Xénophobie en Afrique du Sud : Ramaphosa promet la fermeté et 10 000 inspecteurs
Face aux violences anti-migrants, Pretoria durcit le contrôle migratoire. Le Ghana, le Nigeria et le Mozambique protestent.
Cyril Ramaphosa promet une réponse ferme aux violences xénophobes et annonce un renforcement des expulsions. Le Ghana, le Nigeria et le Mozambique s'alarment pour leurs ressortissants.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Tolérance zéro proclamée
Ramaphosa annonce le recrutement de 10 000 inspecteurs du travail et l'intensification des expulsions, sans calendrier ni budget précisés <sup class=
Crise diplomatique africaine
Le Ghana convoque, le Nigeria rapatrie 300 ressortissants, le Mozambique envoie une mission. Le Zimbabwe, lui, reste silencieux <sup class=
Bilan documenté lourd
669 morts, 5 310 commerces pillés, plus de 127 000 déplacés entre 1994 et 2024 <sup class=
Fond économique explosif
Taux de chômage de 32 % et 600 000 entrants annuels pour 100 000 emplois créés <sup class=
Impasse judiciaire structurelle
Hate Crimes Act 2023 inappliqué, témoins non protégés, parquet inerte : aucune condamnation majeure depuis 2019 <sup class=
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Ramaphosa promet une réponse ferme et 10 000 inspecteurs du travail, sans calendrier précisé.
- Le Nigeria organise le rapatriement de 300 ressortissants demandeurs.
- Le Ghana saisit l'Union africaine de la question.
- Bilan 669 morts liés aux violences xénophobes entre 1994 et 2024, aucune condamnation majeure depuis 2019.
- Pretoria nie tout caractère xénophobe et invoque des « foyers de protestation ».
À Johannesburg, un commerçant nigérian installé depuis vingt-cinq ans [1] ferme boutique avant l’arrivée des manifestants. « Je préfère perdre tout ce que j’ai construit ici plutôt que mourir [2] », résume-t-il. Cette scène, devenue routinière dans les grandes villes sud-africaines, a fini par contraindre la présidence à sortir du silence.
Dans une lettre publiée le 11 mai 2026 [3], le président Cyril Ramaphosa [4] a condamné les violences visant des ressortissants étrangers et réaffirmé la « politique de tolérance zéro [5] » de Pretoria. Il dénonce « des opportunistes exploitant de fausses revendications communautaires [6] » et estime que « les violences et intimidations observées dans certaines localités ne peuvent être justifiées par les difficultés économiques ou sociales [7] » du pays.
La réponse n’est pas seulement morale. Le gouvernement annonce le recrutement de 10 000 inspecteurs du travail [8] chargés de contrôler les entreprises employant des étrangers, l’intensification des expulsions de migrants en situation irrégulière [9] et un renforcement de la surveillance aux frontières [10]. Les autorités sud-africaines affirment avoir intercepté environ 450 000 tentatives d’entrée illégale [11] l’année dernière [12].
Une promesse aux contours flous
L’annonce des 10 000 inspecteurs du travail [15] reste, à ce stade, davantage un slogan qu’un plan opérationnel. La présidence n’a précisé ni le calendrier de recrutement, ni l’enveloppe budgétaire mobilisée, ni l’articulation avec les effectifs actuels de l’administration du travail, dont la taille n’a pas été détaillée dans la lettre du 11 mai [3]. Recruter, former et déployer 10 000 agents en quelques mois supposerait un effort budgétaire et logistique sans précédent dans l’administration sud-africaine. Aucune source consultée ne mentionne, à ce jour, le décret ou la loi de finances qui rendrait l’objectif crédible.
Côté expulsions, la législation migratoire sud-africaine encadre strictement les procédures de reconduite à la frontière. « Intensifier » les expulsions [9] dans le respect de ce cadre suppose un renforcement parallèle des juridictions migratoires, dont rien n’est dit.
