Fin de vie : le Sénat verrouille l’aide à mourir, l’Assemblée prépare la riposte
La commission des affaires sociales réserve l'accès aux malades à l'agonie de quelques jours. Bras de fer en vue les 11, 12 et 13 mai.
Le Sénat a transformé le droit à l'aide à mourir en simple « dispositif d'assistance médicale ». Réservé aux mourants. Affrontement programmé avec l'Assemblée.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Accès drastiquement restreint
Le Sénat limite l'aide à mourir aux patients dont le pronostic vital est engagé à court terme, soit quelques jours.
Bras de fer institutionnel
L'Assemblée a déjà voté à deux reprises une version plus large. Le gouvernement pourra donner le dernier mot aux députés.
Clause de conscience étendue
Tous les professionnels de santé, y compris pharmaciens, peuvent refuser de participer à la procédure. Une rupture avec la logique IVG.
Délit d'entrave supprimé
Les sénateurs ont supprimé l'article 17 punissant de deux ans de prison et 30 000 euros d'amende les obstructions à l'aide à mourir.
Soins palliatifs en consensus
Le texte parallèle sur les soins palliatifs fait l'unanimité. Mais 50 % seulement des malades éligibles y ont accès aujourd'hui.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La commission du Sénat a remplacé le « droit à l'aide à mourir » par un « dispositif d'assistance médicale » réservé aux malades en fin de vie imminente.
- L'examen en séance plénière aura lieu les 11, 12 et 13 mai 2026.
- L'Assemblée nationale a déjà voté deux fois une version plus large le bras de fer est inéluctable.
- Le gouvernement peut, en dernier recours, donner le dernier mot aux députés.
- Le texte parallèle sur les soins palliatifs fait consensus avec 307 voix contre 17 au Sénat.
Le verdict est tombé en commission. Le 29 avril 2026 [1], la commission des affaires sociales du Sénat a vidé la proposition de loi sur la fin de vie de sa substance. Le « droit à l’aide à mourir » voté par les députés [2] a été remplacé par un « dispositif d’assistance médicale à mourir » [3]. Plus restrictif. Beaucoup plus.
Concrètement, l’accès est désormais réservé aux patients dont le pronostic vital est engagé « à court terme » [3], soit potentiellement quelques jours seulement [4]. Les rapporteurs ont substitué cette notion à celle de « phase avancée ou terminale » [5] adoptée par l’Assemblée. Christine Bonfanti-Dossat [6], co-rapporteure LR, l’assume sans détour: « Nous défendons une assistance pour ceux qui vont mourir et pas ceux qui veulent mourir » [7]. Et précise: « quand on parle de quelques jours, c’est juste assez pour faire un pluriel » [8].
La version sénatoriale empile les verrous. Le texte « prolonge les dispositions de la loi Claeys-Leonetti » [12], en s’appuyant sur les critères de la sédation profonde et continue jusqu’au décès [13]. La clause de conscience est étendue à tous les professionnels de santé, y compris les pharmaciens [14]. Le délit d’entrave à l’aide à mourir, introduit par les députés, a été supprimé [15]. Le critère de nationalité, lui, a sauté [16].
Ce que dit le droit aujourd’hui
Le débat ne se déroule pas sur une page blanche. La loi Claeys-Leonetti autorise déjà la sédation profonde et continue jusqu’au décès pour les patients atteints d’une affection grave et incurable dont le pronostic vital est engagé à court terme. C’est précisément ce critère, le « court terme », que la commission sénatoriale réimporte dans le nouveau dispositif [13]. Cette loi prohibe en revanche l’administration d’une substance létale: elle organise un « laisser mourir », pas un « faire mourir ». Le texte porté par Olivier Falorni [17] franchirait ce Rubicon en autorisant, sous conditions, l’administration d’une substance létale, soit par le patient lui-même, soit par un soignant.
Une commission divisée à quelques voix près
La version a été adoptée « à quelques voix près seulement » [18]. À l’initiative d’Alain Milon [19] et Christine Bonfanti-Dossat [20], deux rapporteurs LR opposés à la version initiale de l’Assemblée [21]. Les deux avaient signé une tribune virulente dans Le Figaro, dénonçant la « précipitation » du calendrier comme « une faute politique et, sur un tel sujet, une faute morale » [22]. Verdict: « Le Sénat n’est pas une chambre d’enregistrement » [23].
