La ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, Marie-Pierre Vedrenne, s’est rendue à Bobigny pour une formation destinée aux effectifs de la direction territoriale de la sécurité de proximité de Seine-Saint-Denis. L’enjeu : mieux détecter et accueillir les mineurs victimes d’exploitation sexuelle, un phénomène en hausse dans le département.
La préfecture de la Côte-d’Or a réuni pour la première fois, le 13 mai 2026, un comité opérationnel dédié aux mineurs victimes de prostitution. Une dizaine de structures — État, justice, éducation, santé, associations — siègent ensemble pour éviter les ruptures de prise en charge.
Le standard d’aide aux victimes de prostitution des mineurs dans l’Ain enregistre un afflux d’appels qu’il peine à absorber, selon Le Progrès du 5 mai 2026. Le phénomène, longtemps sous-estimé dans le département, rejoint une tendance nationale préoccupante : 704 mineures recensées victimes en France en 2025.
Le standard national d’alerte pour l’enfance en danger, le 119, enregistre un afflux massif d’appels en provenance de l’Ain concernant des faits de prostitution impliquant des mineurs. Un phénomène que le département tente d’endiguer depuis novembre 2025 avec le dispositif Respire, financé à hauteur de 600 000 € sur trois ans.
Un colloque intitulé « Addictions et Prostitution : une double emprise » se tient le mardi 5 mai 2026 au lycée Franco-Allemand de Buc. L’initiative est portée conjointement par le Conseil Départemental des Yvelines et l’association ACPE. Elle s’inscrit dans un dispositif départemental renforcé face à la hausse des signalements de prostitution de mineurs.
À Marseille, des mineures placées sous la garde de l’Aide Sociale à l’Enfance sont exploitées sexuellement, parfois dès 11 ans. Des proxénètes stationneraient devant les foyers. Un avocat a déposé un recours contre la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône.