RDC : la brèche qui menace la limite des deux mandats de Tshisekedi
L'Assemblée nationale examine une loi sur le référendum qui pourrait ouvrir la voie à une nouvelle Constitution, et faire sauter le verrou de l'article 220.
Kinshasa débat d'une loi présentée comme technique. Derrière, un mécanisme passer du référendum à une Constitution neuve, et lever la limite des deux mandats.
- L'Assemblée examine ce 30 avril 2026 la proposition de loi sur l'organisation du référendum.
- Deux textes ont été déposés Paul-Gaspard Ngondankoy en décembre 2024, Tony Mwaba en mars 2026.
- L'article 220 interdit toute révision de la limite des deux mandats présidentiels.
- Le contournement passe par l'adoption d'une Constitution entièrement nouvelle.
- Tshisekedi n'a pas commenté publiquement ces deux propositions de loi spécifiques.
Le Palais du peuple, à Kinshasa [1], a ouvert sa séance plénière à 14 heures [2], ce jeudi 30 avril 2026 [3]. À l’ordre du jour: l’examen et l’adoption de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo [4]. Sur le papier, un texte technique. Dans les faits, l’amorce d’une mécanique qui pourrait faire sauter le verrou des deux mandats présidentiels [5]. Au moment de la mise sous presse, le vote n’avait pas encore été acquis: les députés devaient d’abord adopter l’ordre du jour avant d’entamer l’examen du texte [6], et l’issue procédurale - adoption en l’état, renvoi en commission ou rejet - restait suspendue aux débats.
La proposition est portée par le député Paul-Gaspard Ngondankoy [7], élu de Yahuma dans la Tshopo et membre du groupe parlementaire Dynamique Agissons [8]. Le texte a été déposé le 14 décembre 2024 [9]. Une seconde proposition, similaire, a été déposée le 19 mars 2026 par le député UDPS Tony Mwaba [10], élu de Lukunga à Kinshasa [11]. Deux textes, une même direction.
La mécanique du contournement
La Constitution du 18 février 2006 [15] encadre sa propre révision. Son article 218 fixe les conditions de modification de la Loi fondamentale [16]. Toute révision constitutionnelle devient définitive après son approbation par référendum, sauf adoption par le Parlement réuni en Congrès à la majorité des trois cinquièmes [17]. C’est la voie classique.
Mais la Constitution comporte des verrous. L’article 220 interdit toute révision portant sur le nombre et la durée des mandats du président de la République [18]. La limitation à deux mandats figure parmi ces dispositions intangibles [19]. Sur le papier, ces points ne peuvent pas être modifiés, même par référendum [20].
Le contournement passe par une autre porte. Comme l’écrit le site Africtelegraph, contourner ce verrou suppose non pas une simple révision, mais l’adoption d’un texte entièrement nouveau, par voie référendaire ou par le biais d’une assemblée constituante [21]. C’est la brèche. Une nouvelle Constitution remet le compteur à zéro.
L’arbitrage juridique impossible
Tout se joue dans une contradiction interne au texte de 2006. D’un côté, l’article 5 consacre la souveraineté populaire: « la souveraineté nationale appartient au peuple. Celle-ci s’exerce soit directement par référendum ou par élections, soit indirectement à travers les représentants élus » [22][23]. C’est sur cette base que les initiateurs des deux propositions de loi construisent leur argumentaire: si le peuple est souverain, il peut tout, y compris adopter une nouvelle Loi fondamentale.
De l’autre, l’article 220 et les clauses intangibles posent des bornes que même un référendum ne saurait franchir [20][19]. Les juristes congolais sont divisés: certains estiment que le référendum ne peut pas contourner ces limites, d’autres soutiennent qu’une nouvelle Constitution adoptée par référendum pourrait tout changer [24]. La controverse n’a jamais été tranchée par la Cour constitutionnelle. C’est précisément cette zone grise que le texte examiné ce 30 avril vient peupler. La loi référendaire, en élargissant le champ du référendum [25], donne au pouvoir un outil procédural sans que la question de fond - peut-on toucher à l’intangible? - ait été résolue.
Pourquoi maintenant: un calendrier sous tension
Félix Tshisekedi a été élu en décembre 2018 [26] et réélu en décembre 2023 [27]. Son second mandat s’achève en décembre 2028 [28]. Dès la fin de l’année 2024, il a annoncé sa volonté de doter la RDC d’une nouvelle Loi [29], qu’il juge « inadapté[e] » [30]. Sur les deux propositions de loi spécifiquement examinées ce 30 avril, en revanche, aucune source consultée ne rapporte de prise de position publique du chef de l’État. Le silence du principal intéressé sur le véhicule législatif est, en soi, une donnée.
Le calendrier des deux propositions - décembre 2024 [9], puis mars 2026 [31] - s’inscrit dans une mécanique temporelle contrainte. Pour qu’un président en fin de second mandat puisse se représenter, il faut enchaîner: adoption de la loi référendaire, rédaction d’une nouvelle Constitution, campagne, scrutin référendaire, promulgation, puis convocation d’une présidentielle - le tout avant décembre 2028 [28]. La fenêtre se referme. Chaque mois perdu en commission ou en navette parlementaire grignote la marge. La Commission électorale nationale indépendante, déjà sous le feu des critiques après le scrutin de décembre 2023 [32][33], devrait organiser deux consultations nationales en moins de deux ans. Le tempo, plus que le fond, explique l’urgence affichée par les initiateurs.
Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, premier vice-président de l’Assemblée nationale [34], défend ouvertement l’hypothèse d’une révision. La sortie s’inscrit dans le cadre de l’Union sacrée de la nation [35], la coalition au pouvoir.
Le texte, ce qu’il dit
Le texte de Ngondankoy propose l’instauration d’un mécanisme de transition permettant d’adapter certaines règles constitutionnelles aux réalités évolutives du pays [36]. Objectif affiché: éviter toute paralysie de l’État liée à la rigidité de certaines dispositions constitutionnelles [37]. Il évoque aussi la nécessité d’élargir le champ du référendum [25].
Tony Mwaba, lui, plaide pour l’instauration d’un cadre légal « clair, transparent et sécurisé » [38], destiné à « combler le vide juridique existant en matière d’organisation de référendum » [39]. La loi qui régit aujourd’hui le référendum date du 2 juin 2005 [40], adoptée transition politique [41]. Vingt ans plus tard, le vide juridique est réel. La question est: pour quoi faire?
L’opposition voit un coup d’État constitutionnel
Delly Sessanga [42], président du parti Envol, a vivement critiqué l’initiative ce 30 avril [43], la qualifiant de menace pour l’ordre constitutionnel [44]. Selon lui, le texte pourrait constituer un mécanisme permettant de contourner la procédure constitutionnelle classique de révision [45]. Il évoque le risque d’un « coup d’État constitutionnel » [46], pointant des dispositions qu’il juge floues et extensibles [47]. « Aujourd’hui, le Parlement ouvre une marche noire contre la démocratie. Le plan d’exécution de notre démocratie et de la liquidation de nos institutions est en marche » [48], a-t-il déclaré.
Une coalition opposante inhabituelle
Le front qui se dresse contre le texte présente une physionomie rarement observée à Kinshasa. Martin Fayulu [49] et Moïse Katumbi [50], rivaux notoires depuis l’élection présidentielle de 2018 et adversaires de stratégie au sein de l’opposition, parlent d’une même voix sur ce dossier. Plus inédit encore, leur prise de position rejoint celle de deux structures religieuses du pays: la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) [51] et l’Église du Christ au Congo (ECC) [52]. La convergence laïco-religieuse, exceptionnelle en RDC, fait écho à la mobilisation conjointe Cenco-ECC qui avait précédé l’alternance de 2018.
Tous réclament la tenue préalable d’un dialogue national inclusif [53], abordant la gouvernance électorale et la situation sécuritaire dans l’Est. Pour Fayulu, le ton est sans nuance: « La Constitution est intangible, on ne peut pas la toucher » [54]. Sessanga, lui, appelle à la mobilisation civique. À ce stade, la coalition n’a pas annoncé de saisine de la Cour constitutionnelle et privilégie la pression politique et un possible front parlementaire de blocage.
Le précédent africain est éloquent
La méthode n’est pas nouvelle sur le continent. En Côte d’Ivoire, l’adoption d’une nouvelle Constitution a permis à Alassane Ouattara de se présenter à un troisième mandat en 2020 [12]. En Guinée, une nouvelle constitution adoptée en 2020 lors d’un référendum controversé a permis à Alpha Condé de se présenter la même année à un troisième mandat [14][55] - avant le coup d’État militaire de septembre 2021 [56]. Aux Comores, le référendum de 2018 a permis à Azali Assoumani de se présenter à trois mandats successifs [13]. Au Burundi, une Constitution refondue en 2018 a prolongé la durée du mandat présidentiel à sept ans [57][58].
Le motif est toujours le même: on ne révise pas, on remplace. Une nouvelle Constitution, un nouveau compteur. La Constitution de 2006 [15], adoptée par référendum à la sortie de la transition, instaure le pacte républicain en vigueur en RDC. Le scénario qui s’esquisse aujourd’hui ressemble trait pour trait aux précédents continentaux récents.
L’angle mort: un référendum pendant la guerre
Ce que les sources congolaises évoquent peu, mais qu’Africtelegraph pointe: le calendrier d’un éventuel référendum devra composer avec la poursuite des opérations militaires contre le M23 dans les provinces orientales [59]. Le Nord-Kivu et l’Ituri [60][61] sont mentionnés pour leur situation sécuritaire. Organiser une consultation populaire sur le sort de la Constitution dans ce contexte pose une question simple: qui votera, et où?
Bruxelles [62] et Washington [63] observent, après avoir soutenu publiquement le principe de la limitation des mandats dans la région des Grands Lacs [64]. Le silence des chancelleries sur la procédure congolaise contraste avec leurs positions affichées sur la région.
Ce que dira le vote
La plénière de ce jeudi tranche d’abord une question procédurale: faut-il inscrire le texte à l’examen, le renvoyer en commission, ou le rejeter? Mais derrière cette question technique, c’est la mécanique des mois à venir qui se met en place. L’issue des débats pourrait relancer les discussions politiques à l’échelle nationale [65]. Le résultat précis du vote, attendu dans les heures qui suivent la clôture des débats, donnera la première mesure du rapport de forces à l’Assemblée. Et de la vitesse à laquelle la brèche s’élargit.
► Lire aussi: 20 ans de la Constitution congolaise: la controverse
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (65)
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Palais du peuple, à Kinshasa - Lieu où se tient la séance plénière.
« au Palais du peuple, à Kinshasa »
mediacongo.net ↗ ↩ -
14 heures - Heure de début de la séance plénière.
« à partir de 14 heures »
mediacongo.net ↗ ↩ -
jeudi 30 avril 2026 - Date de la séance plénière de l’Assemblée nationale.
« ce jeudi 30 avril 2026 »
mediacongo.net ↗ ↩ -
Examen et adoption de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo - Point central de l’ordre du jour de la séance plénière.
« l’examen et l’adoption de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo »
mediacongo.net ↗ ↩ -
deux mandats - Limite constitutionnelle des mandats présidentiels en RDC.
« la Constitution congolaise limite à deux mandats la présidence »
youtube.com ↗ ↩ -
Les députés nationaux procéderont d’abord à l’adoption de l’ordre du jour avant d’entamer l’examen de ce texte - Déroulement prévu de la séance plénière.
« les députés nationaux procéderont d’abord à l’adoption de l’ordre du jour avant d’entamer l’examen de ce texte »
mediacongo.net ↗ ↩ -
Paul-Gaspard Ngondankoy, député de Yahuma dans la Tshopo - Auteur de la proposition de loi sur l'organisation du référendum en RDC.
« le député Paul-Gaspard Ngondankoy [.] L’élu de Yahuma dans la Tshopo souligne également. »
actualite.cd ↗ ↩ -
Dynamique Agissons, groupe parlementaire en RDC - Groupe parlementaire auquel appartient le député Paul-Gaspard Ngondankoy.
« Le député du groupe parlementaire Dynamique Agissons insiste donc sur la nécessité. »
actualite.cd ↗ ↩ -
14 décembre 2024 - Date de dépôt de la proposition de loi sur l'organisation du référendum.
