Tshisekedi prépare le terrain : troisième mandat conditionnel et report électoral en RDC
Le président congolais lie l'organisation du scrutin de 2028 à la fin de la guerre dans l'est, et accepte par avance un mandat supplémentaire si « le peuple le souhaite ».
Félix Tshisekedi a ouvert la porte à un troisième mandat et à un report de la présidentielle de 2028. La guerre du M23 sert d'argument. Le coltan, de monnaie d'échange.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Verrou constitutionnel contesté
L'article 220 limite à deux mandats présidentiels et est classé parmi les dispositions intangibles. Tshisekedi propose un référendum, l'opposition parle de coup d'État constitutionnel.
Guerre dans l'est comme argument politique
Le M23 contrôle Goma, Bukavu et désormais Uvira. Le président conditionne la tenue des élections de 2028 à la fin du conflit.
Marché minerais contre sécurité
Washington exige des réformes en échange d'une protection. Le coltan de Rubaya et le cobalt du Lualaba sont au cœur du calcul.
Crise humanitaire à grande échelle
Entre 5,35 et 7 millions de déplacés internes selon les méthodologies. Plus de 100 000 réfugiés vers le Burundi depuis décembre 2025.
Bataille diplomatique pour l'OIF
Kinshasa et Kigali se disputent le secrétariat général de la Francophonie. Vote en novembre 2026 à Phnom Penh.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Tshisekedi accepte un troisième mandat « si le peuple le souhaite » (déclaration du 6 mai 2026 à Kinshasa).
- Le président conditionne l'organisation de l'élection de 2028 à la fin de la guerre dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
- L'article 220 de la Constitution est classé parmi les dispositions intangibles, théoriquement non révisables.
- Washington exige des réformes constitutionnelles dans le cadre de l'accord de paix avec le Rwanda signé en juin 2025.
- Les mines de Rubaya, qui fournissent 15 à 20% du coltan mondial, restent contrôlées par le M23 et financent la guerre.
- Entre 5,35 et 7 millions de déplacés internes en RDC, selon les périmètres méthodologiques.
Le 6 mai 2026 [1], salle State House de Kinshasa, fleuve Congo en arrière-plan [2]. Plus de trois heures de conférence de presse [3], plus de 200 journalistes et partisans [4]. Félix Tshisekedi [5], 62 ans [6], au pouvoir depuis 2019 [7], lâche la phrase qui occupera les chancelleries: « Je n’ai pas sollicité de troisième mandat, mais je vous le dis: si le peuple souhaite que j’aie un troisième mandat, j’accepterai » [8].
La Constitution congolaise place la limite à deux mandats présidentiels [9]. L’article 220 [10] verrouille cette règle. Le président, élu en 2018 [11] puis réélu en 2023 [12], doit quitter le pouvoir en 2028 [13]. Il a posé une condition à toute révision: « ce ne sera jamais sans consulter la population, le peuple congolais, c’est-à-dire par référendum » [14]. La phrase est maniée comme un garde-fou. Elle est d’abord un calendrier.
Ce que dit exactement l’article 220
L’argumentaire juridique de l’opposition repose sur la lettre du texte. L’article 220 de la Constitution dispose que « le nombre et la durée des mandats du Président de la République » ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle. La doctrine congolaise classe cette disposition parmi les clauses dites « intangibles »: elles échappent, en théorie, y compris à la voie référendaire. La procédure ordinaire de révision exige un vote à la majorité des trois cinquièmes du Parlement réuni en Congrès [15], ou un référendum. Or l’article 220 place le verrou hors d’atteinte de cette mécanique. Pour le contourner, deux voies théoriques: déclarer l’article 220 lui-même révisable - opération que les juristes congolais qualifient de « fraude à la Constitution » - ou adopter un texte entièrement nouveau, ce qui revient à abroger l’ordre constitutionnel actuel. Aucune des deux options n’est neutre. La première viole la lettre. La seconde renverse l’édifice.
