Sophia Chikirou jugée pour escroquerie : 67 146 euros, deux chèques et huit ans de procédure

La candidate LFI à la mairie de Paris comparaît ce 12 mai devant la 13e chambre correctionnelle pour des faits remontant à juillet 2018, au préjudice du site Le Média qu'elle avait cofondé.

Sophia Chikirou jugée pour escroquerie : 67 146 euros, deux chèques et huit ans de procédure
Sophia Chikirou jugée pour escroquerie : 67 146 euros, deux chèques et huit ans de procédure Illustration Céline Vasseur / info.fr

Sophia Chikirou comparaît ce 12 mai devant la justice pour avoir tenté de faire virer 67 146 euros depuis une société qu'elle ne dirigeait plus. Elle dénonce huit ans de harcèlement judiciaire.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • Procès le 12 mai 2026 devant la 13e chambre correctionnelle de Paris pour escroquerie (art. 313-1 et 313-3 CP).
  • Tentative de virement de 67 146 euros depuis Le Média vers Mediascop le 27 juillet 2018.
  • Soustraction frauduleuse de deux formules de chèques reprochée en complément (art. 311-1 CP).
  • Peine encourue cinq ans de prison, 375 000 euros d'amende, inéligibilité.
  • Dossier distinct mise en examen en septembre 2024 pour escroquerie aggravée sur la campagne Mélenchon 2017.

La députée Sophia Chikirou [1], candidate de La France insoumise à la mairie de Paris [1], comparaît ce 12 mai [2] devant la 13e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris [3]. Le parquet de Paris [4] lui reproche d’avoir, en juillet 2018 [5], tenté à plusieurs reprises de tromper la banque Crédit du Nord [6] pour obtenir un virement de 67 146 euros [7] au préjudice de la société de production Le Média (SDPLM) [8]. Elle encourt cinq ans de prison [9], 375 000 euros d’amende [10] et une peine d’inéligibilité [11].

LES ENJEUX
La chronologie accablante
Trois jours seulement séparent l'éviction de Chikirou de la SDPLM (24 juillet 2018) de sa demande de virement au Crédit du Nord (27 juillet 2018) pour 67 146 euros.
L'accord civil n'éteint pas l'action publique
Le Média et Chikirou avaient trouvé un accord en juin 2021. Le parquet a néanmoins maintenu les poursuites au nom de l'intérêt public - l'action publique ne peut être éteinte par transaction privée en matière d'escroquerie.
Deux dossiers, un même fil rouge: Mediascop
Le procès du 12 mai et la mise en examen de septembre 2024 partagent une question commune: la valorisation des prestations facturées par Mediascop, société personnelle de la prévenue.
Risque d'inéligibilité
La députée encourt cinq ans de prison, 375 000 euros d'amende et une peine d'inéligibilité (art. 131-26 CP) - à dix mois des municipales parisiennes.
Indépendance des contentieux administratif et pénal
La CNCCFP a validé les comptes 2017; Tracfin a alerté le parquet la même année. La validation administrative ne lie pas le juge pénal - principe d'indépendance des procédures.

Trois jours entre l’éviction et la demande de virement

La chronologie est documentée par l’enquête de la brigade financière de la police judiciaire de Paris [12], dans un rapport daté du 15 septembre 2023 [13] que Le Monde a pu consulter [14]. Le 4 juillet 2018 [15], Sophia Chikirou démissionne de l’entreprise de presse Le Média (EDPLM) [16]. Le 24 juillet 2018 [17], elle se voit retirer ses fonctions à la tête de la société de production Le Média (SDPLM) [18]. Le 27 juillet 2018 [19], alors qu’elle n’est plus présidente, elle sollicite par courriel le Crédit du Nord pour un virement de 67 146 euros [20] vers Mediascop [21], sa société personnelle [21].

La facture, adressée le 13 juillet 2018 à la SDPLM par Mediascop [22], portait sur des prestations censées avoir été réalisées au profit du Média [21]. Le chargé de compte s’était méfié s circonstances particulières de l’opération [23]. La nouvelle présidente du Média avait fait opposition [24]. Le virement n’a pas abouti, notamment car il n’y avait pas suffisamment d’argent sur le compte [25]. À ce premier chef s’ajoute la soustraction frauduleuse de deux formules de chèques [26], emportées des locaux du Média « sous l’effet de la colère » [27].

Un acte documenté, une dénégation totale: la question de l’intention

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La défense nie tout acte frauduleux - « ni vol de chèque, ni tentative d’escroquerie à la banque » [28]. Le rapport de la brigade financière [13], lui, documente l’existence matérielle du courriel adressé au Crédit du Nord le 27 juillet 2018 [19], trois jours après le retrait des fonctions de Sophia Chikirou à la SDPLM [17]. La question posée au tribunal ne porte donc pas tant sur l’existence de l’acte que sur son intention: la prévenue se croyait-elle encore habilitée à engager la société? Le code pénal, pour caractériser la tentative d’escroquerie, exige que l’auteur ait sciemment cherché à tromper la victime par usage d’une fausse qualité. La défense devra expliquer pourquoi ce courriel, expédié alors que la nouvelle présidente était déjà en place, ne constitue pas un commencement d’exécution au sens pénal du terme.

L’accord de 2021 n’a pas éteint l’action publique

En juin 2021 [29], un accord avait été trouvé entre Le Média et Sophia Chikirou, aboutissant au retrait de leurs plaintes croisées [29]. Mais le parquet a pour mission de demander l’application de la loi au nom de l’intérêt public [30] - l’accord civil entre les parties n’a donc pas mis fin aux poursuites pénales. En matière d’escroquerie, l’action publique appartient au ministère public et ne peut être éteinte par une transaction privée, contrairement à certains délits où le retrait de plainte produit un effet extinctif. C’est le parquet de Paris qui a renvoyé Chikirou en procès [4], plusieurs années après les faits.

L’enquête préliminaire a été dirigée par la section financière de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) [31]. Selon le parquet, les tentatives ont été manifestées par un commencement d’exécution [32] - élément constitutif central de la tentative d’escroquerie.

La défense: « huit années de harcèlement judiciaire et médiatique »

« Ce procès est à la fois incompréhensible, puisqu’il intervient dans une affaire où il n’y a ni victime, ni préjudice, ni même de réalité frauduleuse établie, et l’occasion, je l’espère, de mettre un terme à huit années de harcèlement judiciaire et médiatique » [33], a déclaré la députée insoumise à l’AFP. « L’audience permettra de démontrer sereinement qu’il n’y a eu ni vol de chèque, ni tentative d’escroquerie à la banque » [28]. Elle qualifie l’affaire d’« éminemment politique » n’ayant pour but « que de salir et gêner sa campagne » [34].

L’annonce du procès, début janvier [35], est intervenue deux mois et demi avant les municipales [35] des 15 et 22 mars 2026 [36]. Aux dernières municipales, Chikirou avait obtenu 7,96 % au second tour [37].

Sophia Chikirou
« Il n'y a ni victime, ni préjudice, ni même de réalité frauduleuse établie. »
Sophia Chikirou
Janvier 2026
Le chargé de compte s'était « méfié » au regard « des circonstances particulières de l'opération ».
Rapport brigade financière
15 septembre 2023
Trois joursDélai entre le retrait des fonctions de Sophia Chikirou à la SDPLM (24 juillet 2018) et la demande de virement au Crédit du Nord (27 juillet 2018)

Un second dossier, plus lourd, court en parallèle

L’affaire jugée ce 12 mai ne doit pas être confondue avec une procédure distincte, plus grave. Le 24 septembre 2024 [38], Sophia Chikirou a été mise en examen pour escroquerie aggravée, abus de biens sociaux et recel d’abus de confiance [39] dans le dossier des comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon de 2017 [40]. La justice soupçonne Mediascop d’avoir surfacturé certaines prestations lors de la campagne présidentielle 2017 [41] au préjudice de l’État, les dépenses étant remboursées au titre du financement public de la vie politique [42].