« Cette initiative a été déposée le 14 décembre 2024 par le député Paul-Gaspard Ngondankoy. »
actualite.cd ↗ ↩ -
jeudi 19 mars 2026 - Date de dépôt de la proposition de loi sur le référendum par le député Tony Mwaba.
« la proposition de loi sur le référendum déposée, jeudi 19 mars 2026 par le député UDPS Tony Mwaba »
mediacongo.net ↗ ↩ -
Tony Mwaba, député national élu de la circonscription de Lukunga à Kinshasa - Initiateur de la proposition de loi organique sur le référendum en RDC.
« Le député national Tony Mwaba a déposé, ce jeudi 19 mars 2026, au bureau de l’Assemblée nationale, une proposition de loi organique relative à l’organisation du référendum en République démocratique du Congo. Élu de la circonscription de Lukunga à Kinshasa, l’initiateur du texte explique. »
mediacongo.net ↗ ↩ -
Alassane Ouattara, président de la Côte d'Ivoire - Possibilité de se présenter à un troisième mandat en Côte d'Ivoire en 2020.
« l’adoption d’une nouvelle constitution en 2016 permet à Alassane Ouattara de se présenter à un troisième mandat en 2020 »
africacenter.org ↗ ↩ -
Azali Assoumani, président des Comores - Possibilité de se présenter à trois mandats présidentiels aux Comores après le référendum de 2018.
« permettant à Azali Assoumani de se présenter à trois mandats (en 2016, 2019 et 2024) »
africacenter.org ↗ ↩ -
2020 - Adoption d'une nouvelle constitution en Guinée permettant un troisième mandat présidentiel.
« en 2020, une nouvelle constitution adoptée lors d’un référendum controversé permet à Alpha Condé de se présenter la même année à un troisième mandat »
africacenter.org ↗ ↩ -
18 février 2006 - Date d'adoption de la Constitution en vigueur en RDC.
« la Constitution du 18 février 2006 »
mediacongo.net ↗ ↩ -
l'article 218 de la Constitution du 18 février 2006 - Article fixant les conditions de modification de la Loi en RDC.
« l’article 218 fixe les conditions de modification de la Loi fondamentale. »
mediacongo.net ↗ ↩ -
trois cinquièmes - Majorité requise pour l'adoption d'une révision constitutionnelle par le Parlement réuni en Congrès.
« sauf dans le cas où le Parlement, réuni en Congrès, l’adopte à la majorité des trois cinquièmes de ses membres. »
mediacongo.net ↗ ↩ -
article 220 de la Constitution congolaise - Interdit toute révision portant sur le nombre et la durée des mandats présidentiels.
« L’article 220 interdit toute révision portant sur le nombre et la durée des mandats du président de la République. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
La Constitution congolaise interdit toute révision des clauses intangibles, notamment la limitation des mandats présidentiels - Mention des clauses intangibles de la Constitution congolaise.
« la Constitution interdit toute révision des clauses intangibles, notamment la limitation des mandats présidentiels »
youtube.com ↗ ↩ -
Limitation du nombre de mandats présidentiels comme article intangible de la Constitution congolaise - Disposition constitutionnelle non modifiable, même par référendum.
« la limitation du nombre de mandats présidentiels, la forme républicaine de l’État, le suffrage universel. Ces points ne peuvent pas être modifiés, même par référendum (en théorie) »
mediacongo.net ↗ ↩ -
Adoption d’un texte entièrement nouveau par voie référendaire ou par le biais d’une assemblée constituante - Méthode proposée pour contourner l'article 220 de la Constitution congolaise.
« Contourner ce verrou suppose donc non pas une simple révision, mais l’adoption d’un texte entièrement nouveau, par voie référendaire ou par le biais d’une assemblée constituante. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
article 5 - Article de la Constitution de la RDC mentionnant la souveraineté nationale.
« la Constitution de la République démocratique du Congo consacre, en son article 5, le principe selon lequel la souveraineté nationale appartient au peuple. »
actualite.cd ↗ ↩ -
la souveraineté nationale appartient au peuple. Celle-ci s’exerce soit directement par référendum ou par élections, soit indirectement à travers les représentants élus. - Déclaration extraite de l'article 5 de la Constitution de la RDC.
« la Constitution de la République démocratique du Congo consacre, en son article 5, le principe selon lequel la souveraineté nationale appartient au peuple. Celle-ci s’exerce soit directement par référendum ou par élections, soit indirectement à travers les représentants élus. »
actualite.cd ↗ ↩ -
certains juristes disent que le référendum ne peut pas contourner ces limites, d’autres soutiennent qu’une nouvelle Constitution (via référendum) pourrait tout changer - Débat juridique sur la portée du référendum en RDC.
« certains juristes disent que le référendum ne peut pas contourner ces limites, d’autres soutiennent qu’une nouvelle Constitution (via référendum) pourrait tout changer »
mediacongo.net ↗ ↩ -
Élargissement du champ du référendum en RDC - Objectif de la proposition de loi.
« la nécessité d’élargir le champ du référendum »
actualite.cd ↗ ↩ -
Félix Tshisekedi a été élu président de la RDC en décembre 2018 - Date de l'élection présidentielle en RDC.
« Félix Tshisekedi, élu en décembre 2018 »
youtube.com ↗ ↩ -
Félix Tshisekedi a été réélu président de la RDC en décembre 2023 - Date de la réélection présidentielle en RDC.
« réélu en décembre 2023 »
youtube.com ↗ ↩ -
décembre 2028 - Échéance de la limitation des mandats présidentiels en RDC.
« La limitation à deux mandats présidentiels, verrou qu’une nouvelle loi pourrait faire sauter avant l’échéance de décembre 2028. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
Félix Tshisekedi a annoncé sa volonté de doter la RDC d'une nouvelle Loi à la fin de l'année 2024 - Volonté du président de réformer la Constitution.
« Le Président Félix Tshisekedi avait annoncé, dès la fin de l'année 2024, sa volonté de doter la RDC d'une nouvelle Loi fondamentale. »
radiookapi.net ↗ ↩ -
« inadapté » - Jugement du président Félix Tshisekedi sur la Constitution de 2006.
« qui juge le texte « inadapté » »
radiookapi.net ↗ ↩ -
19 mars 2026 - Date de dépôt d'une proposition de loi similaire par Tony Mwaba.
« Une autre proposition de loi similaire a été déposée, le 19 mars 2026, par un autre député de la majorité, Tony Mwaba. »
actualite.cd ↗ ↩ -
Commission électorale nationale indépendante (Céni), institution électorale (RDC) - Critiquée lors du scrutin de décembre 2023 et impliquée dans un éventuel référendum.
« La Commission électorale nationale indépendante (Céni), déjà critiquée lors du scrutin de décembre 2023, se trouverait en première ligne. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
décembre 2023 - Date du scrutin lors duquel la Céni a été critiquée.
« La Commission électorale nationale indépendante (Céni), déjà critiquée lors du scrutin de décembre 2023, se trouverait en première ligne. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, premier vice-président de l’Assemblée nationale (RDC) - Cadre de la majorité présidentielle plaidant pour une nouvelle Constitution.
« Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, premier vice-président de l’Assemblée nationale, a défendu sans détour l’hypothèse d’une révision du texte fondamental. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
Union sacrée de la nation, coalition politique (RDC) - Coalition à laquelle appartient Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu.
« La sortie du cadre de l’Union sacrée de la nation s’inscrit dans une séquence politique où le chef de l’État Félix Tshisekedi évoque [.] »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
Proposition d'instauration d'un mécanisme de transition pour adapter les règles constitutionnelles en RDC - Objectif de la proposition de loi sur le référendum.
« le texte propose l’instauration d’un mécanisme de transition permettant d’adapter certaines règles constitutionnelles aux réalités évolutives du pays »
actualite.cd ↗ ↩ -
éviter toute paralysie de l’État liée à la rigidité de certaines dispositions constitutionnelles - Objectif du mécanisme de transition proposé par le député.
« ce mécanisme de transition vise à éviter toute paralysie de l’État liée à la rigidité de certaines dispositions constitutionnelles. »
actualite.cd ↗ ↩ -
instaurer un cadre légal « clair, transparent et sécurisé » - Plaidoyer de Tony Mwaba pour l'organisation du référendum.