L’examen en hémicycle, initialement prévu du 1er au 3 avril [24], a été reporté. Les textes seront finalement débattus les 11, 12 et 13 mai [25]. Calendrier serré: le 14 mai, c’est l’Ascension [26].
Prolonger ou contourner Claeys-Leonetti? L’arbitrage
Deux lectures s’affrontent du même texte sénatorial. D’un côté, les rapporteurs LR affirment « prolonger » la loi Claeys-Leonetti [12] en réutilisant ses critères de sédation profonde et continue [13]. De l’autre, Pierre Ouzoulias [27] dénonce « un texte qui revient sur la loi Claeys-Léonetti » [28]. Les deux ont raison, à des niveaux différents.
Sur la forme, la version sénatoriale calque ses conditions d’accès sur la logique Claeys-Leonetti. Sur le fond, en ajoutant qu’il faut être à « quelques jours » de la mort [4] pour bénéficier d’une administration létale, elle exclut les patients atteints de pathologies neurodégénératives, à pronostic long mais souffrance intense, que la convention citoyenne et l’Assemblée entendaient précisément couvrir. La sédation profonde Claeys-Leonetti reste, elle, accessible: mais elle laisse mourir. Elle ne fait pas mourir. La promesse d’un droit nouveau s’évanouit.
La gauche dénonce un détricotage
L’écologiste Anne Souyris [29] tranche: « Le texte élaboré par la commission des affaires sociales n’a plus qu’une valeur symbolique. La droite a laissé passer le principe d’une aide à mourir, mais elle l’a tellement restreinte que dans les faits son application sera réduite à peau de chagrin » [30].
Le socialiste Patrick Kanner [31], chef des sénateurs PS, avait déjà donné le ton en première lecture: « Le Sénat a fait de ce texte une forme d’agonie politique. Nous sommes en train de ridiculiser la Haute Assemblée sur un sujet essentiel pour les Français » [32].
Délit d’entrave: la disposition sacrifiée
C’est l’un des verrous les plus discrets, mais le plus politique. L’article 17 de la version votée par l’Assemblée nationale instaurait un délit d’entrave à l’aide à mourir [33], puni de deux ans d’emprisonnement [34] et 30 000 euros d’amende [35]. Les députés avaient même doublé les sanctions initialement prévues [36]. L’infraction visait quiconque tenterait « d’empêcher ou tenter d’empêcher une personne de recourir à l’aide à mourir ou de s’informer à son sujet » [37]. Calqué sur le délit d’entrave à l’IVG, le dispositif visait notamment les associations militantes, certains établissements confessionnels et, potentiellement, des soignants opposants.
La commission sénatoriale l’a tout simplement supprimé [15]. Les Conseils nationaux des Ordres des médecins et des infirmiers le réclamaient [38], inquiets qu’un médecin déclarant un patient inéligible puisse être inquiété [39]. Pour les associations de patients, à l’inverse, c’est la digue qui saute: sans sanction, la liberté de conscience d’un soignant peut devenir, dans un territoire peu doté, un veto opposable au patient.
Clause de conscience: l’extension qui change tout
Même logique, autre verrou. La proposition initiale créait une clause de conscience pour les médecins et infirmiers [40], avec obligation de réorienter le patient vers un confrère [41]. La commission sénatoriale l’a étendue à « tous les professionnels de santé, y compris les pharmaciens » [14]. Rupture significative: la clause de conscience telle qu’elle existe pour l’IVG ne couvre que les professionnels directement concernés par l’acte, jamais les pharmaciens. L’extension aux officines transforme la nature du droit.
Concrètement, dans une dizaine de départements déjà dépourvus d’unités de soins palliatifs [42], un patient pourrait voir sa demande validée par un médecin, puis se heurter au refus du seul pharmacien hospitalier habilité à délivrer la substance létale. Les Ordres réclament d’ailleurs que la clause puisse être invoquée « à toute étape de la procédure » [43]: la commission sénatoriale les a entendus, intégralement.
Le rappel de la première lecture
Le 28 janvier 2026 [9], le Sénat avait rejeté en bloc la proposition de loi adoptée par l’Assemblée le 27 mai 2025 [44]. Score: 181 contre, 122 pour, 38 abstentions [10][11][45]. La droite sénatoriale avait alors « définitivement enterré le projet de loi en réécrivant entièrement l’article-clé créant l’aide active à mourir, le vidant de sa substance » [46], écrivait Le Monde.