L’argument du Kivu
Le second message est le verrou. « Si on ne peut pas terminer cette guerre, malheureusement, on ne pourra pas organiser les élections en 2028 » [16]. Et plus net encore: « On ne va pas les organiser sans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu » [17]. Ces deux provinces orientales sont au cœur du conflit [18]. Le M23, soutenu par le Rwanda [19], y contrôle de vastes pans de territoire, dont les villes de Goma et Bukavu [20]. Uvira est tombée en décembre 2025 [21].
Le précédent qu’il invoque est ukrainien. « Regardez en Ukraine, ça fait deux ans, il devait y avoir les élections » [22]. « Le monde entier a compris que le président Zelensky ne peut pas les organiser » [23]. Le parallèle est commode. Il transforme un report en évidence démocratique. Il fait du conflit une variable, pas un échec.
L’opposition parle de « coup d’État constitutionnel »
La réaction est immédiate. Claudel-André Lubaya [24], ancien député aujourd’hui proche de l’ex-président Joseph Kabila [25], tranche: « Aucune disposition de la Constitution ne prévoit qu’une prétendue volonté populaire puisse justifier une violation de sa lettre et de son esprit » [26]. L’opposition a averti que toute tentative de modifier la Constitution équivaudrait à un « coup d’État constitutionnel » [27]. Un projet de loi sur l’organisation d’un référendum a été soumis au Parlement en mars [28].
Le politologue Jean-Claude Mputu [29] est plus brutal: « L’homme Tshisekedi que je connais, pour moi, ne pouvait pas tenir un tel discours, son combat, de celui de son père et de celui de son parti. C’était, à mes yeux, inimaginable » [30]. Il rappelle le consensus: « Le président doit savoir qu’il s’est engagé devant la nation pour deux mandats, et pas davantage » [31]. Les Églises catholique et protestante ont vivement critiqué la réforme et mettent en garde contre toute révision de l’article 220 [32].
Précédents africains: ce que disent les voisins
Plusieurs précédents régionaux éclairent le débat congolais. Au Burundi, en 2015, la candidature à un troisième mandat avait débouché sur une crise politique majeure, des violences à Bujumbura, une tentative de coup d’État et un isolement diplomatique durable, selon plusieurs sources. En Ouganda, la limite des mandats a été levée par voie parlementaire au milieu des années 2000, puis l’âge limite supprimé en 2017, ouvrant la voie à une présidence sans bornes, selon plusieurs sources. Au Congo-Brazzaville, une nouvelle Constitution a été adoptée par référendum, contournant l’obstacle d’un texte qui interdisait au président sortant de se représenter, selon plusieurs sources. Le scénario congolais - référendum, peut-être nouvelle Constitution - emprunte ses outils à ce répertoire. Aucun de ces précédents ne s’est soldé par une transition apaisée.
La mécanique du glissement
Le mot « glissement » est un héritage. En 2016 [33], Joseph Kabila avait reporté la présidentielle deux ans, jusqu’en 2018 [11]. Le scénario actuel a ses propres ressorts. La Commission électorale (CENI) [34] arrive en fin de mandat en 2027 [35]. Le gouvernement n’a décaissé que 50% des sommes demandées par la CENI pour les élections [36]. En 2023, les élections avaient coûté 1,3 milliard de dollars [37], et la question sécuritaire grève 30% du budget de l’État [38]. Lors des élections de 2023, le M23 contrôlait déjà Rutshuru et Masisi [39]. Aujourd’hui, ce sont Goma et Bukavu qui sont sous contrôle des rebelles [40]. Le gouvernement a opté pour un vaste recensement plutôt que pour une nouvelle phase d’enrôlement [41].
Une crise humanitaire d’ampleur historique
Les chiffres varient selon les sources et la période de référence. France 24, dans un état des lieux d’octobre 2023, faisait état de 6,9 millions de déplacés internes [42]; les données les plus récentes consolidées par les agences onusiennes recensent 2,68 millions de nouveaux déplacés depuis janvier 2025 [43], pour un total de l’ordre de 5,35 millions sur le périmètre actualisé [44]. L’écart tient à la méthodologie - base cumulée contre stock courant - non au constat. L’ordre de grandeur, lui, est sans équivoque: la RDC abrite l’une des plus grandes populations de déplacés internes au monde.