« Il plaide pour l’instauration d’un cadre légal « clair, transparent et sécurisé » »
mediacongo.net ↗ ↩ -
combler le vide juridique existant en matière d’organisation de référendum - Objectif déclaré de la proposition de loi par son initiateur.
« cette démarche vise à « combler le vide juridique existant en matière d’organisation de référendum » »
mediacongo.net ↗ ↩ -
2 juin 2005 - Date de la loi régissant actuellement le référendum en RDC.
« le référendum reste régi par des textes anciens, notamment la loi du 2 juin 2005 »
actualite.cd ↗ ↩ -
Adoption de la loi du 2 juin 2005 transition politique en RDC - Contexte d'adoption de la loi actuelle sur le référendum.
« la loi du 2 juin 2005, adoptée transition politique. »
actualite.cd ↗ ↩ -
Delly Sessanga, président du parti Envol - Opposant politique en République démocratique du Congo.
« l’opposant Delly Sessanga [.] le président du parti Envol »
mediacongo.net ↗ ↩ -
30 avril - Date de la déclaration de Delly Sessanga critiquant la proposition de loi sur le référendum.
« Ce jeudi 30 avril, l’opposant Delly Sessanga a vivement critiqué cette initiative »
mediacongo.net ↗ ↩ -
Delly Sessanga a qualifié la proposition de loi de menace pour l'ordre constitutionnel - Critique de l'opposant sur les implications de la loi.
« l’opposant Delly Sessanga a vivement critiqué cette initiative [.] la qualifiant de menace pour l’ordre constitutionnel. »
mediacongo.net ↗ ↩ -
Delly Sessanga estime que la proposition de loi pourrait contourner la procédure constitutionnelle classique de révision - Analyse de l'opposant sur les risques du texte.
« pourrait constituer un mécanisme permettant de contourner la procédure constitutionnelle classique de révision. »
mediacongo.net ↗ ↩ -
Delly Sessanga évoque le risque d'un coup d'État constitutionnel - Alerte de l'opposant sur les conséquences potentielles de la loi.
« il évoque le risque d’un « coup d’État constitutionnel » »
mediacongo.net ↗ ↩ -
Delly Sessanga juge certaines dispositions du texte floues et extensibles - Critique des aspects techniques de la proposition de loi.
« certaines dispositions du texte, qu’il juge floues et extensibles »
mediacongo.net ↗ ↩ -
Aujourd’hui, le Parlement ouvre une marche noire contre la démocratie. Le plan d’exécution de notre démocratie et de la liquidation de nos institutions est en marche - Déclaration de Delly Sessanga sur la proposition de loi.
« « Aujourd’hui, le Parlement ouvre une marche noire contre la démocratie. Le plan d’exécution de notre démocratie et de la liquidation de nos institutions est en marche », a-t-il déclaré. »
mediacongo.net ↗ ↩ -
Martin Fayulu, figure de l’opposition politique (RDC) - S'oppose au projet de révision constitutionnelle et réclame un dialogue national inclusif.
« L’opposition, conduite notamment par Martin Fayulu et Moïse Katumbi [.] réclament la tenue préalable d’un dialogue national inclusif. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
Moïse Katumbi, figure de l’opposition politique (RDC) - S'oppose au projet de révision constitutionnelle et réclame un dialogue national inclusif.
« L’opposition, conduite notamment par Martin Fayulu et Moïse Katumbi [.] réclament la tenue préalable d’un dialogue national inclusif. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), organisation religieuse (RDC) - S'oppose au projet de révision constitutionnelle et réclame un dialogue national inclusif.
« la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et l’Église du Christ au Congo (ECC) réclament la tenue préalable d’un dialogue national inclusif. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
Église du Christ au Congo (ECC), organisation religieuse (RDC) - S'oppose au projet de révision constitutionnelle et réclame un dialogue national inclusif.
« la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et l’Église du Christ au Congo (ECC) réclament la tenue préalable d’un dialogue national inclusif. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
Dialogue national réclamé par l’opposition, la Cenco et l’ECC - Format visant à aborder la gouvernance électorale, la situation sécuritaire et la trajectoire institutionnelle.
