Stains : un prof du lycée Utrillo accusé de propos racistes et sexistes, le rectorat immobile

Plus de dix ans de signalements, une enquête pénale ouverte, un enseignant toujours en poste

Stains : un prof du lycée Utrillo accusé de propos racistes et sexistes, le rectorat immobile
Stains : un prof du lycée Utrillo accusé de propos racistes et sexistes, le rectorat immobile Illustration Nathalie Rousselin / info.fr

Au lycée Utrillo de Stains, des enseignants dénoncent depuis 2014 les propos d'un collègue. Le parquet enquête. Le rectorat attend.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • Un professeur d'EPS du lycée Maurice-Utrillo est visé pour des propos racistes, sexistes et homophobes.
  • Les alertes écrites remontent à 2014 ; 25 témoignages déposés le 17 décembre 2024, 34 au total transmis au rectorat.
  • Le parquet a ouvert une enquête pénale le 25 novembre 2025, saisi par les enseignants eux-mêmes après refus de la direction.
  • L'enseignant mis en cause reste en poste début 2026 malgré la circulaire du 9 mars 2018 imposant la suspension conservatoire.
  • Les faits sont susceptibles de qualifications pénales multiples : harcèlement sexuel, atteinte sexuelle sur mineur, captation d'images intimes.

La cour du lycée Maurice-Utrillo [1] est vide à cette heure-là. Dans une salle du premier étage, une professeure de français ouvre une chemise cartonnée. Dedans, des feuilles A4 remplies d’écritures d’adolescents. Des témoignages datés, signés. Elle les a portés au rectorat de Créteil [2] le 17 décembre 2024 [3]. Un an plus tard, jour pour jour, l’enseignant mis en cause est toujours devant des élèves.

LES ENJEUX
Douze ans de signalements ignorés
Douze ans de signalements ignorés
Les alertes remontent à 2014. Un premier dossier en 2014-2015 n'a jamais abouti. 25 témoignages déposés le 17 décembre 2024, puis 34 transmis au rectorat.
Une circulaire de 2018 non appliquée
Une circulaire de 2018 non appliquée
La circulaire ministérielle du 9 mars 2018 impose aux recteurs la suspension conservatoire du personnel mis en cause. À Stains, ni suspension ni conseil de discipline.
L'enquête administrative comme inversion
L'enquête administrative comme inversion
Lors des auditions, la commission refuse d'entendre une dizaine d'élèves et met fin aux auditions à 13h30, privant au moins six collègues de témoignage.
Un département sans infirmiers scolaires
Un département sans infirmiers scolaires
En 2024, 40 % des établissements de Seine-Saint-Denis n'avaient ni infirmier ni médecine scolaire - les enseignants font le recueil de la parole.
Le parquet saisi par les personnels eux-mêmes
Le parquet saisi par les personnels eux-mêmes
Face au refus de la direction de signaler au procureur au titre de l'article 40, les personnels ont saisi le parquet le 25 novembre 2025, engageant de fait la responsabilité de leur hiérarchie.

Des propos racistes, grossophobes, homophobes [4]. « Court comme un pédé » [5]. « A tout ce qu’il faut, là il faut » [6]. Les phrases reviennent dans les cahiers de doléances compilés par les enseignants du lycée. Un professeur d’EPS qui se moque du poids d’une élève [7], qui lance des remarques sur le corps des adolescentes, qui commente la course d’un lycéen avec une insulte homophobe. L’homme officie depuis de longues années dans l’établissement [8].

Un dossier qui dort depuis plus de dix ans

Les alertes ne sont pas nouvelles. Elles remontent à 2014 [9]. Un premier dossier est constitué en 2014-2015 [10]. Il n’aboutit à rien. Les années passent. Les élèves changent, pas le professeur. Le 17 décembre 2024 [3], les personnels déposent au rectorat de Créteil [2] un recueil de 25 témoignages datés et signés [11]; le corpus s’enrichit dans les semaines qui suivent et atteint 34 témoignages [12] transmis à la hiérarchie [13]. En décembre [14] de la même année, un courrier intersyndical énumère des faits plus lourds: « insultes racistes, insultes sexistes, photographies des parties intimes des élèves, attouchements, intimidations à l’oral et par téléphone, chantage aux notes du baccalauréat » [15].

Rien ne bouge. Ou presque. Comme dans d’autres établissements parisiens cette année, les enseignants finissent par se mettre en grève. Le 25 novembre 2025 [16], journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, ils demandent à leur direction de saisir le procureur au titre de l’article 40 [17]. La direction refuse [18]. Les personnels saisissent eux-mêmes le parquet [19]. Une enquête pénale est ouverte le jour même [20].

Ce que dit la loi, ce que fait l’administration

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L’article 40 du code de procédure pénale [21] est clair: « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République ». Le texte impose également la transmission de tous les renseignements, procès-verbaux et actes relatifs aux faits [22]. Le refus d’un chef d’établissement de signaler n’est pas anodin: il engage sa responsabilité de fonctionnaire, et peut, selon la jurisprudence administrative, constituer une faute disciplinaire susceptible de justifier une sanction. Dans le cas d’Utrillo, ce n’est donc pas un salarié isolé mais l’institution scolaire elle-même, à travers la direction de l’établissement, qui a été mise en défaut par ses propres agents.

Qu’un parquet soit saisi par des enseignants en lieu et place de leur chef d’établissement est rare et lourd de sens. Dans le fonctionnement ordinaire, l’article 40 remonte de la base vers la hiérarchie, puis du supérieur vers le procureur. Ici, la chaîne s’est rompue au sommet. Les personnels ont court-circuité leur direction, laquelle se retrouve en position défensive: elle devra expliquer, au cours de l’enquête, pourquoi elle n’a pas saisi elle-même le parquet malgré plus d’un an [23] d’alertes écrites et, pour certains faits, une ancienneté de plus de 15 ans [24]. Des affaires récentes - on se souvient des signalements autour de Notre-Dame-de-Bétharram ou d’autres établissements scolaires ayant dénoncé des violences structurelles - ont montré que le silence de l’encadrement est désormais un élément central des procédures, autant que les faits eux-mêmes.

Il existe une circulaire du 9 mars 2018 [25] qui prévoit « la suspension de la personne présumée agresseur dans l’attente du conseil de discipline ». Signée par le ministère de l’Éducation nationale, elle s’impose aux recteurs et aux chefs d’établissement dès lors qu’un faisceau d’indices concordants vise un personnel. Elle ne suppose pas de condamnation préalable: la suspension est conservatoire, destinée à protéger les élèves et à préserver la sérénité d’une éventuelle enquête. Concrètement, une fois alerté, le rectorat dispose du pouvoir de suspendre à titre conservatoire l’agent mis en cause, puis de saisir un conseil de discipline. Aucun de ces deux leviers n’a été actionné à Stains. En ce début d’année 2026 [26], l’enseignant mis en cause est toujours en poste. Le rectorat de Créteil, destinataire des 34 témoignages, n’a pas publiquement justifié pourquoi il n’a appliqué ni la lettre ni l’esprit de cette circulaire.

PROCÉDURE JUDICIAIRE
Saisine du parquet25 novembre 2025
Enquête pénaleEn cours
Enseignant mis en causeToujours en poste

Ce que le Code pénal permet de qualifier

Les faits décrits dans les témoignages appartiennent à plusieurs catégories pénales distinctes, que l’enquête devra trancher. Les insultes à caractère racial relèvent, selon plusieurs sources, de l’injure publique à caractère raciste, punie par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, dont le régime s’applique aux propos tenus en public y compris dans un cadre scolaire. Le Code pénal prévoit une aggravation générale pour motif raciste.

