Tshisekedi à Pretoria : la pique sur Kabila qui dit tout du désarroi congolais
Derrière la blague de Cyril Ramaphosa, l'embarras d'un président congolais venu chercher en Afrique du Sud ce qu'il ne contrôle plus chez lui.
Le 18 septembre 2025 à Pretoria, Cyril Ramaphosa accueille Félix Tshisekedi avec une ironie ciblée sur Joseph Kabila. La scène résume tout le dossier congolais.
- Tshisekedi rencontre Ramaphosa à Pretoria le 18 septembre 2025, après avoir boycotté le dialogue de Johannesburg.
- Le forum organisé par la fondation Thabo Mbeki réunissait Joseph Kabila, l'AFC/M23 et l'opposition congolaise.
- Joseph Kabila est condamné à mort par contumace le 30 septembre 2025, douze jours après la visite à Pretoria.
- La Haute Cour militaire impose plus de 33 milliards de dollars de dommages et intérêts à l'ex-président.
- Le M23 et l'armée rwandaise contrôlent Goma et Bukavu depuis début 2025.
Le 18 septembre 2025 [1], Félix Tshisekedi atterrit en Afrique du Sud [2]. Direction Pretoria [3], pour un tête-à-tête avec Cyril Ramaphosa [4]. La visite est protocolaire. Le contexte ne l’est pas.
Quelques jours plus tôt, le président congolais a boycotté une conférence à Johannesburg [5] où siégeaient les représentants du M23 [6] et de l’opposition. Parmi les invités, son prédécesseur et adversaire désormais déclaré, Joseph Kabila [7]. Tshisekedi vient donc à Pretoria avec une plaie ouverte. Ramaphosa la touche du doigt, en souriant.
Une pique qui n’en est pas une
Le ton est celui de la blague entre voisins. La cible ne l’est pas. Kabila a passé une partie de son exil en Afrique du Sud [8], proche de Thabo Mbeki [9], l’ancien président sud-africain dont la fondation [10] a justement organisé la conférence boycottée par Kinshasa [11]. Pour le gouvernement Tshisekedi, Mbeki n’est pas un médiateur neutre [12]. Pour le président sud-africain, c’est un prédécesseur.
L’ironie de Cyril Ramaphosa [4] dit ce que la diplomatie ne peut pas formuler: Pretoria reçoit Tshisekedi, mais n’a pas désavoué Mbeki. L’équilibrisme régional est total.
Le dialogue de Johannesburg, désaveu en creux
La conférence du 3 au 6 septembre 2025 [13] [14] devait servir de plateforme de réflexion stratégique [15]. Le gouvernement congolais et les conseillers de Tshisekedi déclinent l’invitation [16]. Aucun représentant officiel ne fait le déplacement [17]. La CENCO et l’ECC, deux poids lourds religieux, désavouent l’initiative [18] [19]. Martin Fayulu renonce au dernier moment [20].
Restent dans la salle Joseph Kabila [7], Corneille Nangaa, coordinateur de l’AFC/M23 [21], et les délégations de Moïse Katumbi [22] et Delly Sesanga [23]. L’AFC/M23 y répète que « Félix Tshisekedi est un obstacle à la paix et qu’il doit partir » [24]. Le FCC de Kabila demande un dialogue national [25]. Mbeki conclut: « la solution doit venir des Congolais » [26], et prévient: « toute ingérence étrangère compliquera les choses » [27].
Pour Kinshasa, le forum est une tribune offerte à ses ennemis. Le malentendu est structurel.
Le contexte militaire que tout le monde évite
Tshisekedi vient à Pretoria en position de faiblesse. En janvier et février 2025 [28], le M23 soutenu par le Rwanda [29] s’empare de Goma puis de Bukavu [30] [31], face à une armée congolaise dépassée [32]. L’est de la RDC est en conflit depuis trente ans [33]. La frontière rwandaise reste l’épicentre.
Six mois après la rupture diplomatique entre Bruxelles et Kigali [34] [35], Kinshasa cherche des relais régionaux. La SADC en est un. D’où le déplacement.
