Une opération de contrôle de zone a été menée le 16 juin à Tsoundzou, dans la commune de Mamoudzou, sous la direction du préfet de Mayotte. 112 agents des forces de l’ordre ont été mobilisés pour interpeller les fauteurs de troubles et les étrangers en situation irrégulière.
Mardi 16 juin 2026, 112 policiers et gendarmes ont été déployés à Tsoundzou (Mamoudzou) sous l’autorité du préfet de Mayotte. L’opération visait à insécuriser les délinquants et à interpeller les étrangers en situation irrégulière. Elle s’inscrit dans le plan hebdomadaire « Sécuriser Mayotte ».
Un adolescent de 17 ans, Ibrahim Mohamed, est porté disparu depuis le vendredi 12 juin 2026 à Tsoundzou II, quartier de Mamoudzou. Il a quitté son domicile vers 7h du matin et n’a plus donné signe de vie. Mayotte La 1ère a signalé la disparition comme inquiétante.
Le 10 juin 2026, la Police nationale de Mayotte et la police municipale de Mamoudzou ont conduit une opération conjointe contre la vente à la sauvette à Tsoundzou. Plusieurs centaines de kilos de produits ont été appréhendés, dont des aliments signalés comme dangereux pour la santé.
Le 14 mai 2026 en fin d’après-midi, des jeunes ont lancé des pierres sur le camp de migrants Coallia à Tsoundzou. Deux migrants africains ont été blessés et évacués par les pompiers. Des automobilistes pris dans les embouteillages ont également subi des agressions.
Le Collectif des Citoyens 2018 a manifesté devant la préfecture de Mamoudzou le 11 mai 2026 pour interpeller le nouveau préfet Frédéric Poisot. Sa présidente Safina Soula exige le démantèlement immédiat du camp de migrants de Tsoundzou, qui abrite plus de 1 000 personnes.
À Tsoundzou 2, au sud de Mamoudzou, plus de 1 200 migrants africains, dont des familles, survivent dans un camp jugé insalubre. L’État envisage un nouveau centre de rétention plus sécurisé, mais se heurte au refus quasi-unanime des élus locaux. Il dénonce désormais une instrumentalisation politique du dossier.
La députée de la 2e circonscription de Mayotte, Anchya Bamana, a adressé le 20 avril 2026 une lettre au ministre Jean-Noël Barrot pour exiger le démantèlement du camp de Tsoundzou. Elle dénonce une insécurité « qui tue et gangrène la société civile », aggravée selon elle par l’immigration clandestine. L’État n’a pas répondu à ce jour.