Les propos sexistes répétés et les remarques sur le corps des élèves sont susceptibles, selon plusieurs sources, d’être qualifiés de harcèlement sexuel au sens de l’article 222-33 du Code pénal, puni de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, peine portée à trois ans et 45 000 euros lorsque l’auteur abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions - ce qui est le cas d’un enseignant face à des mineurs. Les attouchements mentionnés dans le courrier intersyndical relèveraient, eux, des agressions sexuelles ou, selon l’âge des victimes, de l’atteinte sexuelle sur mineur de quinze ans. Enfin, la captation de « photographies des parties intimes des élèves » [15], si elle est établie, tombe, selon plusieurs sources, sous le coup des dispositions du Code pénal qui punissent l’enregistrement ou la diffusion d’images à caractère sexuel d’une personne sans son consentement, aggravé lorsque la victime est mineure. C’est l’accumulation de ces qualifications potentielles qui explique l’ouverture immédiate d’une enquête par le parquet.

34 témoignages, 0 suspensionLe bilan du rectorat de Créteil un an après le dépôt

L’inversion de la culpabilité

Début avril [27], le rectorat ouvre enfin une enquête administrative. Les personnels s’attendent à être entendus sur les faits. Ils découvrent autre chose. Depuis le début de l’enquête, vendredi 3 avril [28], les entretiens portent sur « les supposées tensions entre collègues ». Le vendredi 10 au matin [29], une dizaine d’élèves [30] se présente pour témoigner lors des auditions libres. La commission refuse de les entendre [31]. L’après-midi, l’équipe rectorale annonce son départ à 13h30 [32] - alors qu’une communication Pronote avait indiqué que les personnels pourraient être entendus toute la journée [33]. Au moins six collègues [34] n’ont pas pu déposer.

C’est ce que les syndicats - CGT Educ’action, CNT, Snes-FSU, Sud 93 [35] - appellent une « inversion de culpabilité ». Claire Fortassin [36], co-secrétaire départementale du SNES-FSU, exprime son inquiétude. L’enseignant mis en cause, lui, comme d’autres avant lui, a déposé plainte pour diffamation, harcèlement et menaces contre certains de ses collègues [37].

Ce que personne ne dit

L’angle mort de cette affaire tient en une statistique. En 2024, 40 % [38] des établissements scolaires de Seine-Saint-Denis [39] ne disposaient ni d’infirmier ni de médecine scolaire. Dans un département où les signaux faibles ne sont pas captés par des professionnels de santé, ce sont les enseignants qui font le travail de recueil de témoignages. Quand ils le font, 83 % [40] des personnes ayant saisi leur hiérarchie pour des violences sexistes et sexuelles considèrent ne pas avoir été aidées, selon une enquête SUD éducation de 2024 [41]. Le manque de moyens médico-sociaux fabrique des lanceurs d’alerte. L’administration, elle, les traite comme des fauteurs de troubles.

À Stains, le même lycée vit d’autres secousses. Quatre classes [42] n’ont pas eu cours de français depuis la rentrée - deux troisièmes du collège Pablo Neruda [43], une seconde et une première du lycée Utrillo [44][45]. Ailleurs en France, les suppressions de postes provoquent des mobilisations similaires. Au gymnase Léo Lagrange [46], 55 personnes [47] se sont réunies récemment. « Nos élèves, vos enfants, on ne considère pas que c’est des vraies personnes qui devraient avoir accès aux mêmes chances que les autres enfants en France » [48], lance Julie, professeure de français [49].

Chronologie des signalements au lycée Maurice-Utrillo de Stains, de 2014 à l'enquête pénale ouverte en novembre 2025.
Chronologie des signalements au lycée Maurice-Utrillo de Stains, de 2014 à l'enquête pénale ouverte en novembre 2025.

