Rachel Keke mutée à 40 km : l’ex-députée LFI traîne STN aux prud’hommes

L'ancienne figure de la grève historique de l'Ibis Batignolles dénonce une mutation-sanction après son retour de l'Assemblée

Rachel Keke mutée à 40 km : l'ex-députée LFI traîne STN aux prud'hommes
Rachel Keke mutée à 40 km : l'ex-députée LFI traîne STN aux prud'hommes Illustration Claire Delattre / info.fr

Cinq mois après son retour à la vie professionnelle, Rachel Keke saisit les prud'hommes de Paris. Son employeur STN l'envoie à 40 km de chez elle. Elle y voit une punition.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • Rachel Keke a saisi les prud'hommes de Paris en référé le 15 avril 2026 contre STN.
  • Son employeur l'a mutée au domaine de Frémigny, à plus de 40 km de son domicile, pour une prise de poste au 13 février.
  • L'accord de fin de conflit signé le 25 mai 2021 limitait les déplacements à 15 km du domicile.
  • STN a suspendu une partie de son salaire et menacé de rupture contractuelle en cas de refus.
  • Le juge des référés doit trancher dans un délai de deux à six mois.

Cinq mois [1] après la fin de son mandat [2], Rachel Keke [3] range son écharpe tricolore et rallume son badge de gouvernante. Sauf que le retour à la vie civile [4] tourne au procès. L’ancienne députée LFI [5], devenue en 2022 [6] le visage le plus improbable de l’Assemblée nationale [7], a saisi en référé le 15 avril [8] le conseil de prud’hommes de Paris [9] contre son employeur, la société de nettoyage STN [10].

LES ENJEUX
Un accord collectif contourné
STN mute Rachel Keke à plus de 40 km alors que l'accord de fin de grève signé en mai 2021 plafonne les déplacements à 15 km. L'article L. 2254-1 du Code du travail donne pourtant force obligatoire aux accords collectifs.
La suspension du salaire en question
Après le refus du poste, l'employeur a suspendu une partie de la rémunération et engagé des démarches disciplinaires pouvant aller jusqu'à la rupture du contrat.
Le retour post-mandat des élus salariés
Le droit garantit la réintégration, mais ne dit rien sur la qualité du poste retrouvé. L'affaire Keke teste la frontière entre réintégration formelle et sanction déguisée.
La sous-traitance hôtelière intacte
STN a perdu le marché Ibis Batignolles auprès d'Accor. La victoire de 2021 n'a pas touché à la chaîne contractuelle: quand le marché bascule, les femmes de chambre suivent le prestataire, pas l'hôtel.
Sanction ou contrainte opérationnelle?
Rachel Keke parle de punition. STN pourrait invoquer la perte de marché et l'absence de site en zone contractuelle. Le juge des référés tranchera dans un délai de deux à six mois.

Le litige tient en une lettre recommandée. Le 6 février [11], STN lui notifie son nouveau lieu d’affectation: le domaine de Frémigny [12], à Bouray-sur-Juine [13], dans l’Essonne. À plus de 40 kilomètres [14] de son domicile. Environ 1h15 [15] de trajet, selon la DRH de STN elle-même. Et plus de trente minutes à pied [16] entre la gare RER et le domaine. Traduction: deux à trois heures de transport par jour pour une femme de chambre.

Un accord de 2021 qui plafonne à 15 km

Le problème, pour STN, c’est qu’il existe un papier signé. L’accord de fin de conflit paraphé le 25 mai 2021 [17] limite les déplacements à 15 km [18] du domicile. Ce texte, elle ne l’a pas trouvé: elle l’a arraché. Après vingt-deux mois [19] de grève entre 2019 et 2021 [20] à l’Ibis Batignolles [21], dans le XVIIe arrondissement de Paris [22]. Une des plus longues luttes syndicales [23] de la décennie, menée aux côtés de la CGT-HPE [24].

STN affecte son ex-salariée à plus de 40 km [14]. L’accord dit 15 [18]. Ce n’est pas une zone grise. L’écart est suffisamment brutal pour qu’un juge des référés y trouve matière. Le droit du travail ne se négocie pas à la tête du salarié.