Pretoria entre deux feux
L’Afrique du Sud n’est pas spectatrice du dossier congolais: elle y est partie. Une mission militaire de la SADC a été déployée à l’est de la RDC pour épauler les forces congolaises face au M23, selon plusieurs sources. Ramaphosa doit donc ménager Kinshasa, qui paie en sang la solidarité régionale. Mais l’Afrique du Sud entretient aussi des intérêts économiques et diplomatiques anciens avec Kigali, qui a toujours refusé de reconnaître son rôle dans le conflit. Et Mbeki [36], figure de l’ANC, ne peut être désavoué publiquement par son successeur sans coût politique interne. Trois lignes de faille traversent le bureau de Ramaphosa. La pique sur Kabila est la part visible d’un calcul beaucoup plus dense.
Kabila, l’ombre permanente
Le 30 septembre 2025 [37], douze jours après la rencontre de Pretoria, la Haute Cour militaire de Kinshasa [38] condamne Joseph Kabila à mort par contumace [39] pour crimes de guerre, trahison et organisation d’un mouvement insurrectionnel [40]. Plus de 33 milliards de dollars [41] de dommages et intérêts. Le moratoire sur la peine capitale, en vigueur depuis 2003 [42], a été levé en 2024 [43].
Kabila, président pendant dix-huit ans [44], a quitté le pays fin 2023 [45]. Il vit en exil [46], a fait une apparition surprise à Goma [47] sous contrôle du M23 [48], et multiplie les déplacements en Afrique de l’Est et en Afrique australe [49] pour s’assurer du soutien de chefs d’État. Il est le premier président congolais condamné par une juridiction militaire [50].
Une opposition qui se structure depuis l’étranger
L’exil n’a pas neutralisé Kabila: il l’a transformé en pôle. Depuis près d’un an, l’ancien président multiplie les rencontres dans la sous-région - Nairobi avec William Ruto [51], échanges avec Olusegun Obasanjo, co-facilitateur désigné par la Communauté d’Afrique de l’Est et la SADC [52]. Il a, pour la première fois, signé un communiqué commun avec Martin Fayulu [53], et reste en contact avec Moïse Katumbi, originaire comme lui du Katanga [54]. Le trio plaide pour un dialogue national qui remette « toutes les causes de la crise sur la table » [55], en appui à l’initiative des Églises catholique et protestante [56]. La condamnation à mort, dans cette architecture, ferme une porte juridique mais en ouvre une politique: Kabila peut désormais se présenter comme un opposant persécuté, légitimité que recherchent ses interlocuteurs régionaux.
Le cadre légal: un procès militaire pour un ancien président
La Haute Cour militaire est la plus haute juridiction militaire du pays [57]. Un recours est possible devant la Cour de cassation [58]. L’immunité parlementaire de Kabila, sénateur à vie, a été levée fin mai [59] [60]. Le procès s’est ouvert le 25 juillet à Kinshasa [61] en son absence. Aucune exécution n’a eu lieu depuis la levée du moratoire [62]. La condamnation est donc d’abord politique.
Sur le fond, les chefs d’accusation puisent dans le Code pénal militaire congolais: la trahison et l’intelligence avec l’ennemi sont passibles de la peine capitale en temps de guerre, selon plusieurs sources. Les crimes de guerre, transposés en droit interne depuis le Statut de Rome, exposent à la même peine maximale, comme l’organisation d’un mouvement insurrectionnel. C’est ce cumul qui rend la peine de mort juridiquement disponible - et politiquement choisie. On se souvient de la condamnation à perpétuité de l’ancien président tchadien Hissène Habré, prononcée en 2016 par les Chambres africaines extraordinaires à Dakar pour crimes contre l’humanité, ou du procès de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale, soldé par un acquittement en 2019, selon plusieurs sources. Ces précédents avaient en commun d’être adossés à des juridictions internationales ou hybrides. Le verdict congolais, lui, sort d’un tribunal national, et militaire: c’est ce qui le distingue, et le fragilise.
La voix qui dérange
Tous les acteurs ne valident pas la lecture officielle. Devos Kitoko, secrétaire général de l’Ecidé [63], renvoie dos à dos les deux hommes: « Joseph Kabila et Félix Tshisekedi ont tous deux saboté les choix du peuple. À ce titre, ils sont comptables devant le peuple. » [64] Référence au braquage électoral du 31 décembre 2018 [65].
Du côté du PPRD, parti de l’ancien président, Emmanuel Ramazani Shadary [66] qualifie le procès de « vaste blague » [67] et avertit: « Au lieu de chercher la cohésion et la réconciliation nationales, ce procès va diviser davantage les Congolais. » [68] La CENCO, déjà critique du dialogue de Johannesburg [18], s’oppose aussi au verdict de mort.
