RDC : les ADF enlèvent des civils à Lisoma, la société civile en alerte
Nouvelle prise d'otages dans le territoire de Mambasa, dans un mois marqué par plus de 400 enlèvements attribués au groupe lié à l'État islamique
Le 1er mai, des rebelles ADF ont enlevé plusieurs civils à Lisoma, en Ituri. La société civile réclame un renforcement urgent des FARDC.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une escalade documentée des enlèvements
Plus de 400 enlèvements attribués aux ADF en Ituri depuis le début de l'année, avec des rançons exigées entre 2 500 et 10 000 dollars.
Un territoire abandonné
Plus de 103 civils tués en un mois dans le seul territoire de Mambasa, devenu épicentre des violences ADF, sans présence pérenne de l'État.
Une réponse institutionnelle bloquée
Le déploiement de la MONUSCO annoncé le 9 avril a été stoppé par des barricades érigées par des jeunes hostiles à la mission onusienne.
Un groupe lié à l'État islamique
Les ADF ont prêté allégeance à l'EI et ont causé plus de 650 morts depuis juin 2024 dans le Nord-Kivu et l'Ituri, selon l'ONU.
Une économie de la rançon
52 otages libérés depuis janvier après paiement, jusqu'à un million de dollars de flux financier potentiel, réseaux de transfert non identifiés.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le 1er mai 2026, des rebelles ADF ont enlevé plusieurs civils à Lisoma, en territoire de Mambasa (Ituri).
- Le nombre exact d'otages reste inconnu selon l'APDEF Mambasa.
- Plus de 400 enlèvements ont été recensés en Ituri depuis le début de l'année, avec rançons entre 2 500 et 10 000 dollars.
- La MONUSCO avait été bloquée le 9 avril par des barricades à l'entrée de Mambasa-Centre.
- Les ADF, liés à l'État islamique, ont causé plus de 650 morts depuis juin 2024 selon l'ONU.
- La prise d'otages relève du crime de guerre au sens de l'article 8 du Statut de Rome.
Vendredi 1er mai [1], des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) [2] ont pris en otage plusieurs civils à Lisoma, localité de la chefferie des Babila-Bakwanza, en territoire de Mambasa (Ituri) [3]. Le nombre exact de personnes enlevées reste inconnu [4].
L’information a été confirmée le samedi [5] par Rams Malikidogo, membre de l’Association pour la Promotion des Droits des Enfants et Femmes Vulnérables (APDEF Mambasa) [6]. « Plusieurs civils ont été pris en otage par les ADF à Lisoma. Leur nombre exact n’est pas encore connu » [7], a-t-il indiqué.
Une zone agricole sous contrôle des assaillants
Les assaillants ont également circulé librement dans plusieurs zones agricoles de la chefferie [10], notamment à Kanana [11], Leta Crédit [12], Mikingi [13] et Mapendo [14]. Au cours de ces incursions, ils auraient pillé des produits champêtres [15]. « Ces djihadistes sillonnent librement les champs et emportent les récoltes des cultivateurs » [16], déplore Rams Malikidogo.
La société civile appelle les agriculteurs à une vigilance accrue [17] et plaide pour « un renforcement urgent de la présence des FARDC dans la zone, afin de restaurer l’autorité de l’État et sécuriser les populations » [18].
Un territoire abandonné par l’État
Le tableau dressé par la société civile est celui d’une zone laissée à elle-même. À Lisoma comme dans les zones agricoles voisines de Kanana, Leta Crédit, Mikingi et Mapendo, la circulation des assaillants n’est entravée par aucune unité régulière de l’armée [10]. Les agriculteurs sont renvoyés à leur propre vigilance [17], faute de poste militaire fixe ou de relais administratif local capable de les protéger. La demande répétée de la société civile - « un renforcement urgent de la présence des FARDC dans la zone, afin de restaurer l’autorité de l’État et sécuriser les populations » [18] - dit en creux ce qui manque: non seulement des soldats, mais une présence de l’État.
Cette absence n’est pas spécifique à Lisoma. Le déplacement de la menace, observé depuis l’opération Shujaa lancée en 2021 conjointement par l’Ouganda et la RDC [19], a confirmé que les ADF prospèrent dans les interstices de souveraineté: la province de la Tshopo à l’ouest, le Haut-Uélé au nord [20][21], et désormais les confins de Mambasa.
Mambasa, épicentre des violences ADF en mars
L’incident s’inscrit dans une recrudescence documentée. Selon le Baromètre du Kivu (KST), institut de recherche qui surveille les incidents sécuritaires dans la région [22], plus de 103 civils ont été tués en un mois dans le territoire de Mambasa [8], qui n’avait enregistré aucune victime en février [9]. Mambasa est devenu en mars l’épicentre des violences des ADF [23].
Les 28 et 29 mars [24], au moins quatre villages situés à l’ouest de Bunia, sur l’axe Mambasa-Komanda [25], ont été attaqués. Plusieurs dizaines, sinon plusieurs centaines, de civils ont été enlevés [26]. « Il y a eu beaucoup d’enlèvements. Après avoir pillé à grande échelle les boutiques et les magasins, les assaillants ont pris des civils pour transporter leur butin jusqu’au fin fond de la forêt » [27], rapporte John Vuleverio, militant des droits de l’homme [28]. Dans le seul territoire de Mambasa, plus d’une dizaine d’attaques ont été enregistrées en l’espace d’un mois [29].
Bafwakoa: deux bilans, une seule attaque
Dans la nuit du 1er au 2 avril [30], les ADF ont attaqué la localité de Bafwakoa [31], à environ 300 kilomètres [32] à l’ouest de Bunia. Le bilan officiel: 43 personnes tuées et 44 maisons incendiées [33][34], selon le lieutenant Jules Tshikudi Ngongo, porte-parole de l’armée congolaise dans la province de l’Ituri [35]. Le KST avançait, lui, un bilan d’« au moins 35 civils » tués [36].
L’écart de huit morts entre les deux décomptes n’est pas anodin et reflète des méthodes distinctes. Le bilan de l’armée, communiqué dans les heures qui suivent l’attaque, agrège généralement l’ensemble des corps retrouvés sur le site, sans distinguer toujours les civils des combattants ou des victimes indirectes. Le KST, réseau d’analystes qui croise témoignages locaux, constats d’ONG et sources médicales, ne retient en revanche que les victimes civiles vérifiées. Cet écart méthodologique - entre un comptage officiel rapide et une vérification indépendante plus lente - est récurrent dans les conflits de l’est congolais, où les bilans définitifs s’établissent souvent plusieurs semaines après les faits, lorsque les corps « calcinés dans leur habitation » ou retrouvés « dans la brousse » [37] sont enfin recensés.
Le commerce de la rançon, un modèle économique
Les ADF ont fait allégeance à l’organisation terroriste État islamique [38]. Selon RFI, les ravisseurs demandent entre 2 500 et 10 000 dollars aux familles [39]; une partie des otages est libérée sans contrepartie [40], tandis que ceux incapables de payer sont exécutés [41]. Selon Radio Okapi, 52 otages ont été libérés depuis janvier, souvent après paiement [42][43].
Ces données dessinent les contours d’une économie organisée. Sur la base des plus de 400 enlèvements recensés en Ituri [44] et de la fourchette de rançons documentée [39], le flux financier potentiel se chiffre, au minimum, à plusieurs centaines de milliers de dollars - environ 500 000 dollars si seule la moitié des familles paie le tarif plancher de 2 500 dollars. La CRDH, ONG de défense des droits humains, sollicite d’ailleurs « l’identification des réseaux de transfert d’argent » utilisés pour les rançons [45], dont l’origine et les circuits restent à ce jour opaques. Pour un groupe affilié à l’État islamique, ces transferts constituent une source d’autofinancement directe, indépendante des flux extérieurs et donc difficile à tarir.