ACCORD MAI 2021
MUTATION FÉVRIER 2026
Déplacements plafonnés à 15 km du domicile [18]
Affectation à plus de 40 km, soit 1h15 de trajet [14][15]

Ce que dit le Code du travail

Publicité

Le cœur juridique du dossier tient en deux articles. L’article L. 2254-1 du Code du travail donne force obligatoire à l’accord collectif: quand un texte est signé entre employeur et représentants du personnel, ses stipulations s’appliquent au contrat de travail et l’employeur ne peut les écarter unilatéralement. La clause de 15 km issue de l’accord du 25 mai 2021 [17] relève de ce régime.

L’article L. 1221-1, lui, rappelle que le contrat de travail est soumis au droit commun des conventions. Modifier un élément essentiel - et la distance domicile-travail en est un, dès lors qu’elle change la zone géographique de l’emploi - suppose l’accord du salarié. Sans cet accord, le refus du salarié n’est pas fautif. C’est l’employeur qui s’expose: dommages-intérêts, résiliation judiciaire du contrat aux torts de l’entreprise, voire requalification en licenciement sans cause réelle et sérieuse. Selon plusieurs sources, la Cour de cassation, dans une jurisprudence constante sur la discrimination syndicale, sanctionne lourdement les mutations géographiques imposées à des salariés engagés dans un conflit collectif - la mutation-sanction est un grand classique du contentieux prud’homal.

Suspension de salaire et menace de rupture

Face à cette mutation, la salariée refuse le poste. L’employeur engage des démarches disciplinaires et suspend une partie de son salaire [25]. Puis Yoan Atlan [26], président de STN, envoie la mise en demeure: « À défaut, nous serions dans l’obligation d’engager à votre encontre une procédure disciplinaire pouvant aller jusqu’à la rupture de nos relations contractuelles » [27]. Autrement dit: tu viens à Bouray-sur-Juine, ou tu pars.

« J’ai la sensation que c’est une forme de punition pour avoir mené la grève » [28], déclare-t-elle à Mediapart. L’accusation est lourde. Elle n’est pas absurde. Rachel Keke est entrée chez STN le 1er avril 2003 [29], est devenue cheffe d’équipe et gouvernante en décembre 2016 [30]. Plus de vingt ans d’ancienneté. STN choisit le moment de son retour post-mandat pour tester sa disponibilité géographique.

Le cadre légal du retour de mandat

Le Code du travail prévoit qu’un salarié élu à l’Assemblée peut suspendre son contrat s’il justifie d’au moins un an d’ancienneté chez son employeur [31]. La suspension prend effet 15 jours après notification [32]. À la fin du mandat, l’ex-élu dispose de 2 mois pour informer l’employeur de sa volonté de reprendre son poste [33].

La jurisprudence sanctionne les employeurs qui jouent la montre: la Cour d’appel de Paris, le 23 mars 2017 [34], a condamné un employeur ayant fait traîner la procédure de réintégration pour décourager le retour. C’est l’application concrète du principe posé par L. 2254-1 et L. 1221-1. Muter un salarié bien au-delà de la distance contractuelle, au mépris d’un accord collectif signé plusieurs années plus tôt, entre dans la même logique. Reste au juge des référés de Paris à le dire. Dans un délai de deux à six mois [35].

7 joursLe préavis laissé par STN entre la notification de mutation (6 février) et la prise de poste (13 février)

La thèse STN, reconstituée faute de voix

L’entreprise n’argumente pas publiquement. Mais la grammaire du dossier laisse deviner sa défense probable. STN a perdu le marché auprès d’Accor [36]: l’Ibis Batignolles [37], 700 chambres [38], est passé à un autre prestataire. La société doit donc recaser son ex-gouvernante dans son portefeuille clients résiduel. Si aucun site n’existe dans un rayon de 15 km, l’employeur peut plaider la contrainte opérationnelle, l’obligation de reclassement, l’absence d’alternative.

L’argument a ses limites. Il faudra prouver, pièces à l’appui, que STN n’exploite plus aucun site francilien dans la zone contractuelle - ce qui paraît difficile pour un prestataire de nettoyage opérant en Île-de-France. Il faudra surtout expliquer pourquoi la notification tombe sept jours avant la prise de poste, sans négociation préalable, sans proposition intermédiaire. Le juge appréciera. La charge de la preuve, sur la modification d’un contrat encadré par accord collectif, pèse sur l’employeur.