L’Assemblée a riposté. Le 25 février 2026 [47], les députés ont adopté en seconde lecture le texte par 299 voix contre 226 [48][49]. Olivier Falorni [50], rapporteur général Les Démocrates et auteur de la proposition, a lancé, la voix tremblante: « Je pense à tous ces malades, à leurs proches. Ce sont eux qui m’ont fait comprendre qu’il y avait parfois pire que la mort » [51].
Les médecins veulent leur clause
Le 12 février 2026 [52], les Conseils nationaux des Ordres des médecins et des infirmiers [53] ont publié un communiqué commun. Position ferme: « La priorité absolue doit être la mise en œuvre d’une véritable politique nationale de soins palliatifs » [54]. Ils rappellent que médecin et infirmier ne peuvent « provoquer délibérément la mort » [55]. Ils réclament une clause de conscience explicite et spécifique, invocable « à toute étape de la procédure » [43]. Et la suppression du délit d’entrave [38].
La commission sénatoriale les a entendus. L’Assemblée beaucoup moins.
Le consensus oublié: les soins palliatifs
Une bonne nouvelle traverse cet affrontement. Le texte parallèle sur les soins palliatifs, porté par la députée Renaissance Annie Vidal [56], fait consensus. Adopté au Sénat en première lecture par 307 voix contre 17 [57][58]. Voté à l’unanimité à l’Assemblée nationale avec 491 voix [59]. La commission sénatoriale l’a adopté « sans modification » [60], ouvrant la voie à une adoption définitive mi-mai [61].
Et pourtant, l’urgence est connue. Seulement 50 % des personnes pouvant prétendre à des soins palliatifs en bénéficient [62]. D’ici 2035, 450 000 personnes en auront besoin [63]. Une dizaine de départements ne disposent toujours pas d’unités de soins palliatifs [42]. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit 100 millions d’euros d’investissement [64]. C’est peu.
Pourquoi maintenant: le calendrier macroniste
L’Élysée pousse. Cette réforme est « érigée comme priorité du quinquennat par Emmanuel Macron » [65], promesse de campagne 2022 [66]. Le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous [67] répète: « Mon rôle est de faire en sorte qu’il y ait un vote, si possible avant l’été » [68]. Le gouvernement table sur une entrée en vigueur avant la suspension parlementaire de juillet 2026 [69]. Yaël Braun-Pivet [70] a salué un texte « extrêmement attendu par nos compatriotes » [71].
Le précédent qui éclaire le bras de fer
L’histoire parlementaire française a connu des séquences similaires. On se souvient de la loi Veil de 1975 sur l’IVG, votée à l’Assemblée grâce aux voix de la gauche contre une partie de la majorité présidentielle, et longuement contestée au Sénat. On se souvient surtout de la loi Claeys-Leonetti, qui avait elle aussi nécessité une navette parlementaire conflictuelle entre les deux chambres avant qu’un compromis ne se dégage. À l’étranger, la Belgique, les Pays-Bas et plus récemment l’Espagne ont franchi le pas de l’euthanasie active, après plusieurs années de débat parlementaire et avec des critères qui ont fini par s’élargir selon plusieurs sources. La version restrictive du Sénat français pourrait, à terme, connaître le même sort.
L’angle mort: le dernier mot aux députés
Ce que les communiqués ne disent pas: le bras de fer est joué d’avance. En cas de désaccord persistant entre les deux chambres, le gouvernement « pourra néanmoins donner le dernier mot aux députés » [72]. La majorité à l’Assemblée existe: le texte y a déjà été adopté à deux reprises dans des termes très similaires [73]. La version sénatoriale, jugée par Bonfanti-Dossat « beaucoup trop permissive » côté Assemblée [74], finira écrasée par la commission mixte paritaire ou par lecture définitive.
Gérard Larcher [75] tenait pourtant à ce que la Haute Assemblée vote « sa propre version du texte ». Voilà qui est fait. À quoi bon? À marquer une position politique pour la postérité. Pas à infléchir la loi.