« Ce format, appuyé par les principales confessions religieuses, vise à remettre à plat la gouvernance électorale, la situation sécuritaire dans le Nord-Kivu et l’Ituri, ainsi que la trajectoire institutionnelle du pays. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
La Constitution est intangible, on ne peut pas la toucher. - Déclaration de Martin Fayulu sur la Constitution congolaise.
« La Constitution est intangible, on ne peut pas la toucher. »
youtube.com ↗ ↩ -
Alpha Condé, président de la Guinée - Possibilité de se présenter à un troisième mandat en Guinée en 2020.
« permet à Alpha Condé de se présenter la même année à un troisième mandat »
africacenter.org ↗ ↩ -
septembre 2021 - Coup d'État militaire en Guinée suspendant la constitution.
« La constitution est suspendue après le coup d’État militaire de septembre 2021 »
africacenter.org ↗ ↩ -
2018 - Adoption d'une nouvelle constitution au Burundi prolongeant la durée du mandat présidentiel.
« une nouvelle constitution avait, en 2018, prolongé la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans »
africacenter.org ↗ ↩ -
sept ans - Prolongation de la durée du mandat présidentiel au Burundi en 2018.
« une nouvelle constitution avait, en 2018, prolongé la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans »
africacenter.org ↗ ↩ -
M23, groupe armé (RDC) - Groupe armé actif dans les provinces orientales de la RDC.
« Son calendrier devra composer avec [.] la poursuite des opérations militaires contre le M23 dans les provinces orientales. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
Nord-Kivu, province orientale (RDC) - Zone mentionnée pour sa situation sécuritaire dans le cadre du dialogue national.
« la situation sécuritaire dans le Nord-Kivu et l’Ituri, ainsi que la trajectoire institutionnelle du pays. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
Ituri, province orientale (RDC) - Zone mentionnée pour sa situation sécuritaire dans le cadre du dialogue national.
« la situation sécuritaire dans le Nord-Kivu et l’Ituri, ainsi que la trajectoire institutionnelle du pays. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
Bruxelles, capitale (Belgique) - Partenaire diplomatique observant la trajectoire institutionnelle de la RDC.
« Bruxelles, Washington et plusieurs capitales africaines observent avec attention la trajectoire institutionnelle de Kinshasa. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
Washington, capitale (États-Unis) - Partenaire diplomatique observant la trajectoire institutionnelle de la RDC.
« Bruxelles, Washington et plusieurs capitales africaines observent avec attention la trajectoire institutionnelle de Kinshasa. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
Soutien public à la limitation des mandats présidentiels dans la région des Grands Lacs par Bruxelles, Washington et plusieurs capitales africaines - Position des partenaires diplomatiques de la RDC.
« Bruxelles, Washington et plusieurs capitales africaines observent avec attention la trajectoire institutionnelle de Kinshasa, après avoir soutenu publiquement le principe de la limitation des mandats dans la région des Grands Lacs. »
africtelegraph.com ↗ ↩ -
L’issue des débats pourrait relancer les discussions politiques à l’échelle nationale - Impact potentiel des débats sur le référendum.
« dont l’issue des débats pourrait relancer les discussions politiques à l’échelle nationale »
mediacongo.net ↗ ↩
Sources
- Actualité | Assemblée nationale : l’examen de la loi sur le référendum au centre de la plénière de ce jeudi
- RDC: l’Assemblée nationale examine une proposition de loi sur l’organisation du référendum
- Actualité | Enjeux: Delly Sessanga alerte sur une « dérive constitutionnelle » autour de la loi sur le référendum
- Actualité | La loi sur le référendum en RDC, pourquoi faire en ce moment ?
- Actualité | Parlement: une proposition de loi organique sur le référendum déposée à l’Assemblée nationale
- 20 ans de la Constitution : controverse entre les partisans de sa stabilité et de son changement
- RDC : un cadre de la majorité plaide pour une nouvelle Constitution - Africtelegraph
- RD Congo : quel débat autour de la Constitution congolaise ? • FRANCE 24
- En Afrique, le contournement des limites de mandats et les putschs, ou les deux revers d’une même médaille