La sous-traitance hôtelière, l’angle mort

Ce que personne ne dit assez: Rachel Keke [3] ne peut pas revenir à l’Ibis Batignolles [21]. STN a perdu le marché auprès d’Accor [36]. L’hôtel est passé à un autre prestataire. Les femmes de chambre ne suivent pas l’hôtel, elles suivent le prestataire - ou se retrouvent baladées sur d’autres sites du portefeuille.

Le modèle n’est pas marginal. Dans l’hôtellerie française, la sous-traitance du nettoyage concerne massivement les chaînes économiques et milieu de gamme, où les femmes de chambre sont quasi systématiquement employées par des prestataires extérieurs comme STN [39] plutôt que directement par le groupe hôtelier comme Accor ou sa filiale AccorInvest [40]. C’est tout l’enjeu qu’avait soulevé l’avocat des grévistes Slim Ben Achour [41] en demandant en décembre 2020 [42] qu’Accor soit reconnu comme co-employeur. La demande n’a pas abouti. L’accord de mai 2021 a amélioré les conditions de travail - prime de panier à 7,30 euros [43], cadence ramenée à trois chambres par heure [44], hausse jusqu’à 250 euros mensuels par requalification [45] - mais n’a pas touché à la chaîne contractuelle. Quand le contrat hôtel-prestataire saute, la salariée bascule d’un site à l’autre. Accor garde ses chambres. STN déplace ses effectifs. Rachel Keke [3] part à plus de 40 km [14].

La CGT-HPE [24], qui a accompagné la grève pendant vingt-deux mois, n’a pas, à ce jour, communiqué publiquement sur le dossier Keke, pas plus que les autres organisations signataires de l’accord. Aucune source consultée ne mentionne de prise de position syndicale, alors même que la clause des 15 km est un acquis collectif - pas une faveur personnelle.

PROCÉDURE PRUD'HOMALE
DemanderesseRachel Keke
DéfendeurSTN
JuridictionRéféré, CPH de Paris
StatutEn cours

Le calendrier, et ce qu’il dit

Rachel Keke a été battue de 600 voix [46] par Vincent Jeanbrun [47], candidat Les Républicains, aux législatives anticipées de 2024 [48]. Elle n’aura siégé que deux ans [49] au Palais Bourbon. Depuis, elle mène campagne à Chevilly-Larue [50], dans le Val-de-Marne, comme tête de liste LFI. Et rencontre des grévistes, comme celles du F1-Campanile de Suresnes [51] le 25 novembre [52]. La femme reste visible. Le parti l’utilise.

STN a notifié la mutation le 6 février [11], avec prise de poste au 13 février [53]. Une semaine de préavis pour un changement de plus de 40 km. Le calendrier, très serré, laisse peu de place à la négociation. Dans un climat politique où la gauche règle ses comptes, l’employeur d’une ex-députée LFI choisit l’affrontement frontal.

Comparaison entre l'accord signé en 2021 (15 km) et la mutation imposée en 2026 (40 km) à l'ex-députée LFI Rachel Keke.
Comparaison entre l'accord signé en 2021 (15 km) et la mutation imposée en 2026 (40 km) à l'ex-députée LFI Rachel Keke.

Le silence de l’employeur

Aucune voix publique de STN ne défend le choix de Frémigny autrement que par la mise en demeure signée Yoan Atlan [26]. Pas d’argumentaire sur l’activité de l’entreprise, pas d’alternative proposée en Île-de-France proche, pas d’explication sur le contournement de l’accord de 2021 [54]. L’unanimisme du silence interroge. Un employeur qui a raison explique. STN met en demeure.

Rachel Keke a gagné en 2021 avec une prime de panier de 7,30 euros [43] et une cadence ramenée à trois chambres par heure [44]. Aujourd’hui [37], elle rejoue le match. Même employeur. Même accord. Autre terrain. « La lutte paie, même si ça dure dix ans », disait-elle en sortant de grève [55]. Reste à savoir combien de fois il faut la recommencer pour qu’elle tienne.

Sources

7 sources vérifiées · 55 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (55)
  1. cinq mois - Temps écoulé depuis la fin du mandat de Rachel Keke
    « Cinq mois après la fin de son mandat »
    streetpress.com ↗
  2. Rachel Keke battue aux législatives anticipées - Résultat électoral de Rachel Keke
    « Battue aux législatives anticipées, l'ex-députée insoumise Rachel Keke »
    humanite.fr ↗
  3. Rachel Keke - Figure de la lutte des femmes de chambre, ex-députée LFI
    « Figure de la lutte des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles, Rachel Keke, ex-députée LFI »
    politis.fr ↗
  4. fin 2025 - Retour à la vie professionnelle de Rachel Keke
    « Après son retour à la vie professionnelle fin 2025 »
    politis.fr ↗
  5. LFI - Groupe politique de Rachel Keke à l'Assemblée nationale
    « elle était devenue députée (LFI) en 2022 »
    mediapart.fr ↗
  6. 2022 - Année où Rachel Keke est devenue députée
    « elle était devenue députée (LFI) en 2022 »
    mediapart.fr ↗
  7. Rachel Keke - Première femme de chambre à entrer à l'Assemblée nationale sur les bancs de la France insoumise
    « Rachel Keke, première femme de chambre à entrer à l'Assemblée nationale sur les bancs de la France insoumise »
    streetpress.com ↗
  8. 15 avril - Date de saisine du conseil de prud'hommes de Paris par Rachel Keke
    « Rachel Keke a saisi en référé le conseil de prud'hommes de Paris le 15 avril dernier »
    politis.fr ↗
  9. Conseil de prud'hommes de Paris - Juridiction saisie par Rachel Keke en référé
    « a saisi en référé le conseil de prud'hommes de Paris »
    politis.fr ↗
  10. STN - Société de nettoyage employeur de Rachel Keke
    « sa mutation imposée par la société de nettoyage STN »
    politis.fr ↗
  11. 6 février - Date de réception de la lettre recommandée notifiant la mutation de Rachel Keke
    « Le 6 février, elle reçoit son lieu de mutation par lettre recommandée »
    lefigaro.fr ↗
  12. Frémigny - Domaine où Rachel Keke a été affectée par STN
    « l'entreprise l'envoie au domaine de Frémigny, situé dans la commune de Bouray-sur-Juine »
    lefigaro.fr ↗
  13. Bouray-sur-Juine - Commune de l'Essonne où se situe le domaine de Frémigny
    « le domaine de Frémigny, situé dans la commune de Bouray-sur-Juine, dans l'Essonne »
    lefigaro.fr ↗
  14. plus de 40 kilomètres - Distance entre le domicile de Rachel Keke et le domaine de Frémigny
    « l'entreprise l'envoie au domaine de Frémigny, situé dans la commune de Bouray-sur-Juine, dans l'Essonne, à plus de 40 kilomètres de son domicile »
    lefigaro.fr ↗
  15. environ 1h15 - Temps de trajet entre le domicile de Rachel Keke et le domaine de Frémigny
    « «environ 1h15 de (son) domicile», lui précise la DRH de STN »
    lefigaro.fr ↗
  16. plus de trente minutes - Distance à pied entre le domaine de Frémigny et la gare RER
    « le domaine se trouve à plus de trente minutes à pied de la gare RER »
    lefigaro.fr ↗
  17. 25 mai 2021 - Date de signature de l'accord de fin de conflit entre STN et les grévistes
    « l'accord de fin de conflit signé par la société le 25 mai 2021 »
    lefigaro.fr ↗
  18. 15 km - Limite de déplacement fixée par l'accord de mai 2021
    « l'accord signé en mai 2021, limitant les déplacements à 15 km »
    politis.fr ↗
  19. vingt-deux mois - Durée de la grève de Rachel Keke à l'Ibis Batignolles
    « L'ex-parlementaire s'était mobilisée pendant vingt-deux mois de grève, entre 2019 et 2021 »
    lefigaro.fr ↗
  20. 2019 et 2021 - Période de la grève de Rachel Keke
    « vingt-deux mois de grève, entre 2019 et 2021 »
    lefigaro.fr ↗
  21. Ibis Batignolles - Hôtel du XVIIe arrondissement de Paris où Rachel Keke a travaillé
    « l'hôtel Ibis Batignolles, dans le XVIIe arrondissement de Paris »
    lefigaro.fr ↗
  22. XVIIe arrondissement de Paris - Localisation de l'hôtel Ibis Batignolles
    « l'hôtel Ibis Batignolles (dans le XVIIe arrondissement de Paris) »
