Sargasses en Guadeloupe : le préfet supervise les barrages flottants à Basse-Terre
Face aux échouements massifs de mai 2026, l'État déploie des barrages flottants sur la côte au vent et instaure une veille sanitaire
La préfecture de Guadeloupe a intensifié ses opérations anti-sargasses depuis début mai 2026. Une vidéo de démonstration publiée le 13 mai montre le préfet supervisant l'installation de barrages flottants sur le littoral de Basse-Terre. Une veille sanitaire est en vigueur depuis le 7 mai.
La préfecture de Guadeloupe a intensifié ses opérations anti-sargasses depuis début mai 2026. Une vidéo de démonstration publiée le 13 mai montre le préfet supervisant l’installation de barrages flottants sur le littoral de Basse-Terre. Une veille sanitaire est en vigueur depuis le 7 mai.
L’essentiel
- Veille sanitaire : instaurée le 7 mai 2026 par la préfecture en raison des échouements massifs sur les côtes guadeloupéennes
- Bilan du 10 mai : la préfecture a publié un bilan hebdomadaire confirmant l’efficacité des barrages et les collectes en cours
- Vidéo officielle : le préfet a publié le 13 mai 2026 une démonstration sur site des opérations d’installation
- Communes mobilisées : Petit-Bourg et d’autres communes de Basse-Terre ont étendu leurs barrages flottants avec soutien financier de l’État
- 2025, année record : surface cumulée de sargasses la plus élevée depuis le début du suivi en 2011, selon Météo-France
Des opérations visibles sur le terrain
Le 13 mai 2026, le compte officiel de la préfecture de Guadeloupe sur X a diffusé une vidéo montrant le préfet supervisant directement l’installation de barrages flottants anti-sargasses. Les images illustrent les manœuvres de déploiement en mer, côte au vent de Basse-Terre, zone exposée aux échouements les plus importants en ce mois de mai.
Trois jours plus tôt, le 10 mai, la préfecture avait déjà publié un bilan hebdomadaire détaillant l’état des collectes en cours et l’efficacité des dispositifs en place. Ce suivi régulier, accompagné de vidéos d’opérations, s’inscrit dans une communication renforcée autour de la gestion de la crise, selon les bilans publiés par la préfecture depuis janvier 2026.
Veille sanitaire depuis le 7 mai
La préfecture a instauré une veille sanitaire le 7 mai 2026, selon La1ère. Ce dispositif répond aux émanations de gaz sulfureux - hydrogène sulfuré (H₂S) et dioxyde de soufre (SO₂) - produites par la décomposition des algues échouées. Ces gaz peuvent provoquer des irritations des voies respiratoires et représentent un risque pour les populations résidant à proximité du littoral.
La mobilisation concerne plusieurs communes du département. Petit-Bourg fait partie des municipalités ayant installé ou étendu leurs barrages flottants en 2026, avec un soutien financier de l’État, selon France Antilles. D’autres communes de Sainte-Anne ont également poursuivi leurs installations, d’après La1ère.
Un littoral sous pression en mai 2026
Météo-France Guadeloupe signale des échouements massifs prévus et observés sur la côte au vent de Basse-Terre en mai 2026. Cette exposition géographique place les communes de la façade est parmi les plus vulnérables lors des épisodes d’afflux. Les barrages flottants visent à dévier les algues avant qu’elles n’atteignent les plages, facilitant ensuite leur collecte en mer.
Ce déploiement s’inscrit dans la continuité du plan national, dont le troisième volet a fait l’objet de réunions publiques en Guadeloupe. L’État y a accéléré le financement de barrages dits « déviants », selon La1ère.
Contexte dans la Guadeloupe
Les sargasses s’échouent sur les côtes guadeloupéennes de manière récurrente depuis 2011. L’archipel, avec ses 1 628 km de côtes, est l’un des territoires français les plus exposés à ce phénomène dans la Caraïbe.
L’année 2025 a constitué un record : Météo-France a confirmé la surface cumulée de sargasses la plus élevée depuis le début du suivi, avec des émissions de gaz à des niveaux excédentaires. En parallèle, l’INSEE a enregistré une dégradation de la conjoncture économique guadeloupéenne de 0,2 % en 2025. Les pertes pour le tourisme et la pêche sont estimées à plusieurs millions d’euros annuels, selon la Gazette des Communes.
Dès fin 2025, des amas conséquents avaient été observés dans l’Atlantique centrale, laissant anticiper une année 2026 à haut risque, selon La1ère. La progression observée en mai confirme ces prévisions.
Les coûts supportés par les collectivités locales pour les opérations de barrage et de ramassage ont explosé ces dernières années. Un amendement au Sénat (session 2025-2026) a évoqué la question des financements complémentaires nécessaires pour maintenir ces dispositifs sur la durée.
Un suivi hebdomadaire formalisé
La préfecture a structuré une communication régulière autour de la crise, avec des bilans publiés chaque semaine. Le bilan du 1er mai 2026 avait déjà documenté l’état des dispositifs en place à ce stade. Depuis janvier, 3 184 tonnes de sargasses ont été collectées, selon un précédent bilan préfectoral.
Ce suivi formalisé distingue la réponse guadeloupéenne de celle d’autres territoires antillais. En Martinique, les opérations de ramassage en mer font l’objet d’un suivi similaire, mais les dispositifs de barrages restent moins étendus qu’en Guadeloupe.
Prochaines étapes
La préfecture n’a pas précisé à ce stade le calendrier exact des prochaines installations ni le montant total engagé pour les opérations de mai 2026. Des consultations pour de nouveaux financements sont évoquées, sans date confirmée à ce jour.
Sources
- Préfecture de Guadeloupe (@Prefet971) : Supervision des barrages flottants anti-sargasses – vidéo du 13 mai 2026
- La1ère / France Info : La préfecture instaure une veille sanitaire dans l'actuel contexte d'échouements massifs de sargasses
- France Antilles Guadeloupe : Sargasses : l'État et les communes mobilisés pour protéger le littoral
- Météo-France Guadeloupe : Suivi des sargasses en Guadeloupe