Verdict
Le Sénat joue sa partition. L’Assemblée joue la sienne. Bruno Retailleau [76], président des Républicains au Sénat et opposant farouche à toute forme d’euthanasie [77], aura tenu sa ligne. Maud Bregeon [78], porte-parole du gouvernement, a estimé à titre personnel que le texte « ouvre une boîte de Pandore » [79]. Sébastien Lecornu [80] a laissé « la liberté totale d’expression » à ses ministres. Tout le monde se positionne. Personne ne change rien.
Les 11, 12 et 13 mai, les sénateurs voteront leur texte étriqué. Les députés reprendront ensuite la main. Et la loi sortira, peu ou prou, telle que l’Assemblée l’a écrite. Bras de fer symbolique. Issue connue. Rideau.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (80)
« Les sénateurs de la commission des Affaires sociales ont adopté mercredi 29 avril une version alternative de la réforme de la fin de vie. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le Sénat a supprimé en commission le droit à l’aide à mourir, au cœur de la proposition de loi sur la fin de vie, pour lui substituer un simple « dispositif d'assistance médicale à mourir ». »
publicsenat.fr ↗ ↩
« le dispositif d'aide à mourir a été transformé en une «assistance médicale à mourir» réservée aux malades dont le pronostic vital est engagé «à court terme» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« réservée aux malades dont le pronostic vital est engagé «à court terme», soit potentiellement de quelques jours seulement. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Dans le texte transmis au Sénat, la notion de « moyen terme » pour caractériser l'engagement du pronostic vital a été supprimée pour lui substituer la notion de « phase avancée » de la maladie »
senat.fr ↗ ↩
« « Sur la fin de vie, nous avons voulu avoir les critères d’accès les plus stricts possibles [.] », martèle la LR Christine Bonfanti-Dossat, l’une des deux co-rapporteurs du texte. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« «Nous défendons une assistance pour ceux qui vont mourir et pas ceux qui veulent mourir», a expliqué à l'AFP Christine Bonfanti-Dossat »
lefigaro.fr ↗ ↩
« « Et quand on parle de quelques jours, c’est juste assez pour faire un pluriel », souligne Christine Bonfanti-Dossat. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Mercredi 28 janvier 2026, ce texte n’a pas été adopté par le Sénat en première lecture »
senat.fr ↗ ↩
« Près de 181 sénateurs ont voté contre, 122 pour et 38 se sont abstenus »
lemonde.fr ↗ ↩
« Près de 181 sénateurs ont voté contre, 122 pour et 38 se sont abstenus »
lemonde.fr ↗ ↩
« En commission, les sénateurs avaient substitué au droit à l'aide à mourir adopté par l'Assemblée nationale un dispositif d'assistance médicale à mourir prolongeant les dispositions de la loi Claeys-Leonetti. »
senat.fr ↗ ↩
« en s’appuyant sur les critères de la sédation profonde et continue jusqu'au décès. »
senat.fr ↗ ↩
« La commission avait étendu la clause de conscience à tous les professionnels de santé, notamment aux pharmaciens »
senat.fr ↗ ↩
« supprimé le délit d’entrave à l'aide à mourir »
senat.fr ↗ ↩
« Les élus ont également fait sauter le critère de nationalité introduit à l’Assemblée nationale. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« la proposition de loi « relative à la fin de vie » du député Olivier Falorni. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Cette version a été adoptée par la commission en fin de matinée, à quelques voix près seulement. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« À l'initiative des rapporteurs Les Républicains Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat, le dispositif d'aide à mourir a été transformé. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« À l'initiative des rapporteurs Les Républicains Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat, le dispositif d'aide à mourir a été transformé. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« les deux rapporteurs des textes, Christine Bonfanti-Dossat (LR) et Alain Milon (LR), opposés à la version initiale de l’Assemblée nationale »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Ils ont estimé que cette « précipitation » était « une faute politique et, sur un tel sujet, une faute morale » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Lors de l’examen de ce texte, le Sénat viendra à peine de sortir de trois semaines de suspension; les élections municipales auront mobilisé nos collègues dans leurs territoires. À peine rentrés, les voici sommés de délibérer sur la mort et sur la réponse du législateur face à l’irréversible. Les délais imposés sont proprement déraisonnables […] Le Sénat n’est pas une chambre d’enregistrement » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« L’examen en deuxième lecture de la proposition de loi sur l’aide à mourir, et la proposition sur les soins palliatifs (plus consensuelle), qui devait avoir lieu au Sénat du 1er au 3 avril, va être reporté »
publicsenat.fr ↗ ↩
« en vue de son examen en seconde lecture dans l’hémicycle du Sénat les 11, 12 et 13 mai prochains. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Sauf évènement exceptionnel, on devrait l’étudier ces trois jours. Le 14 mai, c’est l’Ascension, on va devoir travailler le couteau sous la gorge. » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Nous sommes en train de voter, chers collègues, un texte qui revient sur la loi Claeys-Léonetti », s’est inquiété le sénateur communiste Pierre Ouzoulias »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Nous sommes en train de voter, chers collègues, un texte qui revient sur la loi Claeys-Léonetti », s’est inquiété le sénateur communiste Pierre Ouzoulias »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Le texte élaboré par la commission des affaires sociale n’a plus qu’une valeur symbolique [.] », soupire la sénatrice écologiste Anne Souyris. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Le texte élaboré par la commission des affaires sociale n’a plus qu’une valeur symbolique. La droite a laissé passer le principe d’une aide à mourir, mais elle l’a tellement restreinte que dans les faits son application sera réduite à peau de chagrin », soupire la sénatrice écologiste Anne Souyris. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « C’est un triste soir pour le Sénat que nous vivons collectivement », s’est désolé le chef des sénateurs socialistes, Patrick Kanner »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Le Sénat a fait de ce texte une forme d’agonie politique. Nous sommes en train de ridiculiser la Haute Assemblée sur un sujet pour les Français », a-t-il ajouté »
lemonde.fr ↗ ↩
« *L’article 17 de la proposition de loi instaure un délit d’entrave à l’aide à mourir »
santementale.fr ↗ ↩
« Ce délit punirait de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende »
santementale.fr ↗ ↩
« Ce délit punirait de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende »
santementale.fr ↗ ↩
« pour doubler les sanctions prévues en cas de délit d’entrave. »
senat.fr ↗ ↩
« le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher une personne de recourir à l’aide à mourir ou de s’informer à son sujet »
santementale.fr ↗ ↩
« Les deux instances ont aussi appelé à la suppression du « délit d’entrave » »
santementale.fr ↗ ↩
« jugeant qu’il « ne saurait s’appliquer ni aux médecins qui seraient amenés à déclarer un patient inéligible à l’aide à mourir, ni aux professionnels qui feraient valoir leur clause de conscience » »
santementale.fr ↗ ↩
« Elle crée également une clause de conscience pour les professionnels de santé qui ne souhaiteraient pas participer à cette procédure »
senat.fr ↗ ↩
« qui devraient alors communiquer au patient le nom d'autres professionnels de santé. »
senat.fr ↗ ↩
« Alors qu’une dizaine de départements ne disposent toujours pas d’unités de soins palliatifs. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« qui pourrait être invoquée « à toute étape de la procédure, quels que soient (l)es modes ou lieux d’exercice » »
santementale.fr ↗ ↩
« la proposition de loi ouvrant une aide à mourir adoptée par l’Assemblée nationale le 27 mai 2025 en première lecture »
lemonde.fr ↗ ↩
« Près de 181 sénateurs ont voté contre, 122 pour et 38 se sont abstenus »
lemonde.fr ↗ ↩
« la droite sénatoriale a définitivement enterré le projet de loi en réécrivant entièrement l’article-clé créant l’aide active à mourir, le vidant de sa substance »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’Assemblée nationale a approuvé en seconde lecture, mercredi 25 février, les deux propositions sur la fin de vie »
lemonde.fr ↗ ↩
« Tandis que le second a été approuvé avec 299 votes pour, contre 226. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Tandis que le second a été approuvé avec 299 votes pour, contre 226. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Je pense à tous ces malades, à leurs proches. Ce sont eux qui m’ont fait comprendre qu’il y avait parfois pire que la mort », a déclaré le rapporteur général du texte, Olivier Falorni (groupe Les Démocrates), applaudi par ses collègues. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Je pense à tous ces malades, à leurs proches. Ce sont eux qui m’ont fait comprendre qu’il y avait parfois pire que la mort », a déclaré le rapporteur général du texte, Olivier Falorni (groupe Les Démocrates), applaudi par ses collègues. »
lemonde.fr ↗ ↩
« les Ordres des médecins et des infirmiers ont rappelé, jeudi 12 février, que « la priorité absolue » devait aller aux soins palliatifs »
santementale.fr ↗ ↩
« Les Conseils nationaux des Ordres des médecins et des infirmiers dans un communiqué commun »