Le fil rouge: la valorisation des prestations Mediascop

Les deux affaires sont juridiquement disjointes, mais elles partagent un même contentieux de fond: la valorisation des prestations facturées par Mediascop. Dans le dossier du 12 mai, la facture litigieuse de 67 146 euros adressée à la SDPLM le 13 juillet 2018 [22] portait sur des « prestations censées avoir été réalisées au profit du Média » [21]. Dans le dossier instruit par la Junalco, c’est la même société, dirigée par la même personne, qui est soupçonnée d’avoir surfacturé la campagne Mélenchon 2017 [41]. Mediascop a facturé 1,2 million d’euros [43] à la campagne Mélenchon 2017. La société rebaptisée L’Internationale [44] a facturé 844 636 euros [45] à la campagne 2022. Dans les deux dossiers, l’accusation interroge la réalité économique des prestations adossées à ces factures.

L’enquête a été ouverte en avril 2018 [46] par le parquet de Paris, après des signalements de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) [47] et de Tracfin [48]. Paradoxe: les comptes 2017 ont été validés fin 2017 par la CNCCFP [49], qui n’avait retranché que 434 939 euros [50] sur 10,7 millions déclarés [51].

Comment une validation administrative peut coexister avec une mise en examen pénale

Deux organes de l’État ont rendu des verdicts apparemment contradictoires sur les mêmes dépenses. Cette dissonance n’est pas une anomalie procédurale: elle découle du principe d’indépendance des contentieux administratif et pénal. La CNCCFP, autorité administrative indépendante, contrôle la régularité comptable des dépenses déclarées et l’éligibilité au remboursement public. Sa validation n’a aucune autorité de chose jugée devant le juge pénal, qui examine, lui, l’existence d’éléments intentionnels constitutifs d’une infraction - manœuvres frauduleuses, fausses qualités, recel. La CNCCFP a validé les comptes [49]; Tracfin, cellule de renseignement financier [48], a parallèlement alerté le parquet. Le juge d’instruction n’est lié ni par l’une, ni par l’autre. Les contentieux sur les comptes de campagne ne sont pas inédits en France: on se souvient de l’affaire Bygmalion, qui avait abouti à la condamnation de Nicolas Sarkozy pour financement illégal de sa campagne 2012. Mais les mises en examen pour escroquerie aggravée sur ce fondement restent rares.

Cette dissonance institutionnelle est au cœur de la défense insoumise, qui dénonce « une opération politico-judiciaire sans fin, commencée en 2018 ciblant l’entourage de Jean-Luc Mélenchon » [52]. Une expertise comptable a pourtant décrit Mediascop comme « une coquille vide ne vivant qu’au moment des élections, pour un seul donneur d’ordre et pour assurer des prestations dont elle n’a pas les moyens » [53]. Sophia Chikirou aurait perçu 64 000 euros de dividendes bruts [54] sur les 76 000 euros de bénéfices [55] dégagés par sa société en 2016, et 65 000 euros pour 2017 [56].

L’instruction du dossier des comptes de campagne a également atteint d’autres figures de LFI: Bastien Lachaud, député LFI de Seine-Saint-Denis, trésorier de l’association L’Ère du peuple en 2017 [57], a été mis en examen en septembre 2021 [58] pour prêt illicite de main-d’œuvre, faux, escroquerie et tentative d’escroquerie [59]. En février 2022 [60], L’Ère du Peuple a elle-même été mise en examen [61].

Le soutien de Mélenchon

Le jour de la mise en examen de septembre 2024, Jean-Luc Mélenchon avait réagi: « Nous n’avons pas peur, nous ne sommes pas intimidés » [62]. « Pas une seule de ces accusations n’a le moindre fondement concret » [63]. « Moi ce que je déplore, c’est l’ambiance pourrie que ça crée dans ce pays » [64]. Sophia Chikirou, accompagnée de son avocat Me Dominique Tricaud [65], avait déjà été entendue en audition libre en octobre 2018 [66] par la police anticorruption (Oclciff) [67]. Elle avait alors balayé les accusations: « Il n’y a pas eu de surfacturation, Mediascop n’a pas surfacturé, il n’y a pas d’enrichissement personnel, il n’y a pas eu de détournement de fonds publics » [68].

Les chiffres clés de l'affaire Sophia Chikirou jugée pour escroquerie le 12 mai 2026.
Les chiffres clés de l'affaire Sophia Chikirou jugée pour escroquerie le 12 mai 2026.

Cadre juridique: les articles qui fondent la poursuite

L’escroquerie est définie par l’article 313-1 du Code pénal, qui réprime « le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi (.) à remettre des fonds ». La peine encourue est de cinq ans d’emprisonnement [9] et 375 000 euros d’amende [10]. L’article 313-3 du Code pénal prévoit que la tentative d’escroquerie est punie des mêmes peines que l’infraction consommée, dès lors qu’elle est manifestée par un commencement d’exécution [32] - c’est précisément la qualification retenue ici, le virement n’ayant pas abouti.

La soustraction frauduleuse des deux formules de chèques [26] relève, elle, de l’article 311-1 du Code pénal qui définit le vol comme « la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui ». Le tribunal peut prononcer, à titre complémentaire, une peine d’inéligibilité [11] sur le fondement de l’article 131-26 du Code pénal - élément central dans le calendrier politique d’une candidate aux municipales [36].

Les deux dossiers - celui du 12 mai et celui de la Junalco - sont distincts. Le premier porte sur 67 146 euros [7] et deux formules de chèques [26]. Le second porte sur des sommes incomparablement supérieures et touche au financement public de la vie politique. La défense les présente comme une seule campagne de harcèlement. Les juges, eux, les instruisent séparément - mais le même fil rouge les traverse: la facturation Mediascop.

Sources

9 sources vérifiées · 68 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (68)
  1. Sophia Chikirou, députée et candidate de La France insoumise (LFI) à la mairie de Paris - Identité et fonction politique de la personne concernée par le procès.
    « La députée Sophia Chikirou, la candidate de La France insoumise (LFI) à la mairie de Paris »
    lemonde.fr ↗
  2. 12 mai - Date du procès pour escroquerie présumée.
    « Prévu le 12 mai devant la 13e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris »
    lemonde.fr ↗
  3. 13e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris - Juridiction chargée du procès.
    « Prévu le 12 mai devant la 13e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris »
    lemonde.fr ↗
  4. parquet de Paris - Institution ayant renvoyé Sophia Chikirou en procès.
    « Le parquet de Paris, qui a renvoyé Sophia Chikirou en procès, lui reproche d’avoir, en 2018, « tenté à plusieurs reprises de tromper la banque Crédit du Nord [.] ». »
    lemonde.fr ↗
  5. juillet 2018 - Période des faits présumés d'escroquerie.
    « ce procès se penchera sur des faits présumés commis en juillet 2018 »
    lemonde.fr ↗
  6. Crédit du Nord, banque - Institution financière visée par la tentative d'escroquerie.
    « tenté à plusieurs reprises de tromper la banque Crédit du Nord »
    lemonde.fr ↗
  7. 67 146 euros - Montant visé par les tentatives d'escroquerie reprochées à Sophia Chikirou.
    « « en vue de la remise de la somme de 67 146 euros, lesdites tentatives manifestées par un commencement d’exécution ». »
    lemonde.fr ↗
  8. Le Média (SDPLM), société de production - Société préjudiciée par les faits reprochés à Sophia Chikirou.
    « « tenté à plusieurs reprises de tromper la banque Crédit du Nord au préjudice in fine de la société de production Le Média (SDPLM) [.] ». »
    lemonde.fr ↗
  9. cinq ans de prison - Peine maximale encourue par Sophia Chikirou pour escroquerie.
    « Elle risque cinq ans de prison et 375 000 euros d’amende, ainsi qu’une peine d’inéligibilité. »
    lemonde.fr ↗
  10. 375 000 euros - Montant de l'amende maximale encourue par Sophia Chikirou.
    « Elle risque cinq ans de prison et 375 000 euros d’amende, ainsi qu’une peine d’inéligibilité. »
    lemonde.fr ↗
  11. Sophia Chikirou risque une peine d’inéligibilité - Conséquence pénale supplémentaire encourue par Sophia Chikirou.
    « Elle risque cinq ans de prison et 375 000 euros d’amende, ainsi qu’une peine d’inéligibilité. »
    lemonde.fr ↗
  12. brigade financière de la police judiciaire de Paris - Service ayant produit le rapport d’enquête sur les faits reprochés à Sophia Chikirou.
    « Les « faits susceptibles d’engager [sa] responsabilité pénale » sont résumés dans un rapport d’enquête de la brigade financière de la police judiciaire de Paris, daté du 15 septembre 2023 [.] »
    lemonde.fr ↗
  13. 15 septembre 2023 - Date du rapport d’enquête de la brigade financière.
    « un rapport d’enquête de la brigade financière de la police judiciaire de Paris, daté du 15 septembre 2023, que Le Monde a pu consulter. »
    lemonde.fr ↗
  14. Le Monde a pu consulter le rapport d’enquête de la brigade financière de la police judiciaire de Paris - Accès du journal Le Monde au rapport d’enquête.
    « un rapport d’enquête de la brigade financière de la police judiciaire de Paris [.] que Le Monde a pu consulter. »
    lemonde.fr ↗
  15. 4 juillet 2018 - Démission de Sophia Chikirou de l'entreprise de presse Le Média (EDPLM).
    « Le 4 juil­let 2018, Sophia Chikirou démis­sionne de l’entreprise de presse Le Média (EDPLM) »
    ojim.fr ↗
  16. Sophia Chikirou démissionne de l’entreprise de presse Le Média (EDPLM) le 4 juillet 2018 - Première démission de Sophia Chikirou
    « Le 4 juillet 2018, Sophia Chikirou démissionne de l’entreprise de presse Le Média (EDPLM) »
    ojim.fr ↗
  17. 24 juillet 2018 - Retrait des fonctions de Sophia Chikirou à la tête de la société de production Le Média (SDPLM).
    « avant de se voir retir­er ses fonc­tions à la tête de la société de pro­duc­tion Le Média (SDPLM) le 24 juil­let 2018 »
    ojim.fr ↗
  18. Sophia Chikirou se voit retirer ses fonctions à la tête de la société de production Le Média (SDPLM) le 24 juillet 2018 - Retrait des fonctions de Sophia Chikirou à la SDPLM
    « se voir retirer ses fonctions à la tête de la société de production Le Média (SDPLM) le 24 juillet 2018 »
    ojim.fr ↗
  19. 27 juillet 2018 - Date de la demande de virement de 67 146 euros par Sophia Chikirou au Crédit du Nord.
    « Le 27 juil­let 2018, alors qu’elle n’est plus prési­dente de la SDPLM, Sophia Chikirou sol­licite par cour­riel le Crédit du Nord »
    ojim.fr ↗
  20. 67 146 euros - Montant de la facture réclamée par Sophia Chikirou à la SDPLM.
    « Sophia Chikirou réclame le paiement d’une fac­ture de 67 146 euros »
    ojim.fr ↗
  21. Mediascop, société personnelle de Sophia Chikirou - Société ayant émis la facture contestée.
    « par sa société per­son­nelle, Medi­as­cop, pour des presta­tions cen­sées avoir été réal­isées au prof­it du Média »
    ojim.fr ↗
  22. 13 juillet 2018 - Date d'envoi de la facture de 67 146 euros par Mediascop à la SDPLM.
    « adressée le 13 juil­let 2018 à la SDPLM par sa société per­son­nelle, Medi­as­cop »
    ojim.fr ↗
  23. Le chargé de compte s’était « méfié » au regard « des circonstances particulières de l’opération » - Réaction du chargé de compte de la banque Crédit du Nord.
    « Le chargé de compte s’était « méfié » au regard « des circonstances particulières de l’opération » »
    sudouest.fr ↗
  24. La « nouvelle présidente » du « Le Média » avait fait « opposition » - Action de la nouvelle présidente du Le Média dans le cadre de l’affaire.
    « et du fait que la « nouvelle présidente » du « Le Média » avait fait « opposition » »
    sudouest.fr ↗
  25. Sophia Chikirou a demandé des virements qui n'ont finalement pas abouti en raison d'un manque de fonds sur le compte - Détail des actions présumées dans l'escroquerie.
    « et d’avoir demandé des virements, finalement non aboutis, notamment car il n’y avait pas suffisamment d’argent sur le compte »
    lemonde.fr ↗
  26. Sophia Chikirou doit comparaître pour avoir soustrait frauduleusement deux formules de chèques - Autre chef d'accusation dans le dossier.
    « Mme Chikirou doit aussi comparaître pour avoir « soustrait frauduleusement deux formules de chèques » »
    lemonde.fr ↗
  27. Sophia Chikirou vole deux formules de chèques dans les locaux du Media sous l’effet de la colère - Acte reproché dans l’affaire d’escroquerie
    « se rendre dans les locaux du Média et de voler, « sous l’effet de la colère », deux « formules de chèques » »
    ojim.fr ↗
  28. L’audience permettra de démontrer sereinement qu’il n’y a eu ni vol de chèque, ni tentative d’escroquerie à la banque - Déclaration de Sophia Chikirou sur les attentes de l’audience.
    « « L’audience permettra de démontrer sereinement qu’il n’y a eu ni vol de chèque, ni tentative d’escroquerie à la banque », a-t-elle ajouté. »
    20minutes.fr ↗
  29. juin 2021 - Date de l'accord entre Le Média et Sophia Chikirou mettant fin à leurs plaintes croisées.
    « mal­gré l’accord trou­vé entre Le Média et Sophia Chikirou en juin 2021 ayant abouti au retrait de leurs plaintes croisées »
    ojim.fr ↗
  30. Le parquet a pour mission de demander l’application de la loi au nom de l’intérêt public - Explication juridique sur l'accord entre les parties.
    « « Le par­quet a pour mis­sion de deman­der l’application de la loi au nom de l’intérêt pub­lic », nous apprend Le Monde »
    ojim.fr ↗
  31. section financière de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) - Service ayant dirigé l'enquête préliminaire.
    « L’enquête préliminaire a été dirigée par la section financière de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) »
    lemonde.fr ↗
  32. Les tentatives d'escroquerie de Sophia Chikirou ont été manifestées par un commencement d’exécution - Nature des actes reprochés à Sophia Chikirou.
    « « lesdites tentatives manifestées par un commencement d’exécution ». »
    lemonde.fr ↗
  33. Ce procès est à la fois incompréhensible, puisqu’il intervient dans une affaire où il n’y a ni victime, ni préjudice, ni même de réalité frauduleuse établie, et l’occasion, je l’espère, de mettre un terme à huit années de harcèlement judiciaire et médiatique - Déclaration de Sophia Chikirou à l’AFP concernant son procès.
    « « Ce procès est à la fois incompréhensible, puisqu’il intervient dans une affaire où il n’y a ni victime, ni préjudice, ni même de réalité frauduleuse établie, et l’occasion, je l’espère, de mettre un terme à huit années de harcèlement judiciaire et médiatique », a affirmé la députée insoumise et conseillère de Paris dans une déclaration à l’AFP. »
    20minutes.fr ↗
  34. L’affaire est « éminemment politique » et n’a pour but « que de salir et gêner sa campagne » - Déclaration de Sophia Chikirou sur son jugement
    « l’intéressée [.] s’est évidemment offusquée de cette décision, jugeant l’affaire « éminemment politique » et n’ayant pour but « que de salir et gêner sa campagne » »
    ojim.fr ↗
  35. début janvier - Période de l’annonce de la tenue de l’audience judiciaire.
    « L’annonce début janvier de la tenue de cette audience, soit deux mois et demi avant les municipales, avait provoqué l’ire de l’élue. »
    20minutes.fr ↗
  36. 15 et 22 mars 2026 - Dates des élections municipales où Sophia Chikirou sera candidate.
    « Sur son calendrier 2026, Sophia Chikirou avait coché deux dates importantes: les 15 et 22 mars, jours de vote pour les élections municipales. »
    lemonde.fr ↗
  37. 7,96 % - Score de Sophia Chikirou au second tour des dernières élections municipales à Paris.
    « la candidate malheureuse à la mairie de Paris lors des dernières municipales (7,96 % au second tour) »
    20minutes.fr ↗
  38. 24 septembre 2024 - Date de la mise en examen de Sophia Chikirou.
    « La figure Insoumise Sophia Chikirou a été mise en examen ce mardi 24 septembre à Paris »
    lefigaro.fr ↗
  39. Sophia Chikirou a été mise en examen pour escroquerie aggravée, abus de biens sociaux et recel d’abus de confiance - Nature des accusations portées contre Sophia Chikirou.
    « la députée parisienne avait été mise en examen pour escroquerie aggravée, abus de biens sociaux et recel d’abus de confiance. »
    france24.com ↗
  40. Sophia Chikirou a été mise en examen pour escroquerie aggravée sur les comptes de campagne 2017 de Jean-Luc Mélenchon - Autre affaire judiciaire concernant Sophia Chikirou.
    « elle a été mise en examen en septembre 2024, notamment pour « escroquerie aggravée », sur les comptes de campagne 2017 de Jean-Luc Mélenchon »
    lemonde.fr ↗
  41. Mediascop est soupçonnée d'avoir surfacturé certaines prestations lors de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2017 - Nature des soupçons pesant sur Mediascop.
    « La justice soupçonne Mediascop, sa société de conseil en communication, d'avoir surfacturé certaines prestations lors de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2017 »
    france24.com ↗
  42. La justice soupçonne Mediascop d’avoir surfacturé certaines prestations durant la campagne de 2017 de Jean-Luc Mélenchon au préjudice de l’État - Accusation liée aux comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2017.
    « La justice soupçonne Mediascop d’avoir surfacturé certaines prestations durant cette campagne au préjudice de l’Etat, puisque les dépenses sont remboursées au titre du financement public de la vie politique. »
    20minutes.fr ↗
  43. 1,2 million d’euros - Montant facturé par Mediascop en 2017.
    « Cette somme, inférieure au 1,2 million d’euros facturé en 2017 »
    lemonde.fr ↗
  44. L’Internationale, société rebaptisée de Sophia Chikirou - Nouveau nom de la société de Sophia Chikirou.
    « Sa société, rebaptisée L’Internationale, a facturé 844 636 euros de prestations »
    lemonde.fr ↗
  45. 844 636 euros - Montant facturé par L’Internationale pour la campagne 2022.
    « a facturé 844 636 euros de prestations à l’association de financement de la campagne présidentielle de M. Mélenchon »
    lemonde.fr ↗
  46. avril 2018 - Date d'ouverture de l'enquête préliminaire par le parquet de Paris.
    « qui a ouvert une enquête préliminaire en avril 2018. »
    france24.com ↗
  47. Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) - Organisme ayant signalé des irrégularités.
    « la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) »
    france24.com ↗
  48. Tracfin, cellule de renseignement financier - Organisme ayant signalé des irrégularités.
    « la cellule de renseignement financier Tracfin »
    france24.com ↗
  49. fin 2017 - Date de validation des comptes des candidats par la CNCCFP.
    « la CNCCFP, qui a validé fin 2017 les comptes des onze candidats »
    france24.com ↗
  50. 434 939 euros - Montant des dépenses retranchées des comptes de Jean-Luc Mélenchon.
    « 434 939 euros sur 10,7 millions déclarés concernant Jean-Luc Mélenchon »
    france24.com ↗
  51. 10,7 millions - Montant total déclaré des dépenses de campagne de Jean-Luc Mélenchon.
    « 434 939 euros sur 10,7 millions déclarés concernant Jean-Luc Mélenchon »
    france24.com ↗
  52. «une opération politico-judiciaire sans fin, commencée en 2018 ciblant l’entourage de Jean-Luc Mélenchon» - Déclaration de La France insoumise sur l'enquête
    « LFI dénonce «une opération politico-judiciaire sans fin, commencée en 2018 ciblant l’entourage de Jean-Luc Mélenchon». »
    liberation.fr ↗
  53. Une expertise comptable a décrit Mediascop comme une coquille vide ne vivant qu’au moment des élections, pour un seul donneur d’ordre et pour assurer des prestations dont elle n’a pas les moyens - Conclusions d'une expertise comptable demandée par la justice
    « en décrivant Mediascop comme une coquille vide ne vivant qu’au moment des élections, pour un seul donneur d’ordre et pour assurer des prestations dont elle n’a pas les moyens. »
    liberation.fr ↗
  54. 64 000 euros - Montant des dividendes bruts versés à Sophia Chikirou en 2016
    « soit 64 000 euros de dividendes bruts sur les 76 000 euros de bénéfices dégagés par sa société en 2016 »
    liberation.fr ↗
  55. 76 000 euros - Bénéfices dégagés par Mediascop en 2016
    « soit 64 000 euros de dividendes bruts sur les 76 000 euros de bénéfices dégagés par sa société en 2016 »
    liberation.fr ↗
  56. 65 000 euros - Montant des dividendes versés à Sophia Chikirou en 2017
    « et 65 000 euros pour l’année 2017 »
    liberation.fr ↗
  57. Bastien Lachaud, député LFI de Seine-Saint-Denis et trésorier de l'association l'Ère du peuple en 2017 - Identité et fonction de Bastien Lachaud.
    « le député LFI de Seine-Saint-Denis Bastien Lachaud, salarié en 2017 en tant que trésorier de l'association »
    france24.com ↗
  58. septembre 2021 - Date de la mise en examen de Bastien Lachaud.
    « En septembre 2021, le député LFI de Seine-Saint-Denis Bastien Lachaud [.] avait été mis en examen »
    france24.com ↗
  59. Bastien Lachaud a été mis en examen pour «prêt illicite de main-d’œuvre, faux, escroquerie et tentative d’escroquerie» - Infraction reprochée à Bastien Lachaud
    « pour «prêt illicite de main-d’œuvre, faux, escroquerie et tentative d’escroquerie». »
    liberation.fr ↗
  60. février 2022 - Date de l'aggravation des poursuites contre l'Ère du Peuple.
    « Puis en février 2022, l'Ère du Peuple voyait ses poursuites aggravées »
    france24.com ↗
  61. février 2022 - Date de la mise en examen de l'Ere du Peuple
    « Puis en février 2022, l’Ere du Peuple, une structure associative, a été mise en examen »
    liberation.fr ↗
  62. «nous n'avons pas peur, nous ne sommes pas intimidés» - Déclaration de Jean-Luc Mélenchon suite à la mise en examen de Sophia Chikirou.
    « affirme «nous n'avons pas peur, nous ne sommes pas intimidés» »
    lefigaro.fr ↗
  63. «Pas une seule de ces accusations n'a le moindre fondement concret» - Déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur les accusations portées contre Sophia Chikirou.
    « «Pas une seule de ces accusations n'a le moindre fondement concret», a clamé le chef de file LFI »
    lefigaro.fr ↗
  64. «Moi ce que je déplore, c'est l'ambiance pourrie que ça crée dans ce pays» - Déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur l'impact de l'enquête.
    « «Moi ce que je déplore, c'est l'ambiance pourrie que ça crée dans ce pays», a encore déploré Mélenchon »
    lefigaro.fr ↗
  65. Me Dominique Tricaud, avocat de Sophia Chikirou - Nom et fonction de l'avocat accompagnant Sophia Chikirou.
    « accompagnée de l'un de ses deux avocats, Me Dominique Tricaud. »
    france24.com ↗
  66. octobre 2018 - Date de l'audition libre de Sophia Chikirou
    « Sophia Chikirou avait déjà été entendue en audition libre sur deux jours, en octobre 2018 »
    liberation.fr ↗
  67. Oclciff, police anticorruption - Service ayant entendu Sophia Chikirou en audition libre.
    « à Nanterre par la police anticorruption (Oclciff) »
    lefigaro.fr ↗
  68. «Il n’y a pas eu de surfacturation, Mediascop n’a pas surfacturé, il n’y a pas d’enrichissement personnel, il n’y a pas eu de détournement de fonds publics» - Déclaration de Sophia Chikirou niant les accusations
    « «Il n’y a pas eu de surfacturation, Mediascop n’a pas surfacturé, il n’y a pas d’enrichissement personnel, il n’y a pas eu de détournement de fonds publics», avait-elle balayé quelques jours après. »
    liberation.fr ↗

Sources

Céline Vasseur

Céline Vasseur

Céline est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans l'investigation et les enquêtes. Elle ne publie une affaire qu'avec son cadre juridique, sa chronologie reconstituée, et la position contradictoire des mis en cause. Documents publics croisés, attribution rigoureuse, refus de l'insinuation.

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