L’absence rwandaise
Aucune source consultée ne mentionne de réaction officielle de Kigali à la condamnation de Kabila ni à la visite de Tshisekedi à Pretoria. Cette absence n’est pas neutre. Le Rwanda, accusé par Kinshasa et par plusieurs rapports onusiens de soutenir le M23 [29], pèserait dans toute désescalade. Son silence, ou son éventuel calcul, reste l’angle mort de la séquence.
Pourquoi maintenant?
Le calendrier de la rencontre Tshisekedi-Ramaphosa n’est pas un hasard. Entre la conférence de Johannesburg début septembre et le verdict du 30 septembre, Kinshasa a besoin de cadenasser le front sud-africain. Le verdict initialement prévu le 12 septembre [69] avait été reporté. Tshisekedi atterrit le 18 [1]. Douze jours plus tard, la condamnation tombe.
La séquence n’est pas anodine. Elle traduit une stratégie: isoler Kabila diplomatiquement avant de le frapper judiciairement. Pretoria était le maillon le plus délicat. La pique de Ramaphosa, dans ce contexte, est un message. Pas une moquerie.
L’angle mort
Ce que personne ne dit: la condamnation de Kabila à 33 milliards de dollars [41] et à mort [39] ne ramène pas Goma. Ne désarme pas le M23. N’arrête pas l’armée rwandaise. Le procès est un acte de souveraineté symbolique dans un pays dont l’est échappe au gouvernement central depuis trois ans et demi [70]. Tshisekedi a gagné sur le terrain judiciaire ce qu’il perd sur le terrain militaire. La pique de Ramaphosa pointait peut-être cet écart.
Le silence des sources sur un point est éloquent: aucune ne précise ce que Tshisekedi et Ramaphosa se sont dit en privé sur le M23, sur Mbeki, sur le futur procès. Le porte-parole Vincent Magwenya [71] a confirmé la visite [72]. Rien d’autre. La diplomatie a ses propres horaires.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (72)
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18 septembre 2025 - Date d'arrivée de Félix Tshisekedi en Afrique du Sud pour rencontrer Cyril Ramaphosa.
« Le président congolais, Félix Tshisekedi, a atterri en Afrique du Sud dans la matinée du 18 septembre pour rencontrer son homologue, Cyril Ramaphosa. »
jeuneafrique.com ↗ ↩ -
Félix Tshisekedi est arrivé en Afrique du Sud le 18 septembre 2025 - Arrivée du président congolais en Afrique du Sud.
« Le président de la RDC, Félix Tshisekedi, est arrivé en Afrique du Sud le 18 septembre »
jeuneafrique.com ↗ ↩ -
Pretoria, capitale administrative de l'Afrique du Sud - Lieu de la rencontre entre Tshisekedi et Ramaphosa.
« Félix Tshisekedi (à g.), président de la RD Congo, et Cyril Ramaphosa, son homologue sud-africain, à Pretoria, le 18 septembre 2025. »
jeuneafrique.com ↗ ↩ -
Cyril Ramaphosa, président de l'Afrique du Sud - Identité et fonction du président sud-africain.
« Félix Tshisekedi (à g.), président de la RD Congo, et Cyril Ramaphosa, son homologue sud-africain, à Pretoria, le 18 septembre 2025. »
jeuneafrique.com ↗ ↩ -
Félix Tshisekedi a boycotté une conférence organisée à Johannesburg - Boycott d'une conférence par le président congolais.
« quelques jours après avoir boycotté une conférence organisée à Johannesburg et à laquelle participaient des représentants de la rébellion du M23 et de l’opposition congolaise. »
jeuneafrique.com ↗ ↩ -
la rébellion du M23, groupe armé actif dans l'est de la RDC - Identification d'un groupe armé.
« des représentants de la rébellion du M23 et de l’opposition congolaise. »
jeuneafrique.com ↗ ↩ -
Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo - Participant annoncé au Dialogue de Johannesburg.
« Joseph Kabila, ancien président de la République »
fr.allafrica.com ↗ ↩ -
Afrique du Sud, pays où Joseph Kabila a fait des apparitions - Un des lieux où Joseph Kabila a été aperçu.
