Risques psychosociaux : 840 000 morts par an, l’OIT tire la sonnette d’alarme
Le rapport mondial de l'Organisation internationale du travail chiffre pour la première fois le coût humain et économique du stress, du harcèlement et de la précarité.
L'OIT publie un rapport inédit 840 000 décès annuels et 1,37 % du PIB mondial évaporés. La France n'échappe pas à la spirale, avec un salarié sur deux en détresse psychologique.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une mortalité quantifiée pour la première fois à l'échelle mondiale
L'OIT chiffre 840 000 décès annuels et 45 millions d'années de vie en bonne santé perdues, en croisant les données OMS et Global Burden of Disease.
Un coût économique de 1,37 % du PIB mondial
L'inaction coûte plus cher que la prévention : 1 euro investi en prévention génère plus de 13 euros de bénéfice net selon l'AISS.
La France dans la zone rouge avec 47 % de salariés en détresse
Le baromètre Empreinte Humaine-Ipsos BVA mesure une dégradation continue depuis la fin du Covid, particulièrement chez les femmes, les employés et le secteur public.
Un dialogue social affaibli depuis 2017
La suppression des CHSCT et la rareté des accords de branche sur les conditions de travail (26 contre 377 sur les salaires en 2021) signalent un désinvestissement structurel.
L'IA et le télétravail comme nouveaux facteurs de risque
32 % des actifs identifient désormais l'IA comme principal risque lié au travail ; 41 % des télétravailleurs se sentent isolés.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'OIT recense 840 000 décès annuels liés aux risques psychosociaux au travail.
- Le coût économique mondial atteint 1,37 % du PIB - soit 1,43 % en Europe.
- En France, 47 % des salariés se déclarent en détresse psychologique fin 2025.
- L'OIT formule quatre recommandations recherche harmonisée, évaluation des politiques, coopération santé au travail/santé publique, formation des managers.
- L'arrêt de la Cour de cassation de janvier 2025 consacre le harcèlement moral institutionnel, prolongeant la jurisprudence France Télécom.
Le chiffre est tombé le 28 avril [1], jour de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail [2]. L’Organisation internationale du travail [3], agence spécialisée des Nations unies, l’inscrit en tête de son rapport Le milieu de travail sur le plan psychosocial: Évolutions et pistes d’action mondiale [4]: 840 000 personnes meurent chaque année [5] dans le monde de pathologies liées aux risques psychosociaux (RPS) au travail. Sur ce total, 784 000 décès relèvent de maladies cardiovasculaires [6] et 56 000 de troubles mentaux [7], y compris le suicide.
Pour le dire simplement: le travail tue, et il tue par le stress avant de tuer par la machine. À cela s’ajoutent près de 45 millions d’années de vie en bonne santé perdues chaque année [8] et une perte économique évaluée à 1,37 % du PIB mondial [9]. C’est considérable. C’est mesurable.
Cinq facteurs identifiés, un constat
Le rapport s’appuie sur les données de l’Organisation mondiale de la santé [10] et de l’étude Burden of Disease [11]. Il identifie cinq grands facteurs de risques psychosociaux: la tension professionnelle [12], le déséquilibre efforts-récompenses [13], l’insécurité de l’emploi [14], les longues heures de travail [15], le harcèlement et les violences au travail [16].
« Les risques psychosociaux deviennent l’un des défis les plus importants pour la sécurité et la santé au travail dans le monde du travail contemporain », déclare Manal Azzi, responsable de l’équipe des politiques et systèmes de SST à l’OIT [17]. La méthodologie quantifie le fardeau humain ET économique en traduisant les pertes de productivité en coûts pour le PIB [18].
Concrètement, 35 % des travailleurs dans le monde sont à la tâche plus de 48 heures par semaine [19], et 23 % ont subi au moins une forme de violence ou de harcèlement au cours de leur carrière [20]. Travailler 55 heures ou plus par semaine est associé à un risque accru d’AVC et à un risque de décès par cardiopathie ischémique 17 % plus élevé [21] [22].
Ce que l’OIT recommande
Le rapport ne se contente pas d’un diagnostic. Il formule quatre recommandations explicites. D’abord, renforcer la recherche pour disposer de données régulières, harmonisées et comparables à l’échelle internationale [23]. Ensuite, évaluer plus rigoureusement les politiques menées afin de diffuser les approches qui marchent [24]. Troisièmement, faire mieux coopérer les autorités chargées de la santé au travail, les établissements de santé publique et les partenaires sociaux [25]. Enfin, améliorer la prise en compte des risques psychosociaux par les managers, en coopération avec les travailleurs eux-mêmes [26]. Quatre leviers, pas un de plus, dont aucun n’exige de révolution législative.
L’Europe paie un prix proportionnellement plus lourd
Pour la seule Europe, l’OIT recense 112 333 décès annuels [27], près de six millions d’années de vie ajustées sur l’incapacité perdues [28] et une perte de PIB de 1,43 % [29] - soit légèrement au-dessus de la moyenne mondiale. Selon l’OMS, environ 12 milliards de journées de travail sont perdues chaque année à cause de la dépression et de l’anxiété [30].
La France dans la zone rouge
Sur le terrain national, le baromètre Empreinte Humaine-Ipsos BVA publié le 23 décembre 2025 [31] est sans appel: 47 % des salariés français se déclarent en détresse psychologique [32], en hausse de 2 points par rapport à mars 2025 [33]. 14 % sont en « détresse psychologique élevée » [34]. Sept salariés sur dix estiment que cette détresse est liée, partiellement ou totalement, au travail [35]. Parmi eux, 32 % sont en risque de burnout [36].
Christophe Nguyen, président associé d’Empreinte Humaine et psychologue du travail [37], pointe la cause: « On observe une dégradation très importante de la santé mentale des salariés français depuis la fin de la crise Covid. Les conditions de travail sont plus exigeantes, notamment en raison de la reprise de l’activité économique depuis la crise sanitaire alors que la santé mentale des Français était déjà fragilisée par les confinements. » [38]
Les inégalités sont nettes: 53 % des employés sont en détresse psychologique [39] contre 42 % des cadres [40]; 54 % des femmes [41] contre 40 % des hommes [42]; 52 % dans le public [43] contre 45 % dans le privé [44]. Le secteur de la santé est particulièrement exposé aux situations d’épuisement professionnel, selon plusieurs sources.
On se souvient de l’affaire France Télécom, dont le procès a constitué un précédent judiciaire français majeur sur les RPS institutionnels. C’est aussi en France qu’a été produit le rapport Gollac [45], qui a posé six grandes familles de facteurs de RPS et continue de servir de référence aux acteurs de la prévention. Le rapport mondial de l’OIT prolonge ces travaux à l’échelle planétaire; il ne les invente pas.
Le grand écart entre dirigeants et salariés
Le baromètre BDO-OpinionWay [46] [47] révèle un fossé de perception. 61 % des entreprises affirment avoir un plan de prévention des RPS [48], mais seulement 38 % des salariés le confirment [49]. 43 % des managers se pensent suffisamment formés pour gérer les RPS [50]; 76 % des salariés estiment qu’ils ne le sont pas [51].
Le décalage chiffré n’est pas anecdotique. Côté entreprise, on estime que 62 % des salariés confrontés aux RPS signalent [52]; côté salariés, ils ne sont que 26 % à le faire réellement [53]. Et seulement 54 % des signalements donnent lieu à une action concrète [54]. Posé autrement: un salarié sur quatre signale, et la moitié des signalements reste sans suite. Le canal d’alerte est cassé.
Ce que dit le droit français
Le cadre juridique existe pourtant et il est exigeant. L’article L.4121-1 du Code du travail impose à l’employeur une obligation générale de sécurité couvrant la santé physique et mentale des travailleurs: il doit prendre les mesures nécessaires de prévention, d’information et de formation, et adapter ces mesures au changement des circonstances. L’article L.1152-1 prohibe le harcèlement moral, défini comme des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits du salarié, à sa santé ou à son avenir professionnel. Les manquements à l’obligation de sécurité peuvent être sanctionnés sur le fondement de l’article L.4741-1, et le harcèlement moral est passible de sanctions pénales prévues par le Code pénal.
En janvier 2025 [55], la Cour de cassation a franchi un pas supplémentaire en consacrant, pour la première fois en France, la notion de harcèlement moral institutionnel. Ce que cela change: la responsabilité ne pèse plus seulement sur un manager isolé, mais peut remonter à l’organisation elle-même - à ses politiques de gestion, ses méthodes d’évaluation, ses choix de réorganisation.
Le dialogue social en panne depuis 2017
Le cadre juridique a beau exister, il s’applique sur un terrain de négociation collective qui s’est érodé. La suppression des CHSCT (Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) en 2017 [56] [57], dans le cadre des ordonnances Macron, a fait disparaître l’instance dédiée à la santé au travail au profit d’un Comité social et économique (CSE) à compétence élargie - mais aux moyens dilués sur un périmètre bien plus vaste.
Les chiffres traduisent ce désinvestissement structurel. En 2022 [58], sur 114 000 accords d’entreprise signés [59], seulement 941 ont concerné les conditions de travail [60] - moins de 1 %. En 2021 [61], 26 accords de branche portaient sur les conditions de travail, contre 377 sur les salaires [62] [63]. Autrement dit: pour chaque accord de branche traitant de la santé au travail, plus de quatorze portent sur la rémunération. La santé mentale des salariés n’est pas, en France, une priorité de la négociation collective. Le canal social - second canal d’alerte après le canal individuel cassé évoqué plus haut - est lui aussi grippé.
Une contradiction qui mérite l’arbitrage
Les chiffres français de la détresse psychologique varient selon les baromètres. Empreinte Humaine-Ipsos BVA mesure 47 % de salariés en détresse psychologique fin 2025 [64] sur la base de 2 000 répondants [65]. Le baromètre Absentéisme 2025 de Malakoff Humanis [66] indique de son côté que 16 % des arrêts de travail ont pour motif des troubles psychologiques [67]. Ces deux mesures ne portent pas sur la même grandeur: l’une compte les salariés se déclarant en détresse, l’autre la part des arrêts médicalement motivés par le psychique. Lire les deux ensemble est cohérent; les confondre serait une erreur.
L’IA et le télétravail, nouveaux ferments du mal-être
L’OIT le souligne: la numérisation, l’intelligence artificielle, le télétravail et les nouvelles formes d’emploi redéfinissent l’environnement psychosocial [68]. L’enquête Great Insights 2026 de Great Place To Work, publiée le 20 janvier 2026 [69] [70], confirme la bascule. Les indicateurs disponibles sur l’impact du travail sur la santé mentale ne mesurent pas la même chose et doivent être lus séparément: Great Place To Work relève que 59 % des actifs décrivent le travail comme une source de stress en 2026 [71], 56 % comme une source de fatigue [72] et 43 % rapportent des douleurs ou gênes liées au travail [73]; 32 % identifient l’IA comme principal risque lié au travail [74]. De son côté, le baromètre Axa relève une hausse de près de 8 % de la part des troubles psychologiques dans les arrêts de travail de longue durée en 2026 [75] [76]. Ces écarts (perception subjective d’un risque vs. réalité statistique des arrêts de longue durée) ne se contredisent pas mais éclairent des facettes distinctes du phénomène. 41 % des actifs déclarent avoir déjà connu un burn-out [77], et le taux grimpe à 54 % chez les moins de 35 ans [78].
Le télétravail isole. 41 % des télétravailleurs se sentent isolés selon Mercer [79] [80], et 64 % éprouvent des difficultés à séparer vie professionnelle et personnelle en 2024 [81]. La frontière s’efface, le stress reste, et les outils de prévention peinent à suivre.
Ce que ça coûte, ce que ça rapporterait
Pour donner une échelle: en France, l’INRS [82] évalue le coût social du stress au travail entre 2 et 3 milliards d’euros par an [83]. À l’échelle européenne, l’EU-OSHA chiffre le coût des RPS liés aux dépressions à 617 milliards d’euros par an [84] [85]. À l’inverse, l’Association Internationale de Sécurité Sociale estime qu’1 euro investi dans la prévention des RPS génère un bénéfice net de plus de 13 euros [86] [87]. Le calcul économique est limpide. Il n’est pas appliqué.
Les angles morts
Ce que les sources ne disent pas - ou disent peu. D’abord, l’écart de genre. Les femmes représentent deux tiers des demandes de reconnaissance en maladies psychiques professionnelles [88], selon l’ANACT [89], qui pointe « multitâches et interruptions fréquentes, autonomie restreinte, charge relationnelle ou organisationnelle, travail émotionnel » [90]. Ces risques restent largement invisibilisés dans les plans de prévention.
Ensuite, et c’est un manque éditorial assumé: aucune source consultée pour cet article ne mentionne de plan gouvernemental opérationnel découlant de la désignation de la santé mentale comme Grande cause nationale 2025 [91], ni de position patronale chiffrée (MEDEF, CPME) sur les RPS. Les organisations patronales sont absentes du débat public sur ce rapport; le ministère du Travail n’a pas réagi à sa publication au moment où nous écrivons. Cette double abstention est, en soi, un fait politique.
La voix syndicale et ce qu’elle réclame
La CFDT [92] s’inscrit dans la dynamique de l’OIT et porte deux exigences: « Une prévention primaire des risques psychosociaux, et un renforcement du dialogue social comme levier de santé au travail » [93]. Le syndicat rappelle que « les salariés attendent un management qui reconnait la réalité de leur travail, leur donne les moyens d’agir sur les transformations en cours, et leur permet de trouver du sens dans leur activité » [94]. La CFTC [95] alerte de son côté sur la hausse de 14 % en 2024 [96] des accidents du travail liés à une affection psychique [97], frôlant les 29 000 cas [98] - contre 1,6 % il y a dix ans [99]. Une autre lecture est possible à partir d’un baromètre BDO/OpinionWay qui chiffre à 59 % la part des salariés français déclarant avoir été confrontés à des RPS en 2024 [100] [101]: la première donnée mesure les accidents reconnus, la seconde la prévalence déclarative - deux ordres de grandeur incomparables.
► Lire aussi: Hérault: plus de 11 000 accidents du travail, les graves en hausse
Pourquoi maintenant?
Le calendrier de la publication n’est pas neutre. L’OIT cale traditionnellement son rapport phare sur la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail [102]. Mais le timing 2026 coïncide aussi avec l’année qui suit la désignation de la santé mentale comme Grande cause nationale en France [91], et avec un débat européen sur les directives de prévention. Les données arrivent au moment où la pression politique est maximale pour agir.
Notre lecture
Le rapport de l’OIT n’invente rien. Il quantifie ce que les médecins du travail, les syndicats et les chercheurs disent depuis vingt ans - et ce que la jurisprudence française, jusqu’à l’arrêt de janvier 2025 [55] sur le harcèlement institutionnel, a fini par consacrer. Mais il pose un chiffre: 1,37 % du PIB mondial évaporé chaque année [103]. Traduit en langage courant: le coût de l’inaction dépasse largement le coût de la prévention. Ce n’est plus un débat moral, c’est un calcul économique. Et il est perdu d’avance pour ceux qui choisissent de ne rien faire. Les recommandations de l’OIT - renforcer la recherche, évaluer rigoureusement les politiques, faire coopérer santé au travail et santé publique, former les managers - sont connues. Le rapport, lui, met les chiffres face aux dirigeants. À eux d’en tirer les conséquences.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (103)
« Dans un rapport publié en amnt de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, ce mardi 28 avril »
bfmtv.com ↗ ↩
« la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail 2026, qui se tient mardi 28 avril. »
lemonde.fr ↗ ↩
« L'organisation internationale du travail sonne l'urgence. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Intitulé Le milieu de travail sur le plan psychosocial: Évolutions et pistes d’action mondiale, le rapport met en lumière. »
ilo.org ↗ ↩
« responsables de 840 000 décès annuels dans le monde »
lemonde.fr ↗ ↩
« principalement liés à des maladies cardiovasculaires (784 000) »
lemonde.fr ↗ ↩
« et des troubles mentaux (56 000) »
lemonde.fr ↗ ↩
« près de 45 millions d’années de vie ajustées sur l’incapacité (DALYs) perdues chaque année »
ilo.org ↗ ↩
« Ils représentent aussi une perte annuelle équivalente à 1,37 % du produit intérieur brut (PIB) mondial. »
lemonde.fr ↗ ↩
« données mondiales les plus récentes en matière de mortalité et de santé issues de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) »
ilo.org ↗ ↩
« l’étude Burden of Disease (GBD) »
ilo.org ↗ ↩
« la tension professionnelle (fortes exigences associées à un faible contrôle) »
ilo.org ↗ ↩
« le déséquilibre efforts-récompenses »
ilo.org ↗ ↩
« l’insécurité de l’emploi »
ilo.org ↗ ↩
« les longues heures de travail »
ilo.org ↗ ↩
« le harcèlement et les violences au travail »
ilo.org ↗ ↩
« Manal Azzi, responsable de l’équipe des politiques et systèmes de SST à l’OIT »
ilo.org ↗ ↩
« Cette approche a permis à l’OIT de quantifier à la fois le fardeau humain et économique, notamment en évaluant les pertes de productivité traduites en coûts pour le PIB liés aux années de vie en bonne santé perdues »
ilo.org ↗ ↩
« 35% des travailleurs dans le monde sont à la tâche plus de 48 heures par semaine »
bfmtv.com ↗ ↩
« 23 % d'entre eux ont subi au moins une forme de violence ou de harcèlement au cours de leur carrière »
bfmtv.com ↗ ↩
« travailler 55 heures ou plus par semaine est associé à un risque d'AVC estimé 35 % plus élevé »
fr.euronews.com ↗ ↩
« un risque de décès par cardiopathie ischémique 17 % plus élevé »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Le rapport préconise de renforcer la recherche pour disposer de "données régulières, harmonisées et comparables à l'échelle internationale" »
bfmtv.com ↗ ↩
« et d'évaluer plus rigoureusement les politiques menées pour diffuser les approches efficaces. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Il recommande aussi de mieux faire coopérer les autorités chargées de la santé au travail, les établissements de santé publique et les partenaires sociaux pour améliorer la prévention »
bfmtv.com ↗ ↩
« sur le lieu de travail, d'améliorer la prise en compte des risques psychosociaux par les managers, en coopération avec les travailleurs. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Pour la seule Europe, l'OIT fait état de 112 333 décès »
fr.euronews.com ↗ ↩
« de près de six millions de DALY »
fr.euronews.com ↗ ↩
« et d'une perte de PIB de 1,43 % »
fr.euronews.com ↗ ↩
« environ 12 milliards de journées de travail perdues chaque année »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Fin 2025, le baromètre Empreinte Humaine - Ipsos BVA fait état de 47 % de salariés se déclarant en détresse psychologique »
caducee.net ↗ ↩
« près d’un salarié français sur deux (47%) est en détresse psychologique. »
capital.fr ↗ ↩
« Un pourcentage en hausse de 2 points par rapport au mois de mars 2025. »
capital.fr ↗ ↩
« 14% des salariés sont en «détresse psychologique élevée». »
capital.fr ↗ ↩
« pas moins de 7 salariés sur 10 estiment que leur détresse psychologique est partiellement ou totalement liée au travail. »
capital.fr ↗ ↩
« Parmi eux, 32% sont en risque de burnout. »
capital.fr ↗ ↩
« «On observe une dégradation très importante de la santé mentale des salariés français depuis la fin de la crise Covid, explique Christophe Nguyen, président associé d'Empreinte Humaine et psychologue du travail. »
capital.fr ↗ ↩
« « Les conditions de travail sont plus exigeantes, notamment en raison de la reprise de l’activité économique depuis la crise sanitaire alors que la santé mentale des Français était déjà fragilisée par les confinements. » »
capital.fr ↗ ↩
« Les employés sont par exemple plus nombreux à se trouver en situation de détresse psychologique (53%) »
capital.fr ↗ ↩
« que les cadres (42%). »
capital.fr ↗ ↩
« Les femmes sont aussi davantage en difficulté (54%) »
capital.fr ↗ ↩
« que les hommes (40%). »
capital.fr ↗ ↩
« les salariés du public (52%) sont plus nombreux en situation de détresse psychologique »
capital.fr ↗ ↩
« que les salariés du privé (45%). »
capital.fr ↗ ↩
« Le rapport Gollac de 2011, référence en la matière, a identifié six grandes familles de facteurs de RPS. »
now-coworking.com ↗ ↩
« Les résultats du baromètre BDO - Opinion Way 2025 qui analyse la gestion des AT/MP en entreprise viennent d’être dévoilés. »