Le 16 février, 26 personnes enlevées en janvier dans les localités de Bwana Sura et Mamove (territoire d’Irumu) avaient été libérées après paiement de rançons [46][47][48]. L’ONG CRDH demandait alors « aux forces conjointes de lancer des opérations militaires d’envergure dans la zone » [49], selon Christophe Munyanderu [50].
Trois chiffres de libérations, aucun total consolidé
L’article cumule trois décomptes d’otages libérés qu’il faut tenir distincts. Le chiffre de 26 libérés le 16 février [46] correspond à un cas spécifique: des personnes enlevées en janvier dans les localités de Bwana Sura et Mamove, en territoire d’Irumu [47][51][52], et relâchées après paiement. Le chiffre de 52 avancé par Radio Okapi [42] couvre l’ensemble des libérations depuis janvier, et inclut donc vraisemblablement le sous-ensemble précédent. Le chiffre d’« une centaine d’otages » libérés annoncé par le lieutenant Jules Ngongo le 30 mars [53][54] porte, lui, sur les attaques des 28 et 29 mars sur l’axe Mambasa-Komanda - un autre périmètre, géographiquement et chronologiquement distinct.
Aucune institution publique ne tient un comptage consolidé des otages enlevés, libérés et encore détenus. Cette absence de registre central interdit toute estimation fiable du nombre de civils encore aux mains des ADF.
Une réponse institutionnelle qui se heurte au terrain
Le 9 avril [55], la MONUSCO annonçait l’envoi d’une équipe de reconnaissance à Mambasa-Centre pour étudier les modalités d’un appui aux FARDC dans la traque des rebelles ADF [56]. Le convoi de reconnaissance s’est heurté à des barricades érigées par un groupe de jeunes à l’entrée de Mambasa-Centre [57], qui s’opposaient à l’accès des soldats de la paix [58].
Le 22 avril [59], le gouverneur de l’Ituri, le général Johnny Luboya [60], a réaffirmé la volonté des FARDC de travailler avec la MONUSCO pour la protection des populations civiles, à l’issue d’une rencontre avec James Swan, chef de la mission onusienne [61]. Le gouverneur a condamné le sentiment anti-MONUSCO persistant dans certains coins de la province, l’attribuant à « une manipulation orchestrée par les ennemis de la paix » [62]. Neuf jours plus tard, les ADF prenaient en otage plusieurs civils à Lisoma.
Un cadre juridique qui qualifie les faits
Les actes commis à Lisoma, à Bafwakoa ou sur l’axe Mambasa-Komanda ne relèvent pas seulement de la lecture militaire. L’article 8 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, auquel la République démocratique du Congo est partie, qualifie de crimes de guerre, dans le cadre d’un conflit armé non international, « le fait de prendre des otages », « les atteintes à la vie » des personnes ne participant pas aux hostilités, ainsi que les attaques délibérées contre des biens de caractère civil et les pillages. L’article 7 du même Statut range parmi les crimes contre l’humanité l’assassinat et la persécution lorsqu’ils sont commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique contre une population civile - une qualification que la répétition documentée des faits, depuis plus de dix ans, rend juridiquement plausible.
Sur le plan congolais, le Code pénal réprime la prise d’otages, l’assassinat et l’incendie volontaire, et la loi du 31 décembre 2015 sur les crimes internationaux transpose en droit interne les définitions du Statut de Rome, selon plusieurs sources. Au plan international, on rappellera que les ADF figurent depuis 2014 sur la liste des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU au titre du régime issu des résolutions 1267 (1999) et suivantes, étendu aux entités liées à l’État islamique. La résolution 2368 (2017) du Conseil de sécurité prévoit, à l’encontre des entités inscrites, le gel des avoirs, l’interdiction de voyager et l’embargo sur les armes - autant d’instruments censés tarir précisément l’économie de la rançon évoquée plus haut.
Un précédent: les massacres de Beni
L’Ituri n’est pas le premier théâtre des exactions ADF. On se souvient des massacres de Beni, dans la province voisine du Nord-Kivu, où le même groupe est tenu pour responsable, depuis 2014, de la mort de plus d’un millier de civils selon les Nations unies. Cette continuité - mêmes méthodes (attaques nocturnes, décapitations, enlèvements pour transport de butin), même territoire frontalier, même reconfiguration depuis le ralliement à l’État islamique - inscrit l’attaque de Lisoma dans une trajectoire longue, et non dans une série d’incidents isolés.