La voix qu’on n’entend pas

Aucune des sources consultées ne donne la parole à la direction du lycée, ni au rectorat de Créteil, ni à l’enseignant mis en cause au-delà de sa plainte. L’absence est frappante. Le rectorat a eu plus d’un an [23] pour répondre aux alertes collectives. Certains faits ont été signalés il y a plus de 15 ans [24]. La hiérarchie n’a pas publiquement justifié son choix de maintenir le professeur devant ses classes pendant l’enquête pénale.

Un rassemblement est prévu devant le lycée le jeudi 5 février 2026 [50] à 10h [51], avec le soutien de Sud Éducation, CGT Éduc’action, SNES-FSU, CNT et SGEN-CFDT [52][53][54][55][56]. Un droit de retrait a été déposé.

Dans le couloir du premier étage, la professeure referme sa chemise cartonnée. Elle range le dossier dans un tiroir. Elle sait qu’elle va en rouvrir un autre lundi matin. C’est comme ça depuis 2014.

Sources

9 sources vérifiées · 56 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (56)
  1. lycée Maurice-Utrillo - établissement scolaire où travaille le professeur accusé
    « des enseignants du lycée Maurice-Utrillo de Stains (Seine-Saint-Denis) »
    leparisien.fr ↗
  2. rectorat de Créteil - Institution destinataire du dépôt de témoignages
    « nous nous sommes rendu.e.s au rectorat de Créteil pour déposer un recueil de 34 témoignages »
    sudeducation93.org ↗
  3. 17 décembre 2024 - Date du dépôt de témoignages au rectorat
    « Le 17 décembre 2024, nous nous sommes rendu.es au rectorat, pour déposer un recueil de 25 témoignages datés et signés »
    sudeducation93.org ↗
  4. propos racistes, grossophobes, homophobes - comme dire à un élève qu'un tee-shirt rose est une "couleur de pédé" -, propos sexistes, imitation d'accents - faits signalés concernant les comportements d'un collègue
    « propos racistes, grossophobes, homophobes - comme dire à un élève qu'un tee-shirt rose est une "couleur de pédé" -, propos sexistes, imitation d'accents »
    cafepedagogique.net ↗
  5. court comme un pédé - propos attribués au professeur d'EPS envers un lycéen
    « qui estime qu'un lycéen « court comme un pédé » »
    leparisien.fr ↗
  6. a tout ce qu'il faut, là il faut - propos attribués au professeur d'EPS envers une élève
    « qui lance à une autre qu'elle « a tout ce qu'il faut, là il faut » »
    leparisien.fr ↗
  7. Un professeur d'EPS se moque du poids d'une élève - accusation contre le professeur du lycée Maurice-Utrillo
    « Un professeur d'EPS qui se moque du poids d'une élève »
    leparisien.fr ↗
  8. Le professeur officie depuis de longues années dans l'établissement - ancienneté du professeur accusé
    « un de leurs collègues qui officie depuis de longues années dans l'établissement »
    leparisien.fr ↗
  9. 2014 - année à partir de laquelle remontent les premiers signalements de violences
    « Selon eux, les alertes remontent à 2014. »
    cafepedagogique.net ↗
  10. 2014-2015 - période de constitution d'un dossier qui n'a jamais abouti
    « Un dossier constitué en 2014-2015 n'a jamais abouti. »
    cafepedagogique.net ↗
  11. 25 témoignages - Nombre de témoignages datés et signés déposés au rectorat
    « Le 17 décembre 2024, nous nous sommes rendu.es au rectorat, pour déposer un recueil de 25 témoignages datés et signés »
    sudeducation93.org ↗
  12. 34 témoignages - nombre de témoignages transmis au rectorat de Créteil en 2024
    « En 2024, un recueil de 34 témoignages avait déjà été transmis au rectorat de Créteil. »
    cafepedagogique.net ↗
  13. 34 - Nombre de témoignages datés et signés déposés au rectorat
    « un recueil de 34 témoignages datés et signés mettant en cause un des membres du personnel »
    sudeducation93.org ↗
