Sophia Chikirou jugée pour escroquerie : 67 146 euros, deux chèques et huit ans de procédure
La candidate LFI à la mairie de Paris comparaît ce 12 mai devant la 13e chambre correctionnelle pour des faits remontant à juillet 2018, au préjudice du site Le Média qu'elle avait cofondé.
Sophia Chikirou comparaît ce 12 mai devant la justice pour avoir tenté de faire virer 67 146 euros depuis une société qu'elle ne dirigeait plus. Elle dénonce huit ans de harcèlement judiciaire.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
La chronologie accablante
Trois jours seulement séparent l'éviction de Chikirou de la SDPLM (24 juillet 2018) de sa demande de virement au Crédit du Nord (27 juillet 2018) pour 67 146 euros.
L'accord civil n'éteint pas l'action publique
Le Média et Chikirou avaient trouvé un accord en juin 2021. Le parquet a néanmoins maintenu les poursuites au nom de l'intérêt public, l'action publique ne peut être éteinte par transaction privée en matière d'escroquerie.
Deux dossiers, un même fil rouge : Mediascop
Le procès du 12 mai et la mise en examen de septembre 2024 partagent une question commune : la valorisation des prestations facturées par Mediascop, société personnelle de la prévenue.
Risque d'inéligibilité
La députée encourt cinq ans de prison, 375 000 euros d'amende et une peine d'inéligibilité (art. 131-26 CP), à dix mois des municipales parisiennes.
Indépendance des contentieux administratif et pénal
La CNCCFP a validé les comptes 2017 ; Tracfin a alerté le parquet la même année. La validation administrative ne lie pas le juge pénal, principe d'indépendance des procédures.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Procès le 12 mai 2026 devant la 13e chambre correctionnelle de Paris pour escroquerie (art. 313-1 et 313-3 CP).
- Tentative de virement de 67 146 euros depuis Le Média vers Mediascop le 27 juillet 2018.
- Soustraction frauduleuse de deux formules de chèques reprochée en complément (art. 311-1 CP).
- Peine encourue cinq ans de prison, 375 000 euros d'amende, inéligibilité.
- Dossier distinct mise en examen en septembre 2024 pour escroquerie aggravée sur la campagne Mélenchon 2017.
La députée Sophia Chikirou [1], candidate de La France insoumise à la mairie de Paris [1], comparaît ce 12 mai [2] devant la 13e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris [3]. Le parquet de Paris [4] lui reproche d’avoir, en juillet 2018 [5], tenté à plusieurs reprises de tromper la banque Crédit du Nord [6] pour obtenir un virement de 67 146 euros [7] au préjudice de la société de production Le Média (SDPLM) [8]. Elle encourt cinq ans de prison [9], 375 000 euros d’amende [10] et une peine d’inéligibilité [11].
Trois jours entre l’éviction et la demande de virement
La chronologie est documentée par l’enquête de la brigade financière de la police judiciaire de Paris [12], dans un rapport daté du 15 septembre 2023 [13] que Le Monde a pu consulter [14]. Le 4 juillet 2018 [15], Sophia Chikirou démissionne de l’entreprise de presse Le Média (EDPLM) [16]. Le 24 juillet 2018 [17], elle se voit retirer ses fonctions à la tête de la société de production Le Média (SDPLM) [18]. Le 27 juillet 2018 [19], alors qu’elle n’est plus présidente, elle sollicite par courriel le Crédit du Nord pour un virement de 67 146 euros [20] vers Mediascop [21], sa société personnelle [21].
La facture, adressée le 13 juillet 2018 à la SDPLM par Mediascop [22], portait sur des prestations censées avoir été réalisées au profit du Média [21]. Le chargé de compte s’était méfié s circonstances particulières de l’opération [23]. La nouvelle présidente du Média avait fait opposition [24]. Le virement n’a pas abouti, notamment car il n’y avait pas suffisamment d’argent sur le compte [25]. À ce premier chef s’ajoute la soustraction frauduleuse de deux formules de chèques [26], emportées des locaux du Média « sous l’effet de la colère » [27].
Un acte documenté, une dénégation totale: la question de l’intention
La défense nie tout acte frauduleux - « ni vol de chèque, ni tentative d’escroquerie à la banque » [28]. Le rapport de la brigade financière [13], lui, documente l’existence matérielle du courriel adressé au Crédit du Nord le 27 juillet 2018 [19], trois jours après le retrait des fonctions de Sophia Chikirou à la SDPLM [17]. La question posée au tribunal ne porte donc pas tant sur l’existence de l’acte que sur son intention: la prévenue se croyait-elle encore habilitée à engager la société? Le code pénal, pour caractériser la tentative d’escroquerie, exige que l’auteur ait sciemment cherché à tromper la victime par usage d’une fausse qualité. La défense devra expliquer pourquoi ce courriel, expédié alors que la nouvelle présidente était déjà en place, ne constitue pas un commencement d’exécution au sens pénal du terme.
L’accord de 2021 n’a pas éteint l’action publique
En juin 2021 [29], un accord avait été trouvé entre Le Média et Sophia Chikirou, aboutissant au retrait de leurs plaintes croisées [29]. Mais le parquet a pour mission de demander l’application de la loi au nom de l’intérêt public [30] - l’accord civil entre les parties n’a donc pas mis fin aux poursuites pénales. En matière d’escroquerie, l’action publique appartient au ministère public et ne peut être éteinte par une transaction privée, contrairement à certains délits où le retrait de plainte produit un effet extinctif. C’est le parquet de Paris qui a renvoyé Chikirou en procès [4], plusieurs années après les faits.
L’enquête préliminaire a été dirigée par la section financière de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) [31]. Selon le parquet, les tentatives ont été manifestées par un commencement d’exécution [32] - élément constitutif central de la tentative d’escroquerie.
La défense: « huit années de harcèlement judiciaire et médiatique »
« Ce procès est à la fois incompréhensible, puisqu’il intervient dans une affaire où il n’y a ni victime, ni préjudice, ni même de réalité frauduleuse établie, et l’occasion, je l’espère, de mettre un terme à huit années de harcèlement judiciaire et médiatique » [33], a déclaré la députée insoumise à l’AFP. « L’audience permettra de démontrer sereinement qu’il n’y a eu ni vol de chèque, ni tentative d’escroquerie à la banque » [28]. Elle qualifie l’affaire d’« éminemment politique » n’ayant pour but « que de salir et gêner sa campagne » [34].
L’annonce du procès, début janvier [35], est intervenue deux mois et demi avant les municipales [35] des 15 et 22 mars 2026 [36]. Aux dernières municipales, Chikirou avait obtenu 7,96 % au second tour [37].
Un second dossier, plus lourd, court en parallèle
L’affaire jugée ce 12 mai ne doit pas être confondue avec une procédure distincte, plus grave. Le 24 septembre 2024 [38], Sophia Chikirou a été mise en examen pour escroquerie aggravée, abus de biens sociaux et recel d’abus de confiance [39] dans le dossier des comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon de 2017 [40]. La justice soupçonne Mediascop d’avoir surfacturé certaines prestations lors de la campagne présidentielle 2017 [41] au préjudice de l’État, les dépenses étant remboursées au titre du financement public de la vie politique [42].
Le fil rouge: la valorisation des prestations Mediascop
Les deux affaires sont juridiquement disjointes, mais elles partagent un même contentieux de fond: la valorisation des prestations facturées par Mediascop. Dans le dossier du 12 mai, la facture litigieuse de 67 146 euros adressée à la SDPLM le 13 juillet 2018 [22] portait sur des « prestations censées avoir été réalisées au profit du Média » [21]. Dans le dossier instruit par la Junalco, c’est la même société, dirigée par la même personne, qui est soupçonnée d’avoir surfacturé la campagne Mélenchon 2017 [41]. Mediascop a facturé 1,2 million d’euros [43] à la campagne Mélenchon 2017. La société rebaptisée L’Internationale [44] a facturé 844 636 euros [45] à la campagne 2022. Dans les deux dossiers, l’accusation interroge la réalité économique des prestations adossées à ces factures.
L’enquête a été ouverte en avril 2018 [46] par le parquet de Paris, après des signalements de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) [47] et de Tracfin [48]. Paradoxe: les comptes 2017 ont été validés fin 2017 par la CNCCFP [49], qui n’avait retranché que 434 939 euros [50] sur 10,7 millions déclarés [51].
Comment une validation administrative peut coexister avec une mise en examen pénale
Deux organes de l’État ont rendu des verdicts apparemment contradictoires sur les mêmes dépenses. Cette dissonance n’est pas une anomalie procédurale: elle découle du principe d’indépendance des contentieux administratif et pénal. La CNCCFP, autorité administrative indépendante, contrôle la régularité comptable des dépenses déclarées et l’éligibilité au remboursement public. Sa validation n’a aucune autorité de chose jugée devant le juge pénal, qui examine, lui, l’existence d’éléments intentionnels constitutifs d’une infraction - manœuvres frauduleuses, fausses qualités, recel. La CNCCFP a validé les comptes [49]; Tracfin, cellule de renseignement financier [48], a parallèlement alerté le parquet. Le juge d’instruction n’est lié ni par l’une, ni par l’autre. Les contentieux sur les comptes de campagne ne sont pas inédits en France: on se souvient de l’affaire Bygmalion, qui avait abouti à la condamnation de Nicolas Sarkozy pour financement illégal de sa campagne 2012. Mais les mises en examen pour escroquerie aggravée sur ce fondement restent rares.
Cette dissonance institutionnelle est au cœur de la défense insoumise, qui dénonce « une opération politico-judiciaire sans fin, commencée en 2018 ciblant l’entourage de Jean-Luc Mélenchon » [52]. Une expertise comptable a pourtant décrit Mediascop comme « une coquille vide ne vivant qu’au moment des élections, pour un seul donneur d’ordre et pour assurer des prestations dont elle n’a pas les moyens » [53]. Sophia Chikirou aurait perçu 64 000 euros de dividendes bruts [54] sur les 76 000 euros de bénéfices [55] dégagés par sa société en 2016, et 65 000 euros pour 2017 [56].
L’instruction du dossier des comptes de campagne a également atteint d’autres figures de LFI: Bastien Lachaud, député LFI de Seine-Saint-Denis, trésorier de l’association L’Ère du peuple en 2017 [57], a été mis en examen en septembre 2021 [58] pour prêt illicite de main-d’œuvre, faux, escroquerie et tentative d’escroquerie [59]. En février 2022 [60], L’Ère du Peuple a elle-même été mise en examen [61].
Le soutien de Mélenchon
Le jour de la mise en examen de septembre 2024, Jean-Luc Mélenchon avait réagi: « Nous n’avons pas peur, nous ne sommes pas intimidés » [62]. « Pas une seule de ces accusations n’a le moindre fondement concret » [63]. « Moi ce que je déplore, c’est l’ambiance pourrie que ça crée dans ce pays » [64]. Sophia Chikirou, accompagnée de son avocat Me Dominique Tricaud [65], avait déjà été entendue en audition libre en octobre 2018 [66] par la police anticorruption (Oclciff) [67]. Elle avait alors balayé les accusations: « Il n’y a pas eu de surfacturation, Mediascop n’a pas surfacturé, il n’y a pas d’enrichissement personnel, il n’y a pas eu de détournement de fonds publics » [68].
Cadre juridique: les articles qui fondent la poursuite
L’escroquerie est définie par l’article 313-1 du Code pénal, qui réprime « le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi (.) à remettre des fonds ». La peine encourue est de cinq ans d’emprisonnement [9] et 375 000 euros d’amende [10]. L’article 313-3 du Code pénal prévoit que la tentative d’escroquerie est punie des mêmes peines que l’infraction consommée, dès lors qu’elle est manifestée par un commencement d’exécution [32] - c’est précisément la qualification retenue ici, le virement n’ayant pas abouti.
La soustraction frauduleuse des deux formules de chèques [26] relève, elle, de l’article 311-1 du Code pénal qui définit le vol comme « la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui ». Le tribunal peut prononcer, à titre complémentaire, une peine d’inéligibilité [11] sur le fondement de l’article 131-26 du Code pénal - élément central dans le calendrier politique d’une candidate aux municipales [36].
Les deux dossiers - celui du 12 mai et celui de la Junalco - sont distincts. Le premier porte sur 67 146 euros [7] et deux formules de chèques [26]. Le second porte sur des sommes incomparablement supérieures et touche au financement public de la vie politique. La défense les présente comme une seule campagne de harcèlement. Les juges, eux, les instruisent séparément - mais le même fil rouge les traverse: la facturation Mediascop.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (68)
« La députée Sophia Chikirou, la candidate de La France insoumise (LFI) à la mairie de Paris »
lemonde.fr ↗ ↩
« Prévu le 12 mai devant la 13e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris »
lemonde.fr ↗ ↩
« Prévu le 12 mai devant la 13e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le parquet de Paris, qui a renvoyé Sophia Chikirou en procès, lui reproche d’avoir, en 2018, « tenté à plusieurs reprises de tromper la banque Crédit du Nord [.] ». »
lemonde.fr ↗ ↩
« ce procès se penchera sur des faits présumés commis en juillet 2018 »
lemonde.fr ↗ ↩
« tenté à plusieurs reprises de tromper la banque Crédit du Nord »
lemonde.fr ↗ ↩
« « en vue de la remise de la somme de 67 146 euros, lesdites tentatives manifestées par un commencement d’exécution ». »
lemonde.fr ↗ ↩
« « tenté à plusieurs reprises de tromper la banque Crédit du Nord au préjudice in fine de la société de production Le Média (SDPLM) [.] ». »
lemonde.fr ↗ ↩
« Elle risque cinq ans de prison et 375 000 euros d’amende, ainsi qu’une peine d’inéligibilité. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Elle risque cinq ans de prison et 375 000 euros d’amende, ainsi qu’une peine d’inéligibilité. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Elle risque cinq ans de prison et 375 000 euros d’amende, ainsi qu’une peine d’inéligibilité. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les « faits susceptibles d’engager [sa] responsabilité pénale » sont résumés dans un rapport d’enquête de la brigade financière de la police judiciaire de Paris, daté du 15 septembre 2023 [.] »
lemonde.fr ↗ ↩
« un rapport d’enquête de la brigade financière de la police judiciaire de Paris, daté du 15 septembre 2023, que Le Monde a pu consulter. »
lemonde.fr ↗ ↩
« un rapport d’enquête de la brigade financière de la police judiciaire de Paris [.] que Le Monde a pu consulter. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le 4 juillet 2018, Sophia Chikirou démissionne de l’entreprise de presse Le Média (EDPLM) »
ojim.fr ↗ ↩
« Le 4 juillet 2018, Sophia Chikirou démissionne de l’entreprise de presse Le Média (EDPLM) »
ojim.fr ↗ ↩
« avant de se voir retirer ses fonctions à la tête de la société de production Le Média (SDPLM) le 24 juillet 2018 »
ojim.fr ↗ ↩
« se voir retirer ses fonctions à la tête de la société de production Le Média (SDPLM) le 24 juillet 2018 »
ojim.fr ↗ ↩
« Le 27 juillet 2018, alors qu’elle n’est plus présidente de la SDPLM, Sophia Chikirou sollicite par courriel le Crédit du Nord »
ojim.fr ↗ ↩
« Sophia Chikirou réclame le paiement d’une facture de 67 146 euros »
ojim.fr ↗ ↩
« par sa société personnelle, Mediascop, pour des prestations censées avoir été réalisées au profit du Média »
ojim.fr ↗ ↩
« adressée le 13 juillet 2018 à la SDPLM par sa société personnelle, Mediascop »
ojim.fr ↗ ↩
« Le chargé de compte s’était « méfié » au regard « des circonstances particulières de l’opération » »
sudouest.fr ↗ ↩
« et du fait que la « nouvelle présidente » du « Le Média » avait fait « opposition » »
sudouest.fr ↗ ↩
« et d’avoir demandé des virements, finalement non aboutis, notamment car il n’y avait pas suffisamment d’argent sur le compte »
lemonde.fr ↗ ↩
« Mme Chikirou doit aussi comparaître pour avoir « soustrait frauduleusement deux formules de chèques » »
lemonde.fr ↗ ↩
« se rendre dans les locaux du Média et de voler, « sous l’effet de la colère », deux « formules de chèques » »
ojim.fr ↗ ↩
« « L’audience permettra de démontrer sereinement qu’il n’y a eu ni vol de chèque, ni tentative d’escroquerie à la banque », a-t-elle ajouté. »
20minutes.fr ↗ ↩
« malgré l’accord trouvé entre Le Média et Sophia Chikirou en juin 2021 ayant abouti au retrait de leurs plaintes croisées »
ojim.fr ↗ ↩
« « Le parquet a pour mission de demander l’application de la loi au nom de l’intérêt public », nous apprend Le Monde »
ojim.fr ↗ ↩
« L’enquête préliminaire a été dirigée par la section financière de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) »
lemonde.fr ↗ ↩
« « lesdites tentatives manifestées par un commencement d’exécution ». »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Ce procès est à la fois incompréhensible, puisqu’il intervient dans une affaire où il n’y a ni victime, ni préjudice, ni même de réalité frauduleuse établie, et l’occasion, je l’espère, de mettre un terme à huit années de harcèlement judiciaire et médiatique », a affirmé la députée insoumise et conseillère de Paris dans une déclaration à l’AFP. »
20minutes.fr ↗ ↩
« l’intéressée [.] s’est évidemment offusquée de cette décision, jugeant l’affaire « éminemment politique » et n’ayant pour but « que de salir et gêner sa campagne » »
ojim.fr ↗ ↩
« L’annonce début janvier de la tenue de cette audience, soit deux mois et demi avant les municipales, avait provoqué l’ire de l’élue. »
20minutes.fr ↗ ↩
« Sur son calendrier 2026, Sophia Chikirou avait coché deux dates importantes: les 15 et 22 mars, jours de vote pour les élections municipales. »
lemonde.fr ↗ ↩
« la candidate malheureuse à la mairie de Paris lors des dernières municipales (7,96 % au second tour) »
20minutes.fr ↗ ↩
« La figure Insoumise Sophia Chikirou a été mise en examen ce mardi 24 septembre à Paris »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la députée parisienne avait été mise en examen pour escroquerie aggravée, abus de biens sociaux et recel d’abus de confiance. »
france24.com ↗ ↩
« elle a été mise en examen en septembre 2024, notamment pour « escroquerie aggravée », sur les comptes de campagne 2017 de Jean-Luc Mélenchon »
lemonde.fr ↗ ↩
« La justice soupçonne Mediascop, sa société de conseil en communication, d'avoir surfacturé certaines prestations lors de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2017 »
france24.com ↗ ↩
« La justice soupçonne Mediascop d’avoir surfacturé certaines prestations durant cette campagne au préjudice de l’Etat, puisque les dépenses sont remboursées au titre du financement public de la vie politique. »
20minutes.fr ↗ ↩
« Cette somme, inférieure au 1,2 million d’euros facturé en 2017 »
lemonde.fr ↗ ↩
« Sa société, rebaptisée L’Internationale, a facturé 844 636 euros de prestations »
lemonde.fr ↗ ↩
« a facturé 844 636 euros de prestations à l’association de financement de la campagne présidentielle de M. Mélenchon »
lemonde.fr ↗ ↩
« qui a ouvert une enquête préliminaire en avril 2018. »
france24.com ↗ ↩
« la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) »
france24.com ↗ ↩
« la cellule de renseignement financier Tracfin »
france24.com ↗ ↩
« la CNCCFP, qui a validé fin 2017 les comptes des onze candidats »
france24.com ↗ ↩
« 434 939 euros sur 10,7 millions déclarés concernant Jean-Luc Mélenchon »
france24.com ↗ ↩
« 434 939 euros sur 10,7 millions déclarés concernant Jean-Luc Mélenchon »
france24.com ↗ ↩
« LFI dénonce «une opération politico-judiciaire sans fin, commencée en 2018 ciblant l’entourage de Jean-Luc Mélenchon». »
liberation.fr ↗ ↩
« en décrivant Mediascop comme une coquille vide ne vivant qu’au moment des élections, pour un seul donneur d’ordre et pour assurer des prestations dont elle n’a pas les moyens. »
liberation.fr ↗ ↩
« soit 64 000 euros de dividendes bruts sur les 76 000 euros de bénéfices dégagés par sa société en 2016 »
liberation.fr ↗ ↩
« soit 64 000 euros de dividendes bruts sur les 76 000 euros de bénéfices dégagés par sa société en 2016 »
liberation.fr ↗ ↩
« et 65 000 euros pour l’année 2017 »
liberation.fr ↗ ↩
« le député LFI de Seine-Saint-Denis Bastien Lachaud, salarié en 2017 en tant que trésorier de l'association »
france24.com ↗ ↩
« En septembre 2021, le député LFI de Seine-Saint-Denis Bastien Lachaud [.] avait été mis en examen »
france24.com ↗ ↩
« pour «prêt illicite de main-d’œuvre, faux, escroquerie et tentative d’escroquerie». »
liberation.fr ↗ ↩
« Puis en février 2022, l'Ère du Peuple voyait ses poursuites aggravées »
france24.com ↗ ↩
« Puis en février 2022, l’Ere du Peuple, une structure associative, a été mise en examen »
liberation.fr ↗ ↩
« affirme «nous n'avons pas peur, nous ne sommes pas intimidés» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Pas une seule de ces accusations n'a le moindre fondement concret», a clamé le chef de file LFI »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Moi ce que je déplore, c'est l'ambiance pourrie que ça crée dans ce pays», a encore déploré Mélenchon »
lefigaro.fr ↗ ↩
« accompagnée de l'un de ses deux avocats, Me Dominique Tricaud. »
france24.com ↗ ↩
« Sophia Chikirou avait déjà été entendue en audition libre sur deux jours, en octobre 2018 »
liberation.fr ↗ ↩
« à Nanterre par la police anticorruption (Oclciff) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Il n’y a pas eu de surfacturation, Mediascop n’a pas surfacturé, il n’y a pas d’enrichissement personnel, il n’y a pas eu de détournement de fonds publics», avait-elle balayé quelques jours après. »
liberation.fr ↗ ↩
Sources
- Sophia Chikirou, candidate de LFI à la mairie de Paris, sera jugée en mai pour escroquerie présumée au préjudice du site « Le Média »
- La députée LFI Sophia Chikirou jugée ce mardi pour « escroquerie »
- Vol de chèques et ordres de virement indus au « Média » : pourquoi Sophia Chikirou sera jugée pour « escroquerie »
- La députée LFI Sophia Chikirou comparaît mardi pour escroquerie
- Pourquoi la députée LFI Sophia Chikirou, ancienne directrice de la webtélé Le Media, va être jugée pour « escroquerie »
- Comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon : les prestations de Sophia Chikirou scrutées, mais validées
- Comptes de campagne 2017 : la députée LFI Sophia Chikirou mise en examen pour escroquerie aggravée
- Comptes de campagne 2017: l’élue LFI Sophia Chikirou mise en examen pour escroquerie aggravée
- Comptes de campagne 2017 : la députée insoumise Sophia Chikirou mise en examen pour «escroquerie aggravée»