Derrière le chiffre, des trajectoires concrètes. Depuis décembre 2025, plus de 100 000 réfugiés congolais ont fui vers le Burundi [45], un pays lui-même sous tension. Que l’on retienne 6,9 millions ou 5,35 millions, la réalité opérationnelle est la même: des camps saturés autour de Goma avant sa chute, des familles déplacées plusieurs fois, des couloirs humanitaires interrompus par les combats, des taux de malnutrition en hausse, un accès aux soins effondré dans les zones tenues par l’AFC/M23 [46]. Cette crise n’est pas le décor du débat constitutionnel: c’est sa population. Plusieurs millions de personnes ne voteront pas en 2028 [13], quel que soit le calendrier retenu.
Coltan, cobalt, et le calcul américain
L’argument sécuritaire ne tient pas seul. Il s’adosse à une équation de ressources. Les mines de Rubaya, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Goma [47], fournissent entre 15 et 30% du coltan mondial selon les estimations [48]. Selon Jean-Pierre Okenda, directeur de l’ONG congolaise La Sentinelle des ressources naturelles [49], « la guerre, c’est l’argent, et l’argent, ce sont les mines de Rubaya » [50]. Le M23 prélève 50 000 francs congolais par jour et par puits [51]. Les minerais transitent ensuite par le Rwanda [52], après mélange à Mubambiro qui rend la traçabilité quasi impossible [53].
Donald Trump [54] a signé en juin 2025 [55] les accords de Washington, traité de paix entre la RDC et le Rwanda accusé de soutenir le M23 [56]. Tshisekedi l’a dit lui-même: « Les Américains nous ont exigé certaines réformes qui doivent se faire au niveau de la justice. Ces réformes ne se feraient pas sans réviser la Constitution » [57]. La phrase est rarement reprise. Elle est centrale.
Pour Jean-Pierre Okenda, le marché est lisible: « On peut considérer cet accord comme un échange minerais contre sécurité » [58]. L’analyste Geraud Neema [59] est plus sévère sur les implications: « Le contexte même de l’accord place le bradage des ressources à un autre niveau, dans la mesure où il soumet les décisions économiques congolaises à des considérations politiques et sécuritaires du régime de Kinshasa, en lien à la fois avec ses propres intérêts et ceux des États-Unis » [60].
En août 2025 [61], KoBold Metals est devenue la première entreprise américaine en dix ans [62] à obtenir un permis d’exploration en RDC. Au début décembre 2025 [63], Mercuria a annoncé un partenariat de 1 milliard de dollars [64] avec Gécamines [65]. En janvier 2025 [66], la Chine contrôlait encore près de 80% de la production minière congolaise [67]. Sans pacification durable de la région, les experts soulignent qu’une exploitation industrielle reste hors de portée, selon plusieurs sources.
La contradiction centrale: référendum souverain ou exigence américaine?
C’est l’angle que personne ne pose frontalement. Tshisekedi justifie la révision constitutionnelle par deux logiques inconciliables. D’un côté, le référendum [14]: la légitimité émane du peuple congolais, consulté souverainement, et nul changement ne se fera « sans consulter la population ». De l’autre, l’aveu de mai 2026: « Les Américains nous ont exigé certaines réformes [.] sans réviser la Constitution » [57]. Si la révision est exigée par Washington dans le cadre de l’accord minerais-sécurité, alors le référendum n’est plus une consultation: il est une chambre d’enregistrement. La souveraineté populaire devient le vernis d’une décision déjà prise sous pression étrangère, dans le sillage des accords de Washington signés en juin 2025 [55]. L’inverse vaut aussi: si le référendum est sincère, alors la phrase sur les exigences américaines doit être démentie. Or elle a été prononcée en public, devant plus de 200 journalistes et partisans [4]. Les deux justifications ne peuvent pas tenir ensemble. Le politologue Christian Moleka [68] le formule avec retenue: « De mon point de vue, cela ne lève pas totalement le suspense sur la question » [69]. Le suspense, ici, est une méthode.