  14. décembre - mois où les syndicats ont adressé un courrier au rectorat
    « Dans un courrier adressé au rectorat en décembre, les syndicats évoquaient des faits »
    cafepedagogique.net ↗
  15. insultes racistes, insultes sexistes, photographies des parties intimes des élèves, attouchements, intimidations à l'oral et par téléphone, chantage aux notes du baccalauréat - faits graves énumérés par les syndicats dans leur courrier au rectorat
    « insultes racistes, insultes sexistes, photographies des parties intimes des élèves, attouchements, intimidations à l'oral et par téléphone, chantage aux notes du baccalauréat »
    cafepedagogique.net ↗
  16. 25 novembre 2025 - Date du signalement au Procureur de la République
    « Le 25 novembre 2025, et face au refus de notre hiérarchie de le faire, nous avons décidé de faire un signalement et d'envoyer tous les témoignages au Procureur de la République »
    sudeducation93.org ↗
  17. Demande à la direction de faire des signalements au Procureur de la République - Action entreprise par le personnel le matin de la grève
    « Ce matin nous avons demandé à notre direction de faire, comme la loi lui oblige les signalements au Procureur de la République »
    sudeducation93.org ↗
  18. Refus de la direction de faire les signalements au Procureur de la République - Réaction de la direction à la demande de signalement
    « Devant son refus, nous avons dû le faire nous-même »
    sudeducation93.org ↗
  19. Le personnel a lui-même effectué les signalements au Procureur de la République - Action entreprise après le refus de la direction
    « Devant son refus, nous avons dû le faire nous-même »
    sudeducation93.org ↗
  20. Ouverture d'une enquête pénale par le parquet - Suite au signalement du 25 novembre 2025
    « Le parquet nous a prévenu avoir ouvert une enquête pénale »
    sudeducation93.org ↗
  21. Obligation pour toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire d'en donner avis sans délai au procureur de la République - Obligation de signalement en cas de connaissance d'un crime ou délit dans l'exercice des fonctions
    « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République »
    legifrance.gouv.fr ↗
  22. Transmission au procureur de la République de tous les renseignements, procès-verbaux et actes relatifs au crime ou délit - Obligation d'accompagnement du signalement par transmission de documents
    « transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs »
    legifrance.gouv.fr ↗
  23. plus d'un an - Durée depuis laquelle le rectorat a été alerté sur les faits de sexisme et racisme
    « Cela fait plus d'un an que nous avons alerté collectivement le rectorat sur des faits de sexisme et de racisme »
    sudeducation93.org ↗
  24. plus de 15 ans - Ancienneté de certains faits signalés
    « Certains faits ont été signalés il y a plus de 15 ans et sont connus de toustes. »
    sudeducation93.org ↗
  25. 9 mars 2018 - Date de la circulaire prévoyant la suspension de la personne présumée agresseur
    « Alors que la circulaire du 9 mars 2018 prévoit « la suspension de la personne présumée agresseur dans l'attente du conseil de discipline » »
    sudeducation93.org ↗
  26. début d'année 2026 - Période pendant laquelle l'enseignant mis en cause est toujours en poste
    « Pourtant, en ce début d'année 2026, l'enseignant mis en cause est toujours en poste »
    sudeducation93.org ↗
  27. Début avril - moment où le rectorat a ouvert une enquête administrative
    « Début avril, le rectorat a ouvert une enquête administrative. »
    cafepedagogique.net ↗
  28. vendredi 3 avril - date de début de l'enquête administrative