Ce que les chiffres racontent
Un rapport des Nations unies publié le 8 janvier [63] établit que les ADF ont causé la mort de plus de 650 civils dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri depuis juin 2024 [64][65]. Le mois de juin 2024 avait été particulièrement sanglant, avec plus de 200 civils tués [66]. L’opération Shujaa, lancée en 2021 [19], a déplacé la menace vers l’ouest, notamment vers la province de la Tshopo, et désormais vers le nord, avec une présence confirmée pour la première fois dans le Haut-Uélé [20][21], province frontalière du Soudan du Sud [67].
Le rapport mondial 2026 de Human Rights Watch documente « une hausse des attaques contre les civils par le groupe armé Forces démocratiques alliées lié à l’État islamique » [68]. L’est de la RDC est en proie à des violences depuis plus de trente ans [69].
L’angle mort
L’Assemblée nationale a condamné l’attaque de Bafwakoa lors de la plénière du 2 avril [70]. Son président, Aimé Boji Sangara [71], a déclaré: « Au nom de l’Assemblée nationale, nous condamnons avec force ces actes odieux, invitons le gouvernement à tout mettre en œuvre pour arrêter ces tueries et sécuriser nos compatriotes de cette partie du territoire national » [72]. Le même jour, Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement [73], assurait que « les FARDC tiennent à rassurer la population que toutes les dispositions sécuritaires sont en cours de renforcement afin de protéger les populations et de restaurer l’ordre et mettre hors d’état de nuire les terroristes ADF et leurs alliés, les opérations militaires ciblées sont intensifiées dans la zone » [74].
Vingt-neuf jours séparent ce communiqué de la prise d’otages de Lisoma. Entre-temps, l’armée ougandaise reste déployée dans la province depuis 2021 [75][76]. La MONUSCO a annoncé un déploiement bloqué par les habitants. Le gouverneur a multiplié les rencontres. Et plus de 400 enlèvements ont été enregistrés en Ituri [44]. Le calendrier suggère que les annonces n’ont pas suivi le terrain.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune des sources consultées ne précise le nombre exact d’otages enlevés à Lisoma le 1er mai. Aucune ne documente le sort des civils enlevés lors des attaques des 28 et 29 mars, malgré l’annonce par le lieutenant Jules Ngongo [77], le 30 mars [53], qu’« une centaine d’otages » avait été libérée [54]. Le décompte des otages encore aux mains des ADF n’est tenu par aucune institution publique. Les rançons, selon la CRDH, transitent par des réseaux de transfert d’argent dont l’identification reste à faire [45]. Les deux informations - 400 enlèvements et des réseaux financiers non identifiés - sont publiques. Elles ne se croisent pas.
