TotalEnergies menace de lever le plafonnement des carburants si le Parlement adopte une taxe sur les superprofits
Patrick Pouyanné conditionne le maintien des prix bloqués à 1,99 €/L à l'absence de toute surtaxe sur les profits exceptionnels du raffinage
Le PDG de TotalEnergies pose un ultimatum pas de plafond à la pompe si Bercy taxe les superprofits. Derrière la menace, un calcul comptable que personne n'a fait et un précédent fiscal calibré pour échouer.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un plafonnement qui ne touche que 25 % du marché
TotalEnergies représente 25 % des carburants vendus en France selon Pouyanné, à peine 20 % selon les députés. Le plafond à 1,99 €/L ne profite donc qu'à une minorité d'automobilistes, et la position des autres distributeurs n'est documentée par aucune source.
Un coût marginal érigé en menace politique
Le plafonnement avait coûté 400 à 500 millions de dollars en 2023, soit moins de 10 % d'un trimestre de bénéfices actuels (5,8 milliards de dollars).
Un Parlement saturé de propositions de loi
PCF, EELV et PS ont déposé trois textes distincts, avec des taux de taxation allant de 20 % à 66 %, pour un rendement estimé à 2 milliards d'euros par le PS. La contribution équivalente de 2023 n'avait rapporté que 68,5 millions.
La surtaxe 2025 rattrape Total en 2026
Exempté en 2025 pour cause de raffinage déficitaire, le groupe redevient bénéficiaire en 2026 et tombera automatiquement sous la surtaxe sur les entreprises de plus de 1,5 Md€ de CA prévue par la loi de finances 2025.
Le RN coupé en deux
Marine Le Pen juge la taxation « normale », Jordan Bardella refuse d'en faire la « priorité » dans un pays à 46 % de prélèvements obligatoires. Ligne sociale contre ligne libérale.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- TotalEnergies plafonne les carburants à 1,99 €/L (essence) et 2,25 €/L (diesel) dans ses 3 300 stations depuis le 8 avril 2026.
- Patrick Pouyanné conditionne le maintien du plafond à l'absence de toute surtaxe sur les superprofits du raffinage.
- Le groupe a publié 5,8 milliards de dollars de bénéfices au T1 2026, en hausse de 51 % sur un an.
- Trois propositions de loi (PCF, EELV, PS) visent une taxation allant de 20 % à 66 % des superprofits, pour un rendement estimé à 2 milliards d'euros.
- Le gouvernement Lecornu refuse de légiférer en milieu d'année mais ne ferme pas la porte à une taxation, une posture cohérente la redistribution privée pour éviter la redistribution publique.
Patrick Pouyanné [1] a choisi son terrain. Lors d’un déplacement au Centre scientifique et technique Jean-Féger de Pau [2] lundi 4 mai [3], le PDG de TotalEnergies a posé un ultimatum au gouvernement, repris mardi 5 mai [4] dans une interview à Sud Ouest [5] et à La République des Pyrénées [6]: « En cas de surtaxe sur nos raffineries, qui sont souvent déficitaires, dans ce cas nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement dans nos stations en France » [7]. Traduit en clair: le plafond à 1,99 €/L sur l’essence [8] et 2,25 €/L sur le diesel [9], en vigueur depuis le 8 avril [10] dans les 3 300 stations [11] du groupe, saute si le Parlement adopte une taxe sur les profits exceptionnels.
Le timing n’est pas anodin. Le 29 avril [12], TotalEnergies a publié des bénéfices de 5,8 milliards de dollars [13] au premier trimestre, soit 4,96 milliards d’euros [14], en hausse de 51 % sur un an [15] et un doublement par rapport au 4e trimestre 2025 [16]. Six jours plus tard, Pouyanné menace. Le calcul est simple: la dernière opération de plafonnement, en 2023, avait coûté « entre 400 et 500 millions de dollars » [17] au groupe. Rapporté aux 5,8 milliards de bénéfices trimestriels [13], c’est moins de 10 % d’un seul trimestre. La menace est donc proportionnée à un coût marginal.
L’arithmétique du chantage
Pouyanné assume le rapport de force: « TotalEnergies ne va pas non plus s’excuser de performer et de réussir » [18]. Il précise que « la France est le seul pays dans lequel TotalEnergies a mis en place un plafonnement des prix » [19] et qu’« entre les deux, je pense que les Français préfèrent bénéficier directement du plafonnement » [20]. L’argument repose sur une fausse symétrie. Les stations TotalEnergies représentent 25 % du marché des carburants en France selon le PDG [21], et « à peine 20 % » selon Philippe Brun, député PS de l’Eure [22] [23]. Dans les deux cas, 75 à 80 % des automobilistes ne touchent pas un centime du plafonnement.
Il faut noter ici une absence structurante: aucune des sources consultées ne mentionne la position des autres distributeurs représentant ces 75 à 80 % du marché sur un éventuel plafonnement volontaire ou légal. Le débat public est cadré par TotalEnergies seul, comme si le pétrolier français portait à lui seul la responsabilité d’une politique commerciale qui, sur le papier, devrait engager l’ensemble du secteur. Cette asymétrie médiatique est elle-même un actif politique pour Pouyanné.
La surtaxe 2025 rattrape Total en 2026: mécanisme et impact
Le PDG reconnaît qu’il est « fort probable » [24] que le groupe soit éligible en 2026 [25] à la surtaxe sur les grandes entreprises instaurée par la loi de finances pour 2025 [26]. Le dispositif vise toutes les entreprises réalisant un chiffre d’affaires d’au moins 1,5 milliard d’euros [27] et fonctionne comme une contribution exceptionnelle additionnelle à l’impôt sur les sociétés. TotalEnergies y avait échappé en 2025 [28] grâce à une activité de raffinage déficitaire en France - l’assiette française était négative, l’impôt nul. Le mécanisme est implacable: il s’applique au résultat fiscal des entités françaises.
Or Pouyanné l’a lui-même reconnu, il est « fort probable » que l’activité raffinage soit bénéficiaire en 2026 [29]. Le passage du rouge au noir suffit à enclencher l’imposition. Avec deux bioraffineries actives à La Mède [30] et Grandpuits [31], TotalEnergies retrouverait mécaniquement une base taxable française au moment précis où le débat parlementaire sur les superprofits monte en puissance. La menace sur le plafonnement intervient donc à l’instant exact où l’exemption fiscale s’éteint d’elle-même. Le PDG n’attaque pas une taxe hypothétique: il attaque l’extinction d’une niche.
Un Parlement saturé de propositions de loi
Depuis l’annonce des bénéfices, les propositions de loi s’empilent. Les sénateurs communistes ont déposé le 13 mars [32] un texte pour bloquer les prix et encadrer les marges, porté par Cécile Cukierman, présidente du groupe communiste au Sénat [33]. Les écologistes ont suivi le 14 avril [34] avec une proposition qui cible les entreprises réalisant au moins 75 % de leur chiffre d’affaires [35] dans le pétrole et le gaz, et qui porterait le taux de contribution à 66 % [36] contre 33 % [37] dans la version de 2023. Le PS d’Olivier Faure [38] propose pour sa part une taxe à trois tranches de 20 %, 30 % et 40 % [39] sur les entreprises dépassant 750 millions d’euros de chiffre d’affaires [40], pour un rendement estimé à environ 2 milliards d’euros [41] par Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l’Assemblée [42].
Le précédent est instructif. La contribution exceptionnelle de solidarité de 2023 taxait à 33 % [37] les profits supérieurs de 20 % [43] à la moyenne des exercices 2018-2021 [44]. Elle n’a rapporté que 68,5 millions à l’État [45]. Le dispositif était calibré pour échouer: assiette étroite, période de référence favorable aux groupes intégrés, et surtout aucune sanction associée au non-respect d’un plafonnement, qui restait volontaire.
Les précédents européens: ce que la France n’a pas voulu voir
L’échec français de 2023 contraste avec les expériences voisines. Selon plusieurs sources, plusieurs pays européens ont adopté à la même période des dispositifs contraignants de taxation des superprofits énergétiques. Le contraste avec le « plafonnement » privé promu par TotalEnergies est saisissant: ailleurs, on légifère; en France, on négocie.