« faisant quelques apparitions notamment en Afrique du Sud »
liberation.fr ↗ ↩ -
Joseph Kabila est proche de Thabo Mbeki, initiateur du Dialogue de Johannesburg. - Lien entre Joseph Kabila et Thabo Mbeki.
« Proche de Thabo Mbeki à l'initiative de cette rencontre qui débute aujourd'hui en Afrique du Sud »
fr.allafrica.com ↗ ↩ -
Fondation Thabo Mbeki - Organisatrice du Dialogue annuel sur la paix et la sécurité en Afrique.
« Le Dialogue annuel sur la paix et la sécurité en Afrique organisé par la fondation Thabo Mbeki »
rfi.fr ↗ ↩ -
Kinshasa décline l'invitation à la rencontre organisée par Thabo Mbeki - Refus de participation du gouvernement congolais.
« Kinshasa décline l’invitation. »
jeuneafrique.com ↗ ↩ -
Le gouvernement Tshisekedi estime que Thabo Mbeki n'est pas un médiateur neutre dans la crise de l'Est - Position du gouvernement congolais sur Thabo Mbeki.
« Le gouvernement Tshisekedi estime que l’ancien président sud-africain n’est pas un médiateur neutre dans la crise de l’Est. »
jeuneafrique.com ↗ ↩ -
du 3 au 6 septembre 2025 - Période de tenue de la deuxième édition du dialogue africain sur la paix et la sécurité.
« la deuxième édition du dialogue africain sur la paix et la sécurité, qui se tiendra en Afrique du Sud du 3 au 6 septembre. »
fr.allafrica.com ↗ ↩ -
6 septembre 2025 - Date de clôture du Dialogue annuel sur la paix et la sécurité en Afrique.
« Le Dialogue annuel sur la paix et la sécurité en Afrique organisé par la fondation Thabo Mbeki s’est clôturé ce samedi 6 septembre après trois jours de travaux »
rfi.fr ↗ ↩ -
Le Dialogue annuel sur la paix et la sécurité en Afrique était une plateforme de réflexion stratégique, pas un forum de négociation - Nature du dialogue.
« n’était pas un forum de négociation, mais une plateforme de réflexion stratégique »
rfi.fr ↗ ↩ -
Le gouvernement congolais et les conseillers de Félix Tshisekedi ont décliné l’invitation au Dialogue annuel sur la paix et la sécurité en Afrique - Absence des représentants officiels congolais.
« le gouvernement et les conseillers de Félix Tshisekedi, eux, avaient décliné l’invitation de l'ancien président sud africain »
rfi.fr ↗ ↩ -
Aucun représentant du gouvernement congolais n'a fait le déplacement au Dialogue annuel sur la paix et la sécurité en Afrique - Absence des voix officielles de Kinshasa.
« Pas de voix officielle de Kinshasa: aucun représentant n’a fait le déplacement »
rfi.fr ↗ ↩ -
CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) - Institution ayant désavoué l'initiative de Thabo Mbeki.
« Cinglant désaveu de la CENCO et de l'ECC à l'initiative de Thabo Mbeki »
fr.allafrica.com ↗ ↩ -
ECC (Église du Christ au Congo) - Institution ayant désavoué l'initiative de Thabo Mbeki.
« Cinglant désaveu de la CENCO et de l'ECC à l'initiative de Thabo Mbeki »
fr.allafrica.com ↗ ↩ -
Martin Faulu a renoncé à participer au Dialogue de Johannesburg aux derniers instants. - Désistement de Martin Faulu du Dialogue.
« Martin Faulu qui devait donner du contenu à ce forum, a fini par y renoncer aux derniers instants. »
fr.allafrica.com ↗ ↩ -
Corneille Nangaa, coordinateur de l'AFC/M23 - Participant annoncé au Dialogue de Johannesburg.
« Corneille Nangaa, coordinateur de l'AFC/M23 »
fr.allafrica.com ↗ ↩ -
Moïse Katumbi, chef d'Ensemble pour la République - Participant annoncé au Dialogue de Johannesburg.
« Parmi les participants annoncés, figurent également Ensemble pour la République de Moïse Katumbi »
fr.allafrica.com ↗ ↩ -
Delly Sesanga, chef de l'Envol - Participant annoncé au Dialogue de Johannesburg.
« l'Envol de Delly Sesanga »
fr.allafrica.com ↗ ↩ -
Félix Tshisekedi est un obstacle à la paix et qu'il doit partir - Déclaration de l'AFC/M23 lors du dialogue.