► Lire aussi: RDC: la MONUSCO bloquée à l'entrée de Mambasa par des manifestants
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (77)
« Plusieurs civils, dont le nombre exact reste inconnu, ont été pris en otage par des rebelles ougandais des ADF, vendredi 1er mai, à Lisoma »
actualite.cd ↗ ↩
« des rebelles ougandais des ADF »
actualite.cd ↗ ↩
« à Lisoma, localité située dans la chefferie des Babila-Bakwanza, en territoire de Mambasa (Ituri) »
actualite.cd ↗ ↩
« Plusieurs civils, dont le nombre exact reste inconnu »
actualite.cd ↗ ↩
« L’information a été confirmée ce samedi par Rams Malikidogo »
actualite.cd ↗ ↩
« L’information a été confirmée ce samedi par Rams Malikidogo, membre de Association pour la Promotion des Droits des Enfants et Femmes Vulnérables (APDEF Mambasa) »
actualite.cd ↗ ↩
« « Plusieurs civils ont été pris en otage par les ADF à Lisoma. Leur nombre exact n’est pas encore connu », a-t-il indiqué »
actualite.cd ↗ ↩
« Plus de 103 civils ont été tués en un mois dans ce territoire »
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« où il n’y avait pas eu de victime en février »
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« les assaillants ont également circulé librement dans plusieurs zones agricoles de la chefferie, notamment à Kanana, Leta Crédit, Mikingi et Mapendo »
actualite.cd ↗ ↩
« notamment à Kanana, Leta Crédit, Mikingi et Mapendo »
actualite.cd ↗ ↩
« notamment à Kanana, Leta Crédit, Mikingi et Mapendo »
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« notamment à Kanana, Leta Crédit, Mikingi et Mapendo »
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« notamment à Kanana, Leta Crédit, Mikingi et Mapendo »
actualite.cd ↗ ↩
« Au cours de ces incursions, ils auraient pillé des produits champêtres »
actualite.cd ↗ ↩
« « Ces djihadistes sillonnent librement les champs et emportent les récoltes des cultivateurs », déplore-t-il »
actualite.cd ↗ ↩
« Face à cette situation, la société civile appelle les agriculteurs à faire preuve de vigilance accrue dans leurs activités quotidiennes »
actualite.cd ↗ ↩
« Elle plaide également pour un renforcement urgent de la présence des FARDC dans la zone, afin de restaurer l’autorité de l’État et sécuriser les populations »
actualite.cd ↗ ↩
« l’opération militaire Shujaa en 2021. Cette opération conjointe entre l’Ouganda et la RDC »
rfi.fr ↗ ↩
« une présence confirmée pour la première fois dans le Haut-Uélé »
rfi.fr ↗ ↩
« elle déplace aussi la menace vers l’ouest, notamment la province de la Tshopo, et maintenant vers le nord, avec le Haut-Uélé »
rfi.fr ↗ ↩
« Le Baromètre du Kivu (KST), un institut de recherche qui surveille les incidents sécuritaires dans cette région »
rfi.fr ↗ ↩
« Mambasa est devenu en mars l’épicentre des violences des ADF »
rfi.fr ↗ ↩
« au moins quatre villages situés à l'ouest de la ville de Bunia ont encore été attaqués samedi 28 et dimanche 29 mars »
rfi.fr ↗ ↩
« sur l'axe Mambasa-Komanda »
rfi.fr ↗ ↩
« plusieurs dizaines, sinon plusieurs centaines, de civils ont été enlevés par les assaillants à cette occasion »
rfi.fr ↗ ↩
« « Il y a eu beaucoup d'enlèvements. Après avoir pillé à grande échelle les boutiques et les magasins, les assaillants ont pris des civils pour transporter leur butin jusqu'au fin fond de la forêt » »
rfi.fr ↗ ↩
« de nombreux civils ont été pris en otage par les ADF affirme John Vuleverio, un militant des droits de l'homme »
rfi.fr ↗ ↩
« Dans le seul territoire de Mambasa, plus d'une dizaine ont ainsi été enregistrées en l'espace d'un mois »
rfi.fr ↗ ↩
« les massacres de populations civiles survenus dans la nuit du 1er au 2 avril dans le territoire de Mambasa »
actualite.cd ↗ ↩
« une attaque sur la localité de Bafwakoa, située dans la province de l’Ituri »
lemonde.fr ↗ ↩
« à environ 300 kilomètres à l’ouest de la capitale provinciale, Bunia »