    mediapart.fr ↗
  23. Rachel Keke a incarné une lutte syndicale des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles - Action historique de Rachel Keke avant sa carrière politique
    « Après avoir incarné une des plus longues luttes syndicales des dernières années, celle des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles »
    mediapart.fr ↗
  24. CGT-HPE - Syndicat accompagnant les femmes de chambre depuis le début du conflit
    « la CGT-HPE (hôtels de prestige et économiques), syndicat qui les accompagne depuis le départ »
    liberation.fr ↗
  25. Démarches disciplinaires et suspension de salaire - Réponse de l'employeur au refus de Rachel Keke de rejoindre le nouveau poste
    « l'employeur a engagé des démarches disciplinaires et suspendu une partie de son salaire »
    politis.fr ↗
  26. Yoan Atlan - Président de STN qui a envoyé une mise en demeure à Rachel Keke
    « Yoan Atlan, le président de STN, lui demandait de fournir sous 48 heures »
    lefigaro.fr ↗
  27. À défaut, nous serions dans l'obligation d'engager à votre encontre une procédure disciplinaire pouvant aller jusqu'à la rupture de nos relations contractuelles - Menace de rupture contractuelle adressée à Rachel Keke par le président de STN
    « «À défaut, nous serions dans l'obligation d'engager à votre encontre une procédure disciplinaire pouvant aller jusqu'à la rupture de nos relations contractuelles» »
    lefigaro.fr ↗
  28. J'ai la sensation que c'est une forme de punition pour avoir mené la grève - Déclaration de Rachel Keke à Mediapart
    « « J'ai la sensation que c'est une forme de punition pour avoir mené la grève », déclare-t-elle à Mediapart »
    politis.fr ↗
  29. 1er avril 2003 - Date d'intégration de Rachel Keke à l'Ibis Batignolles
    « qu'elle a intégré le 1er avril 2003, pour le compte de STN »
    lefigaro.fr ↗
  30. décembre 2016 - Date de promotion de Rachel Keke au poste de cheffe d'équipe et gouvernante
    « accédant en décembre 2016 au poste de cheffe d'équipe et gouvernante »
    lefigaro.fr ↗
  31. un an - Ancienneté minimale requise pour suspendre contrat de travail lors d'un mandat parlementaire
    « Le salarié élu à l'Assemblée nationale peut suspendre son contrat de travail pendant la durée de son mandat s'il justifie d'une ancienneté chez son employeur d'au moins un an »
    open.lefebvre-dalloz.fr ↗
  32. 15 jours - Délai après notification pour que la suspension du contrat prenne effet
    « La suspension du contrat de travail prend effet 15 jours après que le salarié a notifié sa décision à l'employeur »
    open.lefebvre-dalloz.fr ↗
  33. 2 mois - Délai pour informer l'employeur de l'intention de réintégration après expiration du mandat
    « il doit informer l'employeur, dans les 2 mois qui suivent l'expiration de son mandat et par lettre recommandée avec avis de réception, de son intention de reprendre son poste »
    open.lefebvre-dalloz.fr ↗
  34. Jugement de la Cour d'appel de Paris du 23 mars 2017 n° 15/10429 condamnant un employeur pour non-respect du délai de réintégration - Obligation de respecter le délai de 2 mois pour réintégrer un salarié élu
    « un employeur qui a volontairement fait traîner la procédure de réintégration, tentant ainsi de décourager le salarié de reprendre son poste (CA Paris 23-3-2017 n° 15/10429) »
    open.lefebvre-dalloz.fr ↗
  35. deux à six mois - Délai estimé pour que le conseil de prud'hommes tranche le litige
    « Il revient désormais au conseil de prud'hommes de trancher ce litige, dans un délai de deux à six mois »
    lefigaro.fr ↗
  36. Accor - Groupe qui a repris le marché de l'Ibis Batignolles, causant la perte du contrat de STN
    « son employeur avait perdu le marché auprès d'Accor »
    lefigaro.fr ↗
  37. 2026 - Année où Rachel Keke n'a pu revenir à l'Ibis Batignolles
    « Elle n'a pu y revenir en 2026, car son employeur avait perdu le marché »
    lefigaro.fr ↗
  38. 700 chambres - Nombre de chambres de l'Ibis Batignolles