Implications pour Paris: la France entre Kinshasa et Kigali
La France a reçu Tshisekedi à l’Élysée le 25 février 2026 [70]. Emmanuel Macron [71] a réitéré « l’attachement au respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté » [72] de la RDC, tout en appelant à une désescalade [73]. Paris navigue entre solidarité avec Kinshasa et préservation des équilibres avec Kigali [74] - une équidistance que les Congolais lisent comme une faiblesse, et les Rwandais comme une compréhension.
La bataille pour l’OIF: un test diplomatique régional
La rivalité RDC-Rwanda se rejoue sur un autre terrain: la Francophonie. La RDC brigue le secrétariat général de l’OIF [75], face au Rwanda qui défend la candidature de Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat [76]. Pour la RDC, l’enjeu est double. Politiquement, il s’agit d’isoler diplomatiquement Kigali, dont la sortante incarne - aux yeux congolais - la normalisation d’un régime accusé de soutenir le M23. Symboliquement, la RDC est, en nombre de locuteurs, l’un des premiers pays francophones au monde: son absence à la tête de l’organisation est ressentie comme une anomalie historique. L’élection aura lieu lors du Sommet de la Francophonie des 15 et 16 novembre 2026 à Phnom Penh [77]. Les candidatures sont à déposer avant le 15 mai 2026 [78]. Paris, qui se dit « ouvert à toutes les candidatures » [79], observe une neutralité officielle qui, en pratique, profite à la sortante. Côté Union africaine, l’arrivée du président burundais à la tête de l’organisation [80], allié de la RDC, modifie subtilement l’équation et offre à Kinshasa un relais qui lui manquait. Les flux migratoires en témoignent: depuis décembre 2025, plus de 100 000 réfugiés congolais ont fui vers le Burundi [45].
Ce que les sources ne disent pas
Aucune voix officielle n’a évoqué un calendrier précis pour le référendum annoncé. Le projet de loi soumis au Parlement en mars [28] définit les modalités, pas la date. Aucune source consultée ne précise non plus si la prolongation envisagée se fera par révision de l’article 220 - que les Églises ont déclaré « non révisable » [32] - ou par adoption d’une nouvelle Constitution, deux options juridiquement très différentes. La première viole un verrou intangible. La seconde renverse l’ordre constitutionnel.
L’angle mort tient dans une coïncidence. Tshisekedi suggère que le report électoral dépend de la guerre. Or les ressources qui financent cette guerre - coltan de Rubaya, cobalt du Lualaba - sont précisément celles que Washington veut sécuriser via Kinshasa. Plus la guerre dure, plus l’argument du report électoral en 2028 [13] gagne en consistance, et plus l’accord minerais-sécurité avec les Américains s’impose comme cadre incontournable. Le calendrier électoral congolais est devenu une variable d’un marché de matières premières.