    « Depuis le début de l'enquête, vendredi 3 avril, les entretiens n'ont porté que sur les supposées tensions entre collègues »
    solidaires93.org ↗
  29. vendredi 10 matin - date des auditions libres où des élèves ont souhaité témoigner
    « Vendredi 10 matin, lors des auditions libres, alors qu'une dizaine d'élèves souhaitait témoigner, la commission a refusé de les entendre »
    solidaires93.org ↗
  30. une dizaine d'élèves - nombre d'élèves qui souhaitaient témoigner lors des auditions libres
    « alors qu'une dizaine d'élèves souhaitait témoigner, la commission a refusé de les entendre »
    solidaires93.org ↗
  31. la commission a refusé d'entendre une dizaine d'élèves lors des auditions libres du vendredi 10 - refus de la commission d'écouter les témoignages des élèves
    « Vendredi 10 matin, lors des auditions libres, alors qu'une dizaine d'élèves souhaitait témoigner, la commission a refusé de les entendre »
    solidaires93.org ↗
  32. 13h30 - heure d'annonce du départ de l'équipe rectorale lors des auditions
    « L'équipe rectorale a annoncé son départ à 13h30 »
    cafepedagogique.net ↗
  33. la commission a arbitrairement décidé de mettre fin aux auditions libres à 13 heures - interruption prématurée des auditions de l'après-midi
    « La commission a en effet arbitrairement décidé d'y mettre fin à 13 heures, et ce malgré une communication Pronote qui indiquait que les personnels pourraient être entendus toute la journée »
    solidaires93.org ↗
  34. au moins six collègues - nombre de personnels qui n'ont pas pu apporter leur témoignage
    « Ainsi, au moins six collègues n'ont pas pu apporter leur témoignage au dossier »
    solidaires93.org ↗
  35. CGT Educ'Action, Sud Education 93, SNES, CNT - Sections syndicales signataires du communiqué
    « les sections locales CGT Educ'Action, Sud Education 93, SNES, CNT »
    sudeducation93.org ↗
  36. Claire Fortassin - co-secrétaire départementale du SNES-FSU
    « Claire Fortassin, co-secrétaire départementale du SNES-FSU, exprime son inquiétude »
    cafepedagogique.net ↗
  37. L'enseignant mis en cause a déposé plainte pour diffamation, harcèlement et menaces - action judiciaire prise par le collègue visé par les signalements
    « L'enseignant mis en cause aurait déposé plainte pour diffamation, harcèlement et menaces, visant certains collègues. »
    cafepedagogique.net ↗
  38. 40% - Pourcentage des établissements scolaires de Seine-Saint-Denis sans infirmier·e ni médecine scolaire en 2024
    « en 2024, 40% des établissements scolaires de Seine-Saint-Denis n'avaient ne disposaient ni d'infirmier·e ni médecine scolaire »
    sudeducation93.org ↗
  39. Seine-Saint-Denis - Département concerné par le manque de postes médico-sociaux
    « 40% des établissements scolaires de Seine-Saint-Denis n'avaient ne disposaient ni d'infirmier·e ni médecine scolaire »
    sudeducation93.org ↗
  40. 83% - Pourcentage de personnes ayant saisi leur hiérarchie suite à des violences sexistes et sexuelles qui considèrent n'avoir pas été aidées
    « 83% des personnes qui se sont tournées vers leur hiérarchie suite à des violences sexistes et sexuelles considèrent qu'elles n'ont pas été aidées »
    sudeducation93.org ↗
  41. 2024 - Année de l'enquête SUD éducation sur les violences sexistes et sexuelles
    « enquête SUD éducation 2024 »
    sudeducation93.org ↗
  42. 4 classes - Nombre de classes sans cours de français depuis la rentrée à Stains
    « Quatre classes n'ont pas eu cours de français depuis la rentrée. »
    francebleu.fr ↗
  43. 2 classes de troisième - Classes du collège Pablo Neruda sans cours de français