« L’AFC/M23 a répété que « Félix Tshisekedi est un obstacle à la paix et qu'il doit partir » »
rfi.fr ↗ ↩ -
demande des voies pacifiques et un dialogue national - Position du FCC de Joseph Kabila lors du dialogue.
« Le FCC de Joseph Kabila tient quasiment le même discours, mais demande des voies pacifiques et un dialogue national »
rfi.fr ↗ ↩ -
la solution doit venir des Congolais - Déclaration de Thabo Mbeki lors du dialogue.
« Thabo Mbeki, lui, a été clair, « la solution doit venir des Congolais » »
rfi.fr ↗ ↩ -
toute ingérence étrangère compliquera les choses - Avertissement de Thabo Mbeki lors du dialogue.
« Et il prévient: « toute ingérence étrangère compliquera les choses » »
rfi.fr ↗ ↩ -
janvier et février - Période des offensives du M23 dans l’est de la RDC.
« Entre janvier et février, le M23 soutenu par le Rwanda et son armée a conduit des offensives d’ampleur dans l’est du pays »
liberation.fr ↗ ↩ -
Rwanda, pays soutenant le M23 - Pays accusé de soutenir le M23.
« le M23 soutenu par le Rwanda et son armée »
liberation.fr ↗ ↩ -
Le groupe armé M23 et les troupes rwandaises se sont emparés de Goma en janvier 2025 - Prise de Goma par le M23 et les troupes rwandaises.
« Le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, et les troupes rwandaises se sont emparés des grandes villes de Goma en janvier »
rfi.fr ↗ ↩ -
Le groupe armé M23 et les troupes rwandaises se sont emparés de Bukavu en février 2025 - Prise de Bukavu par le M23 et les troupes rwandaises.
« puis de Bukavu en février »
rfi.fr ↗ ↩ -
armée congolaise, forces militaires de la RDC - Armée confrontée aux offensives du M23.
« face à une armée congolaise dépassée. »
liberation.fr ↗ ↩ -
trente ans - Durée des conflits dans l’Est congolais
« L’Est congolais, région riche en ressources naturelles frontalière du Rwanda, est déchiré par des conflits depuis trente ans »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Six mois avant septembre 2025 - Période de la rupture des relations diplomatiques entre Bruxelles et Kigali.
« Six mois après la rupture des relations diplomatiques entre Bruxelles et Kigali »
jeuneafrique.com ↗ ↩ -
Rupture des relations diplomatiques entre Bruxelles et Kigali - Événement diplomatique mentionné.
« la rupture des relations diplomatiques entre Bruxelles et Kigali »
jeuneafrique.com ↗ ↩ -
Thabo Mbeki, ancien président sud-africain dont la fondation organise le Dialogue annuel sur la paix et la sécurité en Afrique - Organisateur du Dialogue de Johannesburg.
« Thabo Mbeki, l'ancien président sud-africain dont la fondation organise le Dialogue annuel sur la paix et la sécurité en Afrique »
fr.allafrica.com ↗ ↩ -
30 septembre 2025 - Date de la condamnation de Joseph Kabila par la Haute Cour militaire de Kinshasa.
« ce mardi 30 septembre 2025, à la Haute Cour militaire de Kinshasa »
rfi.fr ↗ ↩ -
Haute Cour militaire de Kinshasa - Juridiction ayant condamné Joseph Kabila.
« à la Haute Cour militaire de Kinshasa »
rfi.fr ↗ ↩ -
Joseph Kabila a été condamné à mort par contumace pour «trahison» - Nature de la condamnation prononcée par la justice militaire congolaise.
« Joseph Kabila, a été condamné à mort ce mardi 30 septembre au terme d’un procès par contumace pour «trahison» mené devant la justice militaire du pays. »
liberation.fr ↗ ↩ -
Joseph Kabila est accusé de « crimes de guerre », « trahison », et « organisation d’un mouvement insurrectionnel » - Charges retenues contre Joseph Kabila
« Joseph Kabila pour « crimes de guerre », « trahison », et « organisation d’un mouvement insurrectionnel » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
plus de 33 milliards de dollars - Montant des dommages et intérêts imposés à Joseph Kabila.
« plus de 33 milliards de dollars pour l'État congolais, les provinces du Nord et du Sud-Kivu et des associations d'aide aux victimes »
rfi.fr ↗ ↩ -
2003 - Année de mise en place d’un moratoire sur la peine capitale en RDC.