Lecornu, la cohérence d’une triple posture
L’exécutif joue sur trois registres qui semblent se contredire mais forment en réalité une stratégie cohérente. Sébastien Lecornu, Premier ministre [46], a d’abord encouragé TotalEnergies à « un plafonnement généreux des prix à la pompe » [47], selon des déclarations rapportées par La Tribune [48]. Le même Lecornu a déclaré: « Vous ne pouvez pas inventer un impôt comme ça par un claquement de doigts en milieu d’année » [49]. Et il dit ne voir « pas d’objection de principe » à une taxation des profits « exceptionnels » [50].
Ces trois déclarations ne se neutralisent pas: elles s’articulent. Lecornu encourage la redistribution privée volontaire (le plafonnement de Pouyanné) précisément pour rendre la redistribution publique contrainte (la taxe parlementaire) politiquement superflue. L’argument du calendrier - « pas d’impôt en milieu d’année » - sert de bouclier procédural contre les propositions de loi de l’opposition, tandis que l’absence d’« objection de principe » préserve la crédibilité du gouvernement face à une opinion majoritairement favorable à la taxation. C’est une position cohérente mais politiquement fragile: elle suppose que TotalEnergies maintienne son plafonnement gracieusement, ce que Pouyanné vient précisément de menacer. Maud Bregeon, ministre de l’Énergie et porte-parole [51], répète que l’exécutif ne « s’interdit rien » [52] [53] - formule diplomatique qui maintient les deux options ouvertes sans en trancher aucune. Roland Lescure, ministre de l’Économie [54], a salué le plafonnement comme une décision à laisser à l’entreprise.
Le résultat est une équation politique implicite: accepter la redistribution privée organisée par TotalEnergies pour éviter d’avoir à légiférer. C’est précisément ce que dénonce l’opposition de gauche. Alexis Corbière, député de Seine-Saint-Denis [55], parle « du chantage » et rappelle que les prix « ont augmenté de près de 30 centimes » [56] [57]. Philippe Brun ajoute: « Le plafonnement des prix de Patrick Pouyanné, tout le monde s’en moque. Personne d’en bénéficie. Les stations Total ce n’est qu’à peine 20 % du volume de l’essence vendue en France donc c’est vraiment rien du tout. C’est anecdotique » [58].
Le RN coupé en deux
La fracture la plus intéressante est interne au Rassemblement national. Marine Le Pen, cheffe des députés Rassemblement national (RN) [59], a rappelé sa position sur la taxation des surprofits, qu’elle juge « normale » [61] quand « une entreprise comme TotalEnergies fait des bénéfices supplémentaires liés à une crise internationale » [62]. Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN) [60], sur BFMTV, refuse d’en faire la « priorité » dans « un pays qui a 46 % de prélèvements obligatoires » [63] [64], et propose plutôt un taux de TVA réduit à 5,5 % [65] sur les carburants. La ligne sociale de Marine Le Pen contre la ligne libérale de Bardella, sur un dossier où le parti a historiquement chassé sur les terres de la gauche.
L’angle mort: le détroit d’Ormuz
Ce que personne ne calcule, c’est le coût pour l’État du renoncement à la taxe. Le PS estime que le dispositif rapporterait 2 milliards d’euros [66]. Le coût du plafonnement pour TotalEnergies en 2023 était de 400 à 500 millions de dollars [17]. L’équation est simple: l’État renonce à 2 milliards de recettes pour que TotalEnergies dépense au maximum 500 millions sur 25 % du marché. Différence: 1,5 milliard d’euros qui ne reviennent ni à l’État ni aux 75 % d’automobilistes qui n’achètent pas chez Total. Pouyanné ne ment pas quand il dit que les Français « préfèrent bénéficier directement » [20]. Il omet juste que la grande majorité d’entre eux n’en bénéficie pas.
L’autre angle mort, c’est le détroit d’Ormuz [67]. Pouyanné maintient que si le blocage par Téhéran [68] dure « deux ou trois mois » [69], 20 % du pétrole et du GNL mondiaux [70] seraient bloqués. « Je n’ai jamais parlé de pénurie en France, parce que justement nous saurons l’approvisionner » [71], précise-t-il, après que ses propos de fin avril [72] sur une « ère de pénurie énergétique » [73] ont suscité une vive réaction de l’Élysée [74]. Mais l’approvisionnement « aura un coût plus élevé » [75] puisque la France devra « acheminer des carburants en concurrence avec l’Asie ». Autrement dit: le plafonnement promis n’a de sens que tant que les cours mondiaux restent gérables. Si Ormuz se ferme, le plafond saute de toute façon.
Le verdict comptable
TotalEnergies n’appartient pas au pays, comme le rappelle Pouyanné [76]. Mais l’État détient un levier - la possibilité d’une contribution exceptionnelle inscrite en loi de finances - que le PDG préfère désamorcer avant qu’il ne soit actionné. La menace du 5 mai est une opération de communication politique calibrée: elle transforme un coût marginal (500 millions sur 25 % du marché) en argument massue contre une recette fiscale potentielle de 2 milliards. Avec 5,8 milliards de bénéfices trimestriels, TotalEnergies peut absorber les deux. Le groupe choisit d’imposer l’arbitrage au gouvernement parce qu’il sait que Lecornu ne légiférera pas en milieu d’année. Reste à voir si le Parlement laissera passer 2026 sans inscrire l’extinction mécanique de l’exemption fiscale dans une nouvelle loi.

► Lire aussi: Le débat européen sur les superprofits pétroliers
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (76)
« son PDG, Patrick Pouyanné, dans un entretien à plusieurs titres de la presse régionale. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le PDG de TotalEnergies était de passage au Centre scientifique et technique Jean-Féger de Pau (CSTJF) lundi 4 mai. »
sudouest.fr ↗ ↩
« Le PDG de TotalEnergies était de passage au Centre scientifique et technique Jean-Féger de Pau (CSTJF) lundi 4 mai. »
sudouest.fr ↗ ↩
« a dit, mardi 5 mai, son PDG, Patrick Pouyanné »
lemonde.fr ↗ ↩
« dans une interview à Sud Ouest et à La République des Pyrénées. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« dans une interview à Sud Ouest et à La République des Pyrénées. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« en cas de surtaxe sur nos raffineries, qui sont souvent déficitaires, dans ce cas nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement dans nos stations en France. »
sudouest.fr ↗ ↩
« le niveau des plafonnements en vigueur depuis le 8 avril (essence à 1,99 €/L; diesel[1] à 2,25 €/L) sont maintenus pour le mois de mai. »
totalenergies.com ↗ ↩
« le niveau des plafonnements en vigueur depuis le 8 avril (essence à 1,99 €/L; diesel[1] à 2,25 €/L) sont maintenus pour le mois de mai. »
totalenergies.com ↗ ↩
« le niveau des plafonnements en vigueur depuis le 8 avril (essence à 1,99 €/L; diesel[1] à 2,25 €/L) sont maintenus pour le mois de mai. »
totalenergies.com ↗ ↩
« TotalEnergies annonce qu'il maintiendra son initiative de plafonnement du prix des carburants dans l'ensemble des 3300 stations-service TotalEnergies du réseau de l'hexagone »
totalenergies.com ↗ ↩
« Depuis l’annonce des bénéfices record de Total Energies ce 29 avril, la question de la taxation des superprofits est revenue en force au Parlement. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« TotalEnergies a annoncé mercredi des bénéfices de 5,8 milliards de dollars au premier trimestre »
lemonde.fr ↗ ↩
« 5,8 milliards de dollars au premier trimestre (4,96 milliards d’euros) »
lemonde.fr ↗ ↩
« soit une hausse de 51 % sur un an »
lemonde.fr ↗ ↩
« et un doublement par rapport au 4e trimestre 2025 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« La dernière fois, en 2023, cela nous avait coûté entre 400 et 500 millions de dollars. »
sudouest.fr ↗ ↩
« "TotalEnergies ne va pas non plus s'excuser de performer et de réussir", se désole-t-il. »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« Il précise que la France est le seul pays dans lequel TotalEnergies a mis en place un plafonnement des prix. »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« Entre les deux, je pense que les Français préfèrent bénéficier directement du plafonnement. »
sudouest.fr ↗ ↩
« même si nous ne représentons que 25 % des carburants du pays »
sudouest.fr ↗ ↩
« Une accusation de chantage que partage Philippe Brun, député PS de l’Eure. »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« Les stations Total ce n’est qu’à peine 20% du volume de l’essence vendue en France »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« Il a en revanche déclaré qu’il était « fort probable » que son groupe soit éligible en 2026 à la surtaxe sur les grandes entreprises instaurée en 2025 »
lemonde.fr ↗ ↩
« éligible en 2026 à la surtaxe sur les grandes entreprises »
lemonde.fr ↗ ↩
« surtaxe sur les grandes entreprises instaurée en 2025 »
lemonde.fr ↗ ↩
« s’applique aux entreprises ayant un chiffre d’affaires d’au moins 1,5 milliard d’euros »
lemonde.fr ↗ ↩
« Cependant, le géant pétrolier n’y était pas soumis pour l’année 2025, car son activité était déficitaire en France »
lemonde.fr ↗ ↩
« Selon lui, il est "fort probable" que l'activité raffinage soit bénéficiaire en 2026. »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« nos propres biocarburants aériens que nous produisons dans nos bioraffineries françaises de La Mède (Bouches-du-Rhône) et Grandpuits (Seine-et-Marne). »
sudouest.fr ↗ ↩
« nos propres biocarburants aériens que nous produisons dans nos bioraffineries françaises de La Mède (Bouches-du-Rhône) et Grandpuits (Seine-et-Marne). »
sudouest.fr ↗ ↩
« Au Palais du Luxembourg, les sénateurs communistes ont déposé une proposition de loi dès le 13 mars pour bloquer les prix et encadrer les marges en période de crise. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Interrogé aux questions d’actualité au gouvernement du 9 avril dernier par la présidente du groupe communiste au Sénat, le premier ministre émettait des réserves [.] Cécile Cukierman dont le groupe a déposé, en premier au Sénat, une proposition de loi visant à taxer les superprofits. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Elle a rappelé que son camp avait déjà déposé, le 14 avril, une proposition de loi pour taxer les "superprofits" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« concernerait les entreprises qui réalisent au moins 75 % de leur chiffre d’affaires dans des activités liées aux industries pétrolière et gazière. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Enfin, le taux de contribution serait porté à 66 % contre 33 % dans la version de 2023. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« La contribution exceptionnelle de solidarité appliquait un taux de 33 % aux profits supérieurs de 20 % à la moyenne des profits constatés sur les exercices de 2018 à 2021. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« a assuré, jeudi 30 avril, Olivier Faure, sur RTL »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le taux de prélèvement serait alors décomposé en trois tranches de 20 %, 30 % et 40 % en fonction du montant des bénéfices. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« visant les entreprises réalisant "plus de 750 millions [d'euros] de chiffre d'affaires" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« l'Etat devrait collecter "à peu près deux milliards" d'euros »
franceinfo.fr ↗ ↩
« a détaillé le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Boris Vallaud, sur franceinfo »
franceinfo.fr ↗ ↩
« La contribution exceptionnelle de solidarité appliquait un taux de 33 % aux profits supérieurs de 20 % à la moyenne des profits constatés sur les exercices de 2018 à 2021. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« La contribution exceptionnelle de solidarité appliquait un taux de 33 % aux profits supérieurs de 20 % à la moyenne des profits constatés sur les exercices de 2018 à 2021. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« En effet, la contribution n’a en réalité rapporté que 68,5 millions à l’Etat. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Le Premier ministre Sébastien Lecornu a ainsi encouragé TotalEnergies à "un plafonnement généreux des prix à la pompe" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le Premier ministre Sébastien Lecornu a ainsi encouragé TotalEnergies à "un plafonnement généreux des prix à la pompe" pour redistribuer les profits supplémentaires réalisés grâce à la flambée des cours du brut, selon des déclarations rapportées par La Tribune dimanche. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« selon des déclarations rapportées par La Tribune dimanche. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Vous ne pouvez pas inventer un impôt comme ça par un claquement de doigts en milieu d'année" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Sébastien Lecornu, dit ne pas voir « d’objection de principe » à une taxation de ces profits « exceptionnels » »
lemonde.fr ↗ ↩
« a expliqué Sébastien Lecornu dans l’hémicycle du Sénat ce mercredi 29 avril. « On ne s’interdit rien », a abondé ce matin sur TF1 la ministre de l’Energie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « On ne s’interdit rien », a abondé ce matin sur TF1 la ministre de l’Energie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« la porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l'Energie, Maud Bregeon, a affirmé que l'exécutif ne "s'interdi[sai]t rien" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Une "décision" saluée par le ministre de l'Economie, Roland Lescure, au micro de RTL »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Pour Alexis Corbière, député de Seine-Saint-Denis, mettre les deux en balance dans cette déclaration, c'est du chantage. »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« ça a augmenté de près de 30 centimes »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« "On ne va pas le remercier de plafonner ça a augmenté de près de 30 centimes. Il n’est question qu’à l’heure actuelle, quiconque ne s’enrichisse plus que les années précédentes à cause de la situation dans laquelle nous sommes". »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« "Le plafonnement des prix de Patrick Pouyanné, tout le monde s’en moque. Personne d’en bénéficie. Les stations Total ce n’est qu’à peine 20% du volume de l’essence vendue en France donc c’est vraiment rien du tout. C’est anecdotique." »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« la cheffe des députés RN a rappelé sa position sur la "taxation des surprofits" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Jordan Bardella était interrogé sur BFMTV sur l'intention du Parti socialiste de déposer une proposition de loi »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Marine Le Pen, a qualifié une telle contribution de « normale » »
lemonde.fr ↗ ↩
« "Lorsqu'une entreprise comme TotalEnergies fait des bénéfices supplémentaires liés à une crise internationale ou à une conjoncture extraordinaire, comme c'est le cas actuellement avec la guerre en Iran, il est normal qu'elle puisse contribuer à l'effort national par une taxation exceptionnelle sur les surprofits qu'elle a réalisés" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Il ne faut rien s'interdire", mais "je ne crois pas que la priorité, dans un pays qui a 46% de prélèvements obligatoires, soit encore une fois d'inventer des taxes et des impôts" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "dans un pays qui a 46% de prélèvements obligatoires" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« en passant la TVA de 20% à 5,5% sur ces produits »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Selon Olivier Faure, le dispositif [.] devrait rapporter à peu près 2 milliards. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« le blocage du détroit d’Ormuz par Téhéran »
lemonde.fr ↗ ↩
« le blocage du détroit d’Ormuz par Téhéran »
lemonde.fr ↗ ↩
« durait encore « deux ou trois mois » »
lemonde.fr ↗ ↩
« les 20 % de pétrole et GNL mondiaux bloqués dans le détroit d’Ormuz »
sudouest.fr ↗ ↩
« « Je n’ai jamais parlé de pénurie en France, parce que justement nous saurons l’approvisionner », a-t-il assuré. »
lemonde.fr ↗ ↩
« ses propos alarmistes de fin avril »
lemonde.fr ↗ ↩
« ses propos alarmistes de fin avril sur une « ère de pénurie énergétique » si le blocage du détroit d’Ormuz par Téhéran durait encore « deux ou trois mois » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le PDG a enfin tenu à préciser ses propos de fin avril, qui avaient suscité une vive réaction de l’Élysée (nouvelle fenêtre) après qu’il avait évoqué une potentielle "ère de pénurie énergétique". »
tf1info.fr ↗ ↩
« cela « aura un coût plus élevé », puisqu’il s’agira d’« acheminer des carburants en concurrence avec l’Asie vers la France, donc en payant plus cher » »
lemonde.fr ↗ ↩
« TotalEnergies n’appartient pas au pays mais nous faisons en sorte que tous les Français en profitent. »
sudouest.fr ↗ ↩
Sources
- Prix des carburants : TotalEnergies maintiendra sa politique de plafonnement des carburants en France tant que la crise au Moyen-Orient durera
- Total menace de lever son plafonnement sur les prix des carburants si une taxe sur les profits pétroliers exceptionnels est instaurée
- INTERVIEW. TotalEnergies : « En cas de surtaxe, nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement des prix » assure Patrick Pouyanné
- "C'est anti-Français et méprisant": Total menace d'arrêter le plafonnement de son carburant en cas de surtaxe
- TotalEnergies menace de ne "pas maintenir" son plafonnement sur les prix des carburants en cas de taxe sur les superprofits
- Taxation des "superprofits" de TotalEnergies : ce que réclament les partis politiques après la publication des bénéfices du groupe pétrolier
- Bénéfices de TotalEnergies : les propositions de loi fleurissent pour taxer les superprofits de l’industrie pétro
- Superprofits de TotalEnergies : est-il vraiment possible de taxer les bénéfices exceptionnels des pétroliers ?
- Prix des carburants : TotalEnergies menace de supprimer son plafonnement si une taxe sur les superprofits est adoptée