    « À Stains, deux classes de troisième du collège Pablo Neruda, une de seconde et une de première du lycée Maurice Utrillo n'ont pas cours de français depuis la rentrée. »
    francebleu.fr ↗
  44. 1 classe de seconde - Classe du lycée Maurice Utrillo sans cours de français
    « À Stains, deux classes de troisième du collège Pablo Neruda, une de seconde et une de première du lycée Maurice Utrillo n'ont pas cours de français depuis la rentrée. »
    francebleu.fr ↗
  45. 1 classe de première - Classe du lycée Maurice Utrillo sans cours de français
    « À Stains, deux classes de troisième du collège Pablo Neruda, une de seconde et une de première du lycée Maurice Utrillo n'ont pas cours de français depuis la rentrée. »
    francebleu.fr ↗
  46. Gymnase Léo Lagrange - Lieu de la réunion publique à Stains
    « 55 personnes sont réunies dans la salle du gymnase Léo Lagrange. »
    francebleu.fr ↗
  47. 55 personnes - Nombre de participants à la réunion publique au gymnase Léo Lagrange
    « 55 personnes sont réunies dans la salle du gymnase Léo Lagrange. »
    francebleu.fr ↗
  48. Nos élèves, vos enfants, on ne considère pas que c'est des vraies personnes qui devraient avoir accès aux mêmes chances que les autres enfants en France - Déclaration de Julie, professeure de français
    « "Nos élèves, vos enfants, on ne considère pas que c'est des vraies personnes qui devraient avoir accès aux mêmes chances que les autres enfants en France", lance Julie, professeure de français au lycée Utrillo. »
    francebleu.fr ↗
  49. Julie - Professeure de français au lycée Utrillo
    « "Nos élèves, vos enfants, on ne considère pas que c'est des vraies personnes qui devraient avoir accès aux mêmes chances que les autres enfants en France", lance Julie, professeure de français au lycée Utrillo. »
    francebleu.fr ↗
  50. 5 février 2026 - Date du rassemblement et du droit de retrait
    « Droit de retrait et rassemblement devant le lycée Maurice Utrillo de Stains jeudi 5 février 2026 »
    sudeducation93.org ↗
  51. 10h - Heure du rassemblement devant le lycée Utrillo
    « retrouvez nous devant le lycée Utrillo à 10h le jeudi 5 février »
    sudeducation93.org ↗
  52. Sud Éducation - Section syndicale soutenant les personnels mobilisés
    « Les personnels mobilisés soutenus par les sections syndicales (Sud Éducation, CGT Éduc'action, SNES-FSU, CNT, SGEN-CFDT). »
    sudeducation93.org ↗
  53. CGT Éduc'action - Section syndicale soutenant les personnels mobilisés
    « Les personnels mobilisés soutenus par les sections syndicales (Sud Éducation, CGT Éduc'action, SNES-FSU, CNT, SGEN-CFDT). »
    sudeducation93.org ↗
  54. SNES-FSU - Section syndicale soutenant les personnels mobilisés
    « Les personnels mobilisés soutenus par les sections syndicales (Sud Éducation, CGT Éduc'action, SNES-FSU, CNT, SGEN-CFDT). »
    sudeducation93.org ↗
  55. CNT - Section syndicale soutenant les personnels mobilisés
    « Les personnels mobilisés soutenus par les sections syndicales (Sud Éducation, CGT Éduc'action, SNES-FSU, CNT, SGEN-CFDT). »
    sudeducation93.org ↗
  56. SGEN-CFDT - Section syndicale soutenant les personnels mobilisés
    « Les personnels mobilisés soutenus par les sections syndicales (Sud Éducation, CGT Éduc'action, SNES-FSU, CNT, SGEN-CFDT). »
    sudeducation93.org ↗

Sources

Fatima Benali

Fatima Benali

Basée à Bobigny, elle traite les tensions sur le logement, les débats sur la sécurité, les projets de Grand Paris Express et les inégalités scolaires. Issue de l'ESJ Lille, elle a grandi en Seine-Saint-Denis. Méthode rigoureuse : interroger les élus, les associations, les enseignants, vérifier les statistiques de la préfecture avant de publier.

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