Réseaux sociaux : un sénateur PS propose le brevet plutôt que l’interdiction
Le socialiste Rémi Cardon dépose une proposition de loi qui mise sur la certification Pix au brevet et le bridage des algorithmes pour mineurs
Face à l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans voulue par l'exécutif, le sénateur PS Rémi Cardon mise sur l'école et le bridage des algorithmes.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
L'école comme rempart plutôt que l'interdiction
Cardon propose d'intégrer l'utilisation responsable du numérique au brevet via la certification Pix, comme l'ASSR pour le permis de conduire.
Bridage algorithmique jusqu'à 18 ans
Suppression de toute personnification des contenus pour les utilisateurs mineurs de moins de 18 ans, au-delà du seuil de 15 ans.
L'échec australien comme contre-modèle
Deux tiers des adolescents australiens contournent l'interdiction quatre mois après son entrée en vigueur.
Fragilité juridique du texte gouvernemental
Trois droits fondamentaux en tension selon le Conseil d'État : intérêt supérieur de l'enfant, liberté d'expression, autorité parentale.
Une CJIP cyber pour sanctionner les plateformes
Une amende d'intérêt public négociée, proportionnée au chiffre d'affaires mondial, jamais utilisée à ce jour contre une plateforme sociale.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Rémi Cardon dépose une proposition de loi de 3 articles le 30 mars.
- Pas de certification Pix au brevet, pas de diplôme son idée centrale.
- Bridage des algorithmes de recommandation pour les moins de 18 ans.
- L'Australie a vu deux tiers des ados contourner l'interdiction en 4 mois.
- Le Sénat a adopté sa propre version le 31 mars 2026, transmise à l'Assemblée.
Le calendrier est serré. L’Élysée vise une entrée en vigueur de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans courant septembre [1], et Emmanuel Macron [2] en a fait une priorité de ses vœux du 31 décembre [3]. Le Sénat a adopté sa propre version du texte le 31 mars 2026 [4], transmise à l’Assemblée nationale pour deuxième lecture [5]. Dans ce paysage saturé d’interdictions, une voix dissonante: celle du sénateur socialiste Rémi Cardon [6], qui a déposé une proposition de loi de trois articles [7] visant à « renforcer la protection des utilisateurs des réseaux sociaux ».
Sa thèse tient en une phrase: « L’interdiction aux mineurs est une solution de facilité. » À la prohibition pure, Cardon oppose l’éducation aux algorithmes, le bridage des recommandations et une nouvelle arme judiciaire contre les plateformes.
Pas de certification Pix, pas de brevet
Le premier article intègre la notion « d’utilisation responsable des outils numériques et des réseaux sociaux » parmi les acquis nécessaires à l’obtention du diplôme du brevet [8]. Le sénateur propose de s’appuyer sur Pix, l’outil d’évaluation en ligne des compétences numériques, déployé à grande échelle par le gouvernement à partir de 2024 [9][10] - la plateforme existait déjà dans le parcours scolaire sous une forme antérieure, mais sans valeur certifiante au brevet.
La formule est sèche: « L’idée, c’est d’arriver pour le brevet au même niveau d’obligation que l’ASSR pour le permis de conduire. En clair: pas de certification Pix, pas de brevet! » [11]
Le constat sous-jacent justifie cette ambition. Aucune formation obligatoire et progressive à l’usage des réseaux sociaux n’est aujourd’hui intégrée au parcours scolaire, primaire, collège ou lycée [12]. Pourtant, 44 % des adolescents accèdent aux plateformes numériques avant 13 ans [13], et selon l’ARCOM, 83 % des 11-17 ans sont exposés à au moins un risque en ligne tels que le cyberharcèlement, la désinformation ou des contenus inadaptés [14][15].
Couper la personnalisation pour les moins de dix-huit ans
Le deuxième article s’attaque au cœur du modèle économique des plateformes. Cardon veut « supprimer toute personnification des contenus pour les utilisateurs de moins de dix-huit ans » [16][17]. Concrètement: prohiber les systèmes de recommandation reposant sur une personnalisation fondée sur le profilage pour les utilisateurs de moins de dix-huit ans [18], et imposer aux réseaux sociaux une conception protectrice par défaut ainsi qu’une évaluation des risques systémiques pour les mineurs [19]. Le dispositif s’inscrit dans la continuité du règlement européen sur les services numériques [20], le DSA de 2022 [21].
La CJIP cyber: négocier l’amende plutôt que poursuivre
Le troisième article instaure une Convention judiciaire d’intérêt public dédiée à la cybersécurité [22][23], extension d’un outil créé sous le quinquennat de François Hollande [24] par la loi Sapin II [25]. Selon plusieurs sources, l’article 22 de cette loi a introduit la CJIP en matière d’atteintes à la probité, ensuite étendue à la fraude fiscale puis aux atteintes à l’environnement. Le mécanisme est désormais bien rodé: le procureur de la République propose à l’entreprise mise en cause une transaction - sans reconnaissance de culpabilité - assortie d’une amende d’intérêt public proportionnée au chiffre d’affaires et d’un programme de mise en conformité.
Le procureur pourrait engager une CJIP cyber dès lors qu’un délit du code pénal serait établi concernant le traitement des données [26]. Selon plusieurs sources, le code pénal punit déjà le fait de procéder à un traitement de données à caractère personnel sans mettre en œuvre les mesures de sécurité requises - un quantum que la CJIP permettrait de transformer en amende négociée, indexée sur le chiffre d’affaires des plateformes.
L’outil a déjà servi dans plusieurs affaires de fraude fiscale, de corruption transnationale ou de pollution industrielle; il n’a jamais été utilisé contre une plateforme de réseaux sociaux pour manquement au traitement des données des mineurs. C’est précisément le pari de Cardon: doter le parquet d’un levier financier crédible face à Meta ou TikTok, là où une poursuite pénale classique se heurte à la lenteur de la procédure et à l’extranéité des sociétés mises en cause.
L’angle mort: l’expérience australienne
L’argument central de Cardon tient à un précédent international. L’Australie, premier pays à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans depuis le 10 décembre 2025 [27][28], est citée comme contre-exemple. « Ils ont beaucoup communiqué sur les 5 millions de comptes qui ont été désactivés » [29], mais deux tiers des adolescents sont toujours utilisateurs des plateformes concernées [30][31].
Quatre mois [32] après l’entrée en application, un rapport de la commission australienne pour la sécurité en ligne [33] a mis en lumière des limites inquiétantes: 66 % des parents dont les enfants continuent à utiliser les réseaux sociaux déclarent que les plateformes n’avaient pas demandé de vérification d’âge [34]. Pire, les adolescents qui ont pu ouvrir un compte ne bénéficient plus des mesures de sécurité minimales prévues par les réseaux, leur compte étant désormais considéré comme appartenant à une personne majeure [35].
Pourquoi le texte Miller risque la censure constitutionnelle
La proposition de Laure Miller (Renaissance) [36][37], adoptée par l’Assemblée nationale le 26 janvier 2026 par 130 voix pour et 21 contre [38][39], n’a pas été reprise telle quelle par le Sénat, qui a réécrit le dispositif au cours de l’examen en commission. La commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport [40] a estimé que l’interdiction « sèche » d’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de quinze ans présentait un risque d’inconstitutionnalité [41].
Le Conseil d’État [42], saisi le 24 novembre 2025 [43], a identifié plusieurs droits fondamentaux en tension: l’intérêt supérieur de l’enfant, la liberté d’expression et de communication, le droit à la vie privée et l’autorité parentale.
D’où la formule prudente de l’avis: « la conciliation entre l’intérêt supérieur de l’enfant, d’une part, et ses droits fondamentaux, comme ceux des titulaires de l’autorité parentale, d’autre part, n’est en l’état de la proposition de loi pas réalisée de manière équilibrée » [44]. Une interdiction générale et absolue ne franchit pas le test de nécessité, d’adéquation et de proportionnalité.
