Auvergne-Rhône-Alpes : Guyot mobilise les préfets pour l’électrification et la décarbonation
Le préfet de région a réuni le 20 mai à Lyon l'ensemble des services autour de 27 sites industriels prioritaires à décarboner dès 2026.
Le préfet Étienne Guyot a convoqué le 20 mai 2026 à Lyon les préfets de département et les services régionaux pour définir les priorités d'électrification du tissu industriel et de développement des énergies décarbonées. Première région productrice d'électricité en France, Auvergne-Rhône-Alpes dépend encore à 60 % des énergies fossiles.
Le préfet Étienne Guyot a convoqué le 20 mai 2026 à Lyon les préfets de département et les services régionaux pour définir les priorités d’électrification du tissu industriel et de développement des énergies décarbonées. Première région productrice d’électricité en France, Auvergne-Rhône-Alpes dépend encore à 60 % des énergies fossiles.
L’essentiel
- 20 mai 2026 : réunion à Lyon des préfets de département et services régionaux, convoquée par Étienne Guyot, préfet de région Auvergne-Rhône-Alpes.
- 27 sites industriels prioritaires à décarboner accompagnés par l’État dès 2026 dans la région.
- 60 % : part des énergies fossiles dans la consommation finale d’énergie de la région, malgré son statut de première productrice d’électricité nationale.
- Automne 2026 : fouilles archéologiques prévues sur le site du projet EPR2 à Bugey (Ain).
- Été 2026 : désignation attendue de territoires pilotes pour les bornes de recharge et la transition chauffage fuel/électrique, selon Lyon Capitale.
Deux axes, une feuille de route régionale
La réunion du 20 mai s’est tenue au siège de la préfecture de région. Étienne Guyot y a réuni l’ensemble des préfets de département d’Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que les services déconcentrés de l’État. Le compte officiel @prefetrhone a annoncé la tenue de cette réunion sur X et en a résumé les conclusions.
Deux axes ont été retenus comme prioritaires : accélérer l’électrification du tissu productif régional et développer les énergies décarbonées. Dans la citation rapportée par le compte préfectoral, Étienne Guyot formule l’enjeu sans ambiguïté : « Nous devons accélérer l’électrification du tissu productif de la région et développer les énergies décarbonées. C’est un enjeu fondamental de souveraineté, de la vie quotidienne et d’avenir. »
27 sites industriels dans le viseur de l’État
Selon Lyon Entreprises et Lyon Capitale, qui ont couvert la réunion, l’État prévoit d’accompagner dès 2026 la décarbonation de 27 sites industriels prioritaires répartis sur l’ensemble du territoire régional. Trois projets sont cités en exemple.
Syensqo, dans le Rhône, prévoit l’installation d’une chaudière électrique pour remplacer la vapeur industrielle produite à partir d’énergies fossiles. Vicat, en Isère, travaille sur un projet de captage de CO₂. Rockwool, dans le Puy-de-Dôme, engage l’électrification de deux fours de production. Ces trois dossiers illustrent la diversité des procédés industriels concernés.
Le tissu industriel isérois est ainsi directement impliqué dans cette dynamique régionale.
Territoires pilotes et mobilité électrique
Parmi les autres mesures annoncées, Lyon Capitale signale la désignation prochaine de territoires pilotes pour le déploiement de bornes de recharge électrique et la transition du chauffage au fioul vers l’électricité. Cette désignation est attendue d’ici l’été 2026.
Le projet d’EPR2 sur le site nucléaire de Bugey, dans l’Ain, est lui aussi mentionné comme un élément structurant. Des fouilles archéologiques préalables sont prévues à l’automne 2026, selon les deux médias. Ce chantier s’inscrit dans la politique nationale de relance du nucléaire. L’Ain, département directement concerné, suit de près ces évolutions.
Contexte dans le Rhône
Auvergne-Rhône-Alpes est la première région productrice d’électricité en France, portée notamment par le parc hydraulique et les centrales nucléaires du couloir rhodanien. Pourtant, selon Lyon Entreprises et Lyon Capitale, sa consommation finale d’énergie dépend encore à environ 60 % des énergies fossiles - un écart structurel que la réunion du 20 mai entend réduire.
Le Rhône concentre une part importante de l’industrie régionale. La présence de sites comme Syensqo dans le département place le territoire au cœur du dispositif. La préfecture du Rhône est par ailleurs le siège de la préfecture de région, ce qui en fait le point de coordination naturel de cette feuille de route.
Sur le plan national, la démarche s’inscrit dans le cadre de France 2030 et des engagements de décarbonation de l’industrie. D’autres territoires portent des dynamiques comparables dans le cadre de ce programme d’investissement.
Prochaines étapes annoncées
Deux jalons sont déjà posés dans le calendrier : la désignation des territoires pilotes d’ici l’été 2026 et le lancement des fouilles archéologiques sur le site EPR2 de Bugey à l’automne. Les modalités d’accompagnement des 27 sites industriels prioritaires n’ont pas encore été détaillées publiquement à ce stade.