► Lire aussi: L'accord de Washington entre RDC et Rwanda, décrypté
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (80)
« Le président de la République démocratique du Congo (RDC) a donné, mercredi 6 mai 2026, une conférence de presse à Kinshasa. »
rfi.fr ↗ ↩
« L'événement, qui s'est déroulé à la State House surplombant le fleuve Congo, a duré plus de trois heures »
bbc.com ↗ ↩
« L'événement, qui s'est déroulé à la State House surplombant le fleuve Congo, a duré plus de trois heures »
bbc.com ↗ ↩
« a duré plus de trois heures et a réuni plus de 200 journalistes et partisans. »
bbc.com ↗ ↩
« Le président congolais Félix Tshisekedi a ouvert la porte mercredi à un éventuel troisième mandat »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Félix Tshisekedi, 62 ans, arrivera au terme de son second mandat de cinq ans en 2028 »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Au pouvoir depuis 2019 »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« "Je n'ai pas sollicité de troisième mandat, mais je vous le dis: si le peuple souhaite que j'aie un troisième mandat, j'accepterai" »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« La Constitution congolaise place la limite à deux mandats présidentiels »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« le chef de l’Etat s’est ainsi exprimé, sans détour, sur une question pourtant tranchée par la Constitution congolaise, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. »
dw.com ↗ ↩
« le chef de l'Etat élu en 2018 puis réélu en 2023 »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« le chef de l'Etat élu en 2018 puis réélu en 2023 »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« arrivera au terme de son second mandat de cinq ans en 2028 »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« "Pour moi, si changement, révision ou tout ce qu'il y a doit se faire, ce ne sera jamais sans consulter la population, le peuple congolais, c'est-à-dire par référendum" »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« sauf si le projet est approuvé à la majorité des trois cinquièmes par le Parlement »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« "Si on ne peut pas terminer cette guerre, malheureusement, on ne pourra pas organiser les élections en 2028" »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« "On ne va pas les organiser sans" le Nord-Kivu et le Sud-Kivu »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, deux provinces parmi les plus riches et les plus peuplées du pays »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda s'est emparé de vastes pans de territoires dans les provinces orientales du Nord-Kivu et du Sud-Kivu »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« L'année dernière, les rebelles du M23 ont pris le contrôle de vastes zones des régions du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, y compris les villes clés de Goma et Bukavu. »
bbc.com ↗ ↩
« Depuis la prise de Goma en janvier 2025, suivie de la chute de Bukavu en février et d’Uvira en décembre, l’est de la RDC s’enfonce dans une crise multidimensionnelle d’une gravité extrême. »
lesoir.be ↗ ↩
« Regardez en Ukraine, ça fait deux ans, il devait y avoir les élections. »
rfi.fr ↗ ↩
« Le monde entier a compris que le président Zelensky ne peut pas les organiser. »
rfi.fr ↗ ↩
« Parmi les opposants à Félix Tshisekedi, l'ancien député Claudel-André Lubaya, aujourd'hui proche de l'ex-président Joseph Kabila, estime que. »
rfi.fr ↗ ↩
« Claudel-André Lubaya, aujourd'hui proche de l'ex-président Joseph Kabila »
rfi.fr ↗ ↩
« « Aucune disposition de la Constitution ne prévoit qu'une prétendue volonté populaire puisse justifier une violation de sa lettre et de son esprit [.] Le président Tshisekedi annonce [ici] urbi et orbi sa volonté de violer la Constitution de la République démocratique du Congo » »
rfi.fr ↗ ↩
« L'opposition a averti que toute tentative de modifier la Constitution équivaudrait à un « coup d'État constitutionnel ». »
bbc.com ↗ ↩
« Un projet de loi a été soumis au Parlement en mars afin de définir les modalités d'organisation d'un référendum. »
