UE, supérieur à 5 % [38], et un ratio dette/PIB supérieur à 70 %, en hausse [39]. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Moscou perd un relais
Dans le concert des chancelleries européennes, le déplacement comptable de la Hongrie pèse lourd. Pendant des années, Viktor Orbán bloquait notamment un prêt de 90 milliards d’euros que l’Union européenne voulait accorder à Kiev [44]. Magyar a reconfirmé le lendemain de sa victoire qu’il comptait lever le blocage de ce prêt [45]. Il a toutefois précisé que Budapest ne participerait pas à son financement [45] - une nuance qui passe parfois inaperçue dans les communiqués européens [46] mais qui dit la prudence du nouveau Premier ministre face à son propre électorat conservateur.
À Moscou, la réaction a été mesurée. L’agence TASS a évoqué la « fatigue » des Hongrois envers Orbán [47]. Kirill Dmitrieff [48], envoyé spécial de Vladimir Poutine, a estimé que ce changement « ne fera qu’accélérer l’effondrement de l’UE » [49]. Le Kremlin a officiellement souhaité des « relations pragmatiques » avec Budapest [50]. Le langage est diplomatique. La traduction est simple: Moscou perd son relais le plus efficace au sein du Conseil européen.
L’angle mort: démanteler n’est pas gouverner
Ce que peu de commentaires soulignent: seize ans de Fidesz ne se défont pas en cent jours. Sous Orbán, 80 % des médias hongrois sont contrôlés par des hommes d’affaires liés au pouvoir, selon Reporters sans frontières [51][52]. La Cour constitutionnelle, le parquet général, la Banque nationale, la Cour des comptes, l’agence des médias: toutes les institutions clés ont été pourvues par des fidèles. Magyar a réclamé la démission du président Tamas Sulyok [53], proche d’Orbán, et de « toutes les marionnettes nommées par le système Orbán à des postes-clés » avant le 30 mai [54]. La majorité des deux tiers permet de modifier la Constitution [55]. Mais les mandats des hauts magistrats, eux, courent souvent jusqu’à la fin de la décennie.
Aucune des sources consultées ne mentionne, à ce stade, la réaction du président de la Cour constitutionnelle ni du procureur général nommés sous Orbán à l’ultimatum du 30 mai. Ce silence dit lui-même quelque chose: les verrous institutionnels les plus solides du système sortant ne se sont pas exprimés. Ils n’ont, juridiquement, aucune raison de le faire. C’est précisément le problème.
L’expérience polonaise est instructive. Selon plusieurs sources, le gouvernement polonais affronte le même défi après huit ans de PiS, sans avoir disposé des deux tiers du Parlement, et la Cour constitutionnelle reste majoritairement composée de juges nommés sous l’ancienne majorité. La Hongrie part avec un atout de plus - et un obstacle de moins, puisque la présidence de la République y est largement honorifique. Mais les calendriers institutionnels, eux, sont implacables.
« Destituer Orbán est une chose. Démanteler l’orbanisme en est une autre », résume Zsuzsanna Szelényi [56], du CEU Democracy Institute, citée par Le Guardian et reprise par franceinfo [57]. Zsuzsanna Végh [58], chercheuse au German Marshall Fund of the United States de Berlin, rappelait avant les élections que la majorité parlementaire ne suffit pas à reprendre la main sur l’État profond hongrois.
Sur la place Kossuth
Sur la place Kossuth, devant le Parlement, plus de 100 000 personnes [59] s’étaient rassemblées dès le matin. « Bienvenue dans une Hongrie libre et démocratique » [60], a lancé Magyar à la foule. Anna Horvath [61], retraitée de 66 ans, a confié à l’AFP: « Je n’avais jamais connu cette joie, cette atmosphère conviviale auparavant, on voit que la plupart des gens voulaient cela » [62]. À Bruxelles, Ursula von der Leyen [63], présidente de la Commission européenne, a publié un message sur X: « En cette journée de l’Europe, nos cœurs sont à Budapest » [64]. Le président du Conseil européen, Antonio Costa [65], a salué « un nouveau chapitre dans l’histoire de la Hongrie » [66].