santementale.fr ↗ ↩
« « La priorité absolue doit être la mise en œuvre d’une véritable politique nationale de soins palliatifs » »
santementale.fr ↗ ↩
« rappelant que médecin et infirmier ne peuvent « provoquer délibérément la mort» »
santementale.fr ↗ ↩
« Portée par la députée Renaissance Annie Vidal, la proposition de loi prévoit. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Les sénateurs ont, en revanche, adopté, mercredi, la proposition de loi visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs par 307 voix pour et 17 contre »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les sénateurs ont, en revanche, adopté, mercredi, la proposition de loi visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs par 307 voix pour et 17 contre »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le premier a été adopté à l’unanimité avec 491 voix. »
lemonde.fr ↗ ↩
« L'autre texte débattu, qui porte sur les soins palliatifs, est beaucoup plus consensuel: les sénateurs l'ont adopté sans modification en commission »
lefigaro.fr ↗ ↩
« ce qui ouvre la voie à une adoption définitive mi-mai dans l'hémicycle. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« « Seulement 50 % des personnes pouvant prétendre à des soins palliatifs en bénéficient. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« D’ici 2035, 450 000 en auront besoin » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit 100 millions d’euros d’investissement »
publicsenat.fr ↗ ↩
« cette réforme sociétale érigée comme priorité du quinquennat par Emmanuel Macron. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Faisant suite à la promesse de campagne du président Macron en 2022 »
senat.fr ↗ ↩
« « Mon rôle est de faire en sorte qu’il y ait un vote, si possible avant l’été », affirmait également le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Mon rôle est de faire en sorte qu’il y ait un vote, si possible avant l’été », affirmait également le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Le gouvernement table toujours sur une entrée en vigueur avant la suspension des travaux parlementaires en juillet. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a salué l’adoption d’un texte « extrêmement attendu par nos compatriotes ». »
lemonde.fr ↗ ↩
« La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a salué l’adoption d’un texte « extrêmement attendu par nos compatriotes ». »
lemonde.fr ↗ ↩
« En cas de désaccord persistant entre les deux chambres du Parlement, le gouvernement pourra néanmoins donner le dernier mot aux députés. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« déjà adopté à deux reprises dans des termes très similaires. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« jugeant le dispositif voté à l'Assemblée «beaucoup trop permissif». »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le président du Sénat Gérard Larcher a fait savoir qu’il tenait à ce que la Haute Assemblée soit en mesure de voter sa propre version du texte. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« entre les opposants farouches à l’aide à mourir, emmenés notamment par Bruno Retailleau, le président des Républicains »
publicsenat.fr ↗ ↩
« comme le président des Républicains Bruno Retailleau. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a estimé, « à titre personnel », que la proposition de loi sur la fin de vie qui crée un droit à l’aide à mourir « va trop loin ». »
lemonde.fr ↗ ↩
« « J’estime que ce texte ouvre une boîte de Pandore et ne pose pas les limites suffisantes pour prémunir la société des dérives », a déclaré sur Franceinfo Mme Bregeon. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Rappelant que le premier ministre, Sébastien Lecornu, avait « donné la liberté totale d’expression » à ses ministres sur ce sujet qui relève de l’intime »
lemonde.fr ↗ ↩
Sources
- Fin de vie : en commission le Sénat supprime le droit à l’aide à mourir, remplacé par un « dispositif d'assistance médicale à mourir » plus restrictif
- Proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir
- Réforme sur la fin de vie : le Sénat propose en commission une version plus restrictive de l'aide à mourir
- Fin de vie : l’Assemblée nationale approuve la proposition de loi instaurant un droit à l’aide à mourir ; le texte transmis au Sénat
- Fin de vie : au Sénat, le texte sur l’aide à mourir proposé au vote, largement vidé de sa substance, est rejeté
- Fin de vie : l’examen en deuxième lecture au Sénat va être reporté d’un mois et demi
- Fin de vie : les Ordres des médecins et des infirmiers réaffirment leurs exigences
- Fin de vie : le Sénat rejette un article-clé pour la création d’un droit à l’aide à mourir
- Fin de vie : le Sénat adopte la proposition de loi pour renforcer l’accès aux soins palliatifs