Le Sénat a donc préféré un mécanisme évolutif et personnalisé: une liste de réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans, adoptée par arrêté sur avis de l’Arcom [45][46], les autres plateformes restant accessibles sous réserve d’accord parental [47]. L’idée: substituer à une prohibition générale un dispositif gradué, ciblé sur les plateformes objectivement nocives, qui préserve l’autorité parentale et la liberté de communication pour les services moins risqués. Laurent Lafon [48], président de la commission de la Culture et de l’Éducation du Sénat, l’a justifié sans détour: « le texte de Mme Miller est fragile juridiquement […] Si nous votons la proposition de loi, dans sa version de l’Assemblée nationale, nous nous exposons très fortement à un risque d’inconstitutionnalité » [49].
« Ça contrarie l’agenda du président »
Anne Le Hénanff [50], ministre du Numérique, a défendu un amendement déposé à la dernière minute pour revenir à l’interdiction générale. « Le dispositif de listes est inconventionnel » [51], a-t-elle martelé. Sylvie Robert [52], sénatrice PS, a rétorqué: « Ici, nous sommes au Sénat peut-être qu’on avance un peu plus lentement, mais on le fait avec rigueur ». Max Brisson [53], sénateur LR, a été plus direct: « Ça contrarie l’agenda du président de la République » [54].
Le précédent oublié: pourquoi la loi Marcangeli a échoué
Le paradoxe de ce débat tient en deux chiffres et un précédent. La loi Marcangeli de 2023 [55][56] imposait déjà aux plateformes de refuser l’adhésion des mineurs de 15 ans sans accord parental [57]. Plusieurs années plus tard, 44 % des adolescents accèdent aux plateformes avant même 13 ans [13]. L’interdiction existait sur le papier - elle n’a pas fonctionné dans les faits.
Plusieurs facteurs expliquent ce naufrage discret. D’abord, le texte n’imposait aucune méthode technique de vérification d’âge opposable aux plateformes: une déclaration de l’utilisateur suffisait, ce que les adolescents contournent en deux clics. Ensuite, la Commission européenne [58] a considéré que le texte Marcangeli imposait des obligations techniques susceptibles d’affecter le marché communautaire et relevant du DSA, ce qui en a retardé l’applicabilité. Enfin, aucune sanction effective n’a été prononcée à ce jour contre une plateforme pour manquement à la loi française - l’arsenal juridique existait, l’exécution non.
C’est précisément ce diagnostic qui structure la proposition Cardon. À une interdiction qui n’a pas su se doter d’outils techniques et procéduraux, il oppose un acquis pédagogique vérifié à 15 ans, un encadrement algorithmique qui s’applique jusqu’à dix-huit ans [17] - au-delà de l’âge où, justement, les interdictions tombent - et une CJIP cyber pour transformer la menace pénale en levier financier négocié. L’école comme premier rempart, plutôt que la frontière comme dernier mur.
Les angles morts du débat
Aucune des sources consultées pour cet article ne mentionne la position des associations de protection de l’enfance sur la proposition Cardon. Or ces acteurs sont parties prenantes évidentes du débat sur la protection des mineurs en ligne, et leur silence - ou leur non-sollicitation - laisse en suspens la question de la réception du texte par le secteur associatif.
De même, aucun précédent international d’approche éducative comparable (programme finlandais de littératie numérique, modèle québécois d’éducation aux médias) n’est mobilisé par le sénateur dans l’exposé des motifs pour étayer la supériorité de la voie pédagogique sur la voie prohibitive.
Sources et timing
La Commission européenne doit se prononcer avant l’adoption définitive du texte sénatorial [59]. Ursula von der Leyen [60] a lancé une réflexion sur l’opportunité d’une harmonisation à l’échelle de l’UE, alors que tous les États membres devront fournir une identité numérique à leurs citoyens à partir de novembre 2026 [61]. Allemagne, Danemark, Grèce, Espagne, Portugal: la liste des pays européens engagés dans la réflexion s’allonge [62][63][64][65][66].
Le calendrier législatif français se compresse autour d’un engagement présidentiel. Reste à savoir si la proposition Cardon - trois articles, pas d’interdiction - survivra à la navette ou finira classée sans suite, faute d’oxygène politique.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (66)
« l’Elysée mise sur une entrée en vigueur de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans courant septembre »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Il s’agit d’un engagement d’Emmanuel Macron, qu’il a levé au rang de priorité lors de ses vœux du 31 décembre. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Il s’agit d’un engagement d’Emmanuel Macron, qu’il a levé au rang de priorité lors de ses vœux du 31 décembre. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Mardi 31 mars 2026, le Sénat a adopté avec modifications la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux. »
senat.fr ↗ ↩
« Le texte a été transmis à l'Assemblée nationale, pour deuxième lecture. »
senat.fr ↗ ↩
« C’est la philosophie défendue par le sénateur socialiste Rémi Cardon dans une proposition de loi visant à « renforcer la protection des utilisateurs des réseaux sociaux ». »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Son texte, déposé le 30 mars sur le bureau du Sénat, ne comporte que trois articles. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Le premier intègre la notion « d’utilisation responsable des outils numériques et des réseaux sociaux » parmi les acquis nécessaires à l’obtention du diplôme du brevet. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« L’élu propose de s’appuyer sur la plateforme Pix, un outil d’évaluation en ligne des compétences numériques lancé par le gouvernement en 2024. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« la plateforme Pix, un outil d’évaluation en ligne des compétences numériques lancé par le gouvernement en 2024 »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « L’idée, c’est d’arriver pour le brevet au même niveau d’obligation que l’ASSR pour le permis de conduire. En clair: pas de certification Pix, pas de brevet! » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« aucune formation obligatoire et progressive à leur usage n'est aujourd'hui intégrée au parcours scolaire, primaire, collège ou lycée »
senat.fr ↗ ↩
« 44 % des adolescents ont accès aux plateformes numériques avant 13 ans »
publicsenat.fr ↗ ↩
« 83 % d'entre eux sont exposés à au moins un risque en ligne tels que le cyberharcèlement, la désinformation ou des contenus inadaptés »
senat.fr ↗ ↩
« Selon l'ARCOM (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle), 44 % des jeunes de 11 à 17 ans accèdent aux réseaux sociaux avant l'âge légal de 13 ans »
senat.fr ↗ ↩
« « Je souhaite supprimer toute personnification des contenus pour les utilisateurs de moins de dix-huit ans » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Je souhaite supprimer toute personnification des contenus pour les utilisateurs de moins de dix-huit ans » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Il prohibe l'utilisation, pour les utilisateurs de moins de dix-huit ans, des systèmes de recommandation reposant sur une personnalisation fondée sur le profilage »
senat.fr ↗ ↩
« Il impose aux réseaux sociaux une conception protectrice par défaut et une évaluation des risques que ces systèmes sont susceptibles de présenter pour les mineurs »
senat.fr ↗ ↩
« dans une logique de cohérence avec les exigences issues du droit de l'Union européenne, notamment le règlement sur les services numériques »
senat.fr ↗ ↩
« règlement européen sur les services numériques (DSA) de 2022 »
senat.fr ↗ ↩
« l’article 3 prévoit l’instauration d’une nouvelle Convention Judiciaire d’Intérêt Public (CJIP) dédiée à la cybersécurité. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« l'article 3 propose la création d'une troisième convention judiciaire d'intérêt public (CJIP) dédiée à la cybersécurité »
senat.fr ↗ ↩
« Mises en place sous le quinquennat de François Hollande, les Conventions Judiciaires d’Intérêt Public (CJIP) »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Cette procédure, introduite par la « loi Sapin II » »
senat.fr ↗ ↩
« Dès lors que le procureur de la République établit un délit au code pénal de la part de ces personnes morales concernant le traitement des données, le procureur pourrait engager une CJIP cyber »
senat.fr ↗ ↩
« Le 10 décembre 2025, la loi prévoyant l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans est entrée en application en Australie. »
cnews.fr ↗ ↩
« Ils pourraient prochainement rejoindre l'Australie, premier pays au monde à avoir interdit l'accès à de nombreux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans. »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Ils ont beaucoup communiqué sur les 5 millions de comptes qui ont été désactivés »
publicsenat.fr ↗ ↩
« deux tiers des adolescents sont toujours des utilisateurs des plateformes concernées »
publicsenat.fr ↗ ↩
« On y découvre que deux tiers des adolescents possèdent toujours un compte sur les plates-formes interdites »
cnews.fr ↗ ↩
« Quatre mois plus tard, les premiers retours laissent apparaître des dysfonctionnements pour une loi qui semble mal calibrée. »
cnews.fr ↗ ↩
« un rapport publié par la commission australienne pour la sécurité en ligne a mis en lumière des limites inquiétantes »
cnews.fr ↗ ↩
« 66% des parents dont les enfants continuent à utiliser les réseaux sociaux déclarent que les plates-formes n’avaient pas demandé à leur enfant de se soumettre à une vérification d’âge »
cnews.fr ↗ ↩
« les adolescents qui ont pu ouvrir un compte ne bénéficient plus des mesures de sécurité minimales prévues par les réseaux, leur compte étant désormais considéré comme appartenant à une personne majeure »
cnews.fr ↗ ↩
« une proposition de loi de la députée Laure Miller (Renaissance) adoptée en première lecture par le Parlement »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Un projet de loi, porté par la députée Renaissance Laure Miller, a été approuvé par l'Assemblée nationale le 26 janvier 2026 (130 voix pour, 21 contre). »
touteleurope.eu ↗ ↩
« a été approuvé par l'Assemblée nationale le 26 janvier 2026 (130 voix pour, 21 contre). »
touteleurope.eu ↗ ↩
« a été approuvé par l'Assemblée nationale le 26 janvier 2026 (130 voix pour, 21 contre). »
touteleurope.eu ↗ ↩
« M. Laurent Lafon, président; »
senat.fr ↗ ↩
« La commission a estimé que l'interdiction « sèche » d'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de quinze ans, prévue par l'article premier, présentait un risque d'inconstitutionnalité »
senat.fr ↗ ↩
« deux réserves mises en avant par le Conseil d'État dans son avis rendu sur ce texte »
senat.fr ↗ ↩
« Saisi, le 24 novembre 2025, par la présidente de l’Assemblée nationale sur le fondement de l’article 39, alinéa 5, de la Constitution »
conseil-etat.fr ↗ ↩
« « la conciliation entre l'intérêt supérieur de l'enfant, d'une part, et ses droits fondamentaux, comme ceux des titulaires de l'autorité parentale, d'autre part, n'est en l'état de la proposition de loi pas réalisée de manière équilibrée, dès lors que l'interdiction générale et absolue, aux mineurs de moins de quinze ans, (.) de tout accès à un réseau social, quels que soient son contenu et son mode de fonctionnement, ne font pas l'objet d'une justification suffisante de leur nécessité ou de l »
senat.fr ↗ ↩
« Le Sénat a prévu la publication d'une liste des réseaux sociaux interdits aux mineurs de moins de 15 ans, adoptée par arrêté pris sur avis de l'Arcom »
senat.fr ↗ ↩
« recensant de manière évolutive l'ensemble des réseaux sociaux nocifs pour la santé des enfants et des adolescents. »
senat.fr ↗ ↩
« Les réseaux sociaux qui ne figureront pas sur la liste ne seront accessibles aux mineurs de moins de 15 ans que sous réserve de l'accord parental »
senat.fr ↗ ↩
« La charge la plus forte est venue du président de la commission de la Culture et de l’Education, Laurent Lafon qui a carrément contredit Anne Le Hénanf. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Nous le savons, parce qu’il y a eu l’avis du Conseil d’Etat, le texte de Mme Miller est fragile juridiquement […] Si nous votons la proposition de loi, dans sa version de l’Assemblée nationale, nous nous exposons très fortement à un risque d’inconstitutionnalité », a-t-il souligné. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Le gouvernement par la voix de la ministre du Numérique, Anne Le Hénanff a défendu un amendement, déposé à la dernière minute, qui visait à revenir à l’interdiction générale prévue dans le texte initial. »
publicsenat.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le titre officiel d'Anne Le Hénanff est 'ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique' (décret du 12 octobre 2025), et non simplement 'ministre du Numérique'. ↩
« « Le dispositif de listes est inconventionnel », a-t-elle martelé »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Ici, nous sommes au Sénat peut-être qu’on avance un peu plus lentement, mais on le fait avec rigueur », a rétorqué la sénatrice PS, Sylvie Robert. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Son collègue, Max Brisson (LR) a lui assumé que les travaux du Sénat contrariaient la volonté du gouvernement « de passer en force ». »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Ça contrarie l’agenda du président de la République », a-t-il relevé également. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« En 2023, la proposition de loi visant à instaurer une majorité numérique et à lutter contre la haine en ligne, dite « loi Marcangeli » »
senat.fr ↗ ↩
« la loi du président du groupe Horizons à l’Assemblée nationale, Laurent Marcangeli promulguée en 2023 qui imposait déjà aux réseaux sociaux de refuser l’inscription aux enfants de moins de 15 ans »
publicsenat.fr ↗ ↩
« imposait déjà aux plateformes de vérifier l'âge des utilisateurs, de refuser l'adhésion des mineurs de 15 ans »
senat.fr ↗ ↩
« la Commission européenne a considéré que le texte imposait des obligations techniques susceptibles d'affecter le marché communautaire »
senat.fr ↗ ↩
« La Commission européenne qui doit se prononcer avant l’adoption définitive du texte, une démarche qui peut prendre plusieurs semaines, n’a pas encore rendu un avis public sur la proposition de loi. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, a lancé une réflexion sur l’opportunité de mettre en place une harmonisation à l’échelle de toute l’UE »
publicsenat.fr ↗ ↩
« L’identité numérique que tous les États membres seront obligés de fournir à leurs citoyens à partir de novembre 2026. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« En s'emparant à la mi-février 2026 du délicat dossier de l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs, l'Allemagne a rejoint la liste des États européens engagés dans cette réflexion. »
touteleurope.eu ↗ ↩
« La Première ministre, Mette Frederiksen, a annoncé le 7 octobre 2025 vouloir interdire l'usage de plusieurs réseaux sociaux aux moins de 15 ans. »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Le 8 avril 2026, il annoncé l'interdiction de l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans à partir du 1er janvier 2027. »
touteleurope.eu ↗ ↩
« le Premier ministre Pedro Sánchez a annoncé le 3 février 2026 une série de mesures visant à lutter contre "la manipulation et l'amplification des contenus illégaux" sur les plateformes en ligne. Il a notamment exprimé sa volonté d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans »
touteleurope.eu ↗ ↩
« une proposition de loi déposée le 2 février au Parlement. "La majorité numérique pour l'accès autonome aux plateformes, services, jeux et applications visés par la présente loi est fixée à 16 ans", est-il indiqué dans le texte présenté par des élus du Parti social-démocrate, le parti du gouvernement (centre-droit). »
touteleurope.eu ↗ ↩
Sources
- Proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux
- Réseaux sociaux : « L’interdiction aux mineurs est une solution de facilité », estime le socialiste Rémi Cardon
- Proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux
- Avis sur une proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux
- Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : le Sénat adopte sa propre version quitte à perturber « l’agenda » de l’exécutif
- Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans : en Australie, le système est tenu en échec par les ados
- Renforcer la protection des utilisateurs des réseaux sociaux (exposé des motifs)
- Mineurs et réseaux sociaux : quels pays européens comptent imposer un âge minimum ?