Le 9 mai est la journée de l’Europe. La date n’a pas été choisie par hasard.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (66)
« Péter Magyar a promis samedi 9 mai de servir son pays »
liberation.fr ↗ ↩
« a été élu par 140 voix pour, 54 se prononçant contre et une abstention »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Peter Magyar est devenu ce samedi officiellement le nouveau Premier ministre de la Hongrie »
lesechos.fr ↗ ↩
« Une consécration qui s’est déroulée en l’absence de Viktor Orbán, qui a renoncé à son poste de député. »
liberation.fr ↗ ↩
« « des millions de personnes ont choisi le changement » après seize ans avec Viktor Orban comme premier ministre »
lemonde.fr ↗ ↩
« après le vote du Parlement issu des législatives du 12 avril »
lemonde.fr ↗ ↩
« La nouvelle présidente du Parlement hongrois, Agnes Forsthoffer »
lemonde.fr ↗ ↩
« qui a été élue par 193 voix sur 199 »
lemonde.fr ↗ ↩
« « J’ordonne qu’à partir d’aujourd’hui, après douze ans, le drapeau de l’Union européenne soit de nouveau hissé sur le bâtiment du Parlement hongrois » »
lemonde.fr ↗ ↩
« dans un Parlement où son parti, Tisza, détient 141 sièges sur 199 »
lemonde.fr ↗ ↩
« ce score se traduit par plus des deux tiers des sièges de l’Assemblée hongroise au parti Tisza »
sciencespo.fr ↗ ↩
« « Je ne régnerai pas sur la Hongrie, mais je servirai mon pays. Je le servirai tant que mes services seront utiles et que la nation en aura besoin » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Depuis son retour au pouvoir en 2010 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Peter Magyar, 45 ans, se montre pressé de faire adopter les réformes nécessaires. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« qui a surgi sur la scène politique hongroise il y a à peine deux ans »
liberation.fr ↗ ↩
« rejoint la représentation permanente de la Hongrie auprès de l’Union européenne avant d’intégrer en 2015 le cabinet du Premier ministre Viktor Orbán. »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Son ancienne épouse, Judit Varga, a été ministre de la Justice de 2019 à 2023. »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« a été ministre de la Justice de 2019 à 2023 »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Une vague de scandales interconnectés a débuté en février 2024 »
sciencespo.fr ↗ ↩
« la présidente de la République hongroise de l’époque, Katalin Novák, avait secrètement gracié un fonctionnaire condamné »
sciencespo.fr ↗ ↩
« la présidente de la République hongroise de l’époque, Katalin Novák, avait secrètement gracié un fonctionnaire condamné pour avoir couvert des abus dans un foyer pour enfants »
sciencespo.fr ↗ ↩
« le futur Premier ministre hongrois, qui avait quitté le parti de Viktor Orban en 2024 pour devenir son principal opposant »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Magyar, accusé de violence domestique par son ex-femme »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« le parti avait déjà obtenu près d’un tiers des voix aux élections européennes de juin 2024 »
sciencespo.fr ↗ ↩
« le parti avait déjà obtenu près d’un tiers des voix aux élections européennes de juin 2024 »
sciencespo.fr ↗ ↩
« le parti Tisza de Péter Magyar a remporté haut la main l’élection législative du 12 avril 2026, avec environ 53 % des suffrages »
sciencespo.fr ↗ ↩
« sur fond de participation record (80 %) »
sciencespo.fr ↗ ↩
« le futur Premier ministre se pose en allié critique de Kiev, et a rappelé qu'il était contre "une entrée accélérée de l'Ukraine dans l'UE" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Péter Magyar a aussi affirmé que toute normalisation des relations avec l'Ukraine "devra être précédée du règlement de la question des droits de la minorité hongroise qui y vit". »
franceinfo.fr ↗ ↩
« limiter l’immigration, réduire l’implication dans la guerre russo-ukrainienne, etc., ont trouvé un certain écho auprès d’une partie de l’électorat »
sciencespo.fr ↗ ↩
« prévient cependant Robert Laszlo, du centre de réflexion hongrois Political Capital, auprès de l'AFP. »
franceinfo.fr ↗ ↩
«.la Hongrie est confrontée à une échéance en août, où elle pourrait perdre dix milliards d'euros du plan de relance post‑Covid. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
«.elle pourrait perdre dix milliards d'euros du plan de relance post‑Covid. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« La semaine dernière, le nouveau Premier ministre s'est rendu à Bruxelles, dans l'espoir d'obtenir d'ici fin mai le déblocage de cet argent. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Il a annoncé la création d'un office indépendant chargé de "mettre au jour les abus commis" au cours des 20 dernières années et de récupérer les sommes détournées. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« une victoire de Peter Magyar et de son parti Tisza pourrait débloquer quelque 18 milliards d'euros de fonds européens qui ont été gelés en raison de préoccupations concernant les normes démocratiques. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Ce montant équivaut à environ 8% du produit intérieur brut (PIB) prévu pour la Hongrie cette année. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Budapest affiche actuellement l'un des déficits budgétaires les plus importants de l'UE, supérieur à 5%. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Son ratio dette/PIB est également supérieur à 70% et en hausse »
bfmtv.com ↗ ↩
«.dans l'espoir d'obtenir d'ici fin mai le déblocage de cet argent. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« la Hongrie est ainsi devenue le pays le plus corrompu de l'UE selon Transparency International »
franceinfo.fr ↗ ↩
« après douze ans d'absence »
lesechos.fr ↗ ↩
« avec des drapeaux et de la musique rendant hommage à l’appartenance de la Hongrie à l’UE »
lemonde.fr ↗ ↩
« bloquait notamment un prêt de 90 milliards d'euros que l'Union européenne voulait accorder à Kiev. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Péter Magyar a reconfirmé lundi qu'il comptait lever le blocage de ce prêt, ajoutant que Budapest ne participerait pas à son financement »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Péter Magyar s'est engagé à débloquer rapidement le prêt européen à l'Ukraine. »
lesechos.fr ↗ ↩
« les Hongrois étaient "fatigués", dit, lundi 13 avril, l'agence de presse locale TASS »
franceinfo.fr ↗ ↩
« L'envoyé spécial de Vladimir Poutine, Kirill Dmitrieff »
franceinfo.fr ↗ ↩
« estime que ce changement ne fera qu'accélérer l'effondrement de l'UE »
franceinfo.fr ↗ ↩
« la réaction très mesurée du Kremlin, disant souhaiter des relations avec Budapest »
franceinfo.fr ↗ ↩
« 80% sont contrôlés par des hommes d'affaires liés au pouvoir, selon Reporters sans frontières »
franceinfo.fr ↗ ↩
« l'indépendance des médias [.] dont 80% appartiennent à des propriétaires proches du pouvoir. »
franceinfo.fr ↗ ↩
«.le président Tamas Sulyok, un proche de Viktor Orban. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Peter Magyar a réclamé sa démission et celles de "toutes les marionnettes nommées par le système Orban à des postes‑clés" avant le 30 mai. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« une majorité supérieure aux deux tiers du Parlement, indispensable pour pouvoir modifier la Constitution hongroise »
franceinfo.fr ↗ ↩
« prévient Zsuzsanna Szelényi, du CEU Democracy Insitute, auprès du Guardian. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Destituer Orban est une chose. Démanteler l''orbanisme' en est une autre" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« rappelait avant les élections Zsuzsanna Végh, chercheuse au German Marshall Fund of the United States de Berlin. »
franceinfo.fr ↗ ↩
«.une foule de plus de 100.000 personnes rassemblée depuis le matin. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« "Bienvenue dans une Hongrie libre et démocratique", a-t-il plus tard lancé à la foule de plus de 100.000 personnes. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Anna Horvath, une retraitée de 66 ans. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« "Je n'avais jamais connu cette joie, cette atmosphère conviviale auparavant, on voit que la plupart des gens voulaient cela", le changement, a dit à l'AFP Anna Horvath, une retraitée de 66 ans. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« a réagi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen »
lemonde.fr ↗ ↩
« « En cette journée de l’Europe, nos cœurs sont à Budapest » »
lemonde.fr ↗ ↩
« le président du Conseil européen, Antonio Costa, a salué samedi "un nouveau chapitre dans l'histoire de la Hongrie". »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Antonio Costa, a salué samedi "un nouveau chapitre dans l'histoire de la Hongrie". »
franceinfo.fr ↗ ↩
Sources
- « Je servirai mon pays » : Peter Magyar, officiellement Premier ministre, promet un changement de régime en Hongrie
- Peter Magyar, officiellement investi premier ministre, promet de « servir » la Hongrie, non « de régner »
- Le conservateur pro-européen Péter Magyar officiellement élu nouveau Premier ministre de la Hongrie, qui tourne la page Viktor Orban
- «Je ne régnerai pas sur la Hongrie, je servirai mon pays» : à Budapest, Péter Magyar a prêté serment, tournant la page Orbán
- En Hongrie, Peter Magyar officiellement élu: économie, corruption... Les défis et les promesses du nouveau Premier ministre
- Une défaite d'Orban débloquerait 18 milliards d'euros d'aides européennes: les marchés se préparent à un changement à la tête de la Hongrie, ce qui relancerait une économie fragilisée et sous pression
- Hongrie : la fin de l’ère Orbán ?
- "La Hongrie a choisi l'Europe" : que peut changer la victoire de Péter Magyar face à Viktor Orban pour l'UE et pour l'Ukraine ?
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