editions-tissot.fr ↗ ↩
« Les résultats du baromètre BDO - Opinion Way 2025 qui analyse la gestion des AT/MP en entreprise viennent d’être dévoilés. »
editions-tissot.fr ↗ ↩
« 61 % des entreprises affirment avoir un plan de prévention en matière de RPS »
editions-tissot.fr ↗ ↩
« seulement 38 % des salariés affirment que leur entreprise a mis en place un tel plan. »
editions-tissot.fr ↗ ↩
« Alors que 43 % des managers pensent être suffisamment formés pour gérer les RPS »
editions-tissot.fr ↗ ↩
« ils ne le sont pas suffisamment pour 76 % des salariés interrogés. »
editions-tissot.fr ↗ ↩
« les entreprises estiment de leur côté que 62% des salariés confrontés à des RPS ont réalisé un signalement. »
editions-tissot.fr ↗ ↩
« alors que seulement 26% des salariés confrontés à des RPS indiquent avoir réalisé un signalement »
editions-tissot.fr ↗ ↩
« seulement 54 % des signalements réalisés ont conduit à une action de la part de l’entreprise. »
editions-tissot.fr ↗ ↩
« En effet, en janvier, la Cour de cassation a consacré, pour la première fois en France, la notion de harcèlement moral institutionnel. »
editions-tissot.fr ↗ ↩
« à l’image de la suppression des CHSCT en 2017, une instance représentative du personnel spécifiquement chargée de la prévention et de la santé au travail »
cftc.fr ↗ ↩
« la suppression des CHSCT en 2017 »
cftc.fr ↗ ↩
« en 2022, seuls 941 accords d’entreprise (sur un total de 114 000 accords signés cette année-là) ont été consacrés à la question des conditions de travail »
cftc.fr ↗ ↩
« seuls 941 accords d’entreprise (sur un total de 114 000 accords signés cette année-là) ont été consacrés à la question des conditions de travail »
cftc.fr ↗ ↩
« en 2022, seuls 941 accords d’entreprise (sur un total de 114 000 accords signés cette année-là) ont été consacrés à la question des conditions de travail »
cftc.fr ↗ ↩
« seuls 26 accords de branche portaient sur les conditions de travail en 2021, contre 377 sur les salaires »
cftc.fr ↗ ↩
« seuls 26 accords de branche portaient sur les conditions de travail en 2021 »
cftc.fr ↗ ↩
« contre 377 sur les salaires »
cftc.fr ↗ ↩
« 47 % de salariés se déclarant en détresse psychologique »
caducee.net ↗ ↩
« L'enquête, qui s’appuie sur les réponses de 2 000 salariés. »
capital.fr ↗ ↩
« le baromètre Absentéisme 2025 de Malakoff Humanis »
cftc.fr ↗ ↩
« 16% des arrêts de travail auraient désormais pour motif des troubles psychologiques »
cftc.fr ↗ ↩
« les transformations majeures du monde du travail - notamment la numérisation, l’intelligence artificielle, le télétravail et les nouvelles formes d’emploi - redéfinissent l’environnement psychosocial de travail »
ilo.org ↗ ↩
« publiés le 20 janvier 2026 »
caducee.net ↗ ↩
« l’enquête « Great Insights 2026 » de Great Place To Work »
caducee.net ↗ ↩
« 59 % des actifs décrivent le travail comme une source de stress »
caducee.net ↗ ↩
« 56 % comme une source de fatigue »
caducee.net ↗ ↩
« 43 % rapportent ressentir régulièrement ou parfois des douleurs ou gênes liées au travail »
caducee.net ↗ ↩
« 32 % des répondants identifient l’IA comme le principal risque lié au travail »
caducee.net ↗ ↩
« la part des troubles psychologiques dans les arrêts de travail de longue durée était une nouvelle fois en hausse, de près de 8% »
cftc.fr ↗ ↩
« En 2026, le baromètre annuel sur la vie en entreprise de l’assureur Axa signalait aussi que. »
cftc.fr ↗ ↩
« 41 % déclarent avoir déjà connu un burn-out ou un état d’épuisement professionnel »
caducee.net ↗ ↩
« le taux de burn-out/épuisement déclaré monterait à 54 % chez les moins de 35 ans »
caducee.net ↗ ↩
« Selon une étude du cabinet Mercer, 41 % des télétravailleurs se sentent isolés. »
now-coworking.com ↗ ↩
« Selon une étude du cabinet Mercer, 41 % des télétravailleurs se sentent isolés. »
now-coworking.com ↗ ↩
« En 2024, ce chiffre atteint 64 % selon d’autres enquêtes. »
now-coworking.com ↗ ↩
« rappelle un dépliant de l’Institut national de recherche et sécurité à destination des salariés français. »
lemonde.fr ↗ ↩
« En France, l’INRS évalue le coût social du stress au travail entre 2 et 3 milliards d’euros par an. »
now-coworking.com ↗ ↩
« l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) a chiffré le coût des RPS liés aux dépressions dues au travail à 617 milliards d’euros par an. »
now-coworking.com ↗ ↩
« À l’échelle européenne, l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) a chiffré le coût des RPS liés aux dépressions dues au travail à 617 milliards d’euros par an. »
now-coworking.com ↗ ↩
« L’Association Internationale de Sécurité Sociale estime qu’1 euro investi dans la prévention des RPS génère un bénéfice net de plus de 13 euros. »
now-coworking.com ↗ ↩
« L’Association Internationale de Sécurité Sociale estime qu’1 euro investi dans la prévention des RPS génère un bénéfice net de plus de 13 euros. »
now-coworking.com ↗ ↩
« les femmes sont concernées par deux tiers des demandes de reconnaissance en maladies psychiques professionnelles »
cftc.fr ↗ ↩
« selon l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) »
cftc.fr ↗ ↩
« « En raison des professions qu’elles occupent - dans le secteur des services - les femmes sont particulièrement exposées à certaines contraintes, écrit l’ANACT. Ces contraintes sont les suivantes: multitâches et interruptions fréquentes, autonomie restreinte, charge relationnelle ou organisationnelle, travail émotionnel… Elles sont ainsi particulièrement exposées aux risques psychosociaux…Cependant, ces risques sont souvent invisibilisés et elles bénéficient de peu d’actions de p »
cftc.fr ↗ ↩
« alors même que la santé mentale a été désignée Grande cause nationale en 2025 par le gouvernement. »
capital.fr ↗ ↩
« Dans ce contexte, la CFDT s’inscrit pleinement dans cette dynamique »
cfdt.fr ↗ ↩
« en défendant: Une prévention primaire des risques psychosociaux, Et un renforcement du dialogue social comme levier de santé au travail »
cfdt.fr ↗ ↩
« la CFDT affirme que les salariés attendent un management qui reconnait la réalité de leur travail, leur donne les moyens d’agir sur les transformations en cours, et leur permet de trouver du sens dans leur activité »
cfdt.fr ↗ ↩
« L’occasion pour la CFTC de revenir sur les chiffres de la santé mentale au travail en France »
cftc.fr ↗ ↩
« ont augmenté de 14 % en 2024 »
cftc.fr ↗ ↩
« les accidents du travail avec une affection psychique et/ou un contexte de risques psychosociaux identifiés ont augmenté de 14 % en 2024 »
cftc.fr ↗ ↩
« frôlant les 29 000 cas »
cftc.fr ↗ ↩
« Ce type de lésions ne concernait que 1,6 % des accidents du travail il y a dix ans »
cftc.fr ↗ ↩
« 59 % des salariés français déclarent avoir été confrontés à des risques psychosociaux en 2024. »
now-coworking.com ↗ ↩
« Ce chiffre, issu du baromètre BDO/OpinionWay, illustre l’ampleur d’un phénomène. »
now-coworking.com ↗ ↩
« Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail 2026 »
ilo.org ↗ ↩
« pertes économiques équivalentes à 1,37 % du produit intérieur brut (PIB) mondial chaque année »
ilo.org ↗ ↩
Sources
- 35% sont à la tâche plus de 48 heures par semaine : les risques psychosociaux entraînent environ 840.000 décès par an selon l'organisation internationale du travail
- Plus de 840 000 personnes meurent chaque année dans le monde des conséquences des risques psychosociaux liés au travail
- Plus de 840 000 décès par an liés aux risques psychosociaux au travail
- Travail : alerte sur la santé mentale des Français, un salarié sur deux est en détresse psychologique
- Le travail tue 840 000 personnes par an, selon l'ONU
- Risques psychosociaux : le grand écart de perception dirigeants/salariés malgré l’urgence de les prévenir
- Burn-out, IA : la santé mentale au travail entre usure et polarisation en 2026
- Prévenir les risques psychosociaux (RPS)
- Prendre à bras-le-corps les risques psychosociaux au travail
- Santé mentale au travail : quelques chiffres, beaucoup d’inquiétudes