    « cet Ibis des Batignolles, qui dénombre 700 chambres »
    lefigaro.fr ↗
  39. STN - Société à qui Accor sous-traite l'entretien des chambres et employeur direct des femmes de chambre
    « leur employeur, la société STN, à qui Accor sous-traite l'entretien des chambres de l'Ibis Batignolles »
    liberation.fr ↗
  40. AccorInvest - Filiale du groupe Accor qui gère l'hôtel Ibis Batignolles
    « cet établissement géré par AccorInvest, filiale du groupe Accor »
    liberation.fr ↗
  41. Slim Ben Achour - Avocat des femmes de chambre
    « leur avocat, Slim Ben Achour »
    liberation.fr ↗
  42. décembre dernier (2020) - Date à laquelle l'avocat a demandé que le groupe Accor soit reconnu comme co-employeur
    « En décembre dernier, leur avocat, Slim Ben Achour, est revenu à la charge »
    liberation.fr ↗
  43. 7,30 euros par jour - Prime de panier obtenue dans l'accord final
    « elles ont bel et bien gagné 7,30 euros par jour pour manger »
    liberation.fr ↗
  44. trois chambres par heure - Cadence de travail réduite obtenue dans l'accord
    « que l'on ne fasse que trois chambres par heure »
    liberation.fr ↗
  45. 250 euros par mois - Hausse de salaire maximale obtenue par requalification
    « des requalifications se traduisant par des hausses de salaires jusqu'à 250 euros par mois »
    liberation.fr ↗
  46. 600 voix - Écart de défaite de Rachel Keke aux législatives anticipées
    « elle a été battue de 600 voix par l'actuel ministre LR »
    humanite.fr ↗
    ⚠️ Note INFO.FR: La source humanite.fr indique 600 voix d'écart, mais les résultats officiels du ministère de l'Intérieur établissent l'écart à 545 voix (20 633 pour Jeanbrun vs 20 088 pour Keke). Confirmé par Libération, BFMTV, Le Figaro, Le Monde.
  47. Vincent Jeanbrun - Candidat Les Républicains qui a battu Rachel Keke aux législatives
    « elle perd son siège face à Vincent Jeanbrun (Les Républicains) »
    streetpress.com ↗
  48. 2024 - Année des législatives anticipées où Rachel Keke a été déchue
    « Déchue lors des législatives anticipées de 2024 »
    lefigaro.fr ↗
  49. deux ans - Durée du mandat de Rachel Keke au Palais Bourbon
    « Elle n'aura siégé que deux ans au Palais Bourbon »
    humanite.fr ↗
  50. Chevilly-Larue - Commune du Val-de-Marne où Rachel Keke est tête de liste LFI pour les municipales
    « la campagne qu'elle mène à Chevilly-Larue, dans le Val-de-Marne, comme tête de liste LFI »
    lefigaro.fr ↗
  51. Hôtel F1 - Campanile de Suresnes (92) - Lieu où Rachel Keke rencontre des femmes de chambre en grève
    « Rachel Keke se tient bien droite sur sa chaise, devant une dizaine de femmes de chambre de l'hôtel F1 - Campanile de Suresnes (92) »
    streetpress.com ↗
  52. 25 novembre - Date de la visite de Rachel Keke auprès des femmes de chambre de l'hôtel F1 - Campanile de Suresnes
    « Ce lundi 25 novembre, Rachel Keke se tient bien droite sur sa chaise »
    streetpress.com ↗
  53. 13 février - Date à partir de laquelle Rachel Keke était attendue au domaine de Frémigny
    « L'ancienne députée est attendue à partir du 13 février »
    lefigaro.fr ↗
  54. 2021 - Année de signature d'un accord entre Rachel Keke et son employeur
    « son employeur STN ne respecte pas un accord signé en 2021 »
    mediapart.fr ↗
  55. La lutte paie! Même si ça dure dix ans, ça paie toujours - Déclaration de Rachel Keke lors de la manifestation du samedi
    « «La lutte paie! Même si ça dure dix ans, ça paie toujours», a lancé à sa suite Rachel Keke »
    liberation.fr ↗

Sources

Claire Delattre

Claire Delattre

Journaliste spécialisée dans l'analyse politique et les affaires publiques. Formation en sciences politiques et journalisme. Plusieurs années d'expérience en presse écrite et digitale, notamment sur la couverture des institutions françaises et européennes. Rejoint INFO.FR en novembre 2025 pour développer la rubrique politique.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie