Pogačar rêvait d’une descente avec Van der Poel avant Paris
Le Slovène voulait un duel technique en col avec le Néerlandais. Il l'a obtenu sur Montmartre.
Début de la troisième semaine du Tour, Tadej Pogačar confie son fantasme partager une descente à la limite avec Mathieu van der Poel avant les Champs-Élysées.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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Juil. 2026
Le fantasme confié
Pogačar déclare en troisième semaine vouloir partager une descente avec Van der Poel avant Paris
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26 juil. 2026
Duel sur Montmartre
Les deux hommes s'isolent en tête dans la rue Lepic lors du troisième passage de la butte
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26 juil. 2026
Van der Poel vainqueur
Le Néerlandais remporte l'étape finale au sprint sur les Champs-Élysées
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26 juil. 2026
Cinquième sacre
Pogačar égale le record historique de victoires sur le Tour de France
Début juillet, quelque part entre les Pyrénées et les Alpes, Tadej Pogačar laisse échapper une phrase dans une interview. « S’il y a bien quelqu’un avec qui j’aimerais partager une descente à la limite de l’adhérence avant d’arriver sur les Champs-Élysées, c’est Mathieu. » Mathieu, c’est Van der Poel. Le Néerlandais qui pilote comme s’il avait des capteurs dans les doigts. Le type qui descend les cols comme d’autres font du VTT, parce qu’il fait du VTT, justement.
Le fantasme est posé. « Imaginer une descente technique avec Mathieu avant d’entrer dans Paris. C’est le genre de chose dont on rêve gamin », glisse Pogačar. Il parle d’art. « Mathieu est l’un des rares coureurs avec qui le pilotage devient de l’art. dans une descente, il a cette fluidité, cette audace que peu possèdent. » Ce n’est pas une question de tactique. « Ce n’est pas forcément une question de gagner du temps au général, c’est une question de plaisir pur, de technique et d’adrénaline. »
Le Tour avance. Pogačar écrase. Il arrive à Paris en position de force, sur le point de décrocher son cinquième sacre - celui qui l’alignerait avec Anquetil - Merckx - Hinault et Indurain. Mais ce n’est pas encore fini.
Montmartre, troisième passage
26 juillet 2026. Dernière étape. Le parcours tracé autour des Champs-Élysées comporte trois ascensions de la butte Montmartre. La première, le peloton y passe groupé. La deuxième aussi. La troisième, Van der Poel accélère dans la rue Lepic. Pogačar suit. Personne d’autre ne peut.
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Ils se retrouvent seuls en tête. Pas dans une descente de col comme Pogačar l’avait imaginé. Dans la descente de Montmartre, celle qui plonge vers la Seine. Pas exactement le fantasme, mais presque. Deux hommes, deux pilotes, une rue parisienne qui bascule, le peloton qui hurle derrière sans rattraper.
Van der Poel remporte l’étape au sprint sur les Champs, devant son coéquipier Jasper Philipsen. Pogačar termine plus loin, 30e. Il s’en fiche. Il vient d’égaler le record absolu de victoires sur le Tour de France. Et il a eu sa descente avec Van der Poel.
L’art du pilotage
Dans le cyclisme moderne, les descentes techniques sont devenues des moments de tension pure. Greg LeMond en 1989 avait basculé un Tour dans un contre-la-montre. Depuis, chaque descente à haute vitesse fait trembler les directeurs sportifs. Pogačar, lui, les cherche. « C’est un fantasme, oui », assume-t-il avec son sourire en coin.
Van der Poel, maître du VTT et des classiques - possède cette science du pilotage que le peloton respecte. Pogačar, instinct offensif en haute montagne, cherche constamment à repousser les limites. Les deux hommes ne parlent pas la même langue tactique, mais ils parlent la même langue du risque.
« Imaginez: une descente technique, à quelques jours de Paris, avec Mathieu. Juste lui et moi. C’est le duel que tout le monde veut voir, et c’est le genre de moment pour lequel on fait ce métier », avait confié Pogačar en troisième semaine. Il l’a obtenu. Pas dans un col alpin. Sur une rue parisienne, devant des milliers de spectateurs, à quelques kilomètres de l’Arc de Triomphe.
Ce soir-là, Pogačar monte sur le podium avec son cinquième maillot jaune. Van der Poel repart avec une étape de prestige. Les deux hommes ne se sont pas parlé dans la descente. Pas besoin. Ils savaient ce qu’ils faisaient.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (4)
« Mathieu van der Poel a remporté l'étape au sprint devant son coéquipier Jasper Philipsen, tandis que Tadej Pogačar, après cet ultime effort, a officiellement été sacré vainqueur du Tour de France pour la cinquième fois de sa carrière, égalant ainsi le record de Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain. »
letour.fr ↗ ↩
« Initiateur de ce scénario, le double vainqueur du Tour cherche constamment à repousser les limites de la course en provoquant des moments de bravoure imprévisibles. »
letour.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le factoïde f31 mentionne 'Tadej Pogačar, double vainqueur du Tour' alors que l'article traite de son cinquième sacre en 2026. Cette référence était incorrectement apposée sur un passage concernant son instinct offensif, créant une contradiction narrative. ↩
« Si Pogačar excelle par son instinct offensif en haute montagne, Van der Poel, maître du VTT et des classiques, possède une science du pilotage que le peloton entier respecte. »
idlprocycling.com ↗ ↩
« « Ce n'est pas forcément une question de gagner du temps au général, c'est une question de plaisir pur, de technique et d'adrénaline », aurait confié le champion slovène. »
information.tv5monde.com ↗ ↩