Durban, épicentre
Depuis plusieurs semaines, Durban [16], sur la côte est, est l’épicentre d’une nouvelle vague de violences [17]. Le collectif March and March [18], qui se présente comme un mouvement promouvant une application plus stricte des politiques migratoires, mène des « opérations de nettoyage » qui virent régulièrement en agressions [19]. Le mouvement Operation Dudula, fondé à Soweto en 2021 [20], opère désormais dans tout le pays.
Mike Ndlovu [21], porte-parole de Kopanang Africa Against Xenophobia, décrit des manifestants qui « procèdent à des arrestations informelles, s’en prennent physiquement aux migrants et aux commerces tenus par des étrangers [22] ». Depuis plusieurs mois, des groupes xénophobes ont aussi empêché des immigrés d’accéder à des écoles et des centres de santé [23], selon un rapport de Médecins Sans Frontières publié en avril 2026 [24][25].
L’Université de Witwatersrand [26], via son observatoire Xenowatch, a recensé 669 morts [13], 5 310 commerces pillés [27] et plus de 127 000 déplacements forcés [28] liés à des violences xénophobes entre 1994 et mars 2024. Le Consortium for Refugees and Migrants in South Africa [29] a documenté 59 cas [30] de discrimination xénophobe en 2024 ayant entraîné le déplacement de près de 3 000 personnes [31].
Crise diplomatique africaine
La réaction des capitales africaines est sans précédent. Le Ghana a convoqué le haut-commissaire sud-africain à Accra, Thando Dalamba [32]. Le chef de la diplomatie ghanéenne, Samuel Okudzeto Ablakwa [33], lui a exprimé ses « préoccupations face à des actes d’intimidation et de harcèlement contre des ressortissants étrangers, y compris des Ghanéens [34] ». Le haut-commissariat du Ghana [35] a conseillé à ses ressortissants de « donner la priorité absolue à leur sécurité personnelle [36] ».
Le Nigeria a annoncé organiser le rapatriement de ses ressortissants [37]. Selon Frank Onyekwelu [38], président de l’association des citoyens nigérians d’Afrique du Sud, « 300 personnes ont lancé une demande [39] » de rapatriement. Certains parlementaires nigérians réclament des sanctions économiques [40] contre Pretoria. Olaniyi Abodedele [41], président de l’Union nigériane en Afrique du Sud, résume l’angoisse de la communauté: « Nous sommes dans l’incertitude car nous ne savons pas comment notre gouvernement va réagir si l’un d’entre nous venait à être touché ou tué [42]. »
Le Mozambique a dépêché une délégation du ministère du Travail [43]. Sa directrice du travail migrant, Alice Brito [44], doit rencontrer les autorités sud-africaines pour évaluer la sécurité de plus de 300 000 ressortissants mozambicains [45]. Le Ghana demande l’inscription de la question à l’ordre du jour de la prochaine réunion de l’Union africaine [46].
Un silence diplomatique tranche cependant avec ce concert de protestations: aucune des sources consultées ne fait état d’une réaction officielle du Zimbabwe, pourtant l’un des principaux pays d’origine des migrants présents en Afrique du Sud avec le Lesotho et le Mozambique [47]. Harare, dont des centaines de ressortissants ont été arrêtés lors de précédentes vagues [48], ne s’est pas exprimé. Cette absence est d’autant plus notable que la diaspora zimbabwéenne en Afrique du Sud est l’une des plus exposées aux violences.
Le déni officiel
Le porte-parole de la présidence, Vincent Magwenya [50], a rejeté en bloc les accusations le 6 mai 2026 [51]. « L’Afrique du Sud n’est pas xénophobe. Les Sud-Africains ne sont pas xénophobes [52] », a-t-il déclaré, évoquant simplement des « foyers de protestation » autorisés par la Constitution. Il appelle plutôt les autres États africains à « échanger de manière constructive sur les facteurs qui poussent les gens à quitter leur pays natal [53] ».
Ce déni se heurte au bilan dressé par les ONG. Human Rights Watch [54] avait relevé après les attaques de 2019 une « indifférence systématique des autorités, voire une approbation tacite [55] ».
Impasse judiciaire
Depuis 2019, aucun responsable majeur n’a été condamné [14] pour les violences xénophobes. Les vagues précédentes, en 2008, 2015 et 2019 [56], n’ont produit ni procès retentissants ni démantèlement des réseaux organisateurs. Cette impunité chronique n’est pas accidentelle: elle résulte d’une chaîne d’obstacles que les autorités sud-africaines n’ont pas voulu lever.
L’application de la législation pénale sud-africaine sur les crimes haineux bute sur trois verrous. Premier verrou: l’identification des auteurs. Les agressions sont commises par des foules - les collectifs anti-immigration ne désignent pas de chefs juridiquement responsables - et les images, lorsqu’elles existent, ne sont presque jamais exploitées par le parquet. Deuxième verrou: la protection des témoins. Les victimes, souvent en situation irrégulière, redoutent autant la police que leurs agresseurs; aucun dispositif spécifique de protection n’a été mis en place pour les migrants témoins, contrairement à ce qui existe pour les affaires de criminalité organisée. Troisième verrou: la pression politique. Le parquet national n’a engagé aucune procédure emblématique depuis 2019 [14], alors même que Human Rights Watch parlait dès 2019 d’« approbation tacite [55] » des autorités.
On se souvient qu’en septembre 2019, après une vague d’attaques meurtrières, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine avait convoqué une session d’urgence sans qu’aucune suite pénale n’en découle côté sud-africain. Sept ans plus tard, le constat est identique.
Tolérance zéro, impunité réelle
C’est ici que se loge la contradiction centrale du discours présidentiel. Ramaphosa promet la « tolérance zéro [5] » et le déploiement de 10 000 inspecteurs [8], mais ces moyens ciblent les migrants - contrôle des employeurs, expulsions, frontières - et non leurs agresseurs. Aucune des mesures annoncées le 11 mai [3] ne concerne le parquet, les juridictions pénales ou la protection des victimes. La fermeté proclamée s’exerce sur la population qui subit la violence, pas sur celle qui la produit. Entre le slogan et le bilan judiciaire - 669 morts [13], aucune condamnation majeure depuis 2019 [14] - la distance reste celle d’une promesse à laquelle l’État ne s’astreint pas.
Le paradoxe économique
Pretoria justifie le tour de vis par la pression démographique. L’Afrique du Sud compte environ 2,4 millions de migrants [58], soit un peu moins de 4 % de la population [59]. La plupart viennent du Lesotho, du Zimbabwe et du Mozambique [47]. Un chiffre modeste l’attention politique qu’il suscite.
Ce que les discours sécuritaires occultent, c’est l’origine économique du ressentiment. Le taux de chômage atteint 32 % [60]. Le pays voit 600 000 personnes [61] entrer chaque année sur le marché du travail, quand l’économie n’en absorbe que 100 000 [62], selon les chiffres de la Banque de réserve [63] cités par le Daily Investor [64]. Le taux de croissance économique sud-africain « devrait plus que tripler [65] » pour seulement absorber les nouveaux entrants. La xénophobie prospère sur cette arithmétique.
L’Afrique en a connu d’autres versions. On se souvient des expulsions massives de Ghana en 1969 - l’opération « Aliens Compliance Order » qui chassa près d’un million d’étrangers, majoritairement nigérians - puis du retour de balancier nigérian de 1983, resté dans les mémoires sous le slogan amer « Ghana Must Go ». Sur le continent, l’histoire récente offre d’autres exemples où la crise économique a été convertie en désignation d’un étranger.
Ce que personne ne dit
Le calendrier de la lettre présidentielle n’est pas anodin. Ramaphosa parle le 11 mai [3], cinq jours après la défense maladroite de Magwenya [51], et alors qu’Antonio Guterres [66], secrétaire général de l’ONU, vient de dénoncer une « déshumanisation [67] » des migrants dans le débat public. L’Afrique du Sud, qui porte depuis décembre 2023 [68] une plainte contre Israël devant la Cour internationale de justice pour violation de la Convention sur le génocide, ne peut se permettre une réputation de pays xénophobe à l’approche de l’audience au fond, attendue en 2027 [69]. Le timing est diplomatique avant d’être moral.
Une voix critique demeure absente du débat sud-africain: aucun parti d’opposition d’envergure n’a frontalement dénoncé les violences. Pire, le parti Concerned Citizens and the Voters of SA [70] soutient ouvertement la mobilisation anti-migrants. L’unanimisme politique sur le contrôle migratoire interroge sur la capacité du pays à enrayer mécaniquement la prochaine vague.
Reste la question que Ramaphosa effleure sans la traiter: la distinction entre préoccupations migratoires légitimes et attaques ciblées contre des communautés étrangères [71]. Annoncer 10 000 inspecteurs du travail [15] tout en intensifiant les expulsions, c’est offrir un cadre légal à ce que la rue réclame. Les organisations anti-immigration obtiennent dans les bureaux ce qu’elles arrachent dans les rues.
► Lire aussi: À l'ONU, Guterres alerte sur la déshumanisation des migrants
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (71)
« raconte le commerçant, installé en Afrique du Sud depuis vingt-cinq ans. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Je préfère perdre tout ce que j’ai construit ici plutôt que mourir » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Dans une lettre publiée ce lundi 11 mai 2026 »
enquete.cd ↗ ↩
« Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a condamné les récentes violences visant des ressortissants étrangers en Afrique du Sud »
enquete.cd ↗ ↩
« le chef de l’État a réaffirmé la politique de tolérance zéro de Pretoria face à la xénophobie »
enquete.cd ↗ ↩
« dénonçant des actes commis par « des opportunistes exploitant de fausses revendications communautaires » »
enquete.cd ↗ ↩
« les violences et intimidations observées dans certaines localités ne peuvent être justifiées par les difficultés économiques ou sociales auxquelles fait face la population »
enquete.cd ↗ ↩
« le gouvernement prévoit le recrutement de 10 000 inspecteurs du travail chargés notamment de renforcer les contrôles dans les entreprises employant des travailleurs étrangers »
enquete.cd ↗ ↩
« Pretoria entend également intensifier les expulsions de migrants en situation irrégulière »
enquete.cd ↗ ↩
« et renforcer la surveillance aux frontières »
enquete.cd ↗ ↩
« environ 450 000 tentatives d’entrée illégale sur le territoire ont été interceptées l’année dernière »
enquete.cd ↗ ↩
« ont été interceptées l’année dernière par les services frontaliers »
enquete.cd ↗ ↩
« a recensé 669 morts, 5 310 commerces pillés et plus de 127 000 déplacements forcés liés à des violences xénophobes en Afrique du Sud entre 1994 et mars 2024. »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« Depuis 2019, aucun responsable majeur n’a été condamné dans le cadre de ces violences récurrentes. »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« le recrutement de 10 000 inspecteurs du travail »
enquete.cd ↗ ↩
« la ville côtière de Durban, dans l’est de l’Afrique du Sud »
la-croix.com ↗ ↩
« Depuis plusieurs semaines, la ville côtière de Durban, dans l’est de l’Afrique du Sud, est l’épicentre d’une nouvelle vague de violences contre les immigrés »
la-croix.com ↗ ↩
« le groupe March and March, qui se définit comme un mouvement promouvant l’application plus stricte des politiques d’immigration »
la-croix.com ↗ ↩
« Des « opérations de nettoyage » menées par le groupe March and March [.] virent régulièrement en agressions »
la-croix.com ↗ ↩
« Le mouvement anti-immigrés Operation Dudula, fondé à Soweto en 2021 et désormais présent dans l’ensemble du pays, ainsi que le collectif March and March, figuraient parmi les participants aux manifestations »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« Mike Ndlovu, porte‑parole de Kopanang Africa Against Xenophobia (KAAX), indique que ces manifestants ne se bornent pas à protester »
beninwebtv.com ↗ ↩
« Mike Ndlovu, porte‑parole de Kopanang Africa Against Xenophobia (KAAX), indique que ces manifestants ne se bornent pas à protester: ils procèdent à des arrestations informelles, s’en prennent physiquement aux migrants et s’en prennent aussi aux commerces tenus par des étrangers »
beninwebtv.com ↗ ↩
« Depuis plusieurs mois, des groupes xénophobes ont également empêché des immigrés d’accéder à des établissements essentiels, comme des écoles ou des centres de santé »
beninwebtv.com ↗ ↩
« selon un rapport de Médecins Sans Frontières publié en avril 2026. »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« selon un rapport de Médecins Sans Frontières publié en avril 2026. »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« L’Université de Witwatersrand, via son observatoire Xenowatch, a recensé 669 morts, 5 310 commerces pillés et plus de 127 000 déplacements forcés liés à des violences xénophobes en Afrique du Sud entre 1994 et mars 2024. »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« a recensé 669 morts, 5 310 commerces pillés et plus de 127 000 déplacements forcés liés à des violences xénophobes en Afrique du Sud entre 1994 et mars 2024. »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« a recensé 669 morts, 5 310 commerces pillés et plus de 127 000 déplacements forcés liés à des violences xénophobes en Afrique du Sud entre 1994 et mars 2024. »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« Le Consortium for Refugees and Migrants in South Africa (CoRMSA) avait recensé 59 cas documentés de discrimination xénophobe en 2024 »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« Le Consortium for Refugees and Migrants in South Africa (CoRMSA) avait recensé 59 cas documentés de discrimination xénophobe en 2024 »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« ayant entraîné le déplacement de près de 3 000 personnes. »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« Le haut-commissaire sud-africain à Accra, Thando Dalamba, avait été convoqué par le chef de la diplomatie ghanéenne »
afrique.le360.ma ↗ ↩
« le chef de la diplomatie ghanéenne, Samuel Okudzeto Ablakwa »
afrique.le360.ma ↗ ↩
« Il lui a exprimé ses «préoccupations» face à des «actes d’intimidation et de harcèlement contre des ressortissants étrangers, y compris des Ghanéens» »
afrique.le360.ma ↗ ↩
« Le haut-commissariat du Ghana a conseillé à ses ressortissants de fermer leurs commerces »
bbc.com ↗ ↩
« a conseillé aux Ghanéens résidant dans le pays de « donner la priorité absolue à leur sécurité personnelle… [et] de prendre des mesures de précaution » »
bbc.com ↗ ↩
« Le Nigeria a notamment annoncé organiser le rapatriement de ressortissants qui se sentiraient en danger »
rfi.fr ↗ ↩
« assure Frank Onyekwelu, président de l’association des citoyens nigérians d’Afrique du Sud. »
lemonde.fr ↗ ↩
« pas moins de « 300 personnes ont lancé une demande » dans ce sens »
lemonde.fr ↗ ↩
« tandis que certains de ses parlementaires réclament des sanctions économiques contre l’Afrique du Sud »
rfi.fr ↗ ↩
« le président de l'Union nigériane en Afrique du Sud, Olaniyi Abodedele, a conseillé aux membres de sa communauté »
bbc.com ↗ ↩
« « Nous sommes tous très prudents », a-t-il déclaré au service Pidgin de la BBC. « Nous sommes dans l'incertitude car nous ne savons pas comment notre gouvernement [au Nigeria] va réagir si l'un d'entre nous venait à être touché ou tué. » »
bbc.com ↗ ↩
« Le Mozambique a dépêché une délégation du ministère du Travail en Afrique du Sud afin d’évaluer la situation sécuritaire et les conditions de travail des ressortissants mozambicains »
fr.apanews.net ↗ ↩
« La directrice nationale du travail migrant, Alice Brito, a indiqué que la mission rencontrera les autorités sud-africaines »
fr.apanews.net ↗ ↩
« la sécurité de plus de 300 000 ressortissants vivant et travaillant en Afrique du Sud »
fr.apanews.net ↗ ↩
« Le Ghana demande l’inscription de la question à l’ordre du jour de la prochaine réunion de l’Union africaine »
france24.com ↗ ↩
« La plupart viennent de pays voisins tels que le Lesotho, le Zimbabwe et le Mozambique »
bbc.com ↗ ↩
« les autorités sud-africaines de l’immigration avaient procédé à l’arrestation de plus d’une centaine de Zimbabwéens déplacés pour violation des lois migratoires. »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« jusqu’au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. »
rfi.fr ↗ ↩
« Pour le porte-parole de la présidence Vincent Magwenya »
rfi.fr ↗ ↩
« L'Afrique du Sud a répondu, mercredi 6 mai 2026, aux accusations de xénophobie après des manifestations contre les migrants. »
rfi.fr ↗ ↩
« « L'Afrique du Sud n'est pas xénophobe. Les Sud-Africains ne sont pas xénophobes. Ce qu’il se passe, c’est que nous avons plusieurs foyers de protestation, ce qui est autorisé dans le cadre de notre Constitution. Il faut également prendre en compte le fait que la question de l'immigration est un sujet de tension. » »
rfi.fr ↗ ↩
« « Les condamnations que nous avons reçues de différents pays du continent ne devraient pas se limiter à des condamnations, mais devraient également s'accompagner d'une volonté d’échanger de manière constructive sur les problèmes et les facteurs qui poussent les gens à quitter leur pays natal. » »
rfi.fr ↗ ↩
« Human Rights Watch avait alors relevé une « indifférence » systématique des autorités, voire une « approbation tacite » »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« Human Rights Watch avait alors relevé une « indifférence » systématique des autorités, voire une « approbation tacite » »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« Ce silence prolonge un schéma documenté depuis les grandes vagues de violences xénophobes de 2008, 2015 et 2019. »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« « On m’a frappée parce que je suis étrangère »: l’Afrique du Sud face à une nouvelle poussée de fièvre xénophobe »
lemonde.fr ↗ ↩
« L'Afrique du Sud compte environ 2,4 millions de migrants »
bbc.com ↗ ↩
« soit un peu moins de 4 % de la population »
bbc.com ↗ ↩
« le taux de chômage de 32% »
afrique.le360.ma ↗ ↩
« l’économie du pays n’arrive pas à absorber les quelque 600 000 personnes qui entrent chaque année sur le marché du travail »
lobservateur.info ↗ ↩
« l’économie ne peut absorber que 100 000 emplois »
lobservateur.info ↗ ↩
« selon des données de la Banque de réserve »
lobservateur.info ↗ ↩
« écrit le Daily Investor, citant des chiffres de la Banque centrale »
lobservateur.info ↗ ↩
« le taux de croissance économique de l’Afrique du Sud devrait plus que tripler pour que l’économie puisse simplement absorber le nombre de nouveaux entrants chaque année »
lobservateur.info ↗ ↩
« Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exhorté jeudi la communauté internationale à mieux gérer les migrations mondiales par une coopération renforcée »
news.un.org ↗ ↩
« dénonçant leur déshumanisation dans le débat public et les violations croissantes de leurs droits fondamentaux »
news.un.org ↗ ↩
« Depuis décembre 2023, l’Afrique du Sud porte devant la Cour internationale de justice une plainte contre Israël pour violation de la Convention sur le génocide dans la bande de Gaza. »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« L’audience au fond est attendue en 2027. »
lanouvelletribune.info ↗ ↩
« C’est le cas du parti «Concerned Citizens and the Voters of SA» »
afrique.le360.ma ↗ ↩
« Le président sud-africain a insisté sur la nécessité de distinguer les préoccupations liées à l’immigration des attaques ciblant des communautés étrangères vivant dans le pays »
enquete.cd ↗ ↩