« Un moratoire sur l’exécution de la peine capitale en vigueur depuis 2003 »
liberation.fr ↗ ↩ -
2024 - Année de levée du moratoire sur la peine capitale en RDC.
« a été levé en 2024. »
liberation.fr ↗ ↩ -
dix-huit années - Durée pendant laquelle Joseph Kabila est resté à la présidence de la RDC.
« Mais ses dix-huit années passées à la présidence n’y ont rien changé »
lemonde.fr ↗ ↩ -
fin 2023 - Date du départ de Joseph Kabila de la RDC selon son entourage
« Joseph Kabila, 53 ans, a quitté le pays fin 2023, selon son entourage »
lemonde.fr ↗ ↩ -
plus de deux ans - Durée depuis laquelle Joseph Kabila vit à l’étranger
« Joseph Kabila, qui vit à l’étranger depuis plus de deux ans »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Joseph Kabila a fait une apparition surprise à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu et fief du M23 - Réapparition de Joseph Kabila dans une zone contrôlée par le M23.
« a fait une apparition surprise à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu et fief du M23. »
liberation.fr ↗ ↩ -
Goma, ville sous contrôle du groupe antigouvernemental M23 - Lieu où Joseph Kabila est apparu en mai 2025
« Goma, une ville sous contrôle du groupe antigouvernemental M23 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Joseph Kabila multiplie les déplacements en Afrique, surtout en Afrique de l’Est et en Afrique australe, pour s’assurer du soutien de certains chefs d’État - Stratégie de Joseph Kabila depuis sa condamnation.
« Il multiplie les déplacements en Afrique, surtout en Afrique de l’Est et en Afrique australe, pour s’assurer du soutien de certains chefs d’État »
rfi.fr ↗ ↩ -
Joseph Kabila est le premier président congolais à être condamné par une juridiction militaire - Caractère historique du verdict.
« Joseph Kabila est le premier président congolais à être condamné par une juridiction militaire »
rfi.fr ↗ ↩ -
William Ruto, président kényan - Rencontré par Joseph Kabila à Nairobi.
« le président kényan William Ruto »
rfi.fr ↗ ↩ -
Olusegun Obasanjo, ancien président nigérian et co-facilitateur désigné par la Communauté d’Afrique de l’Est et la SADC - A eu un tête-à-tête avec Joseph Kabila il y a quatre jours.
« Olusegun Obasanjo, l’ancien président nigérian, co-facilitateur désigné par la Communauté d’Afrique de l’Est et la SADC »
rfi.fr ↗ ↩ -
Joseph Kabila a signé un communiqué commun avec Martin Fayulu pour la première fois - Rapprochement entre Joseph Kabila et une figure de l’opposition.
« Pour la première fois, il a signé un communiqué commun avec Martin Fayulu »
rfi.fr ↗ ↩ -
Katanga - Région d’origine de Moïse Katumbi et Joseph Kabila.
« Tous deux sont originaires du Katanga »
rfi.fr ↗ ↩ -
des fraudes électorales passées. Il faut, dit-il, un dialogue national, un dialogue qui remette toutes les causes de la crise sur la table - Déclaration d'Ensemble pour la République lors du dialogue.
« Ensemble pour la République, le parti de Moïse Katumbi, revient sur « des fraudes électorales passées. Il faut, dit-il, un dialogue national, un dialogue qui remette toutes les causes de la crise sur la table » »
rfi.fr ↗ ↩ -
Églises catholique et protestante - Confessions religieuses prônant une initiative de dialogue en RDC.
« notamment les Églises catholique et protestante »
rfi.fr ↗ ↩ -
Haute Cour militaire, plus haute juridiction militaire de la RDC - Juridiction ayant prononcé la condamnation de Joseph Kabila.
« le verdict de la Haute Cour militaire, plus haute juridiction militaire du pays »
liberation.fr ↗ ↩ -
Cour de cassation, juridiction d’appel en RDC - Juridiction pouvant examiner un recours contre la condamnation.
« Un recours contre le verdict [.] est encore possible devant la Cour de cassation »
liberation.fr ↗ ↩ -
fin mai - Période de la levée de l’immunité parlementaire de Joseph Kabila.