bbc.com ↗ ↩
« Des propos qui ont rapidement suscité des réactions, notamment du politologue Jean-Claude Mputu. »
dw.com ↗ ↩
« « L’homme Tshisekedi que je connais, pour moi, ne pouvait pas tenir un tel discours, son combat, de celui de son père et de celui de son parti. C’était, à mes yeux, inimaginable. » »
dw.com ↗ ↩
« « Le président doit savoir qu’il s’est engagé devant la nation pour deux mandats, et pas davantage. » »
dw.com ↗ ↩
« Une initiative vivement critiquée ces derniers mois par les Églises catholique et protestante, qui mettent en garde contre toute révision de l’article 220 de la Constitution congolaise. »
rfi.fr ↗ ↩
« comme sous Joseph Kabila en 2016 »
afrikarabia.com ↗ ↩
« la Commission électorale (CENI) avait publié sa feuille de route »
afrikarabia.com ↗ ↩
« le mandat arrive à échéance en 2027 »
afrikarabia.com ↗ ↩
« Le gouvernement n’a décaissé que 50% des sommes demandées par la CENI »
afrikarabia.com ↗ ↩
« En 2023, les élections ont coûté 1,3 milliard de dollars »
afrikarabia.com ↗ ↩
« la question sécuritaire grève 30% du budget de l’Etat »
afrikarabia.com ↗ ↩
« Lors des élections de 2023, le M23 contrôlait déjà le Rutshuru et le Masisi »
afrikarabia.com ↗ ↩
« on parle des deux grandes villes de l’Est, Goma et Bukavu qui sont sous contrôle des rebelles »
afrikarabia.com ↗ ↩
« Le gouvernement a pris l’option de faire un vaste recensement qui permettrait à la CENI de bénéficier directement des listes d’électeurs en évitant la phase d’enrôlement »
afrikarabia.com ↗ ↩
« Un nombre record de 6,9 millions de personnes sont actuellement déplacées à l'intérieur de la République démocratique du Congo »
france24.com ↗ ↩
« une crise aggravée par les tensions identitaires et les discours de haine a déplacé plus de 2,68 millions de personnes, portant le total à près de 5,35 millions de déplacés internes »
lesoir.be ↗ ↩
« une crise aggravée par les tensions identitaires et les discours de haine a déplacé plus de 2,68 millions de personnes, portant le total à près de 5,35 millions de déplacés internes »
lesoir.be ↗ ↩
« Depuis décembre 2025, plus de 100.000 réfugiés congolais ont fui vers le Burundi. »
lesoir.be ↗ ↩
« une zone occupée par les rebelles de l’AFC/M23 à l’Est »
afrikarabia.com ↗ ↩
« C’est notamment le cas des mines de Rubaya, situées à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Goma, qui fourniraient entre 15 et 20 % du coltan mondial »
rfi.fr ↗ ↩
« la mine de Rubaya, qui fournit entre 15% et 30% du coltan mondial »
slate.fr ↗ ↩
« selon Jean-Pierre Okenda, directeur de l’ONG congolaise La Sentinelle des ressources naturelles »
rfi.fr ↗ ↩
« « La guerre, c’est l’argent, et l’argent, ce sont les mines de Rubaya. En réalité, c’est l’ du budget du M23, compte tenu de l’importance du gisement et de la qualité du coltan. Rubaya reste l’épicentre de cette guerre et permet de ravitailler suffisamment le M23, et bien entendu le Rwanda » »
rfi.fr ↗ ↩
« 50 000 francs congolais par jour et par puits »
rfi.fr ↗ ↩
« font transiter les minerais par le Rwanda »
rfi.fr ↗ ↩
« À ce stade, les minerais sont mélangés à d’autres productions, ce qui rend leur traçabilité quasi impossible »
rfi.fr ↗ ↩
« sous l'égide du président américains Donald Trump »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Donald Trump a conclu puis signé en juin les accords de Washington »
slate.fr ↗ ↩
« un traité de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, accusé de soutenir les rebelles du M23 dans le conflit »
slate.fr ↗ ↩
« "Les Américains nous ont exigé certaines réformes qui doivent se faire au niveau de la justice. Ces réformes ne se feraient pas sans réviser la Constitution" »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« « On peut considérer cet accord comme un échange minerais contre sécurité. Kinshasa nourrit beaucoup d’attentes, car les minerais sont la clé de voûte de tout le système. Il y a clairement une volonté des États-Unis de contrer la Chine en RDC. Mais il faut relativiser: une exploitation industrielle n’est pas possible sans une pacification de la région » »
rfi.fr ↗ ↩
« Un avis loin d’être partagé par l’expert et analyste Geraud Neema. »
dw.com ↗ ↩
« « Le contexte même de l’accord place le bradage des ressources à un autre niveau, dans la mesure où il soumet les décisions économiques congolaises à des considérations politiques et sécuritaires du régime de Kinshasa, en lien à la fois avec ses propres intérêts et ceux des Etats Unis. » »
dw.com ↗ ↩
« En août 2025, KoBold Metals est devenue la première entreprise américaine en dix ans à obtenir un permis d'exploration dans la région »
slate.fr ↗ ↩
« la première entreprise américaine en dix ans à obtenir un permis d'exploration dans la région »
slate.fr ↗ ↩
« Au début du mois de décembre, l'entreprise suisse Mercuria a annoncé un partenariat estimé à 1 milliard de dollars avec Gécamines »
slate.fr ↗ ↩
« un partenariat estimé à 1 milliard de dollars avec Gécamines »
slate.fr ↗ ↩
« un partenariat estimé à 1 milliard de dollars avec Gécamines, une société minière d'État congolaise »
slate.fr ↗ ↩
« En janvier 2025, la Chine contrôlait près de 80% de la production minière congolaise »
slate.fr ↗ ↩
« En janvier 2025, la Chine contrôlait près de 80% de la production minière congolaise »
slate.fr ↗ ↩
« observe le politologue Christian Moleka. »
dw.com ↗ ↩
« « De mon point de vue, cela ne lève pas totalement le suspense sur la question », observe le politologue Christian Moleka. »
dw.com ↗ ↩
« En recevant son homologue congolais au Palais de l’Élysée, ce mercredi 25 février 2026, le Président Emmanuel Macron a offert à Félix Tshisekedi bien plus qu’un simple tête-à-tête diplomatique. »
afrik.com ↗ ↩
« En recevant son homologue congolais au Palais de l’Élysée, ce mercredi 25 février 2026, le Président Emmanuel Macron a offert à Félix Tshisekedi bien plus qu’un simple tête-à-tête diplomatique. »
afrik.com ↗ ↩
« Paris a réitéré son « attachement au respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté » du pays. »
afrik.com ↗ ↩
« La France a exprimé sa solidarité avec Kinshasa tout en appelant à une désescalade et à une solution conforme au droit international. »
afrik.com ↗ ↩
« préserver la stabilité des Grands Lacs sans rompre les équilibres diplomatiques avec Kigali. »
afrik.com ↗ ↩
« La RDC envisage de présenter une candidature au secrétariat général de l’OIF. »
afrik.com ↗ ↩
« Cette ambition croise celle du Rwanda qui avait déjà annoncé la reconduction de la candidature de l’actuelle secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, pour un troisième mandat. »
afrik.com ↗ ↩
« L’élection aura lieu lors du Sommet de la Francophonie prévu les 15 et 16 novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge. »
afrik.com ↗ ↩
« la France est « ouverte à toutes les candidatures » déposées avant la date limite du 15 mai »
afrik.com ↗ ↩
« la France est « ouverte à toutes les candidatures » déposées avant la date limite du 15 mai »
afrik.com ↗ ↩
« L’arrivée du président burundais, allié de la RDC, à la tête de l’Union africaine »
jeuneafrique.com ↗ ↩
Sources
- RDC: Tshisekedi ouvre la porte à un troisième mandat et à un report de l'élection présidentielle
- RDC: Félix Tshisekedi se dit prêt pour un troisième mandat «si le peuple le veut»
- Félix Tshisekedi : Le président de la République démocratique du Congo laisse entendre qu'il pourrait prolonger son mandat et reporter les élections
- RDC : Félix Tshisekedi n’exclut pas de briguer un 3è mandat
- RDC : « plusieurs scénarios plaident pour un maintien au pouvoir de Félix Tshisekedi après 2028 »
- Afrique économie - RDC: à Rubaya, des mines stratégiques au cœur de la guerre, toujours contrôlées par le M23
- Comment les États-Unis et la Chine se disputent les richesses de la République démocratique du Congo
- Présidentielle en RDC : le retour du spectre du « glissement électoral »
- L’est de la RDC est toujours occupé. La Belgique doit réveiller l’Europe
- RD Congo : le nombre de déplacés internes atteint 6,9 millions, un record selon l'ONU
- Macron-Tshisekedi : la RDC défie le Rwanda pour la tête de l'OIF