lemonde.fr ↗ ↩
« Au moins 43 personnes ont été tuées par des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Le bilan fait état de 43 compatriotes tués, 44 maisons incendiées » »
lemonde.fr ↗ ↩
« a déclaré le lieutenant Jules Tshikudi Ngongo, porte-parole de l’armée congolaise dans la province dans un communiqué publié jeudi »
lemonde.fr ↗ ↩
« un bilan d’« au moins 35 civils » tués »
lemonde.fr ↗ ↩
« « D’autres victimes sont calcinées dans leur habitation, et d’autres sont dans la brousse. Le bilan est donc plus lourd » »
lemonde.fr ↗ ↩
« les membres de l’Allied Defense Forces (ADF), un groupe armé qui a fait allégeance à l’organisation terroriste État islamique »
rfi.fr ↗ ↩
« Les ravisseurs demandent entre 2 500 et 10 000 dollars aux familles »
rfi.fr ↗ ↩
« Une partie des otages a été libérée sans contrepartie »
rfi.fr ↗ ↩
« Des sources concordantes affirment que 52 otages ont été libérés depuis janvier dernier, souvent après paiement, tandis que ceux incapables de payer sont exécutés. »
radiookapi.net ↗ ↩
« Des sources concordantes affirment que 52 otages ont été libérés depuis janvier dernier, souvent après paiement, tandis que ceux incapables de payer sont exécutés. »
radiookapi.net ↗ ↩
« Des sources concordantes affirment que 52 otages ont été libérés depuis janvier dernier, souvent après paiement, tandis que ceux incapables de payer sont exécutés. »
radiookapi.net ↗ ↩
« un nombre important d’enlèvements: plus de 400 enregistrés »
rfi.fr ↗ ↩
« Cette structure citoyenne sollicite également l'identification des réseaux de transfert d'argent utilisés pour les rançons. »
radiookapi.net ↗ ↩
« Vingt-six personnes, enlevées en janvier dernier par les rebelles ADF dans les localités de Bwana Sura et Mamove, en territoire d'Irumu (Ituri), ont été libérées lundi 16 février, après paiement de rançons. »
radiookapi.net ↗ ↩
« Vingt-six personnes, enlevées en janvier dernier par les rebelles ADF dans les localités de Bwana Sura et Mamove, en territoire d'Irumu (Ituri), ont été libérées lundi 16 février, après paiement de rançons. »
radiookapi.net ↗ ↩
« Vingt-six personnes, enlevées en janvier dernier par les rebelles ADF dans les localités de Bwana Sura et Mamove, en territoire d'Irumu (Ituri), ont été libérées lundi 16 février, après paiement de rançons. »
radiookapi.net ↗ ↩
« « Nous demandons aux forces conjointes de lancer des opérations militaires d’envergure dans la zone », a déclaré Christophe Munyanderu, de la CRDH. »
radiookapi.net ↗ ↩
« « Nous demandons aux forces conjointes de lancer des opérations militaires d’envergure dans la zone », a déclaré Christophe Munyanderu, de la CRDH. »
radiookapi.net ↗ ↩
« Vingt-six personnes, enlevées en janvier dernier par les rebelles ADF dans les localités de Bwana Sura et Mamove, en territoire d'Irumu (Ituri), ont été libérées lundi 16 février, après paiement de rançons. »
radiookapi.net ↗ ↩
« Vingt-six personnes, enlevées en janvier dernier par les rebelles ADF dans les localités de Bwana Sura et Mamove, en territoire d'Irumu (Ituri), ont été libérées lundi 16 février, après paiement de rançons. »
radiookapi.net ↗ ↩
« Dans la soirée du lundi 30 mars, le porte parole de l’armée en Ituri, le lieutenant jules Ngongo, a affirmé que. »
rfi.fr ↗ ↩
« qu’une centaine d’otages avait déjà été libérée »
rfi.fr ↗ ↩
« Cette annonce, faite ce jeudi 9 avril à Bunia »
radiookapi.net ↗ ↩
« La MONUSCO a décidé d'envoyer une équipe de reconnaissance à Mambasa-Centre pour étudier les modalités d'un appui aux forces loyalistes dans la traque des rebelles ADF. »
radiookapi.net ↗ ↩
« le convoi de reconnaissance de la MONUSCO s'est heurté lundi dernier à des barricades érigées par un groupe de jeunes à l'entrée de Mambasa-Centre. »
radiookapi.net ↗ ↩
« Ces manifestants s'opposaient à l'accès des soldats de la paix dans la zone. »
radiookapi.net ↗ ↩
« Le gouverneur de la province de l’Ituri, le général Johnny Luboya, a réaffirmé mercredi 22 avril la volonté des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) de travailler en étroite collaboration avec la MONUSCO pour la protection des populations civiles. »
radiookapi.net ↗ ↩
« Le gouverneur de la province de l’Ituri, le général Johnny Luboya, a réaffirmé mercredi 22 avril la volonté des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) de travailler en étroite collaboration avec la MONUSCO pour la protection des populations civiles. »
radiookapi.net ↗ ↩
« Cette annonce fait suite à une rencontre avec le chef de la mission onusienne, James Swan, axée sur les opérations conjointes dans le territoire de Mambasa. »
radiookapi.net ↗ ↩
« Le général Johnny Luboya a fermement condamné le sentiment anti-MONUSCO qui persiste dans certains coins de la province, l'attribuant à une manipulation orchestrée par les « ennemis de la paix ». »
radiookapi.net ↗ ↩
« un rapport des Nations unies publié le 8 janvier »
actualite.cd ↗ ↩
« Les Forces démocratiques alliées (ADF) ont causé la mort de plus de 650 civils dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri depuis juin 2024 »
actualite.cd ↗ ↩
« depuis juin 2024 »
actualite.cd ↗ ↩
« Le mois de juin 2024 a été particulièrement sanglant, avec plus de 200 civils tués »
actualite.cd ↗ ↩
« une province qui se situe au nord de celle de l’Ituri et est frontalière avec le Soudan du Sud »
rfi.fr ↗ ↩
« une hausse des attaques contre les civils par le groupe armé Forces démocratiques alliées (Alliance of Democratic Forces, ou ADF) lié à l’État islamique »
hrw.org ↗ ↩
« L’est de la RDC est en proie à des violences depuis plus de trente ans »
lemonde.fr ↗ ↩
« lors de la plénière tenue jeudi 2 avril 2026 au Palais du Peuple »
actualite.cd ↗ ↩
« Le Président de l'Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara »
actualite.cd ↗ ↩
« "Au nom de l'Assemblée nationale, nous condamnons avec force ces actes odieux, invitons le gouvernement à tout mettre en œuvre pour arrêter ces tueries et sécuriser nos compatriotes de cette partie du territoire national" »
actualite.cd ↗ ↩
« le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya »
actualite.cd ↗ ↩
« "Les FARDC tiennent à rassurer la population que toutes les dispositions sécuritaires sont en cours de renforcement afin de protéger les populations et de restaurer l’ordre et mettre hors d'état de nuire les terroristes ADF et leurs alliés, les opérations militaires ciblées sont intensifiées dans la zone pour traquer et démanteler les réseaux terroristes. La population est appelée à la vigilance, à la collaboration avec les forces de défense et de sécurité et doit dénoncer tout mouvement suspect »
actualite.cd ↗ ↩
« l’armée ougandaise déployée dans la province depuis 2021 »
lemonde.fr ↗ ↩
« déployée dans la province depuis 2021 »
lemonde.fr ↗ ↩
« le porte parole de l’armée en Ituri, le lieutenant jules Ngongo »
rfi.fr ↗ ↩
Sources
- Mambasa : des civils pris en otage par les ADF à Lisoma, la société civile alerte
- Les FARDC et la MONUSCO renforcent leur collaboration pour protéger les civils à Mambasa
- En RDC, 43 morts dans une attaque de rebelles liés à l’organisation Etat islamique dans le Nord
- Au moins 26 otages des ADF libérés après paiement des rançons à Irumu
- En RDC, entre tueries et enlèvements, la menace ADF se déplace dans de nouvelles régions
- Attaque des ADF à Mambasa : l’Assemblée nationale condamne des actes "odieux" et exige au gouvernement d’assurer la protection des populations
- Rapport mondial 2026: Situation des droits humains
- RDC: Les ADF responsables de plus de 650 morts en Ituri et au Nord
- Déploiement des casques bleus en appui aux FARDC pour sécuriser Mambasa
- RDC: plusieurs dizaines de civils enlevés dans une nouvelle attaque des ADF en Ituri