« l’immunité parlementaire de Joseph Kabila en tant que sénateur à vie a été levée fin mai »
liberation.fr ↗ ↩ -
L’immunité parlementaire de Joseph Kabila en tant que sénateur à vie a été levée - Mesure prise par le gouvernement congolais avant son procès.
« l’immunité parlementaire de Joseph Kabila en tant que sénateur à vie a été levée fin mai »
liberation.fr ↗ ↩ -
25 juillet 2025 - Date d’ouverture du procès de Joseph Kabila
« son procès s’est ouvert le 25 juillet à Kinshasa en son absence »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Aucune exécution n’a eu lieu depuis la levée du moratoire sur la peine de mort en RDC - Statut des exécutions capitales en RDC
« Aucune exécution n’a cependant eu lieu depuis »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Devos Kitoko, secrétaire général du parti d'opposition Ecidé - Réaction du parti d'opposition Ecidé au verdict.
« Son secrétaire général, Devos Kitoko, préfère renvoyer dos-à-dos l'ancien président et son successeur »
rfi.fr ↗ ↩ -
« Joseph Kabila et Félix Tshisekedi ont tous deux saboté les choix du peuple. À ce titre, ils sont comptables devant le peuple. » - Déclaration de Devos Kitoko sur Joseph Kabila et Félix Tshisekedi.
« Joseph Kabila et Félix Tshisekedi ont tous deux saboté les choix du peuple. À ce titre, ils sont comptables devant le peuple »
rfi.fr ↗ ↩ -
31 décembre 2018 - Date du braquage électoral mentionné par Devos Kitoko.
« les deux principaux acteurs du braquage électoral du 31 décembre 2018 »
rfi.fr ↗ ↩ -
Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD (parti de Joseph Kabila) - Réaction au verdict de la part du parti de Joseph Kabila.
« Emmanuel Ramazani Shadary, le secrétaire permanent de son parti, le PPRD »
rfi.fr ↗ ↩ -
« vaste blague. Nous avons toujours dit qu'il s'agit d'un procès politique » - Déclaration d'Emmanuel Ramazani Shadary après le verdict.
« c'est une « vaste blague. Nous avons toujours dit qu'il s'agit d'un procès politique », a-t-il affirmé après le verdict »
rfi.fr ↗ ↩ -
« Au lieu de chercher la cohésion et la réconciliation nationales, ce procès va diviser davantage les Congolais. » - Déclaration d'Emmanuel Ramazani Shadary sur l'impact du procès.
« Au lieu de chercher la cohésion et la réconciliation nationales, ce procès va diviser davantage les Congolais »
rfi.fr ↗ ↩ -
12 septembre - Date initialement prévue pour le verdict.
« Le verdict était initialement prévu le 12 septembre mais avait été reporté »
rfi.fr ↗ ↩ -
trois ans et demi - Durée pendant laquelle le M23 est actif dans l'extrême est de la RDC.
« conquérante dans l’extrême est du pays depuis trois ans et demi »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Vincent Magwenya, porte-parole de Cyril Ramaphosa - Identité et fonction du porte-parole du président sud-africain.
« Vincent Magwenya, le porte-parole Cyril Ramaphosa, a confirmé à Jeune Afrique cette visite »
jeuneafrique.com ↗ ↩ -
Vincent Magwenya a confirmé la visite de Félix Tshisekedi à Jeune Afrique - Confirmation de la visite par le porte-parole de Cyril Ramaphosa.
« Vincent Magwenya, le porte-parole Cyril Ramaphosa, a confirmé à Jeune Afrique cette visite »
jeuneafrique.com ↗ ↩
Sources
- Afrique du Sud: Dialogue de Johannesburg - Joseph Kabila seul maitre à bord avec le soutien de Thabo Mbeki
- RDC: le gouvernement congolais absent du Dialogue sur la paix organisé en Afrique du Sud
- Félix Tshisekedi en Afrique du Sud pour un tête-à
- RDC : l’ancien président Joseph Kabila sort du silence et prépare son retour
- En RDC et dans la sous-région, Joseph Kabila s'active à tout
- L’ex-président de RDC, Joseph Kabila, condamné à mort par contumace pour «trahison»
- RDC : la peine de mort requise contre l’ancien président Joseph Kabila pour « crimes de guerre », « trahison », et « organisation d’un mouvement insurrectionnel »
- RDC: l’ex-président Joseph Kabila condamné